jean-Paul Sartre est un inévitable monument de la culture française, et toujours présent vingt-six ans après sa mort. Qui n’a jamais eu à étudier sa littérature ou sa philosophie sur les bancs de l’école ? Qu’on le juge pédant, incompréhensible, opportuniste, ou laid, cela importe peu à ceux qui le lisent, parce qu’il est un peu de tout cela, mais aussi un auteur polyvalent de génie.
La Nausée (1938)
Genre : roman
Et : Roquentin, anti-héros dans une ville et une vie on ne peut plus classiques, le tout assorti de réflexions sur l’existence, la vie, la mort, l’amour. Un roman plutôt étrange mais très intense. Pour beaucoup un chef-d’œuvre.
Le Mur (1939)
Genre : nouvelles
Et : Exercices de style, peinture de la France d’autrefois, scènes de bourgeoisie ou combats pour la liberté dans cinq nouvelles très épurées, presque parfois choquantes car très réalistes.
Huis Clos et Les Mouches (1944 et 1943)
Genre : théâtre
Et : L’incontournable « L’enfer c’est les autres » issu de cette pièce de théâtre célébrissime, mettant en scène quatre personnes décédées. Le théâtre de Sartre est simple et bien écrit, et Les Mouches, réécriture du mythe antique d’Electre ne fait pas exception à la règle.
L’être et le néant (1943)
Genre : essai philosophique
Et : Le sous-titre de ce pavé étant « Essai d’ontologie phénoménologique », on devine aisément que ce livre semble aussi pointu qu’obscur aux néophytes. Il est le manifeste de la philosophie existentialiste.
L’existentialisme est un humanisme (1945)
Genre : essai philosophique
Et : Une conférence retranscrite, un condensé de la philosophie existentialiste développé dans L’être et le néant. Un peu ardu sans notion de philo, mais compréhensible le cas échéant. En gros, l’homme est libre, responsable et défini par sa conscience.
Les mots (1964)
Genre : autobiographie
Et : Dans deux parties, « Lire » et « Ecrire », Sartre raconte de manière pas toujours modeste sa découverte des mots, à la fois dans la lecture et dans l’écriture, et toute son enfance entre l’Alsace et Paris, son grand-père et sa mère, et constate les répercussions sur l’homme qu’il a été dans cette autobiographie dont la publication précède son Prix Nobel.
Et en effet, Sartre est -pour l’instant- l’unique auteur au monde à avoir refusé le Prix Nobel lorsqu’on lui attribua, en 1964, pour « son oeuvre qui, riche en idées et constituée d’un esprit de liberté et de recherche de la vérité, a exercé une grande influence sur notre époque ». Mais pour lui, « aucun homme ne mérite d’être consacré de son vivant » ; il refusa ainsi la Légion d’honneur et une chaire au Collège de France. Refus d’aliénation de l’intellectuel ou volonté de choquer l’opinion ?
Enterré le 19 avril 1980, 50 000 personnes descendent dans les rues de Paris, et un jeune homme déclare à son père en rentrant chez lui « je suis allé à la manif contre la mort de Sartre ».











Le 05/10/2006 Ã 07h57
Bourgeois opportuniste aux idées de privilegié, de protegé. C'est tout ce que je pense de Sartre l'homme, que je déteste.Aprés, de ce qu'il a écrit j'aime beaucoup, beaucoup Le Mur.
Le 06/10/2006 Ã 19h54
Je le trouve terriblement imbu de lui et prétentieux, c'est pour ça que je l'adore