Pourquoi certaines femmes n’aiment pas les femmes ?

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Il y a des femmes qui n'aiment pas les femmes, et qui le font savoir. Les Brutes reviennent sur ce phénomène avec beaucoup de pédagogie.

Pourquoi certaines femmes n’aiment pas les femmes ?

« Il y a des filles qui n’aiment pas les filles. » C’est par ce constat que démarre le nouvel épisode des Brutes, présenté par deux journalistes québécoises, Lili Boisvert et Judith Lussier.

À travers leurs vidéos, les Brutes dénoncent le sexisme ordinaire et les travers de la société patriarcale, tout en expliquant les origines de ce sexisme. Elles avaient notamment montré pourquoi « le masculin l’emporte sur le féminin » est une règle nulle.

Cette fois-ci, c’est donc au girl-on-girl hate et aux femmes anti-féministes qu’elles s’attaquent, et comme toujours, leur discours est très pédagogique (si tu veux l’envoyer à tes potes qui n’aiment pas les filles… JDCJDR).

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« Ces femmes qui n’aiment pas les femmes », par Les Brutes

Le sexisme bienveillant

Résultat, les Brutes pointent plusieurs difficultés. En commençant par les femmes qui apprécient le sexisme bienveillant. Qu’est-ce c’est ? En gros, c’est la galanterie (mais ça ne s’y réduit pas).

Pourquoi certaines attitudes a priori positives sont en réalité du sexisme ? La question était abordée dans notre article Messieurs, l’égalité ne se fera pas sans vous. Permets-moi de t’en citer un passage.

« Si vous ne tenez la porte qu’aux femmes, vous êtes peut-être galant vis-à-vis des femmes, mais vous êtes un mufle vis-à-vis de tous les autres.

Les femmes ont besoin d’être respectées en tant qu’individus, pas d’être secourues en tant que princesses sans défense. »

Il se trouve que oui, certaines femmes aiment qu’on leur tienne la porte, qu’on paie l’addition au restaurant et ainsi de suite.

Elles ont la sensation que le féminisme cherche à éradiquer ces comportements (alors qu’il vise juste à élargir la courtoisie et la bienveillance à l’ensemble de la société). Elles regardent donc ce mouvement d’un œil suspicieux.

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Les femmes qui sont racistes et conservatrices

Parmi les votes recensés en faveur du président Trump lors des élections présidentielles américaines, il y a un nombre surprenant de votes de femmes.

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Surprenant, parce que les propos sexistes de Donald Trump devraient rebuter beaucoup d’entre elles. Sauf si celles-ci sont plus racistes qu’elles ne sont féministes, comme l’explique la vidéo : quand on n’a pas soi-même l’expérience d’une discrimination, il peut être difficile d’en mesurer l’étendue et l’impact sur la vie des autres.

C’est bien précisément la raison pour laquelle tant de femmes témoignent du sexisme ordinaire qu’elles subissent : pour montrer aux hommes, qui ne le subissent pas sous la même forme, que ce ne sont pas là des phénomènes isolés, mais bien un problème systémique.

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Les Brutes démontrent ici le concept d’intersectionnalité : il est possible de subir différentes discriminations (par exemple en étant une femme noire : racisme + sexisme) et de vouloir donc lutter contre les discriminations dans leur ensemble.

Il existe également des femmes qui sont conservatrices. De la même façon qu’il y a des femmes qui ne veulent pas que la société évolue pour faire disparaître le sexisme bienveillant, certaines n’aiment pas voir que d’autres femmes refusent de se plier aux mêmes règles qu’elles.

Et en la matière, l’exemple de l’épilation cité par les Brutes me paraît très parlant.

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La féminité méprisée et l’individualisme payant

Enfin, comme la féminité est méprisée dans notre société patriarcale, prétendre ne pas être une « vraie fille », ça peut être une bonne manière de se valoriser. Du coup, je comprends tout à fait que ce soit la stratégie adoptée par beaucoup de femmes (coucou mon moi de 16 ans).

Mais, car il y a un mais, comme l’expliquent les Brutes :

« Il ne faut pas baisser les bras par rapport au féminisme et à la solidarité féminine. Parce que d’un point de vue collectif, là c’est profitable.

Le féminisme, ce n’est pas pour que la condition d’une femme s’améliore, c’est pour que la condition de l’ensemble des femmes s’améliore. Et ça c’est pour l’épanouissement de toute la société. »

Tout est dit… Et toi est-ce que tu as déjà fait l’expérience du girl-on-girl hate ?

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Chloé P.


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Commentaires
  • Kaus Australis
    Kaus Australis, Le 28 juillet 2017 à 12h46

    EDIT: oui en effet je l'avais déjà dit ya même pas une page :rire: malheureusement j'ai toujours le même problème.
    J'ai peut-être déjà commenté cet article pour dire la même chose-mais moi j'ai longtemps eu le problème de sentir les filles «en compétition» par rapport aux autres filles, et à cause de ça, éviter au maximum de trainer avec des filles au collège ou au lycée. J'ai horreur du regard de haut en bas qui te détaille, de la fausse bienveillance que certaines affichent quand leurs copines grossissent, d'une certaine hypocrisie que je trouvais trop souvent chez les filles (moins souvent chez les mecs). De savoir que quand j'aurais le dos tourné, je serai critiquée à l'instar de celles qu'on critique devant moi.

    Les seules filles à qui je parle aujourd'hui, elles sont soit lesbiennes soit féministes et j'ai pas ce problème là avec elles, parce qu'elles se rendent compte du problème ou ne se sentent pas concernées.

    Enfin quand une meuf, et je parle pas d'une lycéenne mais d'une adulte de 23 ans, est toute gentille en face et va dire aux autres que, vraiment, ta couleur de cheveux est degueulasse, la pauvre! (J'ai un henné), tu te dis que tu t'en sortiras jamais.

    Alors oui par réflex j'évite un peu les filles IRL, trop de mal au final. Les filles bien sont des exceptions dans mon entourage, ou font partie de ma famille (et encore, parfois ma grand-mère se montre très bitchy sur les autres femmes). C'est aussi une façon de se protéger que de fuir «certaines» filles comme la peste.

    Ça ne signifie pas que les hommes sont tous biens. Ils peuvent aussi être bitchy, ou être pas bien pour x raison. Mais voilà, je souhaitais donner un autre point de vue.

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