Les 7 Grandes Illusions de la Beauté

On s’est (presque) toutes faites avoir par cette infâme règle d’hydratation de la peau, qu’on applique pendant une semaine parce que j’adore ma nouvelle crème, avant de terminer au fond du lavabo quelques noisettes plus tard. Saleté. Il était temps de leur régler leur compte, à ses maudites illusions, d’affronter la réalité et de trouver […]

Les 7 Grandes Illusions de la Beauté

On s’est (presque) toutes faites avoir par cette infâme règle d’hydratation de la peau, qu’on applique pendant une semaine parce que j’adore ma nouvelle crème, avant de terminer au fond du lavabo quelques noisettes plus tard. Saleté.

Il était temps de leur régler leur compte, à ses maudites illusions, d’affronter la réalité et de trouver des solutions réalistes pour mes cheveux ondulés-épais-fourchus.

Et si tu es douce, raide, soyeuse et ne comprends pas l’animosité qui anime mon article… Tant pis pour toi, tu vas pas non plus te plaindre, veinarde !/

L’illusion : Même après une bagarre avec Sharon qui a dilapidé ton héritage, une tempête à Génoa City ou une journée entière à faire les magasins, les cheveux restent soyeux et pas une mèche pour foutre la merde dans tout ça.

La réalité : Pas de musique d’ambiance quand je réfléchis au sort de mon hamster diabétique un verre de yop à la main, pas de magnat du pétrole pour venir me sortir de mon Formule1 avec vue sur le parking de Franprix et encore moins de belles tignasses qui restent en place. Mes cheveux sont beaux 15 minutes en sortant de la salle de bains puis c’est le drame : le volume commence à prendre comme un soufflé, la moiteur les boucle de nouveau et mes baguettes sont loin derrière la buée…

La solution : Lisseur + séchage à l’air froid, ça tient mieux. J’ai toujours une huile dans mon sac pour déloger les frisottis de ma frange et fais la grève du séchoir une fois par semaine, histoire de me donner bonne conscience vis-à-vis de mes fourches.

*Tu ignores qui est cette Santa Barbara ? Tu penses que ça a peut être un rapport avec Noël ? File dans ta chambre, tu n’avais qu’à naître dans les années 80 comme tout le monde !

L’illusion : Derrière chaque battement sensuel de mes cils immenses au ralenti, un homme par seconde tombe, tel une mouche bourrée au vinaigre. Mes yeux sont tellement grands que je ressemble à un personnage de manga et mes cils waterproof et facilement démaquillables ressemblent à des postiches.

La réalité : J’écarquille les yeux tous les matins en croyant pouvoir les recourber. Il y a plus de paquets dans mes cils que sous le sapin de Paris Hilton à 12 ans. Au bout d’une heure, ils sont aussi raides que mes cheveux quand je les brûle au lisseur.

La solution : Je ne suis pas prête à me risquer à la permanente de cils de peur d’avoir un regard de grenouille quand ils seront tous tombés. A la place : recourbe-cils + mascara Hypnôse de Lancôme. Bluffant, ce duo a réussi la Mission Impossible de la virgule parfaite avant même que mon message désespéré ne s’autodétruise.

Je ne sais pas si tu as remarqué, mais injustement c’est toujours les mecs qui ont des cils immenses et recourbés. Si tu es l’exception qui confirme la règle, je te prierai de passer ton chemin, en pariant que c’est aussi toi qui a des cheveux lisses et soyeux. Bitch.

L’illusion : Un rouge à lèvres un peu shiny sur des lèvres quasi-inexistantes : me voilà avec une vraie bouche de Jessica (Biel, Simpson ou Alba, on s’en fiche). Le botox peut aller se faire voir, j’ai maintenant deux coussinets fort agréables sur lesquels la bouche de George Clooney peut se déposer sans problème, arôme café en option. What else ?

La réalité : Mes lèvres sont aussi plates qu’une filmographie de Lindsay Lohan. Aucun contour des lèvres, ni aucun gloss miracle de chez Sephora n’y a fait quoi que ce soit. Moi aussi je fais bêtement la moue en boîte, histoire de faire croire à qui ne le voit pas que j’ai un minimum de pulpitude.

La solution : S’amuser. Plus elles sont claires et plus elles sont invisibles. J’évite donc à tout prix le stick « sport d’hiver » qui fait les lèvres blanches et ose les couleurs flashy. Le rouge Ferrari fait fureur, mais un simple abricot suffira au moins à les démarquer.

A l’attention de la meuf parfaite qui lit en ricanant, aux cheveux lisses et cils parfaits, dont je suppose qu’elle a aussi une bouche à la Angie : Ma bouche fine, ça m’évite les remarques déplacées de grands cons qui fantasment en vous offrant une chupa chups. Na !

L’illusion : C’est simple, l’expression « peau de pêche » a été conçue pour moi. Une bonne crème de jour, un grand verre d’eau le matin et depuis, les mots cernes, poches, rougeurs ou même pire, BOUTONS, ont été bannis de mon vocabulaire. Parce que c’est trop vulgaire, attends !

La réalité : Je me fais embobiner par l’esthéticienne qui m’a fait la peau douce l’équivalent de 3 heures, en achetant sa crème à 50 euros. Je la mets tous les soirs, ce qui empêche mon chéri de m’embrasser, mais mon visage n’est pas aussi doux que celui d’un bébé. Pourtant c’est ce qu’elle m’avait promis. La garce.

La solution : Peau de pêche ou de bébé, je ne rêve plus. Je limite les dégâts avec un démaquillage impeccable et –j’essaie- de faire un gommage ou un masque par semaine. Aux fruits rouges de préférence, sinon, j’ai la flemme. Il faut bien une carotte nan !?

Meuf parfaite, cette fois tu ne m’auras pas, elle est bien loin la peau douce d’une choupinette de 6 mois. Tu es rugueuse, comme nous toutes, alors parle à ma main ok ?

L’illusion : Alimentation équilibrée, je hais les pizzas. Epilation impeccable, chez moi, à la cire, c’est fastoche. Sport régulier, je fais mon jogg’ tous les soirs. Je suis ferme, tonique, douce, et bronzée. Elle Macpherson m’a bloquée sur MSN depuis que je lui ai piqué son surnom. T’avais qu’à pas te relâcher, Elle.

La réalité : L’épilation, tant qu’il y a pas un mec dans les parages, faut pas rêver. Déjà ça tient chaud et puis, soit ça heurte ma pauvre peau sensible, soit ça repousse en force. Non, non, non… Mais attention, l’été, je fais un effort ! Eh. J’suis plus Big Mac que brocolis et je ne porte un survêt que quand je veux me la jouer New-Yorkaise à la laverie.

La solution : Pour la ligne, j’opte pour les sushis. Pour la fermeté et les poils, je me trouve un mec. J’aurai plus droit aux jambes de grizzli et si ma peau est aussi douce que je veux bien le croire, il se fera un plaisir de m’emmener faire du sport… sur l’oreiller. C’est toujours ça de pris !

Sauf si tu t’appelles Elle, pas la peine de te ramener ta fraise à la crème allégée, tôt ou tard tu auras toi aussi la flasquitude d’un flan, crois-moi.

L’illusion : Les mains, grand atout séduction de la femme, doivent être longues, fines et très soignées. Mention spéciale à ma french manucure parfaite ou à mon rouge glamour quand je m’accorde une fantaisie. Si je continue comme ça, je ne vois pas ce qui empêcherait un homme d’y glisser un gros caillou.

La réalité : Je n’ai toujours pas compris l’utilité du très mystérieux « repousse-cuticules ». Je me ronge les ongles à la première anxiété. Quand c’est une tuile d’argent, j’attaque la peau autour. On me dit que c’est dégoutant, mais qu’est-ce que c’est bon !

La solution : Un scoubidou à la place de mes petits doigts meurtris, ça détend aussi et ça fait moins mal. Ma petite sœur m’en a gentiment fait un. Ah, la solidarité familiale ! Les faux ongles ont fait de nets progrès, du coup je file chez les Chinois de la Gare du Nord à Paris, qui, pour la modique somme de 30 euros, refont une beauté à mes mimines.

En rappelant en toute innocence que même, et surtout, les pianistes ont des doigts tous tordus. :)

L’illusion : Vivre d’amour, d’eau fraîche… Avoir le sourire et être bien dans ma peau me rend belle et désirable. Grâce à mon humeur pimpante et joyeuse, mes cernes s’effacent comme par magie, mes cheveux sont souples et brillants, mon teint rayonne. Etre heureux, voilà la plus belle recette beauté !

La réalité : Je suis fraîche, en pleine forme, persuadée que ma joie de vivre va remplacer mon maquillage. Jusqu’à ce que, au beau milieu de la journée, mon regard croise celui d’un miroir qui me renvoie mon reflet, fade et fatigué. Et là, c’est fini. Plus jamais sans mon fond de teint.

La solution : Que la première qui me traite de cynique se retrouve avec la même image renvoyée par la vitrine de Zara et on en reparle. Etre naturelle, ok. Chez soi, ou seulement si tu assumes l’éventuelle mauvaise mine. Mais si tu crois aux bienfaits de l’eau du robinet pour avoir une mine radieuse, même après une soirée en amoureux, soyons honnêtes : rien de tel qu’un anti-cernes. En stick ou en crème, bénis soient-ils !

Et toi, la madmoiZelle parfaite, je te vois venir… mais les UV, c’est de la triche, alors… sourdine sourdine.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Spicycaro
    Spicycaro, Le 2 novembre 2009 à 1h08

    Excellent :XD:

    J'avoue que chaque semaine, les dimanches, je me dis que je vais rester naturelle pour mon chéri (parce qu'il dit bien aimer, ce menteur) mais dés que je met un pied devant la glace de l'ascenseur, je vois une fille qui n'a pas dormi depuis des années, avec des cheveux dégueu qui s'accrochent comme ils peuvent à ma pince qui elle aussi a mauvaise mine.

    Bref je fais demi tour pour AU MOINS trouver mon blush et mon mascara :blaugh:

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