4 choses que « Gilmore Girls » m’a enseignées — La leçon de la semaine

Gilmore Girls, c'est super et ça revient le 25 novembre. En plus ça nous donne de bons enseignements pour sa propre vie.

4 choses que « Gilmore Girls » m’a enseignées — La leçon de la semaine

Le 25 novembre prochain, Gilmore Girls, chouette série qui s’est terminée en mai 2007, revient pour une ultime mini-saison composée de quatre épisodes sur Netflix. J’ai hâte. Du coup, j’ai tout regardé à nouveau. Tout. Les sept saisons.

Les dernières semaines n’ont pas été les plus productives de ma vie, mais c’est une bonne chose de faite et je peux désormais retrouver une activité professionnelle normale me permettant de recevoir un jour une lettre de Tina Fey me félicitant pour ce que j’ai fait.

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QUOI ? ON PEUT RÊVER OUI !

Pardon, je ne sais pas pourquoi j’écris en majuscules, je crois que je m’emballe. Je me suis refait les sept saisons, donc, je me les suis farcies, mais dans le bon sens du terme, comme un gyoza aux légumes. Et ça m’a appris (ou rappelé) quelques leçons de vie.

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1. Ce qui fait du bien aujourd’hui n’en fera pas forcément demain

J’ai découvert Gilmore Girls sur France 2 (ah attends, je ris) (je me marre parfois en m’imaginant arrêter mes articles ou mes conversations après une phrase inintéressante comme celle-ci, pis j’ris). J’ai découvert Gilmore Girls sur France 2, donc, quand ça passait l’après-midi pendant les vacances d’été, vers 2004, un truc du style.

Je le sais parce que j’étais ado et que j’allais rentrer en seconde, du coup j’essayais de changer de style et de silhouette en peu de temps pour faire comme les gens qui, dans les films, sont considérés comme cheum à la fin de l’année scolaire et reviennent à la rentrée avec des boobs énormes et plus d’acné du tout, alors les autres sont genre « woooow qui est cette fille magnifique ? ».

Évidemment, la vraie vie c’est pas comme les films : ça ne marchait jamais et j’étais hyper-frustrée. Ahhhhhh, l’adolescence.

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Meilleure période (c’est faux).

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Je me souviens aussi que c’était l’été où j’avais acheté un ensemble pantalon large/débardeur blanc cassé en lin (je trouvais ça vraiment stylé, j’avais dû regarder trop de clips des Poetic Lovers quand j’étais petite sans le savoir, j’sais pas), ce qui est arrivé vers 2004.

Tout ça pour dire que j’ai découvert Gilmore Girls quand ça passait à la télé, au plus fort de mes complexes et voir une ado et sa mère belles, brillantes et épanouies, ça ne me faisait pas passer un excellent moment. Au contraire, ça me faisait presque mal.

J’aimais bien, mais ça me rendait triste. Alors que maintenant que je regarde ça avec ma personnalité d’aujourd’hui (plus épanouie, heureuse dans mes rapports avec autrui, consciente de mes soucis et prête à bosser dessus, et définitivement plus vierge du tout — ce qui était mon angoisse-obsession de l’époque alors qu’avec le recul je ne comprends pas pourquoi je me mettais autant la pression), ça me fait comme un baume de bonne humeur.

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Alors que maintenant que je regarde ça avec ma personnalité d’aujourd’hui, ça me fait comme un baume sur la bonne humeur.

Pour moi c’est le premier des enseignements que l’émission m’a donnés : les séries, c’est comme les gens. Il y a des gens super mais qui nous sont nocifs parce que qu’à cet instant, bah ils ne nous font rien de positif.

Pour les séries, c’est pareil : il y en a des super, à l’image de Gilmore Girls, qui peuvent quand même faire mal au cœur et participer aux complexes d’une ado. Ça ne veut pas dire que c’est une série nocive de manière générale.

Je sais en tout cas que si j’étais en pleine rupture, en conflit avec mes parents ou simplement purement déprimée, ce n’est pas vers celle-ci que je me tournerais, et ce n’est pas grave. Il faut savoir ce qui est bon pour nous et être conscient•e que ce qui l’est à un moment ne le sera pas forcément à un autre quoi.

2. Il faut (se) dire les choses, putain !

Alors s’il y a bien une leçon de vie à retenir pour toujours et à jamais, ce sont les bienfaits d’une communication efficace. Bordel, combien de fois je me suis énervée pendant ce rewatch.

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Moi quand j’imite le tricératops (ou quand j’suis énervée parce que les gens ne communiquent pas, j’sais pas).

La plupart du temps, chaque engueulade, chaque tension pourrait être évitée par une simple explication.

La plupart du temps, chaque engueulade, chaque tension de Gilmore Girls pourrait être évitée par une simple explication. J’veux dire, c’est des gens qui sont en couple, ou liés par des liens familiaux très forts. Ils sont à l’aise les uns avec les autres et ne sont pas FOUTUS de se dire certains trucs importants.

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ATTENTION SPOILERS !

Ça m’a par exemple frappée quand Luke découvre qu’il a une fille, April (dont l’actrice est super juste et tout, SAUF QU’ELLE N’ARRÊTE PAS DE REGARDER VERS LA CAMÉRA ET ÇA M’REND TARÉE) (pardon de crier, c’est parce que tsé, bon, j’ai vraiment regardé trop d’épisodes à la suite, ça m’a tapé sur le système).

Et d’un coup, alors qu’il était le mec idéal pour Lorelai, genre hyper impliqué dans le couple et attentionné et du genre à ne pas lésiner sur les blagues, bah il devient un amoureux nul.

Je jette pas la pierre sur Luke, parce que je l’aime bien, et parce que je n’ose pas imaginer à quel point ça doit être bouleversant d’apprendre que t’as une fille de 12 ans. Je n’ose pas imaginer et je ne peux pas tellement parce qu’il y a 12 ans, j’avais 15 ans et j’étais super vierge (voir ci-dessus). Peu de chances que j’ai enfanté quelque chose à ce moment-là.

Je ne lui en veux pas du tout parce qu’en plus, il est super avec sa fille ! Il veut vraiment créer un lien avec elle et c’est si chou. Sauf que ce faisant, et tout bouleversé qu’il est, il en oublie d’être un amoureux et il délaisse Lorelai de ouf, ne lui présente même pas sa fille et ça c’est chaud, et Lorelai en souffre de ouf… Mais elle ne lui dit pas. Elle ne lui en parle pas.

Elle garde ça pour elle, elle en parle à d’autres mais pas au principal intéressé, elle se renferme sur elle-même et leur relation ne fait qu’empirer jusqu’à l’inévitable rupture et tout le monde chiale.

FIN DU SPOILER !

Et des exemples prouvant les bienfaits d’une communication efficace, il y en a plein dans cette série. Ça marche super, comme rappel.

Un peu comme quand quelqu’un crie dans un film « MA PILULE ». Ça aide à se rappeler qu’il faut prendre la sienne. Ou quand quelqu’un dit « faut que j’aille aux toilettes » et que ça nous rappelle qu’il faut aussi qu’on y aille sinon on oublie et on pisse encore sur le canapé — ce ne sont pas des manières.

lorelai-et-roryQuand j’ai encore pissé sur le canap’ (à gauche) (à droite, c’est une autre sorte de fluide d’un autre orifice).

3. Se faire confiance, c’est important

ATTENTION SPOILERS !

Quand Rory laisse tomber Yale pour un semestre entier parce qu’elle a besoin de faire le point après un coup dur (genre un connard de magnat de la presse qui te dit que tu n’es pas faite pour le métier de tes rêves alors qu’il te connaît pas), j’ai hurlé. La première fois que j’ai vu ce moment, j’ai vraiment crié.

Genre la meuf elle va à Yale, genre une des meilleures universités et une des plus chères, mais elle a besoin de temps alors elle prend le risque de jamais y retourner alors qu’il y a des gens qui crèvent sans jamais avoir pu y foutre un pied.

J’étais ronchon.

Et puis en revoyant les épisodes cet automne, bien plus peace, bien plus apaisée (et bien plus consciente que je n’aurais pas tenu une demi-heure au rythme d’une telle université si j’avais pu y aller), j’ai compris un truc hyper flagrant : Rory, elle sait.

Elle sait qu’elle a besoin de prendre un peu de recul, pour voir si c’est bien ça qu’elle a envie de faire de sa vie, et elle sait qu’elle va se lancer à fond dans le domaine qu’elle voudra. Elle se connaît, elle se fait confiance, quitte à se brouiller avec sa meilleure amie de mère.

FIN DU SPOILER !

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Comment j’ai pu en vouloir à Rory « Pipou » Gilmore ?

C’est stylé. Rory, je la voyais comme une fille relou avec une courte phase de branleuse et, 12 ans plus tard, c’est mon héroïne.

4. Choisir un bon nom à son animal, c’est important

Paul Anka le chien serait bien moins mignon s’il ne s’appelait pas Paul Anka, comme le crooner. Du coup, ça fait des années que je réfléchis au nom du chien que j’aurai un jour. Mes propositions :

J’hésite.

Et toi, elle t’a appris quoi cette petite pépite de série ?

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