Le vernis adhésif ou la révolution manucuresque

Personnellement j’adore les vernis à ongle, j’en possède même assez pour repeindre l’intégralité des murs (plafond compris) de mon appartement et, pourtant, pour les raisons suivantes, j’en utilise rarement : – Ca pue, un peu comme un concentré d’usine de produits chimiques à domicile (vernis + dissolvant = mal de crâne assuré),– Ca coule (sur […]

Le vernis adhésif ou la révolution manucuresque

Personnellement j’adore les vernis à ongle, j’en possède même assez pour repeindre l’intégralité des murs (plafond compris) de mon appartement et, pourtant, pour les raisons suivantes, j’en utilise rarement :
– Ca pue, un peu comme un concentré d’usine de produits chimiques à domicile (vernis + dissolvant = mal de crâne assuré),
– Ca coule (sur les fringues, sur les ongles, sur les doigts, sur le chien, sur le parquet… sur mon self-contrôle !),
– Ca foire (une main sur deux est systématiquement ratée sans parler de l’inévitable coup de téléphone pendant le sacro-saint temps de séchage)…
– Ca finit par s’écailler, juste assez pour me donner l’air d’une junkie qui se laisse aller.

Bref, pour moi qui n’ai pas des doigts de fée, le vernis est un plaisir qui se transforme vite en corvée et qui, à terme, ne trouve grâce qu’à mes pieds. Jusqu’au jour où… j’entends parler d’un vernis-autocollant et ma curiosité s’éveille. L’espoir renaît. Verdict.

Qu’est ce que c’est ? Un vernis qui s’applique comme un autocollant (ou presque) ou la manucure instantanée et sans bavure !

Première approche : Dans un étui, deux planches de 8 languettes de tailles différentes et censées s’adapter à mes ongles (les fortes en math auront noté que cela me fait 16 doigts mais c’est normal : on prévoit du rab pour les variations de taille et les petits cafouillages). Je détache un premier adhésif et retire ses films protecteurs. J’ai donc dans les mains une sorte de pelure souple et translucide (texture semblable au cellophane) et qui deviendra bientôt mon vernis à ongle. Y’a du boulot… Au travail !

Application : Sur des ongles propres (moi ? toujours !) et après avoir repoussé légèrement les cuticules si besoin, j’appose le sticker dont l’extrémité ronde doit être installée à la naissance de l’ongle (lire la notice parfois ça aide ! Au début j’avais tenté dans l’autre sens, une fort mauvaise idée).
De là, j’appuie dessus pour bien le lisser/modeler/coller jusqu’au bout – Valérie Damidot dirait que je maroufle – et profitant de la relative élasticité de la chose je dois avouer que la tâche est aisée. Lorsque c’est fait, il ne reste plus qu’à plier le bout de vernis en trop en l’abaissant puis à le couper. Attention danger, ceci est l’étape la plus compliquée. On frotte de long en large l’extrêmité de l’ongle avec un doigt libre et pour aider le vernis à se détacher, on tire et coupe par le dessous. Slotch. Ca vient tout seul et ça suit la courbe exact de nos ongles. Ou pas. Dans ce cas, on comprend l’utilité des 16 doigts…

Verdict : J’ai mis 2 fois plus de temps que pour un vernis classique mais le résultat est satisfaisant : point de coulure, point de bavure et les deux mains reussies de la même manière. Unbelievable. Le vernis est sec dès le départ mais se solidifie réellement en quelques minutes et reste en place une grosse semaine. Passé ce délai, si on n’a toujours rien égratigné (ce qui fut mon cas mais je n’ai pas de mérite, je ne pratique quasiment aucune activité ménagère mouhaha) la repose est tout de même nécessaire (la faute aux ongles qui auront poussés et donc décalé le vernis). En bref, un produit qui tient ses promesses, un concept rigolo mais un prix qui fait peur… 9€ le vernis à raison de 3 plaquettes par mois pendant un an ça me fait 324€ – ou un week-end à Barcelone ou un sac Gérard Darel ou 200 culottes chez Primark.

Pour qui : A cause de son prix, on le conseille uniquement pour les occasions ou conditions particulières (pas envie de s’encombrer en voyage avec un dissolvant et des vernis, besoin de mettre du vernis rapidement et discrètement entre deux rendez-vous, etc.) et à toutes celles qui souhaitent vivre une nouvelle expérience manucuresque – ne mourons pas idiotes !

J’ai testé : le vernis à ongles adhésif Avon Colour. Il est disponible en de nombreux coloris, et s’achète au près d’une ambassadrice de la marque Avon.

Prix : 9€

A savoir : convient aux faux ongles même très longs.

Pour info : la marque Sephora commercialise depuis peu des « Nail Patch », vernis adhésif qui fonctionne sur le même principe.

Conclusion : C’est un bon produit, reste que le prix est rédhibitoire et ne convient pas à une utilisation régulière.

Les bonnes raisons d’aimer le vernis adhesif Avon :
– Enfin un vernis sans mauvaise odeur, coulure et bavure.
– Un temps de séchage quasiement instantanné.
– Pouvoir enlever son vernis en 15 secondes à peine : ça s’épluche tout seul, même si le dissolvant est conseillé…

› Les bonnes raisons de bouder le vernis adhesif Avon :
– Le prix surtout pour un produit non réutilisable et comparativement à un vernis classique.
– La pose assez technique pour qui ne dispose pas d’une certaine délicatesse.
– La largeur des stickers qui ne convient pas aux ongles trop larges.

 

 

 

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Shishou
    Shishou, Le 5 août 2008 à 18h31

    A séphora il y a des echantillons ( que je prends tout le temps :twisted: )
    J'aime bien ce concept, le "verni" tient longtemps et résiste bien aux chocs,
    le seul bémol est que la gamme de couleur n'est pas très élargie ...
    :coeur2: j'aimerai qu'il en vendent en bleu brillant comme le verni chanel ( qui lui ne brille pas )

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