Le sac de Faites les taire

1. Département administratif et économique. Mon porte-monnaie de mémé, en velours noir, avec une rose brodée sur un côté (genre je soutiens le parti socialiste et j’assume), dans lequel je fourre mes piécettes. Pour les cartes, c’est une autre histoire : j’utilise un petit portefeuille tout banal (égayé par deux badges, l’un signé The Rakes pour […]

Le sac de Faites les taire

1. Département administratif et économique. Mon porte-monnaie de mémé, en velours noir, avec une rose brodée sur un côté (genre je soutiens le parti socialiste et j’assume), dans lequel je fourre mes piécettes.
Pour les cartes, c’est une autre histoire : j’utilise un petit portefeuille tout banal (égayé par deux badges, l’un signé The Rakes pour leur album Retreat ; et l’autre, FashionRendez-vous.com, que l’on m’a gentiment donné lorsque je suis passée au bureau de la Rédaction… Sympathique !). À l’intérieur de ce porte-bidule donc, j’enfourne à tour de doigts mes cartes d’identité, d’étudiante, de transport, de self, de médiathèque, de fidélité les plus diverses, ainsi que les cartes bancaire et vitale. Autant de cartes dans une si petite chose ? Et encore ! La liste n’est guère finie, puisque je peux occasionnellement rajouter quelques billets, tickets de caisse, place de cinéma… que sais-je !

2. Le boîtier à lunettes. Jamais sans mon boîtier, telle est ma destinée, depuis le jour où j’essuyais, binocles sur le nez, une tenace averse, sans abri pour protéger les carreaux des gouttes aveuglantes. Après cette épopée, j’ai donc pris la résolution de garder ce fameux étui à proximité… qui m’est utile si rarement, que j’y enferme tout et n’importe quoi, au choix :

  • une barre de céréales, pour le petit creux,
  • quelques mouchoirs,
  • mes clés (va savoir pourquoi, je les cherche plus souvent dans le fond de mon boîtier que dans le fond de mon sac),
  • une barrette et un élastique, le duo gagnant pour dompter ma chevelure rebelle,
  • le Moïse graisseux sauvant les remparts de ma faune buccale, en écartant l’humidité et en affrontant le froid tyran, qui pourraient faire grimper le taux de gercée attitude… Ouais, un stick remède pour lèvres sèches quoi.
  • le crayon khôl, au cas où les traits du matin se feraient la malle,
  • la lime, fi des clichés, c’est pratique, quitte à passer pour une nana superficielle : réparé un de mes ongles cassé, ça me soulage.

Évidemment, tout ce peuple ne rentre pas en même temps, alors je dois sélectionner : « Vas-y c’est bon, toi tu rentres… Ah non, toi tu peux pas ! ». Devenir videur de boîtier, c’est désormais possible.

3. Département de haute technologie (ou pas). Le Creative Zen Stone Plus, un nom pompeux pour un plaisir auditif délicieux. Bon, il est tout frais, tout neuf et il ne possède pas d’anecdote particulière à son sujet, à part qu’il remplace un MP4 ayant périt dans des conditions barbares et qu’il se pavane en manteau de silicone rose bonbon parce que le coloris noir est resté introuvable.
Mon vieux portable dit « cabine téléphonique qui s’ignore », bousillé, rayé, poussiéreux à l’intérieur de l’écran, mordu, cascadeur sans filet. En un mot : maltraité. Du moment qu’il fonctionne, il continuera à tapisser mon sac à main…

4. Après le contenu, le contenant ! Sac à main, sac à épaule droite en fait. Vu le gabarie de l’animal ! Jugez-en par vous-même car je présente le sac de ma vie : en toile, solide, et surtout, très grand, très gros, très beau. Celle qui me sort : « trop cooloss’ le motif tête de mort », je la maudis jusqu’à la fin des temps, compris ? Je préviens car des tas de gens m’ont déjà fait la remarque alors qu’ils avaient le sac sous les yeux, donc en photo, je n’ose imaginer le rendu des motifs, qui représentent en vérité différentes personnes cachées par des lunettes noires un peu rétro. (Ce qui reste pour moi une secrète référence au groupe The Kills, rock’n’roll) ! Taillé de la sorte, outre les porte-monnaies et le fameux boîtier, mon sac accueille souvent un cahier déchiqueté et son stylo destroy, pour gribouiller, griffonner, noter, et tout, et tout ; le gilet et le foulard que je peux enlever à ma guise lorsque le chaud m’en dit ; l’appareil photo ; les courses après une virée shopping ; les bouquins, albums, films de la médiathèque et toutes ces autres choses que je ne détaillerai pas.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • AnonymousUser
    AnonymousUser, Le 27 septembre 2008 à 21h28

    J'adore le tout : l'article et le sac ! C'est marrant l'idée du boîtier à lunettes fourre-tout. Le porte-monnaie mémé il déchire tout aussi, j'en avais un quand j'étais jeune (ah ouais), eh bien j'ai arrêté car les gens ils se moquaient...
    Et j'ai un Sagem my X 3-2 qui ressemble fortement au tien. Vive les cabines téléphoniques \o/

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