Culture G : Le roman de chevalerie et la chanson de geste.

Le roman de chevalerie A la base, il s’agit d’un poème versifié, la prose étant apparu au XIIIe siècle. Le héros de cette fiction poursuit une quête et rencontre des demoiselles (pas forcément en détresse). C’est là que l’on voit la domination courtoise, c’est-à-dire, attirer l’attention d’une dame en agissant de façon héroïque. Ce que […]

Culture G : Le roman de chevalerie et la chanson de geste.

Le roman de chevalerie

A la base, il s’agit d’un poème versifié, la prose étant apparu au XIIIe siècle. Le héros de cette fiction poursuit une quête et rencontre des demoiselles (pas forcément en détresse). C’est là que l’on voit la domination courtoise, c’est-à-dire, attirer l’attention d’une dame en agissant de façon héroïque.

Ce que tu dois savoir, le bon chevalier doit être courageux, loyal envers son seigneur, de bonne humeur. Il doit faire preuve de largesse (c’est-à-dire généreux et méprise l’argent), être savant (il sait parler latin, c’est un noble, il a reçu une éducation importante), agir vite et servir les dames. Mais il ne doit surtout pas mentir et s’intéresser aux plaisirs de la chair. Les femmes sont souvent celles qui détournent le bon, le loyal. C’est un topos assez récurant dans les romans de chevalerie.

Le mauvais chevalier

Par exemple dans Tristan et Iseult : Tristan était un parfait chevalier, il a combattu des dragons et il est loyal MAIS il éprouve un amour passion pour Iseult (et là, c’est le drame !). C’est amour est un poison puisqu’il amène Tristan à renier les valeurs de l’aristocratie. Il devient un félon !

Autre exemple de mauvais chevalier : Lancelot du Lac. Je suis sure que vous pensiez toutes que Lancelot était l’exemple type du bon chevalier. Et bien non ! C’est un félon de première ! Il trahit son Roi (Arthur) en tombant amoureux de sa femme (Guenièvre) et il l’enlève en plus. La femme, c’est le mal durant le Bas Moyen-Âge, il faut s’en méfier. Par contre, son fils Galahad est l’exemple type du bon chevalier.


Chrétien de Troyes

Il s’agit du Père des romans de chevalerie. On estime que ses oeuvres ont été écrites entre 1160 et1185.

Il développe le thème du chevalier errant qui part en quête, celle là même qui va donner du sens au chevalier : la quête de soi. Le chevalier doit trouver sa place dans l’aristocratie. Au départ, la quête est individuelle mais elle devient communautaire : le chevalier se rend au service des communautés. Il tue les dragons, arrête les voleurs,défend la veuve et l’orphelin. Il est indispensable à la société. Chrétien de Troyes insiste sur la présence des femmes dans ses oeuvres : elles domestiquent les chevaliers dans un monde d’hommes.

Son oeuvre principale se base sur les romans de la Table Ronde qui a pour représentant le Roi Arthur mais qui n’est pourtant pas le personnage central des oeuvres de notre trouvère. La cour du Roi Arthur est un lieu fixe à tous les romans même si elle est imaginée par Chrétien de Troyes qui s’est basée sur des croyances populaires celtes et anglo-normandes.

Parmis les chevaliers dont il raconte la quête, nous retrouvons Cligès, Lancelot du Lac, Yvain et Perceval le Gallois (et non pas Provençal le Gaulois).


« Si Joseph d’Arimatie a pas été trop con, vous pouvez être sûr que le Graal, c’est un bocal à anchois »

Les romans chevaleresques de Chrétien de Troyes qui nous sont parvenus :

  • Érec et Énide, vers 1170 ;
  • Cligès ou la Fausse morte, vers 1176 ;
  • Lancelot ou le Chevalier à la charrette, roman de Lancelot, vers 1175-1181 (inachevé) ;
  • Yvain ou le Chevalier au lion, roman d’Yvain, vers 1175-1181 ;
  • Perceval ou le Conte du Graal ou roman de Perceval, vers 1182-1190 (inachevé)

Chrétien de Troyes n’est pas le seul auteur des romans de chevalerie mais il est certain le plus connu de tous du Moyen-Âge. Autre roman de chevalerie bien connue mais hors Moyen-Âge : Don Quichotte de la Mancha de Cervantès.

Les chansons de geste

Mais durant le Bas Moyen-Âge, il y avait aussi les chansons de gestes. Ce sont des chansons rythmées qui présentent les faits héroïques des chevaliers. Le latin « gesta » signifie « les exploits », d’où chanson de geste. Très populaire au XIe siècle.

Le thème le plus développé est la loyauté, la fidélité au roi ou au seigneur même en cas de félonie.

Une très célèbre chanson de geste est la Chanson de Roland au XIe siècle qui raconte la mort de Roland à la bataille de Roncevaud, dans les Pyrénées, trois siècles auparavant, puis la vengeance de Charlemange. Tu te rappelles de cette chanson? On t’en a certainement parlé en primaire ou au collège.

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 15 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Barbara Gourde
    Barbara Gourde, Le 8 janvier 2012 à 0h13

    Jasminum;1199737
    "Si Joseph d'Arimatie a pas été trop con, vous pouvez être sûr que le Graal, c'est un bocal à anchois"

    J'étais morte de rire en entendant cette phrase
    Faut dire qu'ils en sortent des bonnes quand-même, dans Kaamelot ! :rotate:

Lire l'intégralité des 15 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)