Le premier album solo de Matt Sharp

La carrière de Matt Sharp, bien que n’étant pas encore terminée, a pour le moment été loin de l’uniformité. Weezer, d’abord, groupe dans lequel il a été le bassiste ; The Rentals, ensuite, dont il fait encore partie et est clairement le leader ; et en solo, enfin. Et ce depuis 2004, et la sortie […]

La carrière de Matt Sharp, bien que n’étant pas encore terminée, a pour le moment été loin de l’uniformité. Weezer, d’abord, groupe dans lequel il a été le bassiste ; The Rentals, ensuite, dont il fait encore partie et est clairement le leader ; et en solo, enfin. Et ce depuis 2004, et la sortie de son album au titre fort original : Matt Sharp.

Autant que les albums de son second groupe étaient quelque peu surprenants par rapport à Weezer, celui-ci surprend par rapport à tous ceux qui l’ont précédé. Le musicien semble en effet exceller dans l’art de ne jamais faire deux fois la même chose, et après tout, tant mieux.

Ici donc, onze chansons. Onze chansons qu’on pourrait presque toutes qualifier de ballades, toujours reposantes. C’est parce que, étonnamment donc, la voix de Matt Sharp est grave sur ce disque, loin des chœurs aigüs de Weezer ou de la façon dont il chantait sur les deux albums de The Rentals. Et une fois de plus, le résultat n’est pas déplaisant. Toujours posée, c’est quasiment sa voix qui décide à elle seule de la tonalité de l’album. De jolies ballades, donc, qui se suivent, se ressemblent relativement sans pourtant être totalement plates et exactement semblables les unes aux autres.

Et puis, il y a les paroles. Ou les titres, d’abord, tous plus jolis les uns que les autres : Thoughts from a slow Train, Watch the Weather breakEverytime in Blue, et autres. Chaque morceau, finalement, devient un peu grâce aux paroles un poème mis en musique, disons, ou du moins, un très joli texte, auquel la voix de Matt Sharp et les différentes mélodies donnent ce petit plus, pas vraiment particulier, mais définitivement agréable.

Il y a aussi et surtout Some Days, dernière chanson du disque qui, si l’on peut dire, sort du lot. Presque huit minutes qu’on ne voit véritablement pas passer. A la différence des dix autres chansons, celle-ci change certainement en ce que la voix du chanteur y est plus posée. Ou c’est sa façon de chanter qui est différente, plus lente encore, sans pour autant tomber dans le complètement mou. Celle-ci est vraiment une réussite, et si l’on peut avoir tendance à considérer que Matt Sharp n’est qu’un album qui peut servir de fond sonore, Some Days fait clairement changer d’avis.

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