Le parfum de Marie-Antoinette ressuscité

Plus de 200 ans après sa mort, une historienne et un parfumeur se sont donnés comme challenge de retrouver le parfum de Marie-Antoinette. Une véritable enquête en somme, qui les a amenés à étudier de très nombreux ouvrages consacrés à la reine et à sa toilette. L’époque voulait qu’on change souvent de parfum. Il est […]

Plus de 200 ans après sa mort, une historienne et un parfumeur se sont donnés comme challenge de retrouver le parfum de Marie-Antoinette. Une véritable enquête en somme, qui les a amenés à étudier de très nombreux ouvrages consacrés à la reine et à sa toilette.

L’époque voulait qu’on change souvent de parfum. Il est donc peu probable que Marie-Antoinette soit restée fidèle à la même odeur. En effet, on ne pouvait pas conserver les parfums trop longtemps et il était quasiment impossible de les reproduire à l’identique. Il a donc fallu découvrir les goûts de la reine et passer par les mêmes techniques de fabrication pour obtenir un parfum qui aurait pu être le sien.

Au final, c’est un mélange de senteurs d’iris, de rose, de jasmin, de fleurs d’oranger avec des touches de bois de cèdre et de santal, de musc du Tonkin et d’ambre gris qui a été choisi. La reine « aimait beaucoup la rose, les notes florales légères, pas les parfums trop puissants, les senteurs trop animales » et les composants choisis sont les mêmes qu’elle aimait retrouver dans ses parfums. Le parfumeur a toutefois précisé que le parfum a été adapté au marché d’aujourd’hui, qu’il est plus léger rappelant qu’« à l’époque on se lavait moins, on mangeait de la viande faisandée, qui nous dégoûterait aujourd’hui. C’était un monde olfactif complètement différent ».

Baptisé « M.A. Sillage de la Reine », le parfum est vendu à partir d’aujourd’hui au château de Versailles. C’est un objet destiné aux collectionneurs qui a été fabriqué à seulement 1 000 exemplaires et 10 éditions prestigieuses coûtant respectivement 350 et 8 000 € (oui, oui !). Le porte-parole du château a indiqué que ce produit intéresserait surtout les mécènes, les collectionneurs et les touristes fortunés (notamment les japonais). Le bénéfice des ventes sera consacré à l’achat d’une malle de voyage classée trésor national et ayant appartenu a Marie-Antoinette.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lisoren
    Lisoren, Le 18 décembre 2006 à 21h58

    Y a des gens qui ont des idées farfelues quand même, mais si c'est pour l'achat d'un trésor national...alors là, ça change tout hein?
    ça n'a peut-être rien à voir, mais ça me fait penser à un scientifique japonais qui a voulu recréer la voix de Mona Lisa, d'après des études sur son cerveau et je ne sais quoi!

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