Le Mur des Lamentations (David Abiker)

Un an après Le Musée de l’Homme, qui m’avait à la fois éclaté et inquiété (je me voyais dans 10 ans, je sais pas pourquoi…), David Abiker remet ça avec Le Mur des Lamentations, second tome d’une trilogie. Même s’il ne s’appelle pas Le Musée de l’Homme 2, le retour, Le Mur des Lamentations est […]

Le Mur des Lamentation (David Abiker)Un an après Le Musée de l’Homme, qui m’avait à la fois éclaté et inquiété (je me voyais dans 10 ans, je sais pas pourquoi…), David Abiker remet ça avec Le Mur des Lamentations, second tome d’une trilogie. Même s’il ne s’appelle pas Le Musée de l’Homme 2, le retour, Le Mur des Lamentations est en fait la suite du premier roman.

On y retrouve Maouh, trentenaire parisien que Renaud qualifierait sans aucun doute de « bobo », son humour et sa vision des choses bien à lui (auquel j’adhère toujours autant), sa femme, ses deux filles, son 4×4 et sa vie bien pépère… Pépère, certes, mais ça ne va pas durer : Maouh a chopé un astéroïde. A un endroit peu recommandable. Oui oui, un astéroïde. Un cancer, quoi. Un truc pas cool.

Grâce à cet astéroïde, il va enfin pouvoir exercer pleinement et à 300% son activité favorite : se plaindre. Oui, parce que Maouh n’est pas de la génération Caliméro par hasard. Quand on est bercé par les aventures du poussin de la lose et qu’on passe sa jeunesse à entendre « C’est vraiment trop injuste », forcément, ça laisse des traces.

Jusqu’au jour où Maouh finit par aller à l’hosto, pour renvoyer son astéroïde là d’où il vient, convaincu d’être enfin apte à se plaindre et d’avoir la légitimité de pouvoir être considéré et reconnu par les siens comme une victime… c’était sans compter sur une rencontre, pour le moins inattendue, qui va lui montrer petit à petit qu’on est toujours le Caliméro de quelqu’un… mais que ça ne sert à rien.

Après avoir « abikerisé » le rôle du mâle au XXIème siècle dans Le Musée de l’Homme, David Abiker s’attarde cette fois sur une autre des caractéristiques sociales de notre p’tit pays riche. Il y développe toute une « thèse » avec humour, second degré, un peu de caricature salutaire mais aussi ce qu’il faut de sérieux. Parce qu’on sent bien qu’à travers Maouh, il y a très certainement un peu de David Abiker…

Le Mur des Lamentations, David Abiker – Editions Michalon

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