Le Monde de Sophie (Jostein Gaarder)

Tu souhaites t’initier à la philosophie ou approfondir tes connaissances ? Rien de plus simple : rends-toi chez ton libraire et demande Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder. C’est vrai, c’est un bouquin de cinq cent pages et pourtant tu ne sais pas encore ce qui t’attends à l’intérieur. Tu as la chance de pénétrer dans […]

Le Monde de Sophie (Jostein Gaarder)

Tu souhaites t’initier à la philosophie ou approfondir tes connaissances ? Rien de plus simple : rends-toi chez ton libraire et demande Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder. C’est vrai, c’est un bouquin de cinq cent pages et pourtant tu ne sais pas encore ce qui t’attends à l’intérieur. Tu as la chance de pénétrer dans l’univers de Sophie, l’héroïne de ce livre.

Un beau jour, Sophie reçoit une étrange lettre contenant un cours d’introduction à la philosophie. Etonnée mais aussi très curieuse, la jeune fille se plonge dans la lecture de ce billet.
Avec elle, tu vas alors découvrir les bases fondamentales de la philosophie en passant par Aristote et Heidegger.
Je vois que tu t’affoles. Il ne s’agit pas seulement de cours au sens propre. En effet, une trame romanesque se mêle à cet apprentissage de la sagesse. On y voit le personnage évoluer dans son raisonnement ainsi que dans ses relations avec son entourage. De plus, tu verras que l’héroïne cherche à connaître l’auteur de ces lettres. Eh non, je ne te dirai pas de qui il s’agit. A toi de le découvrir.

Alors ce livre, roman ou essai ?

A cause de sa trame on pourrait le qualifier de roman et pourtant l’apprentissage y est tellement présent qu’on ne sait plus vraiment dans quel genre le classer. Jostein Gaarder se montre très pédagogue dans son ouvrage. Il utilise la majeure partie du temps un vocabulaire approprié aussi bien aux jeunes personnes qu’aux adultes. Il s’agit d’un choix très judicieux de sa part. La philosophie est alors en quelque sorte vulgarisée et pourtant ses théories ne sont pas erronées.
Notons qu’un dialogue s’instaure entre l’auteur des lettres et Sophie ; mais aussi avec toi, la lectrice. C’est donc par la spontanéité que l’écrivain pousse son public à s’ouvrir aux vertus de la philosophie. Il connait Sophie comme le fond de sa poche ; il sait aussi qui Tu es. La relation du Je au Tu nous rassure, nous met à l’aise et nous aide à nous plonger avec plus de facilité dans le roman. Les théories sont terriblement bien expliquées. Dans sa narration, l’interlocuteur n’hésite pas à reprendre les éléments que Sophie (ou toi) n’a pas compris. A-t-on déjà vu ça ? Où ?
Ici la lecture devient un réel plaisir et on ne veut plus que ça s’arrête.

Chapeau bien bas à Jostein. Il a gagné son pari. On en veut d’autres des bouquins comme ça ; aussi abordables, aussi enrichissants.

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