Le film cannois du jour : Le Havre d’Aki Kaurismäki

Après sa trilogie sur le prolétariat, ses drames sur fond de maladie, misère, clandestinité (pooooopolopopopoooopo) et son Grand Prix pour L’Homme sans Passé en 2002, le finlandais Aki Kaurismäki revient à Cannes avec Le Havre. Le titre ne vend pas du rêve, je suis bien d’accord, ce n’est pas un film hollywoodien à paillettes avec […]

Le film cannois du jour : Le Havre d’Aki Kaurismäki

Après sa trilogie sur le prolétariat, ses drames sur fond de maladie, misère, clandestinité (pooooopolopopopoooopo) et son Grand Prix pour L’Homme sans Passé en 2002, le finlandais Aki Kaurismäki revient à Cannes avec Le Havre.

Le titre ne vend pas du rêve, je suis bien d’accord, ce n’est pas un film hollywoodien à paillettes avec le casting d’OSS 117 (je ne critique pas, j’ai envie de me flinguer rien qu’à l’idée d’attendre octobre pour voir The Artist). Il n’y a pas Brad Pitt et Sean Penn, mais Jean-Pierre Darroussin et André Wilms (mais siii, le papa des bourgeois cathos dans La vie est un long fleuve tranquille). Pas non plus de décor fou avec des maisons closes et des meufs à poil, là c’est … Le Havre, ville industrielle française qui, part dessus le marché, est une vraie galère de tournage car il faut payer des droits de dingue pour la moindre petite parcelle d’endroit public montrée à l’écran même une seconde. BREF.

C’est l’histoire de Marcel, 60 ans, un ex-écrivain bohème parisien reconverti en cireur de chaussures au Havre, qui mène sa petite vie entre boulot, bistrot et sa femme Arletty, atteinte d’une grave maladie. Le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire, en découlera une grande amitié entre ces deux êtres que tout oppose.

Le teaser remplit bien son rôle. Il donne envie d’en savoir plus, le dialogue est bien (attention : s’ils parlent un peu chelou ou trop lentement à votre goût, c’est parce que c’est le premier film en français du réalisateur, et que, pour être montré à Cannes, il faut des sous-titres anglais et que tout colle bien), mais c’est surtout l’image, très kaurismakienne, qui est superbe :

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C’est le réalisateur préféré de mon papa, et on est assez dingues des Kaurismäki chez moi, et j’ai un faible pour les films de son frère Mika, que j’espère un jour voir en compet’ à Cannes.

Outre Cannes, nous pourrons voir le film dans les salles en France à partir du … 21 décembre (salut, je vais mourir dans mon coin). Il sort le 9 septembre en Finlande, faites-moi signe s’il y a des motivées pour le voyage.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Miss-ter
    Miss-ter, Le 18 mai 2011 à 13h40

    miss-ter;2234520
    Kaurimäki était mon réalisateur préféré pendant un moment. J'ai à peine regardé les images mais on dirait que le film ne sera pas très surprenant.
    Je viens de lire une critique du film, je retire ce que j'ai dit car apparemment c'est ce que les critiques reprochaient aux Lumières du faubourg en 2006 et c'est mon préféré!

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