La réforme du lycée pour la rentrée 2009

Pondu par Mademoiselle So le 15 octobre 2008  

madmoiZelle.com : Qu’est-ce qui vous paraît dangereux dans cette réforme ?
Roland Hubert : La réforme prévoit d’une part une réduction à 27 heures de l’horaire hebdomadaire par élève, et d’autre part une organisation des enseignements en « briques semestrielles » de 3 heures, choisies par les élèves eux-mêmes.
Ces deux projets peuvent sembler au premier abord offrir un assouplissement de l’emploi de temps et une plus grande liberté pour les lycéens et les lycéennes.
En réalité, ils conduisent d’une part à une réduction des enseignements et donc des savoirs, ce qui défavorise toujours les élèves issus de milieux socio-culturels défavorisés, et d’autre part au renvoi à l’individu de la construction de son parcours au détriment de la cohérence nécessaire à une formation efficace. Les séries (L, S, ES, etc.), que ce projet de réforme supprime, avaient au moins l’intérêt de garantir une cohérence des formations.
Sans compter que cette liberté profiterait aux familles et aux élèves les plus au courant du fonctionnement du système scolaire au détriment des autres. C’est un peu du « donner plus à ceux qui ont plus ».
Il existe donc un risque très important de creusement des inégalités.

« La réforme ? Une supression d’emplois maquillée. »

madmoiZelle.com : 27h de cours, ça marche dans d’autres pays, pourquoi pas en France ?
Roland Hubert : Il faut d’abord préciser que pour le ministère, il ne s’agit pas de 27 heures de cours mais de 27 « heures encadrées », c’est-à-dire accompagnement compris, ce qui correspond à 24 heures de cours.
Comment savoir si ça marche vraiment ?
Il n’existe aucune évaluation internationale permettant de savoir ce qui se passe au lycée. En effet, l’enquête internationale PISA ne concerne que les élèves de 15 ans.
Et puis, on peut facilement imaginer que le simple fait d’être à 27 heures ne suffit pas à créer le succès. Regardez aujourd’hui la filière L : elle possède les horaires de cours les plus faibles et elle n’est pas pour autant plus attractive.

madmoiZelle.com : Pourquoi le ministre est-il si pressé ?
Roland Hubert : A l’entendre, ce serait pour répondre à une « urgence pédagogique » mais en réalité, son urgence est purement budgétaire. Il faut être clair : une heure de cours en moins pour tous les élèves de seconde c’est environ l’équivalent de 900 postes d’enseignant en moins !
Pour appliquer le dogme de la réduction massive du nombre de fonctionnaires, le gouvernement, et donc le ministre Darcos, ont besoin de boucler la réforme du lycée, y compris la question du baccalauréat, avant la fin du quinquennat.

madmoiZelle.com : Le lycée de demain aura-t-il encore quelque chose de semblable avec celui qu’on connaît aujourd’hui ?
Roland Hubert : La question reste ouverte. Il est difficile d’y répondre aujourd’hui.
Ce qui est certain c’est que la communauté éducative (les parents, les élèves et les enseignants) partage le constat de la nécessité de faire évoluer le lycée. On parle beaucoup du lycée finlandais comme un modèle. Pourquoi pas ? Mais alors inspirons-nous vraiment de la méthode utilisée par les gouvernements finlandais pour parvenir à un lycée en phase avec les spécificités culturelles, sociales, sociétales de la Finlande. Il serait absurde en effet de transplanter hors-sol un système pensé dans et pour un environnement spécifique.
Il faut surtout souligner que la réforme du lycée finlandais s’est faite dans un climat de dialogue et de concertation, dans la durée, sans a priori, avec les acteurs du système éducatif. Non pas à la hussarde en trois mois.

« Sans la volonté des enseignants, la réforme ne vaudra rien. »

madmoiZelle.com : Pourquoi vous retirer des négociations ? Ne craignez-vous pas que le gouvernement profite de cette voie libre ?
Roland Hubert :
Parce que nous étions finalement dans une absence de discussions : J.-P. de Gaudemar venait avec ses propositions – uniquement sous forme orale, jamais avec des traces écrites – et ne répondait pas à nos demandes de plus en plus pressantes d’étudier d’autres hypothèses.
Face à l’absence de réponses à nos questions et constatant notre opposition ferme aux principales hypothèses, nous ne pouvions plus continuer à rencontrer de Gaudemar dans ce cadre.
Ça ne veut pas dire que Xavier Darcos a les mains libres. Il sait qu’une réforme rejetée par les personnels (enseignants, NDLR) n’a aucun avenir dans sa mise en œuvre.

madmoiZelle.com : Qu’est-ce qui serait vraiment à réformer selon vous dans le fonctionnement des lycées actuels ?
Roland Hubert : Pour le SNES, il y a trois urgences :
Il faut lutter contre les difficultés en seconde, cette classe doit jouer pleinement son rôle de découverte et de détermination.
Il faut d’autre part donner plus de souplesse aux séries qui, au fil du temps et parfois aussi des suppressions d’options, sont devenues de plus en plus rigides.
Enfin, il importe de créer les conditions d’un meilleur encadrement pédagogique et d’un meilleur accompagnement des lycéens. Cela suppose de réfléchir à l’articulation entre les cours, les travaux interdisciplinaires, les TP, l’aide individualisée, etc.
Tout ça en visant deux objectifs majeurs : la relance de la démocratisation du système scolaire et la réussite de tous les élèves.

Selon toi, quelles réformes seraient bénéfiques au lycée français ?

Ça vous a plu ? Faites tourner !

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Les 10 dernières réactions à cet article

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  1. Wrist Wrist

    Le 22/10/2008 à 15h28

    Citation:
    Posté par madmoizellelune
    Il y a certains profs de philo qui font des interventions dans les classes de 1ère pour leur montrer un peu en quoi cette matière consiste. Mais de toute façon, tu n'échapperas pas à la philo. Mais bon, c'est une matière qui peut être vraiment captivante comme celà peut être vraiment insupportable. Tout dépend des personnes, et surtout du prof (croyez-moi je sais de quoi je parle...). Mais si tu connais des élèves de terminale ou même des profs de philo, demande-leur ce que c'est exactement et ce qu'ils en pensent.

    Oui, c'est tout à fait possible. Moi, j'ai fait SES en seconde mais en 1ère je me suis retrouvée avec des élèves qui n'avaient pas suivi cette option. Ils ont eu une petite remise à niveau en fin de seconde, mais en 1ère on recommence tout à 0 donc il n'y a aucun problème pour toi.
    Un peu en retard mais Merci

    Sinon en février y aura des activités et des débats au lycée pour parler de la réforme. Je reviendrais à ce moment là je crois.

    (Sinon nous on est 38 par classe ^^)
  2. Douille. Douille.

    Le 22/10/2008 à 15h55

    Je pense surtout que le système des cours facultatifs sera favorable aux familles des milieux aisés et diplômés car les parents de ces enfants comprendront que ce sont des cours, certes facultatifs, mais trés important pour la scolarité de leurs enfants. Alors que les familles des milieux défavorisés n'auront pas pour priorité la réussite de leurs enfants, ou tout simplement, ne comprendront pas que ces cours facultatifs sont importants.
    Au final, le gouvernement favorise les familles aisées et "supprime" des postes d'enseignants.
  3. Douille. Douille.

    Le 22/10/2008 à 15h58

    Les préjugés sur la fillière L ne sont pas fondés.
  4. choupette38 choupette38

    Le 22/10/2008 à 17h51

    Douille : veut tu dire par là que les familles défavorisées sont presque "connes" pardonnez moi l'expression, parce que ce n'est pas le cas du tout. je suis en 3 et j'ai eu dans ma classe des "fouteurs de merde" car il faut le dire tel quel et ne pas dire ô c'est pas leur faute; parce qu'ils dilent et qu'ils crachent sur tous ce qui ne les intéresse pas. Ils peuvent être méga blessants (j'ai jamais eu de problèmes personnelement avec eux mais beaucoup oui) donc je crois surtout que c'est si tu veux bosser et qu'à 14ans tu es assez mure pour te prendre en main et ben viens travailler mais sinon c'est même pas la peine de leur tendre la perche, parce qu'ils s'en servent pour couler les autres. Heuresement ils ne sont pas tous commes ça et ils sont nombreux aussi a se prendre en main et à savoir que l'avenir se décide en cours et qui réussissent.

    Je veut bien dire l'égalité des chances pour tout le monde mais y aura toujours certaines personnes qui auront des facilités et d'autres pas.
    Je tiens a dire aussi qu'avec la conccurence mondiale, sa s'annonce dur, ce qui n'est pas nul pour autant, au contraire.
    en gros, arretons de dire égalité pour tous. Je suis pour les aides, mais y a des gens qui les méritent vraiment pas.
    Les familles aisées ne sont pas toutes aussi snob, sortons des clichés, y a des "gosses de riches" qui se foutent de l'école, c'est proportionnel.
  5. pommverte pommverte

    Le 22/10/2008 à 18h17

    Faudrait arrêter les guerres entres L et S, on a plus 10 ans !
    Dans mon lycée, pour avoir parler avec plusieurs L, ils avaient moins d'heure de cours (sans les options) que les S (sans les options aussi). Il faut préciser qu'en S, certaines heures était rajoutées (on avait plus de LV1/LV2 que la normale), alors je sais pas si c'est aussi net dans tout les lycées. Et une fois les options rajoutées, les L avaient autant d'heure de cours que les S sans option, largement même. Mais plusieurs amis à moi faisaient une S, options Italien et Latin (personnelement je faisais que latin ^^), et quand on comparait leur emploi du temps à celui de certains L sans options... la diffêrence faisait vraiment peur !

    Personnellement, j'ai fait une S parce que je voulais devenir vétérinaire. J'étais beaucoup plus attirée par la L, car j'aimais énormément le français, je détestais pas les langues, et au contraire je détestais la physique-chimie et les maths.
    Bon maintenant que je suis en fac de psycho je vois que ça m'a servit de faire S (en stat et en bio, on a une sacrée longueur d'avance, surtout avec mon prof de stats incompétent).
    Mais bon, ça n'a pas de sens de comparer la S et la L. C'est pas du tout la même maniére de travailler et de penser qui est exigée en S et en L.
    Il y a pas de matiéres plus faciles ou plus difficiles. Personnellement, j'avais des facilités en philo (j'ai eu 15 au bac), mais je vois bien que c'est pas une matiére facile, ça demande un certain investissement personnel, et il ne suffit pas d'apprendre et comprendre des formules comme en math. J'ai plus de mal en math, parce que je n'ai pas du tout un esprit mathématique. Je trouve les maths trop abstraites, je ne comprend pas l'utilité de ce qu'on fait, et donc j'ai beaucoup de mal. Je m'en sors parce que (je dis pas ça pour me la péter ou quoi que ce soit) j'ai la chance de comprendre assez vite pour peu que j'ai une explication un tant soit peu claire, et j'ai réussi le bac en math, alors que je le sentais moyen.
    Mais, là en ayant quitter le lycée, je regrette d'avoir pas eu plus d'heure de philo (j'ai adoré cette matiére !!), de ne pas avoir eu de cours de littérature, d'avoir abandonné l'italien pour pouvoir me consacrer aux maths et à la physique, je regrette aussi de ne pas avoir eu quelques cours d'éco, pour ma culture personnelle.
    Je regrette d'avoir eu à faire tant de maths, et je me dis que les heures que j'ai passé sur des théorémes obscures, j'aurais pu les passer sur des choses plus concrétes et qui m'intéressaient.
    En ce sens, je trouve bien le principe de décloisonner les filliéres.

    Mais j'ai peur que ce soit un grand bordel. Déjà qu'en fac, la maturité est pas toujours là, alors au lycée, laisser aux élèves un trop large choix au niveau de l'enseignement, c'est suicidaire.
    La réduction des heures de cours, je m'exprimerais pas dessus, c'est purement et simplement un moyen de ne pas renouveller les postes.

    Il semble évident que les classes devraient être moins surchargées. Moi, j'ai eu de la chance, j'étais dans un tout petit lycée, privé, et en S on était 19. Les ES étaient 24 je crois, et les L moins d'une dizaine. Pour bosser, on était vraiment bien. Je pense à ceux qui n'ont pas la chance d'avoir des parents qui peuvent payer/peuvent faire des sacrifices pour pouvoir payer. Le lycée publique de ma ville, c'est 36 éléves par classe minimum, comme dans la majorité des lycées, et je trouve ça énorme. Réussir à obtenir une ambiance de travail avec 19 élèves dont une certaine partie à juste envie de faire c*ier le monde, c'est déjà pas facile pour les profs. Mais avec 36, comment créer une ambiance de travail, une vraie interaction entre les élèves et le prof, une écoute attentive des élèves en difficulté ?

    Je pense aussi qu'on devrait pas supprimer la musique et l'art obligatoire au lycée. Si on avait genre musique et art 1 heure par semaine une semaine sur deux, ça prendrait pas beaucoup de temps, mais ça serait bien. C'était des matiéres vraiment sympa, quand j'étais au collége, j'aimais aller dans ces cours où on pouvait un peu se détendre des matiéres vraiment intellectuellements exigeantes. Et puis ça ferait pas de mal de donner un peu de culture musicale ou artistique aux lycéens.

    De plus, je trouve stupide qu'on découvre la philo en terminale. Comment peut-on sereinement choisir la filiére L alors qu'on sait qu'on aura 8 heures par semaine une matiére qu'on a jamais vu avant, et sur laquelle on a certains préjugés pas toujours fondés ? Je trouve ça mal fichu. Et même sans ça, je pense qu'une matiére qui ressemblerait à la philo, mais en plus concret, devrait être proposée aux élèves dés le collége. On va pas demander aux p'tits sixiémes de réfléchir sur la conscience ou sur le désir, mais je pense qu'on pourrait déjà leur proposer de réfléchir sur ce qui les entoure, tenter de les aider à se former un esprit critique. Pourquoi pas à partir de la quatriéme ?

    J'aurais aimé aussi, au lycée, avoir accés à des moments pour parler de l'actualité. A 16 ans, on est capable de s'intéresser et de comprendre l'actualité, mais c'est pas forcément facile, et tout le monde n'a pas à la maison quelqu'un capable de comprendre vraiment de quoi il retourne pour tel ou tel probléme de société.

    Bon j'arrête mon roman.
  6. Karribean Karribean

    Le 22/10/2008 à 18h37

    Ah les réfomes c'est bien beau ....
    Les syndicats qui ont campé sur leur position et qui ont dit aux professeur d'instaurer de la grammaire de lecture et non de la grammaire pure,de ne pas trop faire écrire les élèves ( pastiches ) etc ...
    Oui c'est bien beau la méthode globale, mais avec, on n'apprend pas forcément à bien écrire, 20 ans,c'est le temps qu' ils ont mis avant de s'en rendre compte, et encore ....
    Mais le probllèmes,imaginons que des secondes de cette année redoublent, l'année prochaine ils devront réapprendre avec la nouvelle méthode .. dur dur;et les professeurs , l'année prochaine les classes de premières et de termnimales auront l'ancienne méthode et les classes de nouveaux secondes la nouvelle méthode . ( Ayyyyiiii )
    Mais ya quand meme vachement de plus aussi.

    Mais ai-je bien lu ? 27h ( ou 24h ) de cours hebdommadaire?? moi j'en suis a 40h ya des semaines avec toutes les options que je fais ... ca me parait une réduction assez.. grande je dirais
  7. Violette Stanley Violette Stanley

    Le 19/11/2008 à 21h16

    J'ai une question étant actuellement en seconde, admettons je redouble, je ne décroche pas mon bac... Ee bien je fais quoi ?

    Sinon je n'arrive pas vraiment à dire pour ou contre, puisqu'à mon sens il y a autant d'avantages que de défauts, et de toute façon les bacs n'allez pas rester comme ça indéfiniment (demander les bac qu'on passé vos parents).
  8. Douille. Douille.

    Le 12/12/2008 à 20h01

    Citation:
    Posté par choupette38 Voir le message
    Douille : veut tu dire par là que les familles défavorisées sont presque "connes" pardonnez moi l'expression, parce que ce n'est pas le cas du tout. je suis en 3 et j'ai eu dans ma classe des "fouteurs de merde" car il faut le dire tel quel et ne pas dire ô c'est pas leur faute; parce qu'ils dilent et qu'ils crachent sur tous ce qui ne les intéresse pas. Ils peuvent être méga blessants (j'ai jamais eu de problèmes personnelement avec eux mais beaucoup oui) donc je crois surtout que c'est si tu veux bosser et qu'à 14ans tu es assez mure pour te prendre en main et ben viens travailler mais sinon c'est même pas la peine de leur tendre la perche, parce qu'ils s'en servent pour couler les autres. Heuresement ils ne sont pas tous commes ça et ils sont nombreux aussi a se prendre en main et à savoir que l'avenir se décide en cours et qui réussissent.

    Je veut bien dire l'égalité des chances pour tout le monde mais y aura toujours certaines personnes qui auront des facilités et d'autres pas.
    Je tiens a dire aussi qu'avec la conccurence mondiale, sa s'annonce dur, ce qui n'est pas nul pour autant, au contraire.
    en gros, arretons de dire égalité pour tous. Je suis pour les aides, mais y a des gens qui les méritent vraiment pas.
    Les familles aisées ne sont pas toutes aussi snob, sortons des clichés, y a des "gosses de riches" qui se foutent de l'école, c'est proportionnel.
    Jai fait de la Sociologie et dans mon cours de sociologie sur la famille, statistiquement, on constate une différence importante entre la réussite de différentes structures sociale. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est les chiffres.
  9. Atsu Atsu

    Le 17/12/2008 à 18h55

    Citation:
    Posté par choupette38 Voir le message
    Douille : veut tu dire par là que les familles défavorisées sont presque "connes" pardonnez moi l'expression, parce que ce n'est pas le cas du tout.
    La réussite scolaire est déjà, toutes proportions gardées, en partie une affaire de codes qu'on connait ou qu'on ne connait pas. Le bagage culturel qu'on acquiert au lycée dépend en partie des options qu'on prend, tout comme au collège. Lorsqu'on est dans un collège où les parents informés savent que la "bonne" classe c'est la LV1 Allemand (c'était le cas dans mon collège dans le temps) les élèves qui sont en LV1 Allemand sont pour la plus grande partie issus de milieux aisés. Au lycée, il y a plus d'enfants qui font du latin et/ou du grec dans les milieux aisés que défavorisés. Dans les filières de fac, prépa ou autres, perçues comme "d'élite", la mixité sociale n'est plus ce qu'elle était au collège par exemple.. Les choix d'orientation, d'options, de matières facultatives, sont des clefs qui permettent d'ouvrir certaines portes. Mais le fait est qu'en général, plus tu viens d'un milieu aisé, plus tu es entouré de personnes qui ont conscience des codes, des clefs, et des choix à faire. Ce n'est pas une question d'intelligence, c'est une question d'information. Dans la plupart des établissements on n'informe pas de ces codes, on ne pousse pas les gens à faire telle LV1, à prendre telle option, et même au niveau de l'orientation supérieure c'est souvent assez désastreux. On n'est pas tous égaux face au système scolaire parce qu'on ne bénéficie pas tous de la même information. Il y a les happy few qui savent quels choix stratégiques faire pour assurer la meilleure orientation à leurs enfants, et les autres. C'est en ce sens que l'idée de matières facultatives, à choix, peut tout à fait creuser les inégalités je pense. Après cette idée a aussi de bons côtés, et elle fonctionne dans d'autres pays, mais c'est quand même vraiment à double tranchant.

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