La demande en mariage, le parcours du combattant

Le mariage, graaaande source de stress pour les mecs ? Oui mais pas ze biggeust. Parce que pour le futur marié, rien n’égale la flipette qui précède de quelques jours / plusieurs mois le jour J, j’ai nommé LA DEMANDE EN MARIAGE. J’en ai moi-même chié des ronds de pelle pour trouver un truc qui […]

La demande en mariage, le parcours du combattant

Le mariage, graaaande source de stress pour les mecs ? Oui mais pas ze biggeust. Parce que pour le futur marié, rien n’égale la flipette qui précède de quelques jours / plusieurs mois le jour J, j’ai nommé LA DEMANDE EN MARIAGE.

J’en ai moi-même chié des ronds de pelle pour trouver un truc qui soit à la hauteur de l’attente de ma mie. Attente que j’ai mesurée aux demandes répétées, l’air de rien, dans les moments les plus anodins de la vie de couple : dans la douche, le matin au réveil, à Carrouf’… Le pire dans tout ça ? Elle m’a dit qu’elle faisait bien gaffe de ne pas multiplier les tendages de perche, histoire de ne « pas trop me mettre la pression ». Mouhaha. Le encore plus pire dans tout ça ? Ma femme n’est pas trop au taquet sur ces considérations-là. Sisi. Combien de potes, de connaissances j’ai vu en galère pour trouver un truc qui fasse rêver leur femme en devenir. Putaing.

Et quand je leur disais « et si tu lui amenais, là, comme ça, l’air de rien, dans un moment tout con de votre vie quotidienne ? », ils blémissaient en imaginant la réaction de leur future. Damn.

Laisse-moi te raconter mes deux demandes (ma demande en fiancailles et ma (non)-demande en mariage), du point de vue du Mâle, agrémenté de la version de ma femme. Sait-on jamais, ça pourrait peut-être nourrir l’expérience de quelques-unes d’entre vous.

Bon alors, on est bien d’accord, les fiançailles, ça sert à rien. Sauf que, dans notre histoire, rencontre à 15 ans, vie à deux, tranquille, sans avoir l’impression de brûler les étapes, à 22 piges, les fiançailles étaient un « prélude », à mon sens 1 000 000 de fois moins important que cet appart que nous avions acheté tous les deux, mais whatever.

Signe annonciateur : l’achat de la bague fut un fiasco. Ou du moins, on est allés ensemble la choisir et le moment venu de régler, je me rends compte que… j’ai oublié mon portefeuille. Sisisisi. La vendeuse ne sait plus où se mettre, je suis fiérot de loser façon « tiens voilà un truc que j’pourrais raconter à nos petits-enfants » et Cath, un peu gonflée mais digne, sort sa carte bleue. Elle ne le montre pas sur le moment, mais elle est dé-goû-tée. Moi, je trouve ça classe que ma femme paie sa bague. Woman powa, quoi. Mouais.

En exclu, on a la chance d’avoir l’avis de l’intéressée, ma femme depuis 5 ans. Let me introduce you, Catherine, lectorat, lectorat, Catherine aka Cath : 

Les impressions de Cath : A la sortie de la bijouterie, je riais un peu jaune, mais ce décalage entre le regard gêné de la vendeuse et lui, aujourd’hui j’en ris vraiment comme en sortant de la boutique… En tout cas je m’en souviendrai ! C’était pour le moins à la fois très commun et du coup très original, fabuesque quoi !

Reste qu’une fois cette boîboîte entre les mains, il faut trouver le moment opportun pour me mettre à genoux et lui faire ma demande façon Chevalier blanc du Zodiaque. La semaine suivante, on doit se faire une journée à Londres… le piège à la con : je la connais, elle va trop s’y attendre et… ça me fait chier qu’elle s’y attende. Et si je ne lui donne pas ce jour-là, elle va être dé-goû-tée AGAIN.
Je glisse quand même la bagouze dans la poche, mais je ne trouve pas le moment opportun pour lui filer. Toute la journée, je la sens atteeendre. Et ça me fait chier. Donc TANT PIS. Ca sera pour plus tard. J’apprendrai plus tard que la fourbe était allée vérifier dans le tiroir, juste avant de partir, si la bague était encore à sa place ou si je l’avais prise avec. Haha. La curiosité…

Oui mais une fois cette journée un peu spéciale passée… quoi faire ? Elle est super occupée par ses études et moi par mon boulot. Feuck. Je ne sais plus quoi faire et durant les quinze jours qui suivront Londres, elle va passer son temps à me titiller « aloooors c’est pour quand ? ». MAIS MERDE-EUH LAISSE-MOI FAIRE !… C’est sans doute trop demander.

Finalement, un peu paumé, je décide de le faire comme je le sens : un soir, alors qu’elle rentre d’une soirée avec ses potes de promo, elle fonce dans sa douche et moi, je lui pose sur son oreiller une lettre et la fameuse boite. Comme ça. Juste avant d’aller dormir. A l’improviste. De façon totalement irréfléchie. L’envie de me débarasser de ce boulet de bague, aussi.

Et tu sais quoi ? Elle est touchée sur le moment mais re-re-(re ?)-dé-goû-tée. Hé ouais. Elle est en nuisette, je suis en calbard, elle s’attendait à autre chose. Elle verse quelques larmes de déception et moi, je sors les flûtes de champagne, que je remplis de Coca (j’avais que ça hahaha). On passe finalement un magnifique moment. Tout con, mais heureux.

La version (différente) de Cath : Je me rappelle de la scène, mais on a un désaccord sur le scénario ! Je suis sortie de la douche et j’ai vu la boîte de la bague sur la machine à laver. Ca m’a calmée ! Comme il fallait fêter ça, j’ai été chercher des coupes à Champagne, et du Coca Light frais ! C’était magique… la preuve, je me souviens de tout et en détail !
pas besoin de grande fête pour faire un grand moment, c’est la morale de l’épisode de la demande en fiançailles !

Mais le moment le plus naze dans toute cette histoire restera quand même la demande en mariage. Une lose magnifique, qu’on n’a pas réussi à égaler dans notre couple jusque là.

L’avis de Cath : Ben oui, la demande en mariage, c’est un peu le rêve de princesse, le genou à terre, le chevalier, limite un halo derrière la scène histoire que ça paraisse un peu irréel ! En tout cas c’est ce que préconisaient tous les bons films romantiques que j’ai pu voir. Je m’attendais à un scénario dans ce style, et que je n’aurais qu’à tendre nonchalamment ma main pour qu’il la prenne et me fasse son discours, la voix tremblotante. Mais ça s’est pas passé comme ça. Y’a bien eu une scène digne de film, mais pas le genre auquel je m’attendais…

Un mercredi soir de novembre 2003. Elle est en pleine construction de sa boite, dont le lancement est prévu en avril 2004. Elle n’a pas l’air d’avoir tiré les leçons de mon précédent échec : depuis quelques semaines, elle m’envoie des petits signes tous plus lourdauds les uns que les autres, me mettant à chaque fois dans un embarras un peu plus profond.

Qu’à cela ne tienne, de mon côté, j’ai fini par dégoter une super idée et j’ai prévu de passer à l’action le lendemain soir, le jeudi soir donc. Ca tombe bien, on s’est prévus une p’tite soirée en amoureux, ça sera l’occasion !

Ce mercredi soir, on est en pleine discussion. Sa boite, je lui dis que j’aimerais bien mettre des $$$ dedans, parce que j’y crois vachement blablabla. Je la sens gonflée, je ne capte pas une seule seconde que c’est à cause de cette demande qui ne vient pas – l’intuition masculine, n’est-ce pas… La discussion finit par venir sur le nom « bizness » qu’elle va adopter, son nom de jeune fille ou le mien… c’est à ce moment que je sens que ça va partir en couille. Gagné, le ton finit par monter, mais c’est trop tard pour revenir en arrière : énervée, elle me balance en pleine tronche « de toute façon, t’es pas encore mon mari et pour ça, faudrait que tu me fasses ta demande ».

BING. DTC, Fab. Magnifique lose. Je me lève, tout con. Si je lui sors comme prévu mon tour de magie demain soir, elle va croire que c’est à cause de cette baffe dans la tronche – ouh yeah la spontanéité. Je lui dis « bah c’est bien con, parce que j’avais prévu de te faire la surprise demain » et je vais me coucher, saoulé par ma connerie d’avoir poussé la discussion à dégénérer si près du but.

Et c’est là que ma femme est géniale que ma femme elle est certes pas mannequin mais que ma femme elle est trop et que ma femme j’suis fier de l’avoir mariée : elle s’est pointée au bord du lit et… elle m’a fait sa demande. Pas rancunière.

La version de Cath : Un soir qu’on évoquait mes projets d’avenir professionnel, je me suis laissée allée à lâcher « oui, mais on n’est même pas mariés ! » Je crois que j’aurai à regretter cette phrase : ça l’agace que j’insiste, il se braque, va se coucher, et c’est MOI qui dois aller lui secouer l’épaule pour lui faire… MA demande en mariage !! Le comble quoi !

Bon, aujourd’hui encore, elle pense que c’était du bidon, cette histoire de demande prévue le lendemain soir. On peut pas tout avoir. Ma femme est géniale mais elle reste XXXXXXX. Résultat : je lui ai donné rendez-vous en novembre 2014, pour nos 10 ans de mariage, histoire qu’elle profite de ce qu’elle aura raté 10 ans plus tôt. En plus, c’était une TROP bonne idée, sans déc.

Cath : il m’a promis de me faire la surprise que j’ai (soi disant) ratée pour la demande après 10 ans de mariage, déjà la moitié de fait !

Moralité de toute cette histoire : les filles, si votre mec ne fait pas sa demande , ce n’est pas forcément parce qu’il veut se barrer à la porte de l’église comme dans les films nunuches qui ont pris beaucoup trop de place dans votre dvdthèque. C’est peut-être tout simplement parce qu’il ne sait pas s’y prendre.

La conclusion de Cath : je vais raconter à mes filles toute l’histoire, avec ses ratés mais surtout son originalité et le bonheur qui peut ressortir de n’importe quelle situation… Je veux qu’elles sachent que le prince charmant n’existe pas mais on trouve celui qui s’en rapproche le plus à nos yeux. Je ne les conseillerai pas, mais elles auront en tête le scénario de leurs parents. Si elles prennent exemple là-dessus, on sera fiers que cette lose magnifique ait servi de modèle pour la jeune génération ! 

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Nananere83
    Nananere83, Le 28 mai 2015 à 11h12

    Bonjour,

    tout pareil, pourquoi l'histoire a disparu ? c'est dommage ce teasing de dingue.. pour au final.. rien :'(

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