Klaxons + Justice (Lille – novembre 2007)

Jusqu’à il y a peu, l’électro c’était pas ma came. Pas assez mélodique. Trop froide. Trop répétitive. Trop violente. Et puis j’ai découvert des artistes plus amusants comme CSS et les Klaxons. Et c’est lui, le groupe fluo, que je suis venue voir ce soir. Donc, me voilà débarquée dans la fosse au milieu d’un […]

Klaxons + Justice (Lille – novembre 2007)

Jusqu’à il y a peu, l’électro c’était pas ma came. Pas assez mélodique. Trop froide. Trop répétitive. Trop violente. Et puis j’ai découvert des artistes plus amusants comme CSS et les Klaxons. Et c’est lui, le groupe fluo, que je suis venue voir ce soir.

Donc, me voilà débarquée dans la fosse au milieu d’un troupeau de lycéens, tous beaux, tous branchés, tous bien coiffés et un brin éméchés.
Premier constat : à 23 ans, on est déjà vieux.
Deuxième constat : à 23 ans, on sait au moins ce que c’est que le respect des autres (roolala, c’que je suis vieille conne !).
Moi je ne braille pas dans mon téléphone alors que le set a commencé, je ne fume pas de clopes alors que les salles de concert sont désormais non-fumeur (et c’est valable pour l’herbe aussi, les gars), je ne vais pas quinze fois au bar pendant que le groupe joue.
Parce que moi je suis venue pour voir les Klaxons jouer. Et là, j’ai un problème : j’ai tellement peur de me faire arracher un bras par une horde de mecs défoncés que je ne m’amuse pas.

Je range alors dans un coin mon mauvais esprit et j’écoute. Et je danse, forcément. Le son est nettement plus rageur que sur l’album, et ce n’est pas déplaisant. Comme ça on sait qu’on est en live ! Le public venu voir Justice (soit environ 90% des personnes présentes) semble un peu déstabilisé et il faut attendre les tubes Atlantis to Interzone, Magick et Gravity’s Rainbow pour que tout ce petit monde se mette à jumper.

Entracte. On va boire une bière. RAS.

Alors, ça sert à quoi d’aller au concert d’un groupe qui ne joue pas de guitare ?

C’est ce que je me disais avant d’assister au set de Justice.
Et bien, ça sert à danser comme en boîte de nuit, sans avoir à supporter le dernier David Guetta… Parce qu’autrement, c’est kif kif bourricot : musique à fond, bâtonnets fluorescents et stromboscope.

Non, c’est pas vrai : c’est carrément plus rigolo. On assiste au show de deux superstars planqués derrière une montagne de matos (table de mixage clignotante, murs d’enceintes et, bien sûr, croix géante lumineuse). L’intro du set se fait sur Genesis, un morceau pas tendre qui fait immédiatement bouger la salle, mais pas en direction du bar cette fois… Il se conclut par un rappel furieux sur un sample de métal (Metallica ?!). Et entre temps, les clubbers en herbe ont pu bouger leur corps (ou au moins les bras…) sur une version nettement plus dansante que celle de l’album. Et sur l’imparable Never be alone, y’avait même des gens qui chantaient (hein, Stellou…).

Justice m’a fait danser à m’en faire peler les plantes de pied, et c’était drôlement bon !

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