Kaamelott

Les Monty Python avaient déjà mis la Quête du Graal en images – à leur façon – dans Holy Graal. Voici la vision française de l’histoire d’Arthur et sa bande. Véritable ovni dans le paysage de la télévision française, la légende du roi Arthur revisitée par Alexandre Astier nous est contée tous les soirs sur […]

Les Monty Python avaient déjà mis la Quête du Graal en images – à leur façon – dans Holy Graal. Voici la vision française de l’histoire d’Arthur et sa bande.

Véritable ovni dans le paysage de la télévision française, la légende du roi Arthur revisitée par Alexandre Astier nous est contée tous les soirs sur M6.
Sur le même format que des succès comme Un gars Une fille ou Caméra Café, Kaamelott nous fait vivre l’histoire des chevaliers de la table ronde à travers des petites scènes de quelques minutes.
Ces preux chevaliers, tels qu’ils sont décrits dans les livres, nous apparaissent comme de courageux et vertueux hommes qui ne reculent devant rien et sont prêts à tout sacrifier pour la quête suprême : le Graal.

Dans Kaamelott, c’est pas vraiment la même chose. La bravoure ? Très peu. Le Graal ? Sujet de discussion comme un autre…
En effet, nous assistons bonnement et simplement à la vie du château, aux difficultés qu’éprouve Arthur à diriger tout son petit monde, aussi bien chevaliers, que femme, maîtresses, ou encore belle famille et envahisseurs (un détail accessoire)

Les personnages

Le Seigneur Lancelot, le plus fidèle chevalier du roi et certainement le plus courageux, vante la pureté de son cœur et proclame qu’il se destine à une femme de la plus haute importance, épouse d’un roi. Il est bien entendu épris secrètement de la reine Guenièvre qui ne se doute de rien… Elle mène sa petite vie au château, pique nique dans les espaces sacrés, fait venir des bardes à table qui chantent « à la volette ». Même si elle aime le roi, sa naïveté est affligeante.

Parmi les chevaliers, il y a d’abord Perceval et Karadoc. Ces deux-là passent leurs journées à la taverne du coin, jouent souvent à un jeu de cartes « dont seul Perceval connaît les règles »
Karadoc est l’inventeur de génie de « la botte secrète », très usitée par Perceval, son acolyte. « C’est pas faux » dirait-il. Ce sont également eux qui inventent les combats psychologiques et cassent les pierres de façon « péremptoire », qui mettent le feu au stock de flèche ou qui cuisinent des champignons vénéneux pour l’armée qui n’est déjà pas très vive. Bref, comme le dit sa majesté le roi Arthur : heureusement qu’ils sont la, on s’ennuierait sans eux…
A la table ronde siège également le chevalier Léodagan, beau-père du roi, la brute par excellence, adepte de la torture, de la peine capitale, des cachots et des batailles et qui s’emploiera à faire bouffer son pavé à celui qui en posera sur les routes de Carmélide.
Tout à l’opposé, il y a Bohort qui garde le stock de couvertures lorsque toute l’armée se bat contre l’ennemi. Il est à l’initiative des festivals, de la fête du printemps et admire l’élan d’une statue romaine.

Au milieu de tous, le roi Arthur pressé par la Dame du Lac, qui ne peut être vue que par lui, tente de trouver des indices concernant le Graal ou de quelconques quêtes. Il a l’humour tranchant mais garde toujours le sens de la diplomatie, jongle entre ses ennemis, les batailles, ses chevaliers, Merlin, son druide – soupçonné ne rien connaître à la magie – et sa belle famille qui critique sa façon de diriger.
Toutes les facettes de la personnalité d’Arthur sont découvertes, Alexandre Astier donne à ce personnage mythique une dimension extraordinaire. Sa position de roi l’oblige à être strict mais on le voit aussi rêveur, saoul, énervé, blessé, essayant toujours de faire en sorte que tout le monde se sente bien au château.

L’humour – souvent vraiment décalé – est omniprésent. On s’attache vite aussi bien aux personnages qu’à l’histoire qui évolue dans le sens de la légende. Chapeau bas à Alexandre Astier qui a réussi un concentré d’humour, de légende, de textes fins.

Quelques répliques cultes :

  • « Si je vous dis que vous êtes deux glands, ça c’est péremptoire »
  • « C’est pas faux »
  • « Maintenant, pour aller plus vite, faut galoper à côté des routes »
  • « Donne un coup de tutut toi !
    – Ptet qu’il aurait fallu moins de signes et plus de couleurs
    – Comme ça, au lieu de confondre les signes, ils auraient confondu les couleurs »
  • « Quand vous comprenez pas, vous dites : c’est pas faux. Comme ça, vous passez pas pour un gland, c’est ma botte secrète »
  • « A la volette :
    Mon petit oiseau a pris sa volée, a pris sa, à la volette, a pris sa à la volette, a pris sa volée..
    Est allé se mettre sur un oranger, sur un o à la volette, sur un o, à la volette, sur un oranger »
  • « Vous êtes mon enchanteur, vous êtes pas ma grand-mère »
  • « Encore un nom à coucher dehors
    – Comment voulez-vous que ça s’appelle ?
    – Ils auraient pu se creuser la tronche pour trouver un autre nom, je sais pas moi, heu…chevaliérisation… »
  • « Ils ont pas de bras les oiseaux, c’est affreux, j’ai toujours l’impression qu’ils vont culbuter vers l’avant, ça n’a aucun sens »
  • « J’ai jamais dit que c’était logique
    – Ha bah non, vous avez bien fait »
  • « Ils marchent sur leur ventre, dans le genre flippant, jsais pas c’qui vous faut ».
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Voici le dernier commentaire en date :

  • Mushii-Concept
    Mushii-Concept, Le 23 décembre 2009 à 3h02

    Moi je suis une fan de la premiere heure mais je dois avouer que j'ai decroché les deux dernieres saisons . Je trouvais ça moins drole, moins inspiré .
    Cependant c'est vraiment LA serie culte niveau replique et niveau personnage =D

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