Josée l’Obsédée a le vagin qui ventile

Josée l'Obsédée a le pet facile. Mais quand elle flatule, ce n'est pas de manière anale, c'est tout simplement son vagin qui ventile un peu trop.

Josée l’Obsédée a le vagin qui ventile

Quand je suis née, des fées se sont penchées sur mon berceau – comme sur celui de tout le monde. Ces fées-là auraient pu me doter d’une grande beauté, d’une force de caractère sans pareil, ou d’un sens de l’humour cynique et sarcastique du meilleur goût.

Un humour qui m’assurerait au moins 50 000 followers sur Twitter et tout autant d’admirateurs et admiratrices transi-e-s prêt-e-s à tout pour que je ne pose ne serait-ce qu’une fois les yeux sur eux, s’arrachant la chemise et m’envoyant boxer et soutien-gorge par La Poste, me promettant monts et merveilleux et millions d’orgas ok, pardon, j’arrête.

Malheureusement, elles en ont décidé autrement. À la place, j’ai eu droit au pouvoir d’avoir le cheveu fou en toute circonstance, tel le fruit de l’amour entre une Harry Potter du pauvre qui aurait forniqué trop fort avec Hagrid, le don de faire mourir n’importe quelle plante verte en un temps record et, surtout, une prédisposition incroyable à faire du frout.

« On lui donne des seins ronds, lourds et fermes comme des jolies pommes ou le pet vaginal ? »

« Mais qu’est-ce que le frout ? », me demandes-tu peut-être d’un oeil interrogateur, le sourcil potentiellement levé. Eh bien un frout n’a rien à voir avec le foutre, même si c’est dans le même ordre d’idée. C’est juste pas forcément lié.

Le frout, c’est le nom que je donne, parfois, au pet vaginal, un mal qui me ronge depuis le début de ma vie sexuelle. Je me souviens de mon tout premier. J’étais à califourchon sur mon partenaire de l’époque, avec qui je commençais à vraiment m’amuser. On était vraiment bien, on commençait à apprendre comment se faire mutuellement du bien, à s’abandonner l’un à l’autre et je crois bien que c’était la première fois que je le chevauchais telle une amazone en rut.

On était là, à se regarder, et j’étais un peu surprise de voir que je prenais le rythme facilement en étant au-dessus. Même si j’aurais pensé que cette position était plus simple vu qu’elle a l’air d’une chorégraphie lascive dans les films, tellement simple à exécuter que la Macarena à côté c’est du Béjart. On se regardait et je voyais sa tête commencer à partir légèrement en arrière, signe qu’il n’allait pas tarder à jouir quand soudain. Soudain. SOUDAIN.

Le frout.

Quand ça arrive pour la première fois, c’est tout à fait étrange. Une grande première. Un bruit familier pour une sensation nouvelle. Un son de pet, mais avec le vagin qui tremble un peu et sans odeur. Alors quand je l’ai entendu, mon frout, j’ai marqué un temps d’arrêt et, voyant le regard totalement apeuré de mon partenaire, j’ai ri.

J’ai ri et en riant, j’ai continué à flatuler du vagin. Et plus je riais, plus c’était fort. Et plus c’était fort, plus je riais. J’ai bien cru que j’allais en mourir. C’était comme une crise épileptique du vagin.

Totalement effrayé, l’élu de l’époque m’a légèrement poussée pour que j’évacue tout l’air du monde ailleurs que sur son chibre, et j’ai chu, toujours hilare même après avoir heurté le sol.

J’ai eu de la chance : j’étais suffisamment au fait du phénomène pour ne pas m’en inquiéter. Je ne savais simplement pas que mon vagin était un terrain propice au frout. Car oui, mon vagin est un terrain propice au frout. Avant de te dire pourquoi, un rappel :

Le pet vaginal est un pet qui sort du vagin. C’est tout pour ma contribution scientifique merci bonsoir !

Ah, pardon : on me dit dans l’oreillette que je dois être un peu plus loquace à ce sujet.

Le pet vaginal, donc, n’a rien à voir avec le pet traditionnel. Contrairement à ce dernier, qui résulte de la fermentation de bactéries et de l’accumulation dans les intestins des gaz provoqués par la digestion, le pet vaginal, lui, n’a aucun lien (fils unique) avec le système digestif.

C’est simplement que le vagin est une cavité, que l’air n’a rien à y faire dedans. Alors quand il a de l’air dedans lui, il s’en débarrasse (et autant te dire que de l’air, pendant la pénétration, il s’en prend pas mal). Ce qui produit un bruit de pet, mais pas du tout d’odeur. Rien de dramatique. Ce n’est que ton vagin qui se rappelle à ton existence. Tu vois le bruit du vent dans les branches, quand tu te promènes en forêt ? Bah c’est pareil. Mais avec des vibratos.

Les pets vaginaux sont par exemple provoqués par une perte de tonus musculaire au niveau du vagin (ce qui arrive le plus fréquemment après un accouchement, mais pas seulement).

Ayant une très haute estime de mon antre à jouir, j’ai eu du mal à admettre que ça pouvait potentiellement être mon cas. Pourtant, ça arrive : c’est pas parce qu’on est jeunes et qu’on n’a pas eu d’enfant qu’on ne peut pas avoir le vagin un peu détendu. Et dans ce cas, une lubrification importante peut accentuer le phénomène.

Niveau lubrification, c’est vrai que je suis plutôt du gros niveau. La moindre petite pensée lubrique, la plus minuscule stimulation et c’est le torrent avant l’orage dans ma culotte. Un véritable raz-de-marée. Une inondation dévastatrice. Si je me mets nue sans prendre certaines précautions, c’est limite si je dois pas surélever mes meubles pour éviter qu’ils ne baignent dedans et ne s’abiment.

C’est en tout cas très flatteur pour mes partenaires qui se trouvent à chaque fois irrésistibles (puisque même moyennement motivée, je sue de la chatte je m’humidifie en masse).

Entre ça et mes petites mains qui, une fois enserrant leur pénis, leur donnent l’impression que celui-ci est dix fois plus grand qu’il ne l’est en réalité, je pense avoir été mise sur Terre pour donner confiance en eux aux personnes qui ont partagé mon lit à un moment donné.

Une sorte d’envoyée du messie du fion, tu vois.

Quoiqu’il en soit, depuis ce premier pet de fouf, il y en a eu d’autres. Beaucoup. Je pars sur une moyenne de quatre sur dix pénétrations. Et tu sais, au début, ça me gênait vachement. La première fois ça m’avait fait rire mais mon partenaire m’avait un peu rejeté (pendant dix minutes, le temps que sa dureté pénienne revienne), alors j’étais un peu refroidie.

Maintenant, je m’en fous. Même si ça m’arrive avec quelqu’un avec qui je couche pour la première fois, je m’en fous. Ça ne me fait plus rire. Ça ne me fait plus rougir. Rien.

Surtout que maintenant que je sors avec des personnes un peu plus âgées qu’à l’époque (puisqu’entre temps, j’ai, n’est-ce pas, pris quelques années au compteur), ils sont habitués à ce phénomène bien moins rare qu’on le croit. Je dirai que ça fait au moins quatre ans qu’un ou des pets vaginaux n’ont pas changé ne serait-ce qu’un peu le rythme de l’ébat en cours.

Ma tête après un pet vaginal, maintenant. Look at all the fuck I give.

Ceci étant dit… Je t’avouerai qu’il y a quelques jours, j’ai faibli. J’étais très à l’aise avec mes pets vaginaux et j’ai faibli. J’étais en train de vider ma vessie chez un garçon, après le coït. J’étais sur ses toilettes, tranquille, sifflotant presque de sérénité quand soudain, le frout. Le vrai, le gros. Un énorme pet vaginal post-coïtal pré-urinal, qui a pris une ampleur dingue avec l’écho provoqué par le creux de la cuvette.

J’ai cru mourir de honte, et puis je suis sortie, dédramatisant la situation d’un « T’AS VU CE QUE TU M’AS FAIT ? T’AS ENTENDU CE PET VAGINAL ? ON AURAIT DIT UNE ÉRUPTION VOLCANIQUE AH OUAIS. »

Ma tendance aux pets vaginaux combinée à mon complexe du pet (je suis incapable de me lâcher en public) m’ont forcée à parfois mettre de côté toute envie de paraître sexy et sensuel après la fin des ébats. Mais après tout, pourquoi faire semblant d’être quelqu’un d’autre ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lamuseclio
    Lamuseclio, Le 11 octobre 2016 à 21h07

    Ho purée ! J'ai ris. Mais rigoler à en pleurer. J'ai eu trop de mal à me calmer pour expliquer à mon chéri le pourquoi et lui lire un extrait de l'article.

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