Josée l’obsédée et la bête du Gévaudan

Josée l'Obsédée pensait être à l'abri de toute nouvelle bizarrerie. Que nenni, la bête du Gévaudan vient squatter son lit ! C'est pas bientôt fini, les cochonneries ?

Josée l’obsédée et la bête du Gévaudan

Bon, je cesse les rimes, ça casse le rythme et sans doute aussi ton pauvre cerveau qui sort à peine d’une hibernation de trois jours. Je ne veux que ton bien, alors partons sur de bonne bases.

Aujourd’hui, je dois exorciser quelque chose qui traîne depuis trop de temps derrière mes ébats. Une vouivre, une tarasque, cachée dans mes draps. Un phénomène auquel je dois me confronter sans broncher à chaque nuit passée sur mon humble oreiller.

À en croire le nombre d’articles rédigés sur le sujet, j’ai bien l’impression que j’ai le fail facile en ce qui concerne mon activité post-coïtale. Pourtant, je commence à me demander si, en plus d’avoir la poisse, je ne finirais pas par me complaire dans cet étalage de bourdes…

Je pense avoir trouvé l’être qui comble à merveille mon besoin d’être gorgée (de bonheur) (entendons-nous bien). Même s’il lui arrive encore de recouvrir mon corps de son sang, je n’ai pas à m’en plaindre dans le sens où il sait modérer son rectum. Honnêtement, je me sens aussi bien dans mon corps qu’il s’y complait. Les oiseaux chantent et le foutre a envahi ma couche. La vie, quoi.

Pourtant, un seul petit bémol pourrait encore faire barrage à l’ataraxie. Comme un petit point noir sur le nez, quelque chose nous observe. Quelle est-elle ? Que veut-elle ? Pourquoi est-elle là ?

Bienvenue dans l’enfer de mon quotidien érotique.

Le sommeil de la raison engendre des monstres

Il y a peu, j’ai totalement changé de vie. J’ai quitté mon régime d’étudiante et la MGEL, j’ai trouvé du travail à Paris et j’ai emménagé dans le premier appartement que j’ai eu envie de décorer des plinthes aux moulures. Je suis une adulte, enfin je crois… Il fallait donc quelque chose pour concrétiser tout ça, un truc bien particulier qui marquerait cette époque pour toujours.

Une présence positive, voilà ce dont j’avais besoin.

Loin de moi l’idée de me traîner un alien pendant neuf mois ; j’optai donc pour la version pocket, un chihuahua de deux kilos à moitié chauve avec la puissance sonore d’une voiture tunée.

J’aime mon chien comme mon enfant, comme le prolongement de mon pancréas, comme le premier jour d’été où je peux ressortir mes nu-pieds. Mais j’étais loin de me douter que cette petite boule de poils pourrait devenir plus relou encore qu’un shorty qui s’immisce dans ma lune…

Le chihuahua et la reconnaissance de lui-même en tant que personne

Ma chienne s’appelle Chihiro, un joli nom pour une vile sangsue assoiffée de fond de culotte. Le problème est que, non contente de porter un nom destiné aux humains, elle est définitivement née en pensant qu’elle fait partie des nôtres.

Depuis tout ce temps, Chihiro devrait avoir compris qu’elle n’est pas destinée à marcher sur deux jambes… mais non.

LA. DÉCEPTION. 

Je vois déjà ton regard réprobateur s’abattre sur ma personne dans un torrent de dégoût : oui, ma chienne dort dans mon lit. C’est foutrement pratique quand il fait -10°, elle fait office de chaufferette ! D’ailleurs, vu le peu de place qu’elle prend, elle ne me gêne jamais entre deux mouvements approximatifs de mon corps mou et ensommeillé.

Du coup, oui. J’ai cherché la merde. J’ai introduit l’Hydre au fond de la grotte.

« C’est à toi ou à elle, le poil que j’ai dans la bouche ? »

Très bizarrement, ma chienne semble être subitement atteinte de timidité lorsque mon Apollon et moi décidons de mêler nos deux corps. Habituellement, elle se cache — souvent pour voler une chaussette dans le panier à linge sale ou ramener furtivement une croquette au bord du lit. Elle décide de se faire encore plus petite qu’elle ne l’est.

Mais pas tout le temps.

Parfois, prise d’un excès de jalousie ou d’impatience (oui, on essaie de faire durer le plaisir), Chihiro décide que c’en est trop. Elle s’impose.

Pour te laisser imaginer la scène, je te propose de te mettre mentalement dans la peau d’un chien pas plus gros qu’un loir, à la flexibilité totale. Chihiro se faufile. Combien de fois m’est-il arrivé, en voulant donner buccalement de ma personne, de sentir un intrus de type poil s’introduire entre mes lèvres ? Trop de fois. Beaucoup trop de fois.

Malheureusement, celui-ci était presque toujours blanc (et mon mec n’est pas albinos).

« Je viens ruiner ta pipe. Bonsoir. »

Mieux encore : imagine la drôle de sensation d’un truc humide et visqueux sur ton fessier en pleine chevauchée fantastique. Le coup de grâce : mets-toi à la place de mon copain avouant, horrifié, que votre chien vient de lui lécher furtivement les roubignoles.

Oui, aujourd’hui je dénonce : les chiens n’ont pas de pudeur et s’il leur arrive de fourrer leur pif dans le pétard du voisin, ce n’est pas juste pour faire rire les gamins.

Ne fais pas cette tête : non, je ne pense pas que l’idée de participer à nos ébats ait déjà traversé le petit esprit de ma chienne. Elle tient simplement à nous témoigner sa sympathie et ses encouragements, généralement par le biais d’un long regard perçant, fixe, digne d’un bad trip.

Je crois qu’elle me juge.

« Je serais toi, j’appuierais un peu plus sur la prostate. Je dis ça je dis rien. »

Parfois, elle décide plus simplement de s’assoir sur nos têtes. C’est au moment où je dois reprendre une grande inspiration entre deux coups de reins caractéristiques d’un bon vieux missionnaire qu’elle décide de m’étouffer. C’est en général plus efficace qu’un sac en plastique sur le visage. Je n’ai plus de doutes : ce chien veut ma mort.

Bon, en général, ce n’est pas bien grave. Ça mène à des situations plus drôles que désastreuses — si on omet la fois où je l’ai « écartée » de la main un peu trop fort et qu’elle a fini cinquante centimètres plus bas, dans un petit cri vexé. Chihiro est parfois chiante, mais c’est parce qu’elle est pleine de bienveillance ! Je ne peux pas lui reprocher de protéger notre union. Je pense d’ailleurs que je suis condamnée à ne plus jamais changer de partenaire. Un autre la prendrait pour un dragon tapis sous l’oreiller.

La boule de poils canine, ou la mort de Gleeden

« Ben quoi ? »

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Greeen
    Greeen, Le 6 août 2016 à 8h19

    @Ewen
    Ahah, oui tu as raison XD Mais ça me trottait dans la tête ! x)
    Bah en fait, je passe énormément de temps sur internet à chercher des informations diverses et variées, sur un peu tout. (Bonjour, tu as devant toi quelqu'un qui a été chercher un jour à quelle température le jaune d'oeuf et blanc d'oeuf coagulaient et pourquoi. Hum.) Et je t'avoue que la domestication, les animaux et les gènes m'intéressent énormément du coup, j'ai fait mes recherches ^^ J'ai passé du temps à éplucher les différentes races de chiens, ce qu'on en dit, pourquoi, etc, puis j'ai été voir les écoles canines et c'est là que j'ai entendu parler de l'éducation positive. Du coup, j'ai cherché et J'ai trouvé un bon paquet de bouquins et d'articles scientifiques comme d'articles écrits par des professionnels dans le domaine des chiens qui parlent de cette dominance fausse en fait. Suffit de s'intéresser un peu, on trouve plein d'informations !

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