Josée l’Obsédée redécouvre maladroitement le célibat

Josée l'Obsédée, après des années de monogamie, est redevenue célibataire. L'occasion pour elle de redécouvrir des joies et des fails de la vie sexuelle sans exclusivité.

Josée l’Obsédée redécouvre maladroitement le célibat

Quand j’étais plus jeune, j’avais un rapport vachement détendu à la sexualité. Enfin, détendu… Disons que j’étais plutôt fébrile : je voulais profiter de mon célibat au maximum et expérimenter le plus de trucs possibles.

Et puis je me suis mise en couple, assez jeune. Je me suis mise en couple et ça a duré quelques années. Quelques années, c’est beaucoup. J’ai été fidèle à 100% et je n’aurais pas été totalement surprise de ne voir plus qu’un chibre pour le reste de ma vie. Mais les parcours sont parfois plein de surprises et ma relation s’est terminée il y a quelques mois.

Ce changement radical dans ma vie s’est surtout illustré quand j’ai décidé, très vite, de reprendre les joies du sexe, avec des gens que je n’avais jamais eu entre les cuisses. Et je me suis rendue compte que le cul, c’était pas comme le vélo : après avoir pris une bonne grosse routine dans les dents pendant des années, on ne se remet pas en selle aussi facilement qu’on ne le croit (mais on s’y remet quand même quoiqu’il arrive quand on peut, parce que ça vaut tous les burgers du monde réunis (quand on aime ça, je veux dire. Je sais bien qu’il ne faut pas faire de généralités)).

Joseph se remet en selle et repart sur le chemin du coït en terrain inconnu.

Racheter des préservatifs

J’ai réalisé que je comptais depuis quelques temps sur mes partenaires pour avoir de quoi éviter de nous refiler des trucs peu cools — du genre, la chtouille. Ou le SIDA. Un soir, je me suis retrouvée à attendre à l’heure où les pharmacies ne sont plus ouvertes que mon dû veuille bien sortir du distributeur, situé dans une rue très passante. Tout ça pour une qualité ma foi tout à fait relative.

Alors un jour, c’est tout naturellement que j’ai rajouté « bonnes capotes » sur ma liste de courses. J’étais confiante, en entrant dans l’hypermarché le plus proche, je ne me posais pas de questions. Cependant, inconsciemment, je repoussais le moment où j’allais devoir me mettre en quête de mes Ma-nique effet peau contre peau (ou plutôt semence contre cyprine).

Les minutes passaient, et plus je raturais les autres articles de ma liste, plus j’angoissais. J’ai fini par passer cinq fois devant le rayon en question sans m’y insérer, pour repérer de loin mes préservatifs préférés.

Au bout de longues minutes, je me suis lancée, la peur au ventre. D’un pas décidé, comme si je passais par là par hasard, l’air exagérément innocent, je sifflotais presque pour bien montrer que je n’étais pas gênée. En vrai, on aurait pu croire que j’allais voler un truc à la sauvette de l’extérieur.

Évidemment, c’est alors que je posais la main sur mon dû qu’une personne qui m’avait reconnue m’a interpellée par mon prénom. Sur le coup, je n’étais qu’une flaque de honte, mais très vite je me suis rappelée que j’avais plus douze ans. Tout le monde doit se protéger, et l’achat de préservatifs ne choque plus personne. Ma réaction était immature et indigne de n’importe quelle personne sexuée.

Je me promets que la prochaine fois, je garderai ma boîte à la main au lieu de la jeter dans le panier et je la secouerai devant le nez des autres clients en sussurant d’un air creepy « oui parce que, vous savez, je BAISE ». Ça m’apprendra.

Se réajuster à un diamètre pénien différent

Dès mon premier rapport après la rupture, j’ai souhaité faire une fellation à mon partenaire. J’aime bien ça. J’ai l’impression que c’est mon truc, que je maîtrise bien la chose. Et comme je voyais ce passage à l’acte avec un autre comme une épreuve, je tenais un peu à me cantonner, du moins au début, à ce que je connaissais. C’est une question de logique : si on te propose de passer ton sport préféré au bac, celui que tu pratiques depuis longtemps, ou un truc que tu n’as jamais fait de ta vie, tu vas plutôt te diriger vers le premier choix.

Les choses se déroulaient plutôt bien : je prenais le temps de m’attarder sur d’autres parties de son corps avant de m’atteler à la zone sensible, pour faire monter la pression. Tout le monde était content, j’étais à l’aise, lui aussi, et j’étais tellement fière de savoir encore rendre un inconnu tout dur que je souriais connement.

Là où le bât a sévèrement blessé, c’est au moment de la mise en bouche. Par réflexe, j’ai écarté mes dents sur le modèle de mon ex, un chouïa plus fin que celui qui avait ce soir-là ma tête cachée dans ses poils. Et j’ai mis les dents. Oui. Les dents. 

Voilà. Je. Bien. Après, il m’a suffi de me rappeler de rester concentrée au moment T avec les suivants et tout s’est passé pour le mieux.

Accepter l’échec

Pratiquer le coït exclusivement avec quelqu’un de manière régulière pendant plusieurs années, c’est assez confort : à chaque relation sexuelle, on sait plus ou moins qu’on va prendre notre pied, et qu’on le fera prendre à l’autre, à un rythme qui nous convient à tous les deux.

De mon côté, j’ai eu beaucoup de chance depuis ma rupture. Mais j’ai réalisé récemment qu’à ne pas vouloir me contenter d’un seul partenaire, j’aurais quelques mauvaises surprises. Et cette certitude m’est apparue de la plus agréable des façons : pendant un orgasme.

J’étais chez un homme qui me faisait saliver du col de l’utérus. Après une heure à discuter chastement et une autre heure à se chauffer sur le canapé, on a décidé d’envoyer valser nos jeans. J’avais envie de prendre mon temps, qu’on fasse encore monter la pression avant de passer à une activité plus bestiale qui se terminerait sur une capote pleine. Mais lui, sans plus attendre, a décidé de me faire un cunnilingus. Un cunnilingus de type FURIEUX.

Cette pratique se définit par des coups de langue un peu trop appuyés et vigoureux à mon goût sur la partie émergée de mon clitoris. Un peu comme le gif qui suit. En plus sensuel, certes, mais l’idée est là.

Boop.

J’ai joui en 4 secondes et quelques dizièmes. Alors que j’aime faire durer les choses et qu’il me faut quelques minutes pour me remettre d’un orgasme. Bon. En terme de cassage de groove, l’accélération trop rapide entre dans mon top 10.

Et toi, t’as déjà vécu le retour du sexe avec d’autres après une longue période en couple avec ton ancien-ne élu-e ? Quels sont les moments qui t’ont le plus marquée ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Sushiya
    Sushiya, Le 17 septembre 2013 à 19h56

    Pareil!
    Rupture d'une relation de 2ans ½, explosive niveau sexe. J'ai mis du teeeemps à me remettre sur selle, dégoûtée et persuadée que j'allais juste "baiser" en pensant à mon ex, en le visualisant même…

    Ensuite j'ai pris le taureau par les cornes, acheté une boîte de 5 oh, et puis non, attendez n'encaissez-pas je change d'avis tant qu'à faire, je prends celle de 10 prézo… youhouuu!

    Puis la taiiiillle… aaah la mâchoire qu'il faut recalibrer parce qu' "oooomaygad j'vais jamais y arriver sans y planter mes dents :-O Euuuuh, j'peu faire une fellation juste de côté là?"

    Puis le gars qui fait pas de cuni, ou celui qui a fini avant même que tu aies commencé, celui que t'arrives pas à séduire, celui (ancien plan cul, certifié qualité et approuvé-garanti sans mauvaise surprise) qui me dit "bah en même temps t'as disparu! En 2 ans et demi, t'as découvert d'autres trucs… stp ne compte pas cette fois, je ferai mieux next time", celui qui se targue d'être un super coup mais que tu compares inlassablement à ton fichu ex…

    Bref, les joies du célibat comme vous dites ^^

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