Du buzz viral à l’action concrète, Jérôme Jarre continue à agir en Somalie

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Jérôme Jarre et sa #LoveArmy continuent d'agir en Somalie, et donnent à Esther l'occasion d'aborder les racines de cette crise humanitaire.

Du buzz viral à l’action concrète, Jérôme Jarre continue à agir en Somalie

En mars dernier, on vous parlait de l’initiative de Jérôme Jarre concernant la famine qui sévit en Somalie.

Pour rappel, l’influenceur avait décidé de mobiliser sa communauté sur les réseaux sociaux notamment via le hashtag #LoveArmyforSomalia, pour livrer avec Turkish Airlines un avion de nourriture sur place : on vous avait raconté au fur et à mesure l’avancement de son projet dans cet article.

A l’époque, cette initiative qui partait d’une bonne intention avait suscité le débat : en effet elle ne prenait pas vraiment en compte, au départ, les réalités du terrain.

La #LoveArmy transforme son initiative

Jérôme Jarre, depuis, a fait le point sur son compte Twitter dans un long thread que vous pouvez aller lire, où il aborde divers sujets sur lesquels je suis plus ou moins d’accord, mais celui qui m’intéresse ici est la remise en question qu’il a opérée à son arrivée sur place.

Il explique qu’il s’est en effet aperçu que pour agir efficacement, il fallait partir du terrain, et des populations elles-mêmes qui savent mieux que personne ce dont elles ont besoin pour survivre à la famine qui s’abat sur elles.

D’où son partenariat avec l’ONG American Refugee Committee : c’est l’une des organisations sur place apte à apporter de l’aide aux familles qui sont le plus dans le besoin, en fournissant entre autres de l’eau potable, de la nourriture de base, des services médicaux essentiels…

Quelle est la situation en Somalie ?

Pour rendre compte de cette situation, Jérôme Jarre a demandé au Youtubeur « Le Grand JD » de réaliser un reportage en se rendant sur place.

Le regard posé sur la situation met en avant une réalité difficile : c’est à ce point là, oui. Des animaux censés être résistants aux environnements arides meurent de soif.

Personnellement, c’est un sujet que je suis de près, de par mes études et mon intérêt pour ces questions en général, mais ce n’est pas le cas de tout le monde et les statistiques qu’on entend restent souvent abstraites.

Alors pour moi, c’est le grand apport de l’action de ces influenceurs : attirer l’attention sur une réalité dont peu ont conscience.

En Somalie, une famine due à des causes environnementales

Les puits totalement asséchés, les gens dont le cheptel meurt, qui sont obligés de se rendre dans des camps de fortune à l’abord des villes pour avoir l’espoir de se nourrir… L’origine de tout cela se trouve dans des causes environnementales, comme c’est rapidement abordé à la fin de la vidéo.

La famine est due au fait qu’il n’ait pas plu depuis septembre 2015, et si il est difficile d’expliquer l’entièreté du phénomène, on peut être certain•es que le changement climatique n’y est pas pour rien.

Sécheresses, inondations, événements météorologiques extrêmes sont les effets du réchauffement climatique qui se produisent déjà aujourd’hui, et ils vont s’amplifier.

En effet, l’un des aspects des bouleversements climatiques qui est relativement peu expliqué au grand public est, pour résumer, comment il va impacter les capacités des populations à se nourrir, comment cela pourrait exacerber des tensions, créer de nouveaux flux migratoires, faire naître ou amplifier des conflits…

Cela se produit déjà aujourd’hui, et ces populations qui en sont les premières victimes sont pourtant loin d’être les premières responsables : ce sont souvent des pays qui émettent une part minime des émissions de CO2 qui sont en première ligne quand il s’agit des conséquences.

L’urgence de trouver des solutions

Il ne faut pas croire pour autant que dans les pays développés, on est et on sera épargnés. La différence, c’est que l’Union Européenne ou les Etats-Unis ont des moyens pour s’adapter dont ne disposent pas nombre d’autres Etats.

Et là on touche au concept de « mitigation & adaptation » : les solutions pour dans un premier temps atténuer le changement climatique et en limiter les conséquences, et dans un second temps celles pour s’adapter au nouvel environnement.

C’était l’un des enjeux de la COP 21 et des négociations internationales concernant le changement climatique en général : fournir les moyens aux pays qui ne les ont pas de lutter contre le changement climatique et ses conséquences.

Ce qui devient urgent, puisque ce que l’on voit aujourd’hui en Somalie (mais aussi dans toute la région environnante y compris jusqu’au Yémen) n’est qu’un avant goût.

À lire aussi : Le réchauffement climatique, un problème de riches, vraiment ?

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Commentaires
  • Skippy01
    Skippy01, Le 11 mai 2017 à 10h56

    Bon, il remonte un peu dans mon estime, mais je doute que son action soit suffisante.

    Spoiler: Pessimisme

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