J’ai testé pour vous… coucher avec mon meilleur ami

Éprouver des sentiments pour son-sa meilleur-e ami-e, ce n'est pas toujours chose aisée. Voici le témoignage d'une madmoiZelle qui a su faire de cette relation ambiguë une très belle aventure !

J’ai testé pour vous… coucher avec mon meilleur ami

Martin et moi étions amis depuis des années, à peu près depuis le début du collège. Il a deux ans de moins que moi, et à l’époque de notre rencontre, malgré notre jeune âge, nous avions une relation assez ambiguë, surtout de son côté. Tout ça a duré un été, pour qu’à la fin de cette période estivale, je lui apprenne que j’étais en couple. Mon histoire avec la personne avec qui j’étais a duré trois ans, trois ans durant lesquels Martin et moi avions des périodes où on se parlait beaucoup, d’autres moins.

Vers les deux ans et demi de ma relation avec cette personne, j’ai fait une grosse dépression, une dépression qui changea tout, car une fois sur la voie de sortie de celle-ci, ma vision des choses, du monde, de tout changea. Étant de nature désorganisée, avec beaucoup d’humour, très portée sur l’inconnu, l’amusement et les voyages, je supportais de moins en moins ma vie de l’époque, c’est-à-dire une vie bien rangée, avec une belle-famille très aisée, sans aucune sortie, dans le sérieux… Et c’est à cette époque que Martin et moi avons commencé à nous rapprocher dangereusement. Tous les jours, on s’envoyait des trentaines de textos, plus démonstratifs les uns que les autres. On se faisait mutuellement part de notre envie de se rapprocher « physiquement ». Pendant ces semaines, je me suis rendue compte qu’il était bien plus que mon meilleur ami, et que l’ambiguïté qui régnait sur notre relation quatre ans plus tôt n’avait jamais disparu. Je l’aimais.

Le jour de mon oral de français, quelques minutes avant l’épreuve, on s’est embrassés pour la première fois, en se regardant et en se disant « Je viens d’embrasser ma/mon meilleur(e) ami(e) ». Ça a illuminé ma journée, même si juste après l’oral, nous nous étions retrouvés à plusieurs avec mon copain de l’époque, beaucoup d’amis et… lui.

Plus les jours passaient, plus je m’éloignais de la personne avec qui j’étais en couple, moins j’avais envie de lui parler, de le voir. Je faisais tout pour ne pas le voir, je ne répondais que très peu à ses messages… Seul Martin m’intéressait. Quelques semaines avant de faire l’amour, nous avons beaucoup parlé du fait qu’il était probable qu’on s’éloigne après ça, qu’on ne se voie plus de la même manière, que je devienne jalouse de toutes celles qui s’approchent de lui… Et ça me faisait extrêmement mal. J’avais peur, je voulais n’être qu’avec lui, et même s’il ne voulait pas faire de moi sa chérie, j’étais prête à faire l’amour avec, seulement pour être, pendant quelques instants, au plus proche de lui…

En été, le jour de mon anniversaire, on avait programmé de dormir ensemble, dans une tente près de l’eau, au milieu de la nature… Et la magie a opéré. Il avait l’air très nerveux, mais j’ai été comblée. Quelques minutes après, il m’a avoué que c’était sa première fois et j’en étais choquée, moi qui pensais qu’il s’y connaissait ! J’avais passé un moment magique, certainement le plus beau depuis ma dépression, le plus beau depuis des années et tout ça a confirmé mes sentiments. Durant l’été nous nous sommes retrouvés plusieurs fois par semaine, on s’embrassait, on s’écrivait sans cesse.

Jusqu’à ce que la rentrée arrive. Ma plus grosse angoisse était de m’éloigner de lui : je savais qu’il ne voulait pas de relation de « couple » avec moi, de peur de me perdre pour toujours. Tout le monde nous avait toujours considérés comme les meilleurs amis, les plus drôles, les plus complémentaires… Au bout d’une semaine, après qu’il m’ait fait comprendre qu’aucune relation n’était possible entre nous, j’ai renoncé à tout contact avec lui. J’ai appris qu’il en souffrait énormément, je le voyais, m’observant au loin, le regard vide… Tout ses amis ne le reconnaissaient plus, il ne riait plus, ne parlait presque plus, restait seul. Il a fini par renoncer à cette relation distante avec moi, sachant que je n’étais plus en couple, et que j’avais tout quitté pour lui. Ce jour-là, il m’a avoué ses sentiments, m’a dit qu’il ne voulait pas me perdre et qu’il voulait essayer. Pendant quelques semaines, on s’est cachés, par peur de la réaction des autres, pour finir par s’afficher et se rendre compte que tout notre entourage était extrêmement heureux pour nous : tous étaient impressionnés par notre histoire !

Aujourd’hui, ça va faire presque an que Martin et moi sommes ensembles, sachant que nous n’avons pas de « date anniversaire ». Et c’est le plus grand des bonheurs, ma plus belle aventure malgré mon jeune âge : une relation sans jalousie, avec énormément d’amis, de soirées, de journées à rire, sans ennui, et surtout avec énormément d’amour et de tendresse. Quoi de mieux que de partager sa vie avec son meilleur ami ? Pour tout le monde, nous représentons le couple idéal… Et pour moi aussi. Je conseille, à toutes les madZ, de ne jamais renoncer à aller plus loin avec leur meilleur-e ami-e pour de mauvaises raisons : ça peut être une belle chose à vivre !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Clive
    Clive, Le 13 septembre 2015 à 18h58

    Mon histoire: Je n'ai pas de meilleur ami. :')

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