L’épilation du maillot home-made

Petite, je rêvais d’aventure. C’était sûr, quand je serai grande, je serai assistante d’Indiana Jones, amie des animaux dans la savane, faiseuse de guide pour Lonely Planet ou bien call-girl de luxe. Finalement, au grand soulagement de ma mère, je suis rédactrice pour madmoiZelle, un métier a priori sans risque et où les seuls dangers […]

L’épilation du maillot home-made

Petite, je rêvais d’aventure. C’était sûr, quand je serai grande, je serai assistante d’Indiana Jones, amie des animaux dans la savane, faiseuse de guide pour Lonely Planet ou bien call-girl de luxe. Finalement, au grand soulagement de ma mère, je suis rédactrice pour madmoiZelle, un métier a priori sans risque et où les seuls dangers qui me guettent devraient être le syndrome Miranda (ou comment devenir méchante avec tout le monde et repérer à 300 mètres à la ronde une robe qui date de la saison dernière). En bref, un job pépère !
Oui mais voilà, c’était sans compter sur la rubrique Beauté et l’arrivée de l’été… Le temps du bikini en vue, je m’imposais, au nom du progrès, une expérience qui fait froid aux fesses : tester trois méthodes manuelles pour se faire le maillot soi-même ! Ouillouyouille…

Si je me souviens bien, mes premiers poils pubiens ont dû apparaître autour de la 6ème. C’est l’époque des seins qui poussent, des hanches qui gonflent, des premières narnias et de tout un tas de remises en cause de mon physique aussi insupportables que terrifiantes. Du coup, sur le moment, les poils m’ont semblé n’être qu’un détail que j’avoue avoir laissé de côté jusqu’à… jusqu’à ce que je rencontre un garçon et qu’ensemble on envisage de faire autre chose qu’un tournoi de Uno dans la cours du lycée. Un débroussaillage s’imposait (oui, j’ai toujours eu le sens de l’accueil) et pour ça, le rasoir m’apparu la solution la plus simple (c’est-à-dire la même que mes copines).

Le test : Trois petits coups par ci, trois petits coups par là : le tour est joué ! Selon le degré de rasage qu’on souhaite obtenir l’opération prend entre 20 secondes et 2 minutes. Elle s’effectue sous la douche (l’eau chaude assouplissant la peau et le poil) et nécessite un brin de souplesse pour les finitions extrêmes…

Résultat : Le résultat est net mais les poils repoussent vite (12 à 24h plus tard ils se sentent au touché, 36 à 48h plus tard on les distingue sans lunettes). A noter que certains rasages peuvent occasionner des micro-plaies (d’où la nécessité d’utiliser un objet désinfecté et personnel) ou des irritations (ne JAMAIS se raser à sec et préférer un rasoir avec bandes hydratantes intégrées). La repousse (en particulier pour celles qui tentent l’intégral) provoquera des démangeaisons limite insoutenables (envie de se frotter à tous les paillassons du quartier) mais comme dit la chanson : « avec le temmmmps, avec le temps va, tout s’en vaaaa… » (un hommage à Léo Ferré dans un sujet sur l’épilation du pubis fallait oser).

J’ai utilisé : Tous les rasoirs qui ont pu me passer dans la main depuis que j’ai 15 ans ! Le plus souvent un « Twin Lady » de Bic (vendu par lot de 5 ou 10 et donc économique) ou un Venus Divine de Gilette (pratique avec sa tête ronde et pivotante, qui laisse la peau douce). Prix : compter entre 1,50€ et 10€ selon le modèle.

J’ai aimé : La rapidité du rasage (1 minute chrono)
› J’ai regretté : La repousse vitesse lumière des poils, l’effet paillasson et les irritations/démangeaisons que ça peut provoquer surtout lors des premières fois

Adepte du rasoir, la crème dépilatoire pour moi c’était un peu du flamby. J’avais bien testé la chose il y a quelques années sur un mollet ou deux mais l’expérience m’avait laissé un souvenir douloureux : rougeurs, sensation de brûlure et une odeur qui se situe entre le dissolvant industriel et la vieille eau de Cologne de ma grand-mère. Bon et puis franchement, pourquoi s’embêter avec de la crème et une spatule en dehors d’une cuisine ? Absurdité de bonne femme douillette ! A moins que …

Le test : La crème dépilatoire s’achète en tube, s’applique généreusement sur une peau propre et sèche, et agit chimiquement pour détruire le poil. Comme pour n’importe quelle crème, il est conseillé d’effectuer un test sur une petite zone, juste histoire de ne pas se retrouver avec une allergie carabinée et être privée du port de la culotte pendant 30 jours. La crème est censée agir au bout de quelques minutes, 5 à 6 pour les poils catégorie poids plume – pas franchement comme les miens qui ont réclamé le double de temps… Au bout d’une bonne douzaine de minutes (mais attention jamais plus de 15 dit la brochure), je retire la crème avec ma spatule et constate la magie de la science : plus de poils… ou presque. Un ou deux gros durs ont fait de la résistance. Salopards. En même temps dans ce désert gobien, ils sont vite identifiés et éliminés.

Résultat : Constat positif avec aucune sensation de chaud, aucune douleur, aucune coupure, aucune odeur désagréable et une peau douce et presque nette. Les poils finissent bien sûr par repousser mais moins drus et moins vite qu’avec un rasoir (on est tranquille 3 jours, passé ce délai, des retouches sont à prévoir et dans tous les cas au bout d’une petite semaine la nature a largement repris ses droits…).

J’ai utilisé : La crème dépilatoire hydratante Nair au Cold cream spéciale maillot et aisselles (5€ les 100 ml.). A noter que la marque commercialisé aussi un « kit précision »avec pochoirs… Avis aux artistes !

J’ai aimé : Le caractère naturel de la crème (composition à base de Cold cream), sa douceur (peau adoucie, pas d’irritation et une odeur discrète) ainsi que la repousse du poil plus lente et plus souple qu’avec un rasoir.
› J’ai regretté : Les 12 minutes que j’ai passé, immobile et minou au vent, en attendant que la crème fasse sont effet… Et les limites du produit : ne peut être appliqué trop près des muqueuses (pour la coupe kojac, c’est loupé) ou l’impossibilité de l’utiliser après un bain ( ?!) ou devoir attendre 24h avant d’utiliser un déodorant (cf : utilisation sur les aisselles).

Rasage, rasage, rasage… Certes, c’est la solution la plus rapide et la moins douloureuse mais l’idée de s’offrir un peu de répit grâce à une épilation en règle me fait forcément envie. Plus de mauvaises surprises (Doudou n’aime pas particulièrement tomber sur un oursin quand il s’aventure dans ma culotte), plus de démangeaisons (spécial dédicace à toutes celles qui ont connu ces sensation en pleine rue), bref, plus de poils !

Le test : L’épilation à la cire c’est la méthode à l’ancienne ou à l’orientale ! Celle brevetée par des générations entières de hammam, et depuis l’époque de Soliman, on a fait des progrès ! J’opte au hasard pour un applicateur roll-on, il se chauffe en plus ou moins 10 secondes au four à micro-ondes mais je dois bien vérifier la température – je vais souffrir dans quelques minutes pas la peine d’en rajouter en me cramant. L’intérêt du roll-on, c’est de pouvoir déposer une couche idéale de produit sans s’en mettre plein les doigts par contre c’est moins précis qu’avec une spatule. Normal. Ensuite, tout le monde connaît la chanson : on applique une bande dessus, on appuie, on frotte et SLATCHHH, on arrache d’un coup sec et monstrueusement douloureux dans le sens inverse de la pousse du poil (pour le maillot, de bas en haut). Donc, j’ai l’impression de mettre arraché la peau à vif, je suis prête à avouer tous les cadavres planqués dans mon jardin quand là, c’est le drame… J’observe la bande de cire : rien. Pas un poil ! Pas l’ombre d’un duvet ! Rhhha modeur feukeur ! Je m’y reprends à plusieurs fois, j’étire ma peau, je m’énerve et enfin, enfin, les poils viennent. A ce moment précis, je suis devenue une sauvage, je n’ai qu’un but : faire sa fête à chacun de ces vilains poils pubiens qui me font si mal et se payent le luxe de rester plantés là ! Petit à petit, j’ai donc le truc (quitte à procéder centimètre carré par centimètre carré), je sens moins la douleur et ma toison pubienne est bientôt KO. Linda 1 – Choubaka 0.

Résultat : Le champ de bataille nettoyé le résultat s’impose : j’ai la peau rougie (la zone sera un peu sensible pendant 12h) mais point de boutons et surtout point de poils (rien à signaler pendant 3 semaines et une repousse très progressive, très douce, bref, le rêve).

J’ai utilisé : le roll-on à la cire au sucre de Nair spécial peaux sèches et sensibles (8,99€ les 100 ml.)

J’ai aimé : son odeur miam-miam (miel-amande !), la roulette qui dépose une épaisseur fine et justement dosée ainsi que les bandes fournies qui se lavent en un RIEN DE TEMPS ! 20 secondes chrono et sans frotter sous l’eau chaude ! C’est unbelievable pour moi qui ait connu les bandes de tissu qu’on frotte 3h et qu’on met à la machine à laver… Enfin bien sûr le résultat : aucun poil pendant deux bonnes semaines, la peau douce et pas d’irritation ou boutons.
› J’ai regretté : la douleur (mais j’ai pas pleuré !) et l’impossibilité (psychologique ou technique) d’atteindre les zones difficiles (hrm-hrm).


1. Rasoir Venus Breeze à tête pivotante arrondie et recharges, Gilette Venus. 2. Pochoir intime forme coeur "Secret Styler", Passage du désir. 3. Pince à épiler lumineuse, Sephora. 4. Pot de caramel à épiler rose et miel, La Sultane de Saba. 5. Kit crème dépilatoire précision maillot avec pochoirs, Nair. 6. Crème dépilatoire Sous la douche, Veet. 7. Gel à raser Soleil Lady, Bic. 8. Bandes de cire froide "Ma Première Fois", Veet. 9. Roll-on de cire au sucre pour peaux sèches et sensibles, Nair. 10. Crème dépilatoire hydratante au cold cream, Nair. 11. Pochoir intime forme serrure "Secret Styler", Passage du désir. 12. Rasoir et recharges Soleil Clic, Bic.

Chaque méthode a ses avantages ! Selon son degré de sensibilité, ses attentes ou son mode de vie, on choisira l’une ou l’autre. Débriefing.

Le rasoir : Convient mieux à une épilation occasionnelle et aux retouches et finitions.

La crème dépilatoire : Convient aux petites douillettes mais uniquement dans le cas d’une épilation partielle.

La cire : Convient à toutes celles qui veulent un jardin entretenu à l’année ou pour de longues durées.

L’épilateur électrique reste bien sûr une autre solution. Si la douleur provoquée par les premières utilisations d’un tel objet semble pouvoir faire concurrence à certains instruments de torture médiévaux, des efforts sont faits (effet glaçons, picots massants, etc) dans le domaine et avec l’habitude, il apparaît qu’on finit par devenir moins sensible. Je conseille donc cette dernière méthode à celles qui veulent une épilation assez durable (deux semaines, rarement plus) mais ont deux mains gauches, trop peur de la cire ou tout simplement peu de temps à consacrer à l’élagage de leur pubis. Personnellement très engagée dans la cause de la déforestation mécanique, j’ai adopté la cire ! Même si ça peut prendre du temps et qu’on souffre le martyre, le résultat est là : pas de poils pendant 3 semaines et une peau qui en redemanderait presque – elle est douce, nette et s’habitue peu à peu à la douleur. Si, si. Seul bémol : l’impossibilité d’atteindre les zones difficiles donc je garde mon rasoir pour les retouches, les finitions et les urgences ! Linda ravie, Doudou conquis.

Et toi, comment fais-tu pour dompter ta toison intime ? Des produits, des astuces ou une méthode à conseiller ?

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up