Issey Miyake : un créateur en 5 minutes

Aujourd'hui, Perrine vous présente Issey Miyake, un créateur et penseur de mode dont le travail vaut le détour !

Issey Miyake est né en 1938 à Hiroshima au Japon. Attiré par le design et les arts graphiques, il fait ses études à la prestigieuse Tama Art University de Tokyo, l’équivalent des Beaux Arts. Ce n’est qu’à 26 ans qu’il s’installe à Paris pour décrocher son diplôme à la prestigieuse Chambre syndicale de la Haute couture parisienne en 1966. Il complète sa formation en travaillant pour Guy Laroche et Hubert de Givenchy. Il déménage ensuite à New York pour travailler chez Geoffrey Benne puis retourne à Tokyo pour créer sa propre entreprise, le Miyake Design Studio, en 1969.

En 1973, Issey Miyake fait défiler sa première collection sur les podiums parisiens. Il est la premier styliste japonais à être programmé durant la Fashion Week de Paris.

Issey Miyake des sixties à aujourd’hui

Miyake s’est toujours considéré comme un fabricant de vêtement et non comme un styliste ou un couturier. Il exploite toutes les possibilités des matériaux en ayant recours à des matières insolites comme le plastique, le papier, des câbles ou du jonc qu’il plisse, drape, tresse… En 1994, il laisse d’ailleurs les rênes de la ligne homme à son assistant Naoki Takizawa, puis de la ligne femme en 1999 pour se consacrer pleinement à la recherche et à l’expérimentation plastique.

Le fameux bustier rouge en plastique moulé 1983, « Staircase Pleats » 1994-95, la robe tricotée 1989

Il revendique sa mode comme étant pratique et universelle. L’esthétique est mise au second plan face à la réflexion autour du vêtement et du corps. Il est parti du principe que le corps humain n’a pas de couture pour créer le concept du « Piece of Cloth », où un seul pan de tissu suffit à faire le vêtement. Pas de fioritures, ni de décorations chez Miyake, les lignes sont pures et radicales, en accord avec sa philosophie zen.

Issey Miyake est un créateur complet. Philosophe, photographe avec Irving Penn, dessinateur, scénographe, plasticien… Ses recherches en développement textile et son approche de designer sont motivées par une réflexion approfondie sur les différents styles de vie.

Un amateur de volume

Miyake aborde souvent la notion de volume et de mouvement autour du corps par le biais de la matière. Voiles légers, plis vaporeux, volumes enveloppants… Il a choisi la danse pour illustrer cette idée dans ses campagnes de publicité.

Campagne de pub Pleats Please printemps-été 2013

Il s’inspire également de l’origami, l’art de plier du papier, pour créer des volumes textiles géométriques hallucinants. Miyake pense comme un architecte du vêtement et comme un constructeur à la façon de Balenciaga ou de Yohji Yamamoto de Comme des Garçons.

Miyake diversifie toujours au maximum ses mannequins. Il a été l’un des premiers à faire défiler majoritairement des mannequins noirs, qui approchent de la retraite ou des physiques androgynes. Ses défilés sont des performances à part entière où le créateur explique son concept. Pour le défilé automne-hiver 2012, Miyake a présenté une impressionnante démonstration de « steam strech », une technique d’assemblage à la vapeur, où les modèles ont été crées en direct sur le podium !

Les pièces phares

Les collection Pleats Please

En 1993, Issey Miyake crée Pleats Please (des plis s’il vous plaît), qui est le nom de la collection mais également du pli révolutionnaires qu’il a breveté. Les vêtements sont créés à partir d’un seul morceau de polyester de très haute qualité, suivant la logique de son Piece of Cloth.

Les habits sont d’abord coupés et cousus deux fois et demi plus grands que le résultat désiré, puis sont passés individuellement à la main dans une presse chaude, comme un sandwich entre deux feuilles de papier. Ce procédé crée la texture et la forme en même temps, et le pli est tout bonnement indépliable. Les « Pleat Please » sont une ode à la praticité et à la fonctionnalité puisqu’ils ne prennent pas de place et ne se froissent pas. Miyake s’est inspiré des homme d’affaire qui voyagent souvent.

Le sac Bao Bao

Le sac Bao Bao est une sorte de puzzle en trois dimensions qui évoque l’origami. Cette oeuvre d’art portative déclinée dans toutes les couleurs et matières possibles est devenue l’un des symboles phares de la maison.

 

Le travail d’Issey Miyake relève plus de l’art plastique que de la mode. Cependant, la maison présente chaque année des collections de prêt à porter qui reprennent les grands codes de la maison tels que l’origami, le plissé, la géométrie, la structure et le volume.

 

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Floflow'
    Floflow', Le 26 février 2013 à 23h05

    Je l'ai découvert l'année dernière en cours de mode et c'est vrai que ce qu'il fait est superbe. Surtout les robes en volume. Les robes en volumes aux formes "origami" sont manifiques.

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