Ces inventions qui me simplifieraient les vacances

Les vacances, c'est pour se détendre, se relaxer, se ressourcer. Mais parfois, c'est VRAIMENT stressant. Voici quelques inventions qui aideraient Sarah à se reposer !

Ces inventions qui me simplifieraient les vacances

Ah, les vacances… Ce moment tant attendu où l’on peut enfin se déconnecter un peu du quotidien. Cela dit, lorsqu’on prend la route, que ce soit pour un road-trip entre potes, pour le farniente à l’hôtel en bord de mer ou la vie sauvage à la montagne, que ce soit le grand luxe ou le combo sac à dos-rangers-sueur, « partir » contient toujours son lot de petits désagréments. Plus ou moins importants, selon le degré d’aventure qu’on a voulu intégrer à l’excursion, ou le taux de malchance qu’on se traîne depuis la naissance (c’est selon).

Non, je ne dis pas ça pour vous casser la baraque alors que vous étiez tout-e content-e à l’idée de partir, ni même pour vous aider à passer la pilule si vous ne partez pas/plus. Ne nous excitons pas.

Je parle de ces petits moments où, un brin lassé-e (ça peut aller de la vague irritation de la crème solaire mal étalée au désespoir frénétique d’être perdue en pleine montagne alors que la nuit tombe), vous vous laissez aller à rêver à LA solution parfaite à tous vos maux. Ou au moins à celui qui vous préoccupe à cet instant précis.

Vous savez, ce petit fantasme très souvent parfaitement irréalisable et qui pourtant vous rendrait le séjour (et la vie) plus simples, au nom duquel vous vous accordez trente secondes de silence avant de retourner affronter la réalité ?

Le sac de Mary Poppins

Je ne sais pas vous, mais mon désagrément vacancier à moi, il commence d’entrée de jeu au moment de faire ma valise. Elle est là, la fourbe, elle attend, désespérante de vide, sa gueule béante sur le lit et qui parvient pourtant, je le sais, à se fendre d’un petit rictus sournois à mon attention.

Qu’y mettre ? Un ou deux maillots ? Vais-je seulement m’y baigner, dans la mer du Nord ? Combien de chaussettes de rechange ? Si je prends ce sac, il n’ira pas avec cette tenue. Un carnet, ou juste mon ordi ? Est-ce que je prends mon ordi, d’ailleurs ? Et mes baskets… raah, mes baskets sont crottées ! Et puis vient LA question : qu’est-ce que j’oublie ?

Tout ça, des heures à se prendre la tête pour choisir des fringues qui ne conviendront de toute façon pas au climat et/ou aux activités envisagées pour finalement ne plus avoir la place de caser le chargeur de mon portable, alors que ce serait tellement plus simple si je pouvais juste tout fourrer dans mon sac – mais alors tout, hein — et sortir ce dont j’ai besoin comme je veux, du même geste gracieux de Mary Poppins sortant un lampadaire moche de son sac (moche aussi).

Fonctionne aussi avec le sac d’Hermione Granger.

Ah, j’en ai passé, des heures de ma vie d’étudiante Erasmus, sur le site des compagnies aériennes low-cost, à rêver du sac de ma vie devant les restrictions de poids des bagages — qui n’avaient guère daigné changer depuis ma dernière visite !

Il serait un poil plus esthétique que la version tapisserie de cette chère Poppins, j’y mettrais tout ce que je veux, et il ne dépasserait jamais les 500g ! Et surtout, j’arrêterais de re-peser ma valise parce que j’y ai rajouté un slip ou une paire de pantoufles.

Et j’y mettrais tous-mes-livres, même si j’ai un Kindle. Rien à foutre.

La télécommande de clim’ universelle

La canicule (fig. 1)

La clim’, la plaie de mon existence. Alors, d’accord, il se trouve que je résiste assez bien à la chaleur (à 34°C je fais encore la danse du soleil avec une petite laine), mais il faudrait voir à ne pas trop déconner en terme de contraste thermique. Et dans les trains SNCF, très souvent, ils s’oublient un peu.

Je passe sur la situation inverse et tout aussi désagréable du train bondé dont la clim fait plus de bruit que d’air, et qui finit par s’arrêter sur la voie jusqu’à nouvel ordre et en pleine pampa sous un soleil de plomb. Non, ça ne sent pas le vécu du tout.

J’ai chopé mes plus beaux rhumes estivaux dans les trains. Comme ce train de nuit où j’ajoutais, à chaque degré qui tombait, un débardeur à la pyramide de fringues estivales sous laquelle je m’étais réfugiée. Je me souviens avoir sorti une main grelottante de sous un bikini affreusement léger pour jeter un oeil à la météo alors que le train s’était arrêté en gare d’Avignon : il était 3h du matin, et il fait 29°C. Dehors.

À la limite, là, oui, on peut sortir les doudounes.

Vous savez, ce vieux cliché de film d’horreur, où une victime quelconque ne parvient qu’à plaquer sa main contre la vitre avant de s’effondrer, et que la main glisse avec elle, lentement, agonisante ? Ben en vrai, c’est un pauvre type qui a payé pour passer la nuit dans un train sur-climatisé.

Inutile, du coup, de vous expliquer ce que j’entends faire avec une télécommande de climatisation universelle. Je serais la nouvelle terreur des contrôleurs, et du virus de la grippe en chemise hawaïenne.

Alternative pour les vacances d’hiver : la télécommande de radiateur universelle (augmente la température de n’importe quel type de chauffage).

Le répulsif à gamins chiants

Vas-y, continue à faire le malin pour voir.

Puisqu’on parle du voyage en train, je voudrais m’attarder sur une autre de ses caractéristiques : de la même manière que la tartine tombe toujours du côté du Nutella, le voyageur sans enfants tombe toujours sur le wagon plein de mômes. Toi-même tu sais.

Non parce que ça pourrait s’arrêter à la tête blonde qui braille avec une épatante endurance respiratoire pendant que sa mère chuchote un « chut, chut » paisible toutes les 10 minutes… Ou à l’adorable petit être qui parcoure le wagon à quatre pattes à une vitesse qui me fait m’accrocher au côté fenêtre…

N’éprouvant ni amour, ni haine, ni en fait le moindre intérêt pour l’enfant lambda, mon regard bovin ne s’attarde jamais longtemps sur la douce créature en train de baver sur ses cubes en face de moi, ni sur sa mamie gâteau qui essaie vraisemblablement d’établir une complicité attendrie avec moi.

Cherche pas, gamin, Tony Stark ne va pas t’emmener sur son dos.

D’où le problème : malgré toute mon indifférence, je provoque quasi-immanquablement chez le Razmoket de base une sorte de fascination malsaine.

J’en veux pas de ton jouet pourri, nabot, dégage. Je, ohh, tu as bavé sur ta girafe pouic-pouic, c’est bien, je, non, j’en veux pas, non, dégage, je… LÂCHE MES CHEVEUX, SALE NON-PUBÈRE.

Non je ne suis pas une princesse aux longs cheveux, je suis un dragon qui pue tellement il est méchant. Ah, tu aimes les dragons poilus, je… Non, je ne te raconte pas une histoire, je ne sais pas lire. Voilà. Oui, je suis un dragon méchant poilu qui pue et qui sait pas lire. DÉGAGE-MOI CETTE GIRAFE HUMIDE DE MES CUISSES.

J’ai beau feuler ou leur montrer les dents quand leurs parents regardent ailleurs, mon regard noir qui fait peur au rottweiler de ma voisine leur fait au mieux faire une série de tout petits pets entre deux gloussements.

Sale gosse.

Alors, certes, j’aurais pu rêver d’un répulsif à moustique imbattable, tellement plus d’actualité — mais tout à fait entre nous, à côté du gamin qui n’arrête de hurler que pour cogner ses jouets contre mon siège, le petit « ziiii » incessant que vient émettre le moustique tout près de mon oreille ressemble presque à une berceuse.

La machine à se vernir les ongles de Total Recall

Tout ce stress, moi, ça finit par m’écailler le vernis. D’ailleurs, j’ai cessé de me vernir les ongles avant de partir en voyage depuis la Grande Catastrophe du Vol Carcassonne-Londres de décembre 2012 (parce que l’avion aussi, c’est éprouvant), pendant laquelle le vernis d’un doigt sautait à chaque nouvelle emm… contrariété :

  • Finalement nous décollerons d’une autre ville.
  • *ptoiiink* (bruit du vernis qui se suicide)
  • On a perdu les valises.
  • *ptoiiink*
  • La porte d’embarquement est bloquée et on sait pas quel avion vous allez prendre.
  • *ptoiiink*

C’était donc en contemplant à chaque fois les vestiges colorés, que dis-je, les ruines à paillettes de mes ongles, que je repensais à cette fabuleuse machine qui figure pendant quelques secondes dans un film de science-fiction (qui ne m’a pas plus marquée que ça, passée la machine en question), j’ai nommé : le Stylo à Manucure Futuriste de Total Recall.

10 secondes de film, dont ma mère me parle encore avec émotion et quelques larmes au coin des yeux

Je crois bien que c’est le fantasme de générations entières, même hors soucis de voyage. Mais avouez que ce serait bien déstressant, entre deux bagages égarés, ou perdu-e dans le maquis au milieu des cochons sauvages, de se poser un moment pour remettre un peu de couleur sur ses ongles en quelques petits gestes délicats. Peut-être que ça pourrait même désintéresser les cochons sauvages de ton sac, on sait jamais (sales bouffeurs de Granolas).

Le GPS niveau 1

Tiens, ben puisqu’on parle de se perdre ! Je ne sais pas vous, mais moi je fais ça souvent. Paradoxalement, j’adore les cartes – c’est un peu le même type de relation que j’entretiens avec les enfants, sauf qu’à l’inverse : je les aime, elle ne reconnaissent même pas mon existence.

Le GPS niveau 1, c’est encore une idée que j’ai piquée ailleurs. Les fans auront reconnu le fameux sketch de Gad Elmaleh sur les GPS, et les fans distraits dans mon cas auront eu des étoiles dans les yeux en l’entendant parler de ce GPS niveau 1 qui t’assiste jusqu’au bout.

Et je ne dis pas ça rien que pour moi. Je me souviens de road-trips avec des amis – qui se reconnaîtront, n’est-ce pas — à trois dans la voiture avec un GPS qui nous disait « la 3ème à droite », mais qui ne disait pas : « pas celle-là, qui est juste là, celle qui est légèrement à côté ».

Du coup, ça se terminait avec trois tours de rond-point, beaucoup de perplexité, une hystérie croissanteC’est laquelle de 3ème ?! » « Je sais pas, la 3ème, putain ! » « Celle-là ?? » « Oui, NON, ATTENDS, non, JE SAIS PAS » « Moi je pense que… » « TU PENSES QUOI, MAGNE-TOI »)… et une sortie loupée.

Peut-être qu’on n’était pas très doués, aussi.

Mais je fais partie de ces gens qui baissent le son de la radio lorsqu’ils se perdent, et je veux un GPS qui me prendrait par la main et me congratulerait quand je tournerais au bon endroit. Voilà.

Et vous, vos petits fantasmes de baroudeurs/ses ? Allez, on se dit tout !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Kaylie
    Kaylie, Le 25 juillet 2015 à 14h01

    Le sac de Mary pop pins me fait rêver depuis toujours ! Et il serait encore plus utile pour les cours que pour les vacances

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