Into the wild : voyage au bout de la solitude

En quoi ce livre a-t-il posé le sceau de toute une génération ayant pour quête ; l’impossible Liberté ? Embrace the world Chris McCandless, fils de bonne famille, après d’excellentes études supérieures renonce au rêve américain pour aller vivre une aventure extrême au fin fond de l’Alaska. Influencé par les livres de Jack London et de Thoreau, il […]

Into the wild : voyage au bout de la solitude

En quoi ce livre a-t-il posé le sceau de toute une génération ayant pour quête ; l’impossible Liberté ?

Embrace the world

Chris McCandless, fils de bonne famille, après d’excellentes études supérieures renonce au rêve américain pour aller vivre une aventure extrême au fin fond de l’Alaska. Influencé par les livres de Jack London et de Thoreau, il tente l’expérience de vivre seul, en pleine nature, sans argent, avec cinq kilos de riz et un simple fusil. Entre sublime et authenticité le lecteur peut s’imprégner d’une personnalité hors du commun. De ce livre est né l’excellent film de Sean Penn au titre éponyme.

Up to criticism

Ce livre possède une aura dorée qui s’inhale à chaque page. L’aura de la Liberté. Et n’est-ce pas la quête de tout homme, en tout temps ? Effleurer, s’approcher si près d’un impossible idéal. Christopher McCandless dit Alexander Supertramp a forgé ce qui allait devenir l’expérience extrême de sa vie. Il n’a pas eu peur de la grandeur, de l’ampleur de ses rêves et ne s’est pas laissé éblouir par les intenses lumières qui constituèrent son périple. Alex cherchait dans sa « grande odyssée en Alaska » des réponses à ces questions métaphysiques. Il était au fond, en quête de lui-même : d’un sens à sa vie.

Cette vie, qui parait bien fastidieuse face à l’étourdissant rythme qui battait dans ses veines. Et il réussit l’apologie de son impossible idéal : ressentir la vibration de son existence. Là où destin, pureté et rêves s’emmêlent, là où l’on se trouve obligé de garder le silence devant telle force de caractère, devant un esprit qui s’élève des autres, devant des convictions toujours affirmées.

Alex n’avait pas peur d’être lui-même, il craignait que la société dans laquelle il se sentait emprisonné l’en empêche. La fougue de la jeunesse, la fuite, l’immensité et la couleur que peuvent prendre des rêves voilà ce qu’est Into The Wild, un des plus beau chef d’œuvre jamais écrit, qui dépasse chacun, et la raison en est risible ; cette histoire est une victoire car elle n’est pas fiction ; elle est un travail minutieux tenu par Jon Krakauer qui retrace l’itinéraire d’un incompris.

Et il faut se taire au seuil de ce livre, laisser parler la voix grave, sensible, d’un homme comme la terre en a très peu porté. Qui n’a pas peur de ce que représente ses rêves, qui ne laisse aucune place à sa lâcheté ; qui est Libre.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Ziza
    Ziza, Le 21 mars 2011 à 13h32

    Kid_Next_Door;1120363
    Après avoir vu Into The Wild j'ai chrcher à a connaitre la "vraie histoire". BAh ça casse un peu tout.

    Pour celle qui n'ont pas peur de briser leur rêve:

    (Le mec est mort alors qu'il n'avait qu'a marcher un tout petit peu car il y avait une reserve tout près, donc la région ou il s'etait "isolé" etait enfait habitée. Il aurait pu se faire soigner, il l'a dans le cul.)
    Perso ça n'a pas tout brisé, est ce que ça compte vraiment ? Ce n'était pas si près que ça, et ce qui changerait tout ce serait le fait qu'il y soit allé dans cette même démarche mais en sachant la région habitée et qu'il aurait donc une sortie de secours. S'il l'avait su, peut-être qu'il serait allé ailleurs et aurait pu faire la même erreur, ou une autre trois jours ou vingt ans plus tard...
    Je crois qu'il avait trouvé ce qu'il cherchait de toutes façons

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