In the Flesh – Les séries pas assez connues #2

In the Flesh, c'est le nom d'une série qui suit le retour d'un ancien zombie, guéri par le gouvernement, dans sa famille. C'est beau, et touchant.

In the Flesh – Les séries pas assez connues #2

Après t’avoir présentée la géniale Parks & Recreation (et j’espère un peu donné envie de la regarder), j’ai eu envie de te parler aujourd’hui d’In the Flesh, une excellente série britannique dont Jack Parker te parlait l’année dernière. Et si ces deux articles t’amène à te la procurer, sache qu’il faudra que tu la savoures : il existe très peu d’épisodes, et c’est fort triste.

In the Flesh, une série poignante

La première saison de In the Flesh était composée de trois épisodes. Beaucoup, beaucoup trop peu. Mais depuis début mai, elle est de retour pour une seconde saison deux fois plus longue et c’est, il faut bien le dire, une excellente nouvelle.

Ici, un gif qui dit « c’est une excellente nouvelle »

Parce qu’In the Flesh est complètement tarée : cette série dramatique se passe dans un village anglais fictif, à Roarton, après la Résurrection. La Résurrection a eu lieu quand des milliers de personnes décédées sont revenues à la vie sous forme de « zombies ». Comme tous bons morts-vivants qui se respectent, ils ont mangé des êtres humains. Pas parce que l’humain qu’ils étaient avant de se réveiller d’entre les morts avaient un mauvais fond : c’est simplement que ce n’était plus eux. Qu’ils n’étaient plus qu’une enveloppe corporelle. Autrement dit, ce n’est pas la personne qu’ils étaient avant de mourir qui mangeaient ses anciens voisins, c’était une force bien plus animale. Leurs instincts ne leur appartenaient plus.

Alors forcément, face à cette menace mortelle, des habitants ont décidé de former une milice et de prendre les armes pour exterminer ceux qu’ils appellent les « non-morts » pendant la guerre pâle. À l’issue de laquelle le gouvernement a décidé de prendre en charge les zombies qui avaient survécu à ces affrontements pour les guérir. Pour les « dézombifier », et les réinsérer dans la société.

Et c’est là que l’histoire d’In the Flesh commence…

Une vraie histoire

(Et quand je dis « vraie histoire », ne pense pas que je pense que c’est une « histoire vraie », hein. Rien à voir.)

Il y a une vraie histoire, donc, un contexte parfaitement amené dans In the Flesh. Cette série fantastique aborde le traitement de l’intégration (ou de la réintégration) des non-morts avec beaucoup de subtilité. Comment gérer le retour d’un être qu’on aime profondément, et dont on ne souhaitait que la résurrection, quand on sait qu’il était mort ? Comment gérer le fait que soudain, le paranormal déboule à gros sabots dans son quotidien ? Et, en ce qui concerne les Survivants du Syndrome de la Mort Partielle, comment faire pour ne pas se laisser ronger par le regard des détracteurs et les souvenirs des atrocités qu’ils ont commis quand ils étaient zombies qui leur reviennent à l’esprit.

C’est en plus de ça une série avec une esthétique et une atmosphère très particulières : la campagne y est superbement filmée, et les relations entre les personnages, les non-dits et leur peur constante viennent assombrir le cadre brumeusement beau.

Kieren, LE personnage attachant

Dans In the Flesh, on suit principalement le personnage de Kieren, un jeune adulte. Il est tellement, tellement, touchant dans son histoire avant sa mort et dans sa façon de chercher à reprendre sa vie comme avant.Kieren était décédé à l’âge de 18 ans, et rentre chez ses parents après avoir pu profiter du traitement proposé par le gouvernement. Son histoire est particulière, son parcours prend aux tripes. Je préfère en dire le moins possible, mais il est fort probable que tu aies envie de le prendre dans tes bras toutes les trois secondes et demi. Tant d’émotions, c’est épuisant.

On ne sait pas trop si Kieren est content d’être de retour, on le sent perdu, et on est perdus avec lui. Quand on en apprend plus sur son histoire, on comprend bien pourquoi, et on relève encore un peu plus à quel point les dialogues, le jeu des acteurs et l’intrigue sont traités avec justesse.

Non mais regarde moi ces yeux de chiot gentil, franchement.

Ses rapports aux autres sont extrêmement justes et réalistes, qu’ils s’agissent des relations familiales, de celles qu’on entretient avec soi-même, de ses amis ou de ses intérêts amoureux. « Réalistes », oui. Pourtant on parle quand même de gens qui sont morts, qui sont devenus des zombies puis ont été guéris : c’est clairement pas le genre de série que j’aurais imaginé ne serait-ce qu’un peu vraisemblante.

Enfin, voilà : si tu as le temps de regarder les trois épisodes de la première saison et les six suivants de la seconde, fonce. Et si l’idée de regarder une série avec des zombies t’effraie, sache que je suis une grande flippette et que les quelques scènes avec un peu de violence m’ont été tout à fait tolérables.

Surtout que, bon, quand on les met face à la subtilité de la série en entier, c’est vraiment un tout petit désagrément.

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