Hollywood nous ment — Les clichés nuls sur les couples

Hollywood est plein de mensonges, ça on le savait. Aujourd'hui, Faye se penche sur ces drôles d'habitudes qu'ont tous ces couples fictifs...

Hollywood nous ment — Les clichés nuls sur les couples

Ces derniers temps, Faye a regardé pas mal de films et a pu relever quelques clichés sur les couples… qui s’avèrent beaucoup moins fun dans la réalité.

Que ce soit dans les films, les séries ou les livres, on retrouve toujours un certain nombre d’attitudes ou d’activités destinées aux gens en couple qui paraissent super cool au premier abord. Cependant, quand on les regarde à travers le prisme de la vraie vie un peu nulle, dans laquelle on mange des coquillettes premier prix à tous les repas et où les hoverboards n’ont toujours pas été commercialisés, on se rend vite compte que globalement, on se fout un peu de notre gueule.

Le bain romantique — Mensonge #1

Très grand classique des films romantico-pouetpouet, la scène du bain à deux avec les bougies senteur vanille rouge tropicale sur fond de Marvin Gaye se place dans mon top 3 des arnaques du quotidien, battant à plate couture les nouveaux jouets des Kinder Surprise, alors imagine un peu.

Avant tout, je dois avouer que je ne suis pas une grande fan des bains même quand je suis seule à occuper l’espace : j’ai tendance à vite m’ennuyer une fois que j’ai fini de compter mes orteils, de faire des concours d’apnée avec moi-même (record : 4,17 secondes) et de me faire peur avec mes propres cheveux qui se déguisent en araignées géantes.

J’aime bizarrement beaucoup l’idée d’avoir une baignoire et d’avoir la possibilité de prendre des bains si j’en ai envie, mais dans les faits il est plutôt rare que je m’immerge la couenne plus de dix minutes.

Ceci dit, j’étais quand même curieuse de savoir ce que ça faisait de se tremper avec son ou sa chéri-e dans un bain vu qu’on m’a vendu l’idée dans quasiment tous les films du monde.

« Ouh ça a l’air sympa », me disais-je en toute naïveté. 

Ben tu t’en doutes, à moins d’avoir une baignoire de type olympique ou des talents de contorsionniste hors du commun, l’opération reste assez peu satisfaisante au final.

D’abord tu dois choisir lequel des deux va se taper le robinet (brûlant) dans le dos si vous décidez de vous installer face-à-face, et celui qui va devoir s’insérer comme il peut dans l’espace restant une fois le premier installé, tout en se tordant de manière fort peu gracieuse et exposant des parties de son anatomie jusqu’alors insoupçonnées. Si tu es comme moi, que tu détournes le regard du miroir pour ne pas te voir nue et que fermes à clé la salle de bain même quand tu es seule, laisse tomber l’angoisse.

Pourtant je ne suis pas spécialement grande ni rigide, j’arrive à toucher le sol avec le plat des mains en me penchant et tout, donc la seule conclusion face à cette désillusion est que ces couples dans les films se sont allongés à poil dans leur salle de bain et que la baignoire a ensuite été construite autour d’eux.

« Nous ne voyons pas d’autre explication »

Je ne parle même pas des pétales de rose à la con qui se collent partout sur toi (et dans toi, n’ayons pas peur de dénoncer la supercherie jusqu’au bout) ni même des bougies vu que je n’ai pas tenté la mort, sachant que je suis capable de m’ouvrir le doigt en épluchant une banane.

Faire la cuisine à deux — Mensonge #2

En fait, grosso modo, tous les trucs que tu es censée faire toi-même me paraissent relous quand tu essaies de les faire en couple. Typiquement, faire à manger avec son mec ou sa copine a l’air d’être une bonne idée sur le papier, ça permet de se répartir les tâches et de discuter un peu, ou alors d’en profiter pour se mettre nu-e-s en écrasant les tomates au passage avec ses fesses (mais non voyons ce n’est pas du vécu, allons, qu’est-ce que tu vas imaginer ?).

Une bonne idée donc, quand tu disposes d’une grande cuisine (ou que tu squattes chez des amis ou de la famille qui ont cette chance). Mais quand tu vis en studio avec une cuisine type « nulle » composée d’un bloc évier + deux feux électriques + un mini frigo, tu as vite fait de demander à l’autre de décarrer son cul du milieu, et fissa, avant qu’il/elle ne se prenne un coup d’économe entre les deux yeux (oui je deviens violente quand j’ai faim).

Souvent, en plus, on voit le mec arriver par surprise derrière la nana en train de manier un immense couteau et lui attraper la taille, à chaque fois je ne peux pas m’empêcher d’imaginer la fille se couper un doigt à cause du sursaut ou alors se retourner et lui planter la lame dans le bide par réflexe. Tout de suite ça pète un peu l’ambiance.

Ah bah c’est malin. Qui c’est qui va encore ramasser vos conneries ?

Les grandes déclarations — Mensonge #3

Encore un grand classique dans les films : après avoir tourné autour du pot jusqu’à en rendre leur déjeuner, les personnages principaux de l’intrigue sont enfin prêts à s’avouer leurs sentiments respectifs, mais il ne le font pas n’importe comment, non, eux ils font des DISCOURS.

C’est à dire que pendant plusieurs minutes, les deux protagonistes vont expliquer à l’élu-e de leur coeur et au public ému pourquoi ils s’aiment, comment ils vont s’aimer et à quel point leur vie va être fantastique à partir du moment où ils auront enfoncé leur langue dans la bouche de l’autre. Un vrai plan en trois parties, thèse-antithèse-synthèse devant lequel je ne peux pas m’empêcher d’être aussi admirative que circonspecte.

En effet, quand les héros, le plus souvent après une course poursuite effrénée à travers les rues de Paris ou New York (sous le regard blasé des passants qui voient ça environ douze fois par semaine) et sous une pluie battante-mais-pas-assez-pour-faire-couler-le-mascara-de-la-fille se rattrapent et se lancent dans de grandes déclarations d’amour, je t’avoue avoir du mal à empêcher mon sourcil droit d’aller danser la gigue avec mon front sous le coup de la perplexité.

Tu la sens, ma grosse émotion ?

Alors peut-être que j’ai la maturité émotionnelle d’un élève de CE1, mais en ce qui me concerne, ma conception de la déclaration romantique relève plutôt du post-it vaguement en forme de coeur laissé en évidence sur le frigo avec écrit :

Je t’aime même quand tu pètes au lit. Bisous. (PS : Pense à racheter du saucisson)

Voire ça :

Et encore, là c’est en étant DÉJÀ plus ou moins installée avec la personne. Quand je dois lui faire comprendre en amont que j’aimerais bien qu’on se taktak de manière bestiale voilà au mieux ce que ça donne :

– Hé je me disais, ça te dirait pas que, enfin qu’on, je sais pas on pourrait mdhzgfjgih
– Hein ?
– Non mais en fait ça serait cool qu’on aille gshfjgkkljjj
– Je suis désolé j’ai pas compris la fin, et pourquoi il se met à pleuvoir tout à coup ?
– Est ce que tu voudrais pas qu’on se [s’étouffe dans sa salive]
– Ça va ? T’es toute rouge ?
– T’AS VU C’EST MARRANT JE SAIS FAIRE DES PROUTS AVEC MES AISSELLES LOL

Voilà, pour le romantisme, on repassera.

Tant qu’on y est, je voudrais bien savoir qui a déclaré un jour que la pluie c’était super propice aux situations poétiques entre couples.

Au bout d’un moment il faut se rendre à l’évidence : la pluie c’est froid, ça mouille, ça te fait ressembler à un croisement entre un panda et un lévrier afghan avec option morve qui coule dans la bouche et en plus après t’as toutes les chances d’attraper la crève et de passer le reste de la semaine à vouloir mourir au fond de ton lit.

Voire à t’engueuler avec ta moitié parce qu’elle t’avait bien dit de prendre un parapluie, bordel on est en hiver, t’es chiante aussi.

Les engueulades théâtrales en public — Mensonge #4

Si les personnages de films se font des grandes tirades à base d’amour-toujours, de mariage en blanc et d’enfants blonds comme dans une pub pour des céréales, il arrive aussi souvent qu’ils fassent profiter à la Terre entière de leurs moments un peu moins Ricoré.

C’est-à-dire que quand ils s’engueulent pour une sombre histoire de chaussettes sales, de cuvette de chiottes pas relevée/baissée ou de regard un peu appuyé sur le ou la meilleur-e ami-e, c’est direct les hurlements, la vaisselle de mamie fracassée au sol, voire le verre dans la gueule au milieu d’un restaurant chicos.

Je ne sais pas pour toi, mais ce genre de scènes me met un peu mal à l’aise, surtout parce que personnellement je ne suis pas du genre à m’afficher en public, que ce soit niveau affection ou hostilité ; du coup il y a peu de chances de me voir effectuer des roulages de pelle et des cassages d’assiettes devant témoins.

Déjà de base, je crie rarement quand je suis énervée, je suis plutôt du style à râler quand quelque chose m’agace et à m’enfermer dans un silence de mort style Reine des Glaces quand mon compteur de vénéritude s’approche un peu trop du niveau « Danger – Apocalypse imminente ».

Là c’est ma réaction quand mon mec a fini tous les Shokobons.

Après j’ai bien conscience que dans la vraie vie, des gens font ça et que d’un point de vue cinématographique, ça rajoute à l’intensité dramatique de la dispute vu que non seulement les héros s’embrouillent mais en plus ils se tapent la honte devant des péons interloqués qui chuchotent derrière leur main.

N’empêche que les grandes crises où les gens deviennent tout rouges et se lancent des objets à la gueule pour régler leurs problèmes me laissent un peu dubitative, au cinéma comme dans la vraie vie.

En plus ça doit coûter cher en assiettes Ikéa.

Le sexe en goguette — Mensonge #5

On va finir par un autre grand classique des couples dans la fiction qui semblent trouver que se rouler dans un lit est so-2013-hashstag-old et qui testent divers endroits. Passons en revue les plus connus :

  •  Dans les bois, les prairies et autres paysages à base de végétaux : non.

  • Sur la plage : je déconseille, le sable ça crisse dans la raie. Et en plus j’ai peur des crabes.
  • Dans une voiture : pourquoi pas mais il faut être soit un peu souple, soit bien organisé, soit en avoir une grosse. De voiture.
  • Dans un ascenseur : petite claustrophobie + pudeur excessive = non merci, vraiment.
  • Sur le sol de la cuisine de ses beaux-parents : alors oui, mais fais gaffe, ça fait un peu froid au fion (toujours aucun vécu là-dedans, qu’on se mette bien d’accord).
  • Au bureau : « Oh bonjour monsieur le vigile, non c’est pas ce que vous croyez, en fait j’ai perdu mon taille-crayon et avec Roger on se demandait s’il ne ne serait pas par hasard égaré dans mon vagin, alors on cherche, haha, vous voyez c’est bête comme chou. »
  • Dans une piscine : à chaque fois que je vois des gens à la télé copuler dans une piscine je ne peux pas m’empêcher de voir le champignon des pieds de la pub s’installer dans mon conduit en ricanant. Insère ici le smiley triste de ton choix.

Brr.

  • Dans l’espace : là ça doit être plutôt cool. Mais peu pratique.
  • Sur le dos d’un dinosaure : encore plus cool mais un poil dangereux quand même.

Et toi, quels sont les clichés sur les couples qui te paraissent les plus décevants quand on les transpose à la vie réelle ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Gabelote
    Gabelote, Le 27 mai 2016 à 20h18

    :cheer:c'est exactement ça !

    Le bain : le jour où j'aurais une baignoire de trois mètres sur deux, oui, peut-être
    alternative au bain : la douche qui dégénère, hé ben c'est pas super pratique en fait.
    Les pétales de rose : ho ho ho et qui c'est qui passe derrière pour tout nettoyer ?
    Le sexe au bureau : là où tu ruines tout au moindre grincement de parquet (peur des collègues ou clients qui débarquent à l'improviste)
    Le bisou sous la pluie : alors nous en cas de pluie nous faisons parapluie séparé (différence de taille, parapluies XXL non encore en vente...)
    L'engueulade en public : j'aimais bien le faire "pour de faux" avec une copine... juste pour que les gens autour se sentent mal ^^ (oui c'est vilain)
    Réalité : 6- Hollywood 0

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