10 héros de dessins animés plus badass qu’on ne le croit

Doux dingues, enfants étranges, scientifiques obsessionnels, robots... LadyDandy vous présente dix héros de dessin animé bien plus forts qu'on ne le croit !

10 héros de dessins animés plus badass qu’on ne le croit

Voilà un petit équivalent masculin de la sélection (non exhaustive) des dix héroïnes badass de dessins animés auxquelles on ne pense jamais !

Pour cette liste, je me suis surtout focalisée sur des héros qui sortaient un peu de l’ordinaire au niveau des valeurs qu’ils représentent mais j’ai aussi essayé de faire la part belle à des films pas assez connus à mon goût…

On pense beaucoup à Gru de Moi, moche et méchant ces temps-ci quand on parle d’anti-héros de dessin animé mais il est loin d’être le seul à pas payer de mine au départ  !

Carl Fredricksen (Là-Haut)

On commence avec le très acclamé Là-Haut qui est mon Pixar préféré. J’ai hésité à inclure Wall-E mais bon… je ne sais pas si on peut techniquement dire que c’est un mâle !

Outre qu’il est le héros d’un super film, pourquoi Carl Fredricksen est un super personnage ? Tout d’abord, j’adore les petits vieux, ça change ! Ensuite, on suit son parcours depuis sa jeunesse, l’époque où il était un gamin timide et rêveur, ce qui permet énormément d’empathie et sa relation avec Ellie est vraiment touchante.

Enfin, il fait quand même voler sa maison avec des ballons, mais surtout, il évolue énormément et réapprend à aimer et à vivre au lieu de passer son temps à se morfondre, et ça, c’est badass !

http://www.youtube.com/watch?v=F2bk_9T482g

Pleurer en quatre minutes de film.

Hoppity (Douce et Criquet s’aimaient d’amour tendre)

À part Dreamworks, Disney a eu d’autres concurrents sérieux : Don Bluth, les frères Warner… et les Studios Fleischer (Betty Boop, Popeye). Malheureusement, ces derniers n’ont pas pu rivaliser avec Disney vu le flop de leur second long-métrage, Douce et Criquet s’aimaient d’amour tendre (Mr Bug goes to Town) — sorti deux jours avant l’attaque de Pearl Harbor, faut dire (erreur de timing).

Personnellement, je trouve ce film excellent, très drôle et autrement plus complexe dans ses enjeux et ses personnages que Blanche-Neige ou Dumbo — que Disney produisait à la même période.

On suit les pérégrinations de Hoppity, un jeune américain typique (et un criquet) qui retourne au bercail : une petite ville d’insectes hélas menacée par les humains qui prévoient de bâtir un immeuble dans leur parc.

Hoppity est un jeune premier, donc pas nécessairement le héros le plus original qui soit mais même s’il n’est qu’un criquet, il est brave (en dépit du bon sens), optimiste (en dépit du bon sens) et se soucie des autres et ça, ça reste très badass !

Ashitaka (Princesse Mononoké)

Les héroïnes de Miyazaki ont beau dépoter sévèrement, les héros n’en sont pas pour autant réduits à des seconds couteaux. Personnellement, j’ai un gros gros faible pour Ashitaka dans Princesse Mononoké (film qui est pourtant loin d’être mon préféré des studios Ghibli).

Le fait que sa colère soit présentée comme foncièrement négative et nocive pour lui le rend très intéressant à mon sens et amène en lui cette volonté admirable de ne pas prendre de parti et de comprendre les deux côtés (Dame Eboshi et San) ce qui permet d’éviter un certain manichéisme.

Certes, Ashitaka n’est pas le plus actif mais sa position nous permet de suivre les évènements en ayant tous les enjeux en tête. Grâce à lui, on est à la fois impliqués et questionnés ce qui donne un résultat vraiment subtil. Ashitaka, un idéaliste qui essaie de porter sur le monde un regard sans haine… badass !

Lian-Chu (Chasseurs de Dragons)

Chasseurs de Dragons est une production française qui me rend assez fière de mon pays : c’est visuellement superbe et très inventif même si les personnages ont encore un peu l’air d’être en plastique, la mise en scène est très dynamique et l’histoire, si elle est simple et manque un iota de profondeur, est servie par des dialogues très bien écrits.

Parmi les personnages, on a entre autres une gamine très cool qui rêve d’être « chevalière » (en dépit de son oncle misogyne), Gwizdo le petit nerveux qui a du bagou, une mascotte bleue qui aurait pu être irritante et réussit à ne pas l’être et… Lian-Chu, le cliché de la grosse brute au coeur tendre (qui ne fait plus office de personnage secondairo-tertiaire comme dans Raiponce avec le collectionneur de petites licornes… Ceci dit, chez Disney, dans la même catégorie y a Pacha de Kuzco et il est bien badass aussi !).

Bref, Lian-Chu est fan de tricot, doux comme un mouton (faut pas toucher aux moutons !) et d’une vraie droiture morale malgré la mauvaise influence de son arnaqueur de comparse. Lian-Chu, c’est pas que du muscle, c’est surtout du coeur : badass !

Miguel (La route d’Eldorado)

J’aime les héroïnes Dreamworks mais j’aime aussi beaucoup les héros, qui sont un peu les spécialistes du mec sous-estimé qui sauve la journée ! Megamind, Harold, Jack Frost, Sinbad, Moïse, Shrek… même combat !

Cependant, Dreamworks est aussi spécialiste dans le domaine de l’exhibition de popotin de ses héros : Shrek, mais aussi Sinbad, Ramsès, Miguel et Tulio dévoilent leur fondement. Youhou !

De tous les Dreamworks en 2D, je garde un attachement particulier pour La Route d’Eldorado, notamment pour son duo culte à la bromance larmoyante : Miguel et Tulio ! Et même si j’aime beaucoup Tulio le pragmatique, je dois dire que Miguel le rêveur idéaliste et naïf me semble un meilleur personnage (à un micron près).

C’est le seul à réellement chercher à connaître les Eldoradiens (Eldoradois ?) et à s’intégrer, au lieu de simplement asseoir sa supériorité sur eux en tirant profit de leurs croyances… Il a aussi l’air beaucoup moins individualiste que son pote. Bref, vive Miguel, le rêveur faussement naïf qui ne pense pas qu’à sa tronche : badass !

Ah là là, quand je pense que ce film était censé avoir une suite. C’est triste…

Norman (Paranorman)

À partir de maintenant, cette liste ne sera composée que de « cassos » (cas sociaux : vous savez, ces enfants qui sentiraient la salive et mangeraient leurs crottes de nez et à côté desquels vous ne vouliez être placés sous AUCUN prétexte), qui sont souvent beaucoup plus intéressants et moins lisses à mon sens que des personnages qui commencent avec moins d’handicaps.

Bref, L’étrange pouvoir de Norman est excellent et, entre autres, l’un des seuls (le seul ?) film pour enfant à évoquer l’homosexualité aussi frontalement et subtilement (il faut y jeter un oeil, sérieusement).

Le héros, Norman est un petit garçon qui voit les morts et parle avec eux très poliment, ce qui inquiète beaucoup sa famille et lui attire les foudres des petites brutes du collège. Pourtant, son don est bien utile lorsqu’il s’agit de sauver sa ville d’une apocalypse zombie causée par la malédiction jetée par une sorcière des siècles auparavant.

Là, au lieu de réagir par la violence comme la foule qui veut lyncher les zombies, Norman cherche à arranger la situation intelligemment et à comprendre, et apprend lui-même que la vengeance n’apporte rien, qu’importe le mal qu’on nous a fait. Et ça, c’est bien badass !

Notez que j’adore aussi son copain, gros Neil, qui est vraiment très intelligent avec un humour caustique dévastateur et qui n’est pas caractérisé par son amour pour la bouffe. Pour une fois qu’on a un petit gros cool !

Et sinon, la meilleure scène du film (je me reconnais tellement) :

http://www.youtube.com/watch?v=RjN3xGql2FI

Milo Thatch (Atlantide, l’empire perdu)

Atlantide, l’empire perdu n’est certes pas le meilleur Disney qui soit mais j’adore son ambiance steampunk, ses personnages multiples délicieusement croqués et les dialogues très drôles (« je dors à poil » : réplique culte) !

Milo Thatch, le héros, est un intellectuel assez méprisé par ses comparses pour son manque de virilitélinguiste, plombier, les femmes doivent se l’arracher »), mais dont les compétences et la droiture morale demeurent pourtant admirables.

Un rien bavard (« Des rondelles de carottes… j’ai vomi des carottes et j’ai même pas mangé de carottes ! »), un rien maladroit (avec son caleçon qui gonfle dans l’eau), un rien geignard aussi sur la fin, mais heureusement, ça ne dure pas, Milo conserve tout de même la plupart du temps un enthousiasme et une sincérité vraiment badass, une vraie bouffée de fraîcheur parmi ses collègues blasés (dont on retiendra La Taupe, représentant cradingue de notre beau pays).

Wybie (Coraline)

Wybie est… spécial. Son rôle dans Coraline est plutôt limité comparé à celui des autres personnages cités dans leur propre film mais je le trouve vraiment marquant. Comme Coraline, déjà : c’est un personnage d’enfant très bien écrit avec toutes ses bizarreries et obsessions chelou (se prendre en photo avec une limace) et même s’il a un côté stalker un rien inquiétant, c’est vraiment un gosse sympa et sur qui on peut compter.

Qui plus est, j’apprécie beaucoup le fait qu’il soit noir, ce qui est assez original dans un dessin animé, d’autant plus que ce personnage est über cool et que sa couleur de peau ne change absolument rien à son rôle ou caractère. Ce qui est bizarre c’est que personne ne grille qu’il est noir : ma cousine était persuadée qu’il avait juste la peau mate ; ça la dérangeait un peu d’adorer un personnage noir je crois mais elle s’y est fait… Elle n’est pas la seule à avoir tiqué là-dessus d’ailleurs.

Trêve de digression, si la main d’un monstre arachnéen issu d’un monde parallèle vous attaque, Wybie sera là pour aider, ça c’est un ami badass !

Schmendrick (La Dernière Licorne)

Je suis folle de La Dernière Licorne (bouquin, film, BD) et je le recommande à tout le monde même si l’animation vieillit (et promis, c’est la DERNIÈRE fois que j’y fais allusion) !

De tous les personnages de La Dernière Licorne, je dois dire que Schmendrick est mon préféré. Il est assez complexe : magicien minable, son maître lui a jeté un sort et il restera éternellement jeune tant qu’il ne sera pas parvenu à maîtriser sa magie.

Le pauvre Schmendrick est complètement terrifié et torturé à l’idée de vivre éternellement sans jamais parvenir à devenir un vrai magicien, mais à côté de ça il n’en fait pas des caisses, ne se plaint jamais (ou rarement) et reste vraiment facile à vivre.

Humble, généreux et serviable, il lâche aussi parfois des petites évidences avec une simplicité adorable : « On est rarement pris pour ce qu’on est vraiment », « Il n’y a pas de fin heureuse parce que rien ne finit vraiment », « Peu de gens le savent quand ils sont heureux mais je crois que je le suis »… À côté de ça, Gandalf, ses grands airs et ses « flammes doudoune » peuvent aller se rhabiller, moi je dis !

Schmendrick est un sage qu’on prend et qui se prend lui-même pour un idiot : badass !

Arthur (Mission : Noël, les aventures de la famille Noël)

Comme tous les films des studios Aardman qui ne sont pas Wallace et Gromit (à l’exception de Chicken Run), Mission : Noël les aventures de la famille Noël (paye ton titre français pourri) s’est fait un peu cracher dessus à la sortie.

Pourtant, en plus d’être excellent en terme de rythme, d’humour, de narration, de cohérence et de trouvailles visuelles, il est réalisé par une femme (fait suffisamment rare pour être souligné… les deux précédents que j’ai en tête étant Marjane Satrapi et Brenda Chapman) et dispose d’un casting vocal de rêve : Jim Broadbent, Bill Nighy, Hugh Laurie, Imelda Staunton, Ashley Jensen, Eva Longoria et surtout James McAvoy qui joue le rôle d’Arthur, mon héros préféré de tous les temps.

Je suis fan de son design très clownesque : il n’est pas beau, mais mindieu qu’il est adorable. Niveau caractère, on fait face à un garçon assez spécial. Comme les quatre précédents, c’est un « cassos », un vrai : il est obsédé par Noël et sa magie et pourrait presque devenir inquiétant tellement il y croit…

Mais c’est surtout le mec le plus gentil du monde et le reste de la famille Noël, cette bande de carriéristes qui perdent « la magie » des yeux au profit d’une efficacité mécanisée ou d’une vaine gloire auraient bien besoin de se rappeler que Noël, cette fête consumériste au possible, n’a d’intérêt que par les valeurs altruistes qu’elle transmet. Arthur, c’est un maladroit, un relou, mais avant tout un personnage tolérant, pas rancunier pour un sou, généreux et vraiment moins bête qu’il en a l’air : badass !

Et son rire est tellement extra : qui peut garder son sérieux en entendant ça ?

Bonus ! Deux personnages inclassables !

Le géant de fer

Comme Wall-E, je peux pas trop statuer de son sexe, n’empêche que ce personnage, même s’il n’est qu’une machine, est probablement un des personnages animés qui m’aura fait le plus chialer.

Pas grand-chose à dire de plus : zieutez Le géant de fer (film de Brad Bird, papa des Indestructibles), il en vaut la peine… Et en plus le design est inspiré par le robot du Roi et l’Oiseau (j’aime quand des films français inspirent les Américains, je me sens plus importante… le syndrome du petit pays) !

Pour décrire un peu la bête, le géant de fer est une espèce de bébé métallique de cinq mètres de haut qui finit par sauver la planète par amour pour un môme car oui, il est capable de ressentir des sentiments dans son gros coeur d’acier. Badass !

Hana (Tokyo Godfathers)

Ceux qui disent que Tokyo Godfathers n’est pas la meilleure oeuvre de Satoshi Kon ont probablement raison (Paprika !) mais… moi je l’aime beaucoup. Encore une histoire de Noël tiens.

Parmi les personnages, j’ai un gros faible pour Hana, un travesti SDF dont la présence semble assez incongrue mais qui me fait passer des rires aux larmes en trois secondes chrono malgré sa folle exubérance un rien caricaturale. Désespérée et très lucide sur sa situation, elle cache son vague à l’âme en se donnant en spectacle continuellement ; c’est elle le moteur initial de l’action et le lien entre les personnage. Optimiste, énergique et impulsive, elle ne baisse jamais les bras. Badass !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Terrific-fluffy-bunny
    Terrific-fluffy-bunny, Le 1 mai 2014 à 3h43

    J'ai adoré cet article, mais il y a quelque chose qui m'ennuie un peu avec le débat sur "Wybie est noir".

    Edit: grosse erreur de ma part!
    L'amalgame n'a pas été fait entre métis et noir, donc oubliez, j'ai perdu ce que j'avais à dire :red:

    Je voudrais juste préciser que si on est sûrs que sa g-m est noire, on n'est pas sûrs qu'il le soit lui-même, et donc même s'il est métis, ça ne fait pas de lui un noir...
    Voili voilou.

    Puis ça change pas grand chose au film finalement. S'ils avaient voulu être révolutionnaires, peut-être qu'ils auraient pu faire en sorte qu'on capte justement que c'est un noir... ça aurait été plus efficace.

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