HeForShe débarque en France pour encourager les femmes à se lancer dans le numérique

Pourquoi y a-t-il si peu de femmes dans le numérique ? Mercredi 28 septembre avait lieu l'événement HeForShe IT Day qui tentait de répondre à cette question. Reportage.

HeForShe débarque en France pour encourager les femmes à se lancer dans le numérique

— Cet article a été rédigé dans le cadre d’un partenariat avec Epitech.
Conformément à notre Manifeste, on y a écrit ce qu’on voulait.

Tout a commencé avec un constat très simple. À Epitech, école d’informatique, il n’y a que 5% d’élèves de genre féminin… Pourtant, quand on regarde l’humanité dans son ensemble, les femmes représentent la moitié des effectifs !

Le nombre de femmes faisant des études d’ingénieur est en constante augmentation… Sauf dans le monde de l’informatique. D’ailleurs pas besoin d’aller loin pour s’en rendre compte : cela fait 11 ans que madmoiZelle existe et il n’y a eu qu’une minorité de développEUSES dans l’équipe.

Le mercredi 28 septembre avait lieu l’événement HeForShe IT Day, co-créé par l’ONU Femmes France et l’association féministe de l’école Epitech, E-mma. Au programme de cette journée, des conférences pour promouvoir la place des femmes dans ce corps de métier ainsi que des cours de codes pour des collégien•nes et lycéen•nes invité•es sur les lieux.

Les métiers du numérique confrontés aux clichés

Après une brève présentation de l’évènement et de ses partenaires, une conférence a eu lieu sur le thème : pourquoi y a t-il si peu de femmes dans le domaine du numérique ? Un intervenant en a profité pour demander au public rempli de collegien•nes/lycéen•nes si ils et elles avaient envie de se lancer dans ce milieu.

Une première fille a répondu d’un « non » clair, avant d’expliquer qu’elle est « trop littéraire » pour ça. Pourtant être littéraire n’est pas forcément un problème ! Dipty Chander, présidente d‘E-mma France me l’a confirmé ensuite : pas besoin d’un bac scientifique pour apprendre à coder. C’est une logique qui peut s’apprendre très jeune. La preuve : son association propose des cours d’initiation à cette pratique dès le collège.

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Une seconde fille a répondu qu’elle avait envie de se lancer dans le développement Web, mais qu’elle entend sans cesse des remarques sur le fait que c’est un environnement difficile et presque entièrement masculin. Si elle dit s’en foutre, ces clichés ont la vie dure et en découragent plus d’une….

Rencontre avec Marine Aubin (Girlz In Web), femme inspirante

C’est contre ces idées reçues que Marine Aubin, co-présidente de Girlz In Web et administratrice à l’ONU Femmes France, se bat depuis des années. Elle participait à la cette fameuse conférence et son franc-parler m’a interpellée. Voici son interview.

Le développement Web, ce n’est pas si compliqué !

Sur madmoiZelle, nous avons plusieurs fois parlé des développeuses Web. Ludwine tenait en 2013 des propos similaires à ceux que j’ai pu entendre à la conférence.

« Il ne faut pas se poser de barrières. Les filles sont autant capables de résoudre des problèmes complexes que les garçons, il n’y a pas de différence de capacités. »

Et si vous ne trouvez pas d’intérêt dans l’idée de coder, sachez qu’en 2015 Amélie, ancienne développeuse pour le site avait su vendre son métier à Clémence Bodoc.

« C’est un peu cliché, mais une fois que tu sais coder, que tu sais faire un site Internet, tu fais ce que tu veux ! Tu as le pouvoir ! Tu trouves un travail en trois jours, en plus. Tous les développeurs ne sont pas des hackers potentiels, mais on a du pouvoir. »

Après cette expérience et ces lectures, je ne me vois toujours pas faire du développement Web… Mais j’aimerais bien apprendre à coder. Mission réussie pour toutes ces femmes empouvoirantes !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Sailorocean
    Sailorocean, Le 29 septembre 2016 à 16h42

    Une première fille a répondu d’un « non » clair, avant d’expliquer qu’elle est « trop littéraire » pour ça. Pourtant être littéraire n’est pas forcément un problème !
    En effet ! Je suis en 5e année à EPITECH, et à la base... J'ai un bac L (bon, qui date un peu maintenant, j'ai fait quelques années de fac avant tek). J'ai bien eu un peu de mal lors de ma première année, le temps d'acquérir la logique nécessaire... Mais je ne suis pas particulièrement intelligente, donc c'est à la portée de toutes. Maintenant, je m'en sors plus que bien, j'arrive au terme de ma scolarité et cette école a beau avoir des hauts et des bas, ça a été la chance de ma vie, moi, petite littéraire qui ne savait pas quoi faire de sa vie et qui aimait faire des sites web. :)

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