Les grévistes pour le climat réclament une sortie du capitalisme

La mobilisation étudiante et lycéenne pour le climat se poursuit. Chaque vendredi, conférences et manifestations rythment la détermination de celles et ceux qui luttent pour le climat.

Les grévistes pour le climat réclament une sortie du capitalisme

Chaque semaine, les revendications des porteurs et porteuses du mouvement de la Grève de la Jeunesse pour le Climat sont rapportées sur madmoiZelle.

Ce vendredi 15 mars, un rassemblement est prévu à 13h Place du Panthéon à Paris.

Vendredi 15 mars, 5ème acte pour une sortie du capitalisme

Effleuré dans les revendications de la semaine passée autour de l’écoféminisme, le rôle du capitalisme dans les politiques environnementales est aujourd’hui au cœur des revendications des jeunes qui se réunissent aujourd’hui pour le climat.

Peu convaincu·es par la proposition du ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer d’organiser des débats sur le climat entre 16h et 18h aujourd’hui dans les établissements scolaires, les orgas du mouvement interpellent de nouveau le gouvernement et réclament 3 mesures :

Réglementer la taille des entreprises

Interdire la publicité marchande incitant à la consommation, sous toutes ses formes

Affirmer la séparation des pouvoirs politique, économique et médiatique, et ainsi interdire à toute personne présentant des conflits d’intérêts dans un secteur économique ou dans un média, ainsi qu’à ses proches, d’occuper un poste d’élu·e

Retrouve l’historique de cette mobilisation ci-dessous !

Vendredi 8 mars, 4ème acte pour un écoféminisme

« Devant l’urgence écologique et sociale, nous affirmons que le système prônant la domination de la nature est le même que celui prônant la domination des femmes, et que la révolution écologiste sera féministe ou ne sera pas. »

C’est sur ces mots que se conclue la tribune des lycéens en grève pour le climat qui interpellent cette semaine le gouvernement sur les liens entre féminisme et écologie.

Mais qu’est-ce que l’écoféminisme ? Pour les lycéens qui se réunissent de nouveau aujourd’hui à Paris, les causes environnementales et féministes souffrent des deux mêmes maux : la domination masculine et la compétition malsaine.

Dans leur tribune, les grévistes dénoncent la course au profit économique qui se fait au détriment d’un bien être écologique. Pour la Journée internationale des Droits des Femmes, ils rappellent au passage que les premières victimes des catastrophes naturelles liées au dérèglement climatique sont des femmes.

Les militant·es souhaitent également désacraliser le rapport des femmes à la terre, à la vie et à la nature, « tourné en ridicule » parce qu’attribué plus fréquemment à une sensibilité dite… féminine.

« Tandis que dominer la nature correspond à l’apanage d’une virilité toxique que l’on nous conditionne à valoriser depuis notre enfance, préserver la nature, attitude associée à une fragilité et une sensibilité féminine, est tourné en ridicule. »

Le mouvement adresse cette semaine 4 revendications au gouvernement :

« 1 – Nous exigeons l’abandon de ces remèdes technologiques qui ne visent qu’à maintenir le statu quo et qui menacent l’intégrité de la planète

2 – Nous exigeons que soit posée l’interdiction de toute publicité sexiste faisant du corps féminin un objet de consommation et une promesse de vente

3 – Nous appelons le gouvernement à mettre en place un véritable programme éducatif féministe

4 – Nous exigeons plus que tout l’arrêt immédiat du financement public de l’armement (dont la production et la vente d’armes) et particulièrement l’abolition des armes nucléaires »

Tout est parti de Suède, en 2018. Greta Thunberg, lycéenne de 16 ans, décide d’arrêter d’aller à l’école, et choisit plutôt d’aller se poster sur les marches du Parlement.

Expliquez-lui quel est l’intérêt d’étudier pour préparer un futur, dont l’inaction des gouvernements vis-à-vis de la crise climatique est en train de nous priver ?

Parce que « passe ton bac d’abord » c’est une bonne idée seulement s’il restera une planète quelques années après le bac.

Greta Thunberg et la grève scolaire

La grève scolaire de Greta Thunberg s’est répandue comme une traînée de poudre. Sous la bannière des « vendredis pour l’avenir », #FridaysForFuture, les manifestations s’organisent.

Voyez plutôt le programme de ce vendredi 1er mars 2019.

Grève scolaire en France, actes 2 et 3

La semaine dernière, vendredi 22 février, les étudiant·es s’étaient mobilisé·es pour exiger des réponses et des engagements forts du gouvernement concernant la question des énergies.

En France, à Paris, la mobilisation ne se traduit pas uniquement par une manif ou un sitting : dans la matinée, des conférences et débats sont organisés dans plusieurs facs.

Esther Reporter a réalisé une vidéo sur la journée du 22 février, qui montre bien la diversité des actions menées, et l’intention très claire derrière ces mobilisations : sortir de l’inertie et de l’indifférence.

Greta Thunberg est venue en France

Plusieurs leaders des mouvements lycéens et étudiants avaient fait le déplacement pour inspirer et mobiliser plus largement encore, en Europe et dans le monde.

Greta Thunberg pour la Suède, Louisa pour l’Allemagne, Anuna et Adélaïde pour la Belgique ont pris la parole place de la République à la mi-journée, pour souder la mobilisation.

Queen Camille était présente avec la caméra du vlog, tu peux retrouver quelques images dans le vlogmad de la semaine !

Grève scolaire en Europe
Esther Reporter a été aux manifestations pour le climat à Bruxelles et à Paris, elle a documenté chacun de ses reportages en story sur son compte Instagram.

Clique sur l’image pour accéder à son profil, et clique ensuite sur la story en highlight #ClimateStrike : attention, ça ne marche que sur mobile !


Vendredi 1er mars, 3ème acte de la mobilisation pour le climat

Ce vendredi 1er mars sonne le 3ème acte de la mobilisation des étudiant·es et lycéen·nes pour le climat.

Le mot d’ordre de ce 3ème vendredi est la révolution alimentaire :

« Cette semaine, en plein salon de l’agriculture, nous proposons au gouvernement de travailler sur les questions d’alimentation et d’agriculture. Nous l’appelons à :

1- Permettre à chacun·e d’adopter une alimentation issue de l’agroécologie, locale, éthique et non carnée

2- Prendre les décisions qui s’imposent pour préserver les terres agricoles, dont la fin des grands projets inutiles comme Europacity

3- Réduire drastiquement le gaspillage alimentaire.

Rendez-vous vendredi pour une grande manifestation dans le quartier latin, départ place St Michel.

En parallèle des actions de désobéissance civile seront menées. »

Toutes les informations pour se joindre à la mobilisation sont à retrouver sur Facebook.

Participes-tu à ces mobilisations ? Qu’est-ce qui s’organise dans ta fac, ton université, ton école ?

Viens partager tes ressources dans les commentaires !

À lire aussi : Grève pour le climat : la mobilisation étudiante démarre le 15 février

Clemence Bodoc

Salut toi <3

Je suis la rédactrice en chef de madmoiZelle.com, mais j'écris aussi des articles d'actu, société, politique, vie professionnelle & quelques témoignages parfois pour cette communauté fantastique que sont les lectrices de <3 madmoiZelle.com <3

Dans mes messages ici, je pratique les règles de proximité et de majorité dans les accords grammaticaux (parce que les règles actuelles sont encore sexistes, et que fuck patriarchy :rockon:

Exemples :
- 1 000 femmes et un homme sont allées voter (= majorité au féminin)
- Maxime, Victor et Joséphine sont allées voter (= proximité du féminin)

Je suis trop jeune pour être déjà blasée de la vie, mais trop vieille pour encore ignorer les conséquences de mes (in)actions. J'ai trop d'énergie à revendre pour n'être que spectactrice, mais j'en ai pas assez pour remplacer Atlas et porter le monde sur mes épaules.

Je voyage pour réfléchir, écrire, rencontrer, confronter, avancer, revenir. Je suis végane parce que je suis convaincue que ce choix est juste.

J'abuse des smileys :cretin::yawn: :taquin: & :troll: (mais avant c'était :unicorn::rainbow::paillettes: et :free: alors disons que c'est un progrès ! :top: )

Je réponds aux questions, mais jamais aux insultes, parce que j'aime le dialogue mais que je n'ai aucune patience pour le mépris. :v:8);)

N'hésite pas à me mentionner et/ou à m'envoyer un message privé ! :bouquet::banana::free:

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Commentaires

Tessy

ça rejoint un peu la question que tu posais sur "pourquoi l'extrême-droite soutient-elle les thèses climato-sceptiques ?", au final. Parce que l'extrême-droite, voire le conservatisme de façon générale, souhaite le maintient du statu quo, vu qu'il lui bénéficie. Hors l'écologie commence de plus en plus à remettre en question notre modèle productiviste et nous ouvre les yeux, indirectement, sur ce que peuvent vivre les populations les plus défavorisées. Elle interroge ce système, et remet en cause ces justifications. Et ça, ni l'extrême-droite, ni le capitalisme ne le souhaitent. Donc ils marchent main dans la main sur ces questions-là. (zavez vu comment j'essaie de revenir à la conversation initiale sur le rôle du capitalisme ? :lol:)
Là où le soutien de certaines extrême-droites aux thèses climato-sceptiques m'étonne quand même, c'est que j'ai déjà vu passer des groupes identitaires/réactionnaires qui étaient très axés sur l'idée de "retour à la terre" (sous-entendu: la terre natale et pas celle de ton pays d'adoption bien sur); et qui auraient toutes les raisons de se saisir de la question écologique pour montrer que "regardez, les déplacements de population génèrent du CO2, chacune.e chez soi, ça ira mieux, restez dans nos bonnes traditions de chez nous avec lesquelles on vit depuis 10 000 ans sans mettre en péril notre survie..."

Faut croire qu'il y a des gens qui considèrent comme leur rôle sur terre de cocher tous les critères de détestabilité :dunno:
 

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