Grands prix littéraires : l’essentiel à retenir

LE PRIX GONCOURT C’est quoi ce prix ? Le plus prestigieux des prix littéraires français ! Il récompense « le meilleur ouvrage d’imagination en prose, paru dans l’année » et en langue française, le meilleur roman français donc. Le lauréat gagne une dotation de 10 euros, mais inutile de le plaindre, la mention « Prix Goncourt » […]

Grands prix littéraires : l’essentiel à retenir

LE PRIX GONCOURT

C’est quoi ce prix ? Le plus prestigieux des prix littéraires français ! Il récompense « le meilleur ouvrage d’imagination en prose, paru dans l’année » et en langue française, le meilleur roman français donc. Le lauréat gagne une dotation de 10 euros, mais inutile de le plaindre, la mention « Prix Goncourt » qui s’affichera bientôt en bandeau rouge sur son roman va lui permettre d’écouler quelques milliers de livres ! En effet, le Goncourt est un des prix qui se « vend » le mieux.

Il est décerné par : l’Académie Goncourt, un cercle littéraire composés de dix membres recrutés par cooptation (c’est-à-dire désignés par les membres du cercle eux-mêmes), tous écrivains.

Lauréat 2008 : Syngué Sabour (P.O.L) du Franco-Afghan Atiq Rahimi.
« Syngué sabour » désigne, dans la mythologie perse, une pierre magique à laquelle les gens confient leur détresse. Le roman de Rahimi met en scène les confessions d’une épouse au chevet de son mari, des confessions qui vont lui permettre de se libérer de l’oppression conjugale et religieuse.
Syngué Sabour
est le premier roman écrit en langue française de l’auteur.

C’est quoi ce prix ? « Un prix de journalistes, auquel nous donnerions le nom de Théophraste Renaudot, le premier journaliste. »
Traditionnellement, le Renaudot complète le Goncourt. Deux livres sont d’ailleurs désignés au cas où le lauréat du Renaudot aurait déjà le Goncourt.

Il est décerné par : dix membres, critiques littéraires et écrivains, également recrutés par cooptation.

Lauréat 2008 : Le Roi de Kahel de Tierno Monénembo (Seuil)

C’est quoi ce prix ? La classe internationale !
C’est Alfred Nobel qui, en 1895, demande dans son testament à ce qu’une organisation soit créée pour récompenser les personnes qui auront oeuvré pour le bien de l’humanité dans les domaines suivants : la paix, la médecine, la chimie, la physique et la littérature. Dans cette discipline, pour être sâcré, il faut avoir derrière soi "une œuvre littéraire faisant la démonstration d’une impressionnante force idéaliste", un concept disons… fluctuant ! Si je devais vraiment grossir le trait, je dirais qu’aujourd’hui, pour avoir une chance de remporter le prix, être de gauche aide pas mal…
En plus d’un prestige évident, il faut noter que le lauréat remporte une coquette somme pour l’aider à continuer ses travaux en toute quiétude : environ un million d’euros (qui proviennent des intérêts dégagés des biens légués par Alfred Nobel). Jackpot !

Il est décerné par : "les dix-huit", un comité composé d’enseignants, d’écrivains et de traducteurs membres de l’Académie suédoise (puisque M. Nobel était Suédois).

Le lauréat 2008, en quelques mots : Jean-Marie Gustave Le Clézio. Eh oui, c’est l’oeuvre littéraire d’un français que les membres de l’Académie ont choisi de récompenser cette année ! Le Clézio a 68 ans, il a écrit une cinquantaine d’ouvrages (Le procès-verbal, Désert, Ritournelle de la faim,…), et il est, selon l’Académie, "l’écrivain de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur d’une humanité au-delà et en-dessous de la civilisation régnante".

C’est quoi ce prix ? Le prix Femina a été fondé par des collaboratrices du magazine La Vie heureuse (aujourd’hui Femina) afin de pouvoir encourager les femmes de lettres, ce que le jury du Goncourt ne faisait pas à l’époque.
Aujourd’hui, le prix récompense aussi bien les écrivains que les écrivaines. En revanche, il est toujours composé exclusivement de femmes (en réaction à ce prix dit féministe, vient d’être créé le Prix Virilo, cf. news).

Il est décerné par : un jury exclusivement féminin.

Lauréat 2008 : Jean-Louis Fournier pour Où on va papa? (Stock), un récit de père sur la vie avec deux enfants handicapés. Le livre était un succès de librairie avant même l’obtention du prix.

C’est quoi ce prix ? Un jeune prix, fondé en 1994 par l’écrivain Frédéric Beigbeder. Sa vocation est de récompenser l’indépendance, la liberté et l’insolence d’un écrivain, souvent jeune, du moins prometteur. Ce dernier recevra, en plus d’un peu de sous, un verre de Pouilly (sorte de vin), gravé à son nom, à consommer tous les jours pendant un an au Café de Flore.

Il est décerné par : 13 journalistes.

Lauréat 2008 : La meilleure part des hommes (Gallimard) de Tristan Garcia.
Après avoir fait l’unamité dans la presse, voilà que le roman de Garcia sur les « années sida » fait l’unanimité au sein du jury du Flore. Mouais.
Notre avis sur La meilleure part des hommes

C’est quoi ce prix ? Dans l’idée, le Médicis est un peu l’ancêtre du Flore. Ses créateurs ont voulu en faire un prix littéraire « pas comme les autres », récompensant un jeune auteur inconnu, à la plume qui sent bon le neuf !
Il fêtera ses 50 ans cette année.

Il est décerné par : un jury composé de dix membres, dont Frédéric Mitterrand et Pierre Leroy.

Lauréat 2008 : Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas de Roblès (Zulma)

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