Grandes écoles : quand les filles prennent le pouvoir par le savoir (rue89)

Pondu par Fab le 4 janvier 2009  

Cet article de David Severnay sur rue89.com aborde un sujet matière à débat : les filles s’imposent dans de nombreux concours de Grandes Ecoles. Va donc le lire et reviens-en en causer sur notre sujet de réaction, si tu veux bien :)

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Les 10 dernières réactions à cet article

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  1. Le 04/01/2009 à 16h15

    C'est un excellent article !
    Je n'avais jamais vraiment réfléchi à ça ; je trouve que penser au fait que les filles sortent moins est une bonne idée. Je suppose que ce n'est pas la seule raison, mais mon exemple y ressemble un peu. J'ai toujours eu des résultats honorables et mes parents ont toujours été réticents à ce que je sorte. Mon frère, lui, a pu sortir plus jeune, plus tard et plus souvent, et ses résultats sont proches de la médiocrité. Je pense qu'effectivement ça joue beaucoup.

    Mais je ne suis pas convaincue que les filles travaillent consciemment plus parce qu'elles savent que ce sera plus dur pour elles de réussir dans le monde du travail. Je pense que, étudiante, on ne se rend pas vraiment compte que le monde de l'entreprise est plus favorable aux hommes. On travaille par habitude, parce qu'on suit un modèle de fille sérieuse, parce qu'on a l'habitude de travailler studieusement. Je ne crois pas que ça se fasse consciemment, ce travail plus acharné pour y arriver.
  2. Le 04/01/2009 à 16h21

    Bonjour,
    J'ai lu l'article avec attention et j'avoue qu'il me parait incomplet, car dans la filière scientifique, on ne cite que les deux écoles de prestige : l'ENS et l'X.
    Or les écoles d'ingénieurs ne se réduisent pas à celles deux. Moi-même, j'appartiens à une école d'ingénieurs, et les filles sont en minorité (quand même 25% environ, ce qui est beaucoup je trouve). Je pense que l'auteur a bien fait de souligner les autres grandes écoles, mais ce qu'il dit me parait presque évident. Plus de filles en journalisme, plus de filles en commerce, plus de filles en médecine. Ecriture, commerce, prendre soin des gens, des domaines attractifs pour une fille "normale" si on s'en tient aux clichés.
    Les maths, la physique, la chimie, les sciences industrielles ? C'est par cette voir qu'on intègre une école d'ingénieurs classique : Centrale, Mines, Arts& Métiers (quand même très orientée méca à la base), écoles en tout genre (maîtrise des risques industriels, travaux publics, informatique, aéronautique, mécanique, électricité...). Les filles ne sont certes pas majoritaires, mais de plus en plus présentes. Il suffit de regarder les statistiques sur scei-concours.org, qui prend soin de détailler le nombre de filles inscrites, admissibles et admises par concours, écoles, filières...
    L'important n'est pas d'avoir des filles qui étudient de toute manière, comme le dit justement un commentaire de l'article sur le site rue89, mais des filles qui ont un boulot égal, à salaire égal, puisqu'à compétence égale avec un garçon. Et pour le moment, ça reste très, très minoritaire !
  3. Le 04/01/2009 à 16h22

    C'est plutôt bien non? Sachant que plus aucune fille (ou presque) ne se dit "Tiens, j'arrête mes études, comme ça je pourrais créer un foyer et m'occuper de la maison" vers 20-25 ans... c'est ce qui explique qu'on se tourne vers les études, et les grandes écoles!
    Pour moi c'est ça, et c'est cool, enfin, l'important, c'est que ça soit équilibré, après, 80%-20%, c'est too much!!
  4. Le 04/01/2009 à 18h50

    Citation:
    Posté par Patti Voir le message
    C'est plutôt bien non? Sachant que plus aucune fille (ou presque) ne se dit "Tiens, j'arrête mes études, comme ça je pourrais créer un foyer et m'occuper de la maison" vers 20-25 ans...

    Il y en a plus que tu crois à mon avis Il ne faut pas réfléchir que par-rapport aux gens qu'on fréquente soi-même...
  5. Le 04/01/2009 à 20h05

    Citation:
    Posté par Patti Voir le message
    C'est plutôt bien non? Sachant que plus aucune fille (ou presque) ne se dit "Tiens, j'arrête mes études, comme ça je pourrais créer un foyer et m'occuper de la maison" vers 20-25 ans...

    Non, mais en revanche s'orienter vers dees filieres qui mènent à des emplois à temps partiel pour pouvoir aussi fonder une famille, oui.
    Sinon c'est cool, mais faut pas oublier que bon, y a encore d'énormes progrès à faire dans les entreprises.
    Et pour HEC, bah franchement ça m'etonnerai pas du coup que ce soit volontaire tiens .
  6. Le 04/01/2009 à 20h35

    Citation:
    Posté par Copenhague Voir le message
    C'est un excellent article !
    Je n'avais jamais vraiment réfléchi à ça ; je trouve que penser au fait que les filles sortent moins est une bonne idée. Je suppose que ce n'est pas la seule raison, mais mon exemple y ressemble un peu. J'ai toujours eu des résultats honorables et mes parents ont toujours été réticents à ce que je sorte. Mon frère, lui, a pu sortir plus jeune, plus tard et plus souvent, et ses résultats sont proches de la médiocrité. Je pense qu'effectivement ça joue beaucoup.
    J'ai exactement l'exemple inverse.. Mon frère, plus âgé, sort très peu souvent, et on ne peut dire qu'il a des résultats pour le moins convaincants. Il a eu son bac au rattrapage, ainsi que sa première année de droit. Il travaille très peu et cela ne vient pas du fait qu'il sorte trop.
    Je suis un peu opposée à lui puisque je sors beaucoup plus souvent et je n'ai pourtant (pour le moment, pourvu que ça dure !) jamais échoué. J'ai eu mon bac avec mention (que j'ai commencé à réviser deux, trois semaines avant l'échéance) et j'ai continué mes études dans une filière qui demande une sélection. Certes, ce n'était pas une sélection drastique puisque je ne suis pas entrée en prépa par exemple, et ce n'était de toute façon pas mon objectif. Je pense que c'est simplement une question de maturité, même si effectivement, le fait de sortir beaucoup voire trop peut nuire à la scolarité, et qu'importe le fait qu'on soit une fille ou un garçon.
  7. Le 05/01/2009 à 12h23

    Je ne suis pas vraiment d'accord avec la forme de cet article, parce qu'à mon sens, il contient trop de chiffres, et un chiffre sans explications, ca ne sert à rien. L'argumentation reste à un stade peu avancé.
    Par contre, en ce qui concerne les admissions féminines à HEC, il y a surement une question de "rentabilité" , mais on peut aussi expliquer cette tendance à baisse au moment des oraux par une volonté d'équilibrer les promotions.
    C'est en tout cas ce qui se passe au CELSA : sur 50 admissibles ( l'admissibilité se joue aux écrits ) il n'y avait que 10 garçons . Sur les 25 admis, ils sont 7, certes choisis pour leurs compétences, mais également parce qu'il faut une cohérence dans la promo, et une promo de filles, ça crée souvent des problèmes.


    Pour ce qui est de la maturité des filles, j'ai envie de dire " hahahaha laissez- moi rire"
  8. Le 09/01/2009 à 11h40

    Cet article n'est pas inintéressant mais néanmoins très partiel. Comme cela a été dit dans un commentaire précédent, on ne parle quasiment pas des grandes écoles scientifiques. L'X, c'est l'armée quand même, les statistiques de l'armée ne sont pas ce qu'il y a de plus proche de la parité (12,5% des effectifs, ça reflète assez bien ceux de l'X). Quant à l'ENS, c'est là encore une école très particulière. Bref, dans les grandes écoles d'ingénieur, il y a encore une proportion très réduite de filles. Dans mon ancienne école nous étions près de 25% les dernières années, record pour une généraliste, et je ne préfère pas parler des spécialisées en info, élec, etc; à part dans les écoles de chimie, les filles restent en très grande minorité.

    Après, les raisons expliquées dans l'article ne me convaiquent pas vraiment, mais je ne trouve pas non plus d'explication. Quoique je suis assez d'accord pour dire, comme une fille l'a dit avant, que les filles inconsciemment savent qu'elles devront en faire trois fois plus que les hommes pour "réussir" (avoir le boulot qu'elles veulent, quoi).

    Et le coup de l'école qui vire les filles à l'oral pour faire monter le salaire moyen à la sortie, ça ne m'étonnerait vraiment pas, ça ressemble typiquement à certaines mentalités. C'est vraiment un cercle vicieux.

    Un jour on arrêtera toutes ces statistiques et on pourra enfin respirer tranquilles.
  9. Le 21/01/2009 à 02h43

    Il y a aussi beaucoup plus d'auto-censure chez les filles. Elles ont des meilleurs résultats au bac et osent moins tenter les fillières prestigieuses et grandes écoles (enfin c'est moins vrai pour les sciences humaines et les lettres). J'en fais partie, mention TB haut la main, parcours scolaire sans faute alors que d'autres garçons dans mon lycée avaient des résultats aussi bons ou moins bons et ont tenté les prépas et grandes écoles. Et j'ai l'impression qu'en général les parents poussent plus leur garçon dans ces voies et ont des attentes moins hautes pour leurs filles.
    Pour ce qui est de l'article il est plutôt centré sur les écoles littéraires ou de sciences humaines et ça n'efface pas le fait que les filles sont encore nettement minoritaires dans le scientifique.

    Ces citations trouvées dans cet article illustrent assez cet état de fait:

    Citation:
    Les enquêtes sociologiques menées auprès des collégiens et des lycéens ont en revanche démontré que, majoritairement, l’éducation donnée aux filles (intériorisation des règles établies, attention portée aux autres) les prépare mieux à l’apprentissage scolaire que celle dispensée aux garçons davantage tournée vers la compétition et la confrontation avec autrui. Pour illustrer ce propos, dans le domaine du sport, on pourrait dire : aux filles l’entraînement individuel (gymnastique, danse…), aux garçons les compétitions de foot. Il s’agit de tendances majoritaires évidemment qui peuvent être aisément contredites par des exemples individuels !

    Dans l’enseignement général, le clivage s’effectue en seconde au moment des choix de filière, les filles anticipant les futures charges familiales hésitent à s’engager dans une carrière scientifique dont elles surestiment certainement les exigences. A ce moment précis du choix de filière, les garçons sont, en revanche mieux armés que les filles, entraînés qu’ils sont à la compétition et à l’affrontement avec autrui. Pour eux aussi, l’anticipation des responsabilités futures (assurer la charge financière d’une famille) semble déterminante puisque 63 % des lycéens (contre 49 % des lycéennes), se déclarent, en premier lieu, préoccupés par l’argent que rapportera leur futur métier.

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