Pourquoi j’utilise Gowi, un bouton pour alerter mes proches en cas de danger

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Gowi, c'est le porte bonheur connecté qui donne envie à Alison de rester confiante et indépendante quand elle sort. Si ça t'intéresse, tu peux profiter d'un code promo pour l'acquérir à ton tour !

Pourquoi j’utilise Gowi, un bouton pour alerter mes proches en cas de danger

Gowi, c’est un petit porte-clef géolocalisant connecté à un smartphone. Il est facile à emporter partout avec soi, est entièrement personnalisable et se plie aux besoins de ses utilisateurs et utilisatrices.

Gowi a été créé pour prévenir instantanément l’entourage de l’utilisateur en cas de problème.

Je m’apprête à vous parler du fonctionnement de Gowi et je vais même vous filer un code promo. Mais avant cela, je veux vous parler de l’histoire de Gowi — une histoire qui me tient à coeur, et qui m’a été racontée directement par son créateur.

L’insécurité des femmes dans la rue

Cette histoire, ce n’est pas celle du créateur de Gowi. C’est celle de sa femme, qui rentrait à pied de son cours de sport. Des travaux sur sa route l’ont obligée à prendre un chemin inhabituel.

C’était le mois de décembre, la nuit était tombée depuis plusieurs heures. Ce soir-là, cette femme a croisé plusieurs personnes qui lui ont fait ressentir une profonde insécurité.

Elle a essayé d’appeler son mari pour qu’il puisse l’accompagner au téléphone quand elle marchait, pour avoir un soutien, se sentir plus rassurée et continuer sa route avec plus de sérénité.

Malheureusement, son mari était en réunion et n’a vu son appel qu’une heure plus tard. Une fois rentrée, saine et sauve, elle lui a dit :

« Dans ces moments-là, j’aimerais avoir quelque chose, quelqu’un qui puisse me tranquilliser, mais je ne me vois pas appeler tout mon répertoire.

Ce n’est pas toujours aisé de sortir le téléphone du sac puis de sa housse, de déverrouiller le clavier, de trouver le correspondant ou de taper son numéro, d’espérer que celui-ci décroche… Ce n’est ni rapide, ni discret. »

Son mari s’est senti impuissant face à cette situation, cette peur que ressentait souvent sa femme alors qu’elle ne faisait que marcher dans un lieu public.

Ce mari est aussi un papa d’une petite fille de six ans.

Une petite fille qui, il l’espère, deviendra une jeune femme indépendante, comme sa mère. Mais, si le monde reste le même, qui risque aussi de ne pas toujours se sentir en sécurité dans la rue, comme sa mère.

Quand le danger se transforme en idée

Quand quelqu’un qu’on aime est en danger ou en difficulté, bien sûr qu’on a envie de s’envoler pour leur porter secours, mais on n’a pas tou•tes les pouvoirs de Superman !

Alors une idée a a fait son chemin dans l’esprit de cet homme, qui s’est fixé un double objectif :

  • Aider les femmes à se sentir plus en sécurité sans changer leur mode de vie
  • Permettre à leur entourage de se sentir utile, d’aider et d’agir en cas de pépin.

De là est né Gowi ! Et son créateur, dont je vous parle depuis tout à l’heure, c’est Gabriel Nowik, le père de mon copain d’enfance Victor, également très investi dans le projet.

Le sentiment d’insécurité de son épouse a inspiré Gabriel à créer son porte-bonheur du futur, que j’utilise et que j’espère voir se démocratiser pour toutes les personnes qui en auraient l’utilité.

C’est pourquoi je suis heureuse de vous parler de Gowi !

Gowi, le projet de Gabriel Nowik

À la base, Gabriel Nowik souhaitait transmettre un outil à sa fille afin qu’elle puisse sortir tout en sachant que ses parents veillent sur elle. Un petit porte-bonheur lui permettant de les prévenir en cas de besoin.

Mais l’état d’esprit de Gabriel a aussi été très influencé par une réalité brutale, celle des nombreuses agressions ayant fait les gros titres dans sa région, qui est aussi la mienne : le Nord.

À lire aussi : Agression sexuelle et dépôt de plainte : les conseils d’un policier

Depuis 2005, Gabriel a beaucoup échangé avec des personnes touchées par des affaires très difficiles, comme l’histoire de Natacha Mougel, une jeune joggeuse de 29 ans assassinée à Marcq-en-Baroeul, ma ville natale, le 5 septembre 2010.

Ces dernières années, beaucoup de femmes de mon cercle amical, et moi aussi, avons eu la « malchance » de croiser sur notre route des hommes violents.

Aider à empêcher ce genre de drame, c’est devenu un leitmotiv dans la vie de Gabriel. Mais l’histoire de Gowi n’a réellement commencée qu’en mars 2013.

Un ami de Gabriel voulait travailler avec lui sur « quelque chose à inventer » pour que les personnes en situation d’insécurité puissent appeler à l’aide en un clic. L’idée est de les aider à « tenir bon » en attendant de l’aide.

Comment fonctionne Gowi ?

Gowi est un petit bouton poussoir connecté à votre smartphone.

Quand vous appuyez dessus, Gowi envoie un SMS à une liste de personnes que vous avez définie au préalable via l’application couplée à l’outil.

Tout est expliqué de façon simple dans le coffret

Le SMS envoyé porte avec lui la nature de l’alerte (légère ou grave), votre nom, numéro de téléphone et surtout votre géolocalisation. Vos proches sont ainsi informé•es que vous avez un souci et savent où vous êtes.

En gros, ce porte clef est une liste d’anges gardiens prêt•es à intervenir si besoin.

Gowi est réalisé de sorte à ce que l’on ne puisse pas cliquer par inadvertance et faire flipper son entourage par une erreur de manipulation.

Il faut une forte pression sur Gowi pour qu’il comprenne le message. Donc s’il traîne dans un sac, pas de risque qu’il s’enclenche tout seul en envoyant des SMS à tire-larigot !

Petit guide du clic sur Gowi :

  • 1 clic pendant 3 secondes : c’est le premier niveau d’alerte. Gowi envoie notre géolocalisation et un SMS « Appelez-moi, je ne me sens pas en sécurité »
  • 3 clics d’affilé : c’est le second niveau d’alerte, Gowi envoie notre géolocalisation et un SMS «  Je suis en danger, c’est urgent, appelez la police »

Gowi offre 30 SMS à répartir dans ses contacts (mais on peut en ajouter).

Par exemple si tu choisis d’ajouter ton ou ta petite amie, ta mère et une pote à ta liste d’anges gardiens. Si ton téléphone est configuré ainsi, et que tu appuies sur Gowi, trois SMS partiront, un message à chaque ange gardien.

Choisir trois anges gardiens, c’est avoir la possibilité de les prévenir dix fois, mais ce n’est qu’un exemple, d’autres configurations sont possibles.

Je n’ai heureusement jamais eu à cliquer sur Gowi depuis que je l’ai sur moi, mais je l’ai déjà testé en situation, parce que je suis curieuse et il est fonctionnel !

Quand utiliser Gowi, ce porte-clé géo-localisé ?

Ce produit est aujourd’hui dédié à toutes les personnes susceptibles d’être en situation de faiblesse, de danger ou d’accident.

Ce porte-bonheur connecté peut être accroché partout et enclenché en cas de mauvaise rencontre, lors d’une séance de footing, d’une sortie en ville qui finit tard, en cas de randonnée solitaire, ou en cas d’accident.

À lire aussi : Après son agression, une joggeuse témoigne sur Instagram (et c’est émouvant)

Le Gowi peut également être utile pour les personnes qui travaillent à domicile, ou pour les enfants assez grands pour aller à l’école tous seuls.

Bref, tous les cas de figure où l’on pourrait être en difficulté et avoir besoin d’envoyer un message d’appel à l’aide avec sa position GPS.

Il y a mille façons d’utiliser Gowi, et comme on n’a pas toutes la thune d’avoir son chauffeur privé ou un garde du corps pour suivre nos déambulations, Gowi peut être une formidable alternative.

C’est facile de dire qu’en cas d’agression, on se battra avec virulence et qu’on sera prête à dégainer son spray au poivre pour se défendre comme une guerrière.

La réalité était bien plus différente pour moi.

Non, Gowi ne donne pas un faux sentiment de sécurité !

En parlant de cette création à mon entourage, j’ai découvert que le Gowi divise.

Certain•es trouve cet outil formidable, d’autres trouvent que ce genre d’invention donne un faux sentiment de sécurité.

Je comprends ce dernier point de vue mais comme j’ai un Gowi j’ai envie de répondre aux personnes qui ont cette opinion ici.

J’ai déjà fait des rencontres « au mauvais endroit, au mauvais moment » dont je me serais bien passée.

Je me suis déjà retrouvée dans des situations où je me suis sentie bien seule face à la violence de personnes qui avaient oublié d’être humaines.

Je sais qu’aucun super-héros justicier ne sortira du Gowi comme par magie pour neutraliser mon ou mes agresseurs.

Pour moi, avoir un Gowi n’est pas un rappel me disant :

« Oh là là, que les gens sont méchants et que le monde est dangereux pour la pauvre petite femme que je suis ».

Je ne pense presque jamais au Gowi, sauf quand je me retrouve dans une situation ou face à quelqu’un qui me fait me sentir mal à l’aise.

Dans ces moments, ça me fait du bien et ça me rassure de me dire qu’une seule pression sur mon porte de clef va signaler à mes « anges gardiens » que ça ne va pas pour moi, et que je me trouve à cet endroit.

Faire du commerce en surfant sur la peur des gens n’est clairement pas le but du Gowi. Dire cela, c’est mal connaître Gabriel Nowik.

Avoir été agressée m’a gâché beaucoup de choses, comme par exemple le petit plaisir de rentrer chez moi à pied un soir d’automne, la musique à fond dans les écouteurs.

Ce petit plaisir, je ne me l’autorise de nouveau que depuis très récemment car, FLASH INFO : j’ai le droit de rentrer chez moi tranquillement avec ma musique sur les oreilles sans que l’on s’en prenne à moi.

Tout comme une joggueuse a le droit d’aller s’évader en allant courir toute seule. Tout comme une mère a le droit de rentrer chez elle à pieds.

Le Gowi est un outil rassurant pour les aficionados du footing

J’avais des amis qui étaient à cinq minutes de là où j’ai été agressée.

Je me suis souvent demandée ce qu’il se serait passé (ou pas) si, à l’époque, j’avais eu un Gowi à portée de mains et si j’avais pu juste appuyer sur ce petit bouton pour prévenir mes amis…

La phrase « n’oublie pas d’envoyer un petit message quand tu es bien rentrée » a moins d’efficacité qu’un clic sur le Gowi.

On ne refait pas le passé, mais je me dis que l’on peut prendre plus de précautions pour l’avenir !

Gowi ne plaira et ne conviendra pas forcément à tout le monde, ça dépend des personnalités de chacun•es.

Si ça peut sauver quelqu’un ou si ça permet d’apporter à quelqu’un un peu plus de confiance pour ne pas rester terré•e chez soi, peut-on vraiment désapprouver l’existence du Gowi ?

Pendant leur interrail, mon ami Victor et ses potes étaient ravis d’avoir leur Gowi en cas de besoin

Je suis devenue indépendante assez jeune, j’ai toujours aimé sortir et voyager. Après mes agressions, j’ai angoissé à l’idée de perdre ce côté de ma personnalité à cause de la peur.

Alors, j’ai développé quelques petites manies ainsi que de nouvelles précautions avant de sortir qui me permettent de vivre ma vie comme je l’entends.

Gowi n’est pas là pour me rappeler de perdre foi en l’humanité. Gowi est là pour me rappeler qu’il y a des gens autour de moi qui feraient tout pour m’aider.

Je vois Gowi comme un joker, comme une chance en plus, comme un petit espoir supplémentaire quand la situation semble être sans issue.

Comme le dit Victor :

« Quand la situation semble désespérée, pour moins souffrir, des personnes arrêtent de lutter. Savoir que quelqu’un est au courant de son calvaire peut donner la force nécessaire de continuer à se battre. »

À lire aussi : La sidération psychique en cas d’agression sexuelle décryptée

Un porte bonheur pas comme les autres, et très mignon

Le Gowi est un produit presque exclusivement fabriqué dans le nord de France. Tout est fait localement, les six sociétés qui fabriquent les pièces qui constituent Gowi et son emballage sont situées dans le Nord sauf une, dans le Vaucluse.

Le design du petit Gowi est inspiré du Nazar Boncuk, l’oeil porte bonheur turc que l’on peut retrouver en pâte de verre en Turquie. La symbolique de ce grigri est de protéger du mauvais oeil. Ce visuel avait donc du sens pour le créateur de ce grigri.

Comment soutenir le projet Gowi ?

Gabriel et son clan puisent la force de continuer le Gowi dans le potentiel de développement de ce dernier.

Il y a pleins de petites choses à faire pour soutenir le projet Gowi.

  • Ça peut être aussi simple que d’envoyer un petit message de soutien, un témoignage ou un retour qui donne la force à Gabriel de continuer un projet qui lui demande beaucoup d’énergie et d’investissement pour trouver encore plus de fonctionnalités utiles au Gowi.
  • Donner de la visibilité du Gowi en parlant de lui, en partageant son existence avec ses proches, pour lui donner de la visibilité. N’hésite pas à aimer la page Facebook du Gowi.
  • Devenir un acteur du projet en y contribuant par son temps ou par des dons.
  • Et surtout, devenir propriétaire d’un Gowi. Gowi est pour le moment développé sur IOS et très prochainement sur Androïd (c’est déjà possible de le commander).

Un Gowi moins cher grâce à un code promo !

J’ai dit à Gabriel que je comptais parler du Gowi dans un article et il a généreusement proposer d’offrir un code promo, pour qu’il vous soit plus accessible.

Gowi a uniquement été financé en fond propre et un peu de « love money » de personnes qui croient en ce petit porte-bonheur, comme moi.

Le prix de vente de Gowi est de 65€. Mais pour les madmoiZelles, il revient à 50€ en appliquant le code promo « madmoiZelle.com » dans le tunnel de commande du site d’achat.

Comme le dit Victor, le fils de Gabriel :

« Ce qui est étrange quand on vend un Gowi, c’est que l’on souhaite forcément au propriétaire de ne jamais avoir à l’utiliser. Mais Gowi sera toujours une présence rassurante, une chance supplémentaire d’échapper à un danger. »

Et si vous vous posiez la question au sujet du nom Gowi, ça vient de « We Go » à l’envers !

Alors, We go avec Gabriel et son projet de participer à la sécurité d’autrui ainsi qu’à la sienne ?

À lire aussi : J’ai été agressée, mais je vais bien, merci

Commentaires
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  • Lacus_Clyne
    Lacus_Clyne, Le 9 octobre 2017 à 23h19

    Cela me rappelle les boîtiers ARIS qu’on installe dans les bus avec lequel le conducteur signal l'incivilité et les agressions.

    Je sais que ça m’arrive d'appeler quelqu’un et de rester au téléphone lorsque je me déplace la nuit et que je ne sens pas en sécurité.

    Pour les agressions je pense comme d’autres que ça ne servira pas à grand chose mais ça peut être utile avec les relous qui collent les gens pendant de longues minutes. Ou quand on est suivie.
    Mais ça dépendra grandement du temps d’intervention. Surtout si je suis à Rennes et que l’objet envoi un message à ma mère à Bordeaux et qu’elle appelle la police en tombant sur le centre girondin qui devra transmettre à l’autre….

    Par contre si ça envoie un message “appelle moi” à plusieurs personne ceux qui n’appellent pas en premier risquent de tomber sur une ligne occupée. Ca va pas forcément être rassurant pour eux.:hesite:

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