Girl Next Door

Aaaah les étiquettes. Depuis American Pie et ses dérivés, la comédie étiquetée « pour ados qui ont les hormones qui chauffent » recycle quelques idées basiques : une bande de potes boutonneux, une bande de copines du même âge mais bien moins pubères, un nichon par-ci, un strip-tease par là, une tarte aux pommes (c’est également possible […]

Aaaah les étiquettes. Depuis American Pie et ses dérivés, la comédie étiquetée « pour ados qui ont les hormones qui chauffent » recycle quelques idées basiques :

  • une bande de potes boutonneux,
  • une bande de copines du même âge mais bien moins pubères,
  • un nichon par-ci,
  • un strip-tease par là,
  • une tarte aux pommes (c’est également possible avec un plat de spaghetti),
  • un peu de sexe (suggéré hein, histoire de ne pas affoler papa & môman)
  • et des messages de fond souvent un peu légers, voire carrément aux abonnés absents.

Quand Girl Next Door est arrivé dans les salles, avec sa promo basée sur une Elisha Cuthbert façon FHM (tshirt mouillé, culotte petit bateau et décolleté pigeonnant), je me suis dit : « hum, nous y voilà, encore une comédie pour ados American-Piesque ».

Même si mon métier (et mon attirance génétiquement masculine pour les tshirts mouillés, ne le nions pas… gni) m’a souvent incité à aller le voir alors qu’il était encore à l’affiche, je l’ai finalement zappé.

L’autre soir, ma ptite femme me propose de passer une soirée en amoureux devant un bon DVD (ingrédients indispensables : ptit repas léger, un canapé douillet et gigantesque, lumière tamisée et un DVD sympathique). Me voilà parti à la machine qui loue des DVD. Hop. Coup de fil habituel à Cath, restée à la maison pour lui annoncer les sorties récentes… « Alors, Le Terminal, bof, 36 Quai des Orfèvres, hum… Girl Next Door ! Ah yes ! » Cath n’a même pas eu le temps de donner son avis que la machine était en train de me cracher la galette.

« Mais késsécé ce machin », me demande ma dulcinée en arrivant à la maison. « Tu verras, tu vas aimer, je pense », lui dis-je assez peu convaincu.

Et en fait, non seulement elle a aimé, mais j’ai aimé et j’ai pris une nouvelle baffe anti-étiquettes. Ce film, c’est du Canada Dry : ça ressemble à une comédie adolescente potache, ça a le goût d’un ersatz d’American Pie, mais ça n’est pas un de ces films où les personnages mangent du caca et se tapent la mère de leur pire pote.

Le pitch est pourtant basique : Matthew Kidman est la tête de son bahut. Trop occupé à travailler pour rentrer dans une université côtée des States, le jeune homme n’a pas vraiment pris le temps de vivre les expériences lycéennes US classiques : méga-teufs arrosées de bières en gobelets, virées en pick-up avec des bimbos en maillots de bain à l’arrière, grosses déconnades bien relou entre super-potes…

Bref, bien que preums de la classe, Matthew est lucide sur son cas : il sera certes président des Etats-Unis, mais qu’est-ce qu’il se sera fait chier dans sa jeunesse. Et il peut compter sur son pote Truc, super fan de films porno, pour lui rappeler tous les jours.

Jusqu’au jour où… Danielle débarque dans la maison d’à côté. Bravant sa timidité naturelle, il sympathise très vite avec la charmante demoiselle. Jusqu’au jour où il découvre qu’en fait, c’est une actrice de films X…

S’ensuit un scénario plutôt sympathique, assez bien ficelé et basé sur plusieurs rebondissements qui te gardent en haleine jusqu’à la toute fin.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Imagination
    Imagination, Le 13 novembre 2005 à 11h19

    Euh bah moi j'ai trouvé sa marrant =) mais c'est sur que c'est pas du grand cinéma :P

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