« Gilmore Girls », découverte tardive qui m’est allée droit au cœur

Gilmore Girls est une madeleine de Proust pour beaucoup de madmoiZelles. Mais Mymy vient de s'y mettre, et elle a kiffé !

« Gilmore Girls », découverte tardive qui m’est allée droit au cœur

— Publié le 14 juillet 2016

Quand Gilmore Girls a eu une nouvelle saison et que l’intégrale a été mise en ligne sur Netflix, dans les commentaires c’était l’effervescence. Eh oui, Gilmore Girls a fait partie de la vie de beaucoup d’entre vous !

De mon côté, j’avais clairement l’impression d’avoir raté un épisode : non seulement je n’avais vu aucun épisode de cette série, c’est à peine si j’en connaissais le titre… bon, on va dire que j’ai loupé le wagon de la hype à un moment (trop occupée à regarder Yu-Gi Oh en beuglant du Kyo, j’imagine).

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Mais voilà, il se trouve qu’en attendant Game of Thrones saison 7 (et Stranger Things) (et Westworld), à part Preacher et la saison 2 de UnREAL, je n’ai pas grand-chose à me mettre devant les mirettes. J’ai donc profité d’un des premiers week-ends de chaleur intense pour entamer Gilmore Girls.

Boudiou comment j’ai kiffé !

Rapide piqûre de rappel pour qui débarque, comme moi : Gilmore Girls raconte le quotidien de Lorelai Gilmore et de sa fille Rory, qu’elle a eue à 16 ans et qui a pile cet âge au début de la saison 1. Elles vivent à Stars Hollow, une charmante bourgade peuplée de gens loufoques, et ont leurs petites habitudes entre le coffee shop de l’irascible (mais attachant) Luke, l’auberge où Lorelai travaille et la prestigieuse école privée où Rory a pu entrer grâce à ses bonnes notes.

Gilmore Girls et son charme délicieusement vintage

Gilmore Girls a été diffusée dès octobre 2000, et comment dire… ça se voit.

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LES FRINGUES OLALA

Gilmore Girls a été diffusée dès octobre 2000, et comment dire… ça se voit.

Gilmore Girls se déroule dans une période charnière. Internet existe, mais l’ADSL est un luxe. Il y a des téléphones portables… mais plutôt un par famille qu’un par personne. Et pour réviser, on a plus tendance à empiler des bouquins qu’à aller sur Wikipédia.

Cet aspect presque vintage lui confère un charme qui m’est allé droit au cœur. Gilmore Girls me rappelle mes sorties de collège, mes passions de lycéenne, mes après-midi à rentrer à pied, mon sac à dos me battant les reins, l’esprit partagé entre mes conversations MSN et ce fichu DM de maths.

Gilmore Girls me rappelle mes sorties de collège, mes passions de lycéenne.

Ça commence à faire vieille nostalgique, car je n’ignore pas (attention coup fatal) qu’une partie d’entre vous a vu le jour en 2000… voire encore plus tard. Mais voilà, pour moi, les années 2000, c’était la puberté, l’adolescence, le début des rêves, de l’indépendance, le dernier tournant vers l’âge adulte.

C’était pas tout rose mais ça avait ses bons côtés, et c’est eux que je retrouve dans Gilmore Girls !

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Gilmore Girls et ses personnages attachants

Bon, ce week-end il faisait beau, donc j’ai quand même été me dorer la couenne quelques heures dans un parc, faut pas pousser. Du coup, je n’ai regardé que six ou sept épisodes de Gilmore Girls. Pourtant je suis déjà fan des personnages !

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Les bonnes poses naturelles façon musée Grévin

Entre l’impertinence (bien dosée en caféine) de Lorelai, la douceur de Rory, le côté tête-en-l’air de Sookie et la bougonnerie de Luke (sans parler de Michel, so French), chacun•e a son caractère. Surtout, tout tient la route : je crois en ces personnages, même les plus fantasques, car il existe finalement des personnes bien étonnantes dans la vie !

Je crois en ces personnages, même les plus fantasques, car il existe finalement des personnes bien étonnantes dans la vie !

Ceux et celles qu’on est censé•es « ne pas aimer », comme la grand-mère rigide ou la peste pourrie-gâtée, ont assez de profondeur pour se révéler plus nuancés que de simples caricatures. Le seul auquel je ne trouve aucun bon côté pour l’instant, c’est ce fuckboy de Tristan qui harcèle Rory avec un incroyable culot, tout en l’appelant « Mary » pour se moquer de sa virginité.

Je te hais, Tristan. Merci d’aller dans ta chambre et d’y rester six bons mois en méditant sur ton rapport aux femmes.

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[emoji fâché] [emoji doigt d’honneur]

Gilmore Girls, en avance sur son temps

Gilmore Girls réussit un tour de force dont toutes les séries actuelles ne peuvent pas se targuer : elle contient plein de personnages non-stéréotypés ! 

Déjà, elle passe le test de Bechdel, et ça c’est cool. Ensuite, les femmes y ont toutes des personnalités différentes et leur façon propre de vivre leur féminité.

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Sookie, la meilleure amie et collègue de Lorelai interprétée par Melissa McCarthy, est en surpoids mais ça ne la définit pas : ça fait simplement partie d’elle, au même titre que sa spontanéité et son amour du risotto bien fait. Michel est noir, mais là encore, ce n’est qu’une part de son identité — il est avant tout français ET désagréable.

Même si la série pourrait faire mieux niveau diversité, ça fait du bien de voir ce souffle d’air frais made in 2000, pas dénaturé seize ans plus tard !

Déjà fan de ce générique ! ♥

Je suis vraiment contente d’avoir trouvé en Gilmore Girls une nouvelle série-doudou, ce qui me manquait depuis Downton Abbey. Le seul souci, c’est que comme tous les programmes de ce genre, elle me donne furieusement envie d’être en automne, blottie sous un plaid avec un velouté aux champignons ! Mais tant pis, je la savourerai avec une glace-fusée et un thé glacé, ça marche aussi.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Elodyc
    Elodyc, Le 6 octobre 2016 à 22h30

    Alors... J'ai un gros plaisir coupable sur cette serie mais certains points m'irritent grandement. Oui la serie passe le Bechdel test mais elle a quand même un côté hyper puritain et des relans de sexisme ordinaire.
    On parle d'une mère qui a eu sa fille à 16 ans sans JAMAIS évoquer le concept de l'IVG. Sans jamais dire que la question s'est posée. Certains épisodes ont vraiment des airs de campagne pro-life.
    Bon après, c'est sympa et tout hein...

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