Qui sont ces gens qui boycottent les fêtes ?

Qui sont ces gens qui boycottent les fêtes ?

Certaines personnes détestent les fêtes, ne veulent pas les célébrer, refusent la joie et l’amusement d’un sapin garni ou d’un Halloween dignement fêté. Eve s’interroge : pourquoi donc tant de tristesse ?

— Article publié le 18 décembre 2012

J’ai été élevée dans une famille qui a toujours mis un point d’honneur à fêter tout ce qui méritait de l’être (et parfois même ce qui ne le méritait pas). Jean-Marc a décroché un nouveau job ? Super, faisons une fête ! Jean-Luc a eu son bac ? Cool, faisons une fête ! Jean-Mi a eu son permis ? Trop bien, faisons une fête ! Jean-Kévin a trouvé des biscottes en promotion ? Génial, faisons une fête !

Bref, chez nous, on a coutume d’organiser des fêtes à tour de bras et on cherche régulièrement de nouveaux prétextes pour organiser une bringue, sortir les Apéricubes et la boule à facettes.

Autant dire que dans ce contexte, chez nous, si tout est prétexte à se réjouir et à organiser une petite sauterie, les fêtes dites « officielles » suscitent quant à elles un engouement parfaitement délirant. Prenons Noël par exemple. Je suis fille d’un coupeur de sapins (je crois bien vous l’avoir déjà dit), ce qui montre à quel point j’étais prédestinée à aimer Noël. Chaque année, papa coupe des arbres de sa sapinière et se met à les vendre avec des arguments marketing peu communs, tels que « Ah ça pour sûr, c’est du bon sapin, de la bonne qualité, pas de la peau de zob comme on vous en vend sur le parking d’Ikea ! ».

Et pendant que mon père plante et vend des sapins, ma mère cultive sa névrose pour les décorations de Noël, choisissant chaque année une couleur et thématique différentes pour la déco de sa maison et de son arbre, ce qui nous a permis, ces dernières années, d’être tantôt admiratifs devant un sapin de Noël traditionnel, tantôt perplexe devant l’arbre psychédélique tendance trip sous LSD. Ajoutons à cela le frère cadet qui, pendant des années, a joué le Père Noël intérimaire dans les foyers des environs, ce qui lui a permis de se faire un peu d’argent de poche tout en prenant sur ses genoux des enfants effrayés et dégoulinants de morve, un job qu’il estime finalement plutôt mal payé (il paraît que celui de Mère Noël à domicile est drôlement plus rentable, j’avoue que je ne comprends pas bien pourquoi).

Quant à moi, je n’ai pas manqué de m’impliquer en participant, pendant mes dévotes années, à plusieurs crèches vivantes paroissiales lors desquelles j’ai tantôt incarné un berger, tantôt un Roi Mage, jusqu’à cette fameuse nuit de Noël où j’ai frôlé la consécration en incarnant l’ange Gabriel, vêtue d’une aube d’enfant de chœur et affublée d’une couronne en guirlande dorée en guise d’auréole. Une consécration mise à mal par la disposition malencontreuse de deux spots dans la chaire de l’église, lesquels furent disposés juste sous menton, à tel point qu’on ne vit rien d’autre ce soir là que mes deux naseaux méchamment éclairés, ce qui fit plus rire l’assemblée qu’autre chose. Ainsi s’achevait ma carrière d’actrice, Amen.

Bref, tout cela pour vous dire que chez nous, les fêtes sont une véritable institution et qu’il s’agisse de Noël, Pâques, Halloween ou du départ à la retraite de Jean-Jean, tout est mis en œuvre pour que chacune de ces occasions soit mémorable, comme cette fois où Mémé a bu trop de sangria, oublié son arthrose et dansé la zumba en faisant tourner sa serviette. Et cette interlude à base de petit Jésus étant faite, revenons-en au sujet qui nous intéresse aujourd’hui : par quel mystère certaines personnes détestent-elles les fêtes au point de les bouder voire de les boycotter ? Voilà une étrangeté qui nous taraude, mon esprit festif et moi. Comment ne pas aimer trinquer à tout va et danser la macarena en toute occasion ? Comment peut-on ne pas apprécier Noël et ses papillotes en chocolat, Halloween et ses lanternes citrouille, la fête des mères et ses colliers de nouilles ? Enquête sur les gens qui n’aiment pas les fêtes.

Le rabat-joie

schtroumpf Qui sont ces gens qui boycottent les fêtes ?

Le rabat-joie n’aime pas les fêtes, quelles qu’elles soient, et met un point d’honneur, non seulement à ne pas les fêter, mais surtout à le faire savoir autour de lui. Sorte de Schtroumpf Grognon des festivités, il ne manque pas de rabâcher « J’aime pas Noël » entre la dinde et le dessert ou « J’aime pas Halloween, qu’on ne vienne pas me casser les bonbons » quand les enfants viennent sonner à sa porte en quête de friandises. Les plus coriaces vont bien entendu jusqu’à éviter tout contact avec leurs congénères les jours de fête, préférant manger du pâté de foie à même la boîte et n’hésitant pas à se terrer chez eux, tous volets clos, lorsque les festivités impliquent que l’on vienne leur rendre visite. Le rabat-joie est ainsi l’ennemi juré des enfants les jours de Carnaval ou d’Halloween puisqu’il préfèrera crever plutôt que d’avoir à lâcher un bonbec aux minots (qui finiront inévitablement par se venger en piétinant ses géraniums et en collant du chewing-gum sur le judas de la porte : c’est de bonne guerre).

Le rebelle

saez Qui sont ces gens qui boycottent les fêtes ?

Le rebelle n’aime pas les fêtes car il n’aime pas être comme tout le monde, forcément. Son non-conformisme ne laisse évidemment aucune place à ce genre de distractions superflues et sans intérêt et il n’hésite pas à pointer du doigt tous ces cons qui fêtent en masse et sans aucune dignité des évènements qui, la plupart du temps, n’en valent pas la peine. Ce que le rebelle aime plus que tout, c’est dénoncer la société de consommation et s’indigner contre les dépenses liées aux fêtes en tous genre – et en cela, le rebelle n’a finalement pas tellement tort. Inutile de parler des fêtes avec le rebelle, il embrayera inévitablement sur son argument préféré : « Nan, j’aime pas les fêtes, c’est trop commercial », comme s’il croyait nous apprendre quelque chose, auquel cas il faudra somme toute éviter de rétorquer un « Sans déconner, t’as trouvé ça tout seul ? » car dans le fond, le rebelle a bien raison et lui au moins, n’aura pas à se plaindre d’enchaîner trois mois de découvert à la banque pour se remettre des cadeaux de Noël faits au 17 neveux et nièces.

Les gens qui ont des principes

thedictator Qui sont ces gens qui boycottent les fêtes ?

Plus radicaux que les rebelles précédemment évoqués, les gens qui ont des principes font le choix de boycotter les fêtes pour des raisons bien précises et s’en remettent à leur connaissance de l’historique des évènements pour se justifier. Ainsi, les gens qui ont des principes refuseront poliment le collier de pâtes confectionné avec amour par Loana à la maternelle, car il est hors de question de célébrer une fête rendue populaire par Pétain, voyez-vous. Les gens qui ont des principes s’indignent, de la même façon, qu’outre-Atlantique, on fête Thanksgiving, car cela revient à célébrer le triste sort des Amérindiens. On pourrait débattre longuement sur ces raisons de boycott (les origines de certaines étant parfois plus compliquées qu’il n’y paraît), tenter de faire accepter que le fait de cuisiner une dinde pour Thanksgiving ne fait pas de nous des partisan-e-s des déportations d’Indiens (mais les complices d’un génocide de dindes ce qui n’est pas non plus très louable, admettons-le) et que l’offrande de broches en fimo ne fait pas de nos rejetons des enfants de collabos. Boycotter des fêtes que l’on juge à ce point discutables, c’est une chose mais tout de même, je suis peinée à l’idée que le collier de nouilles de la petite Loana soit ébouillanté et servi avec du pesto en guise de contestation.

Les traumatisés

kate Qui sont ces gens qui boycottent les fêtes ?

Les traumatisés ont d’excellentes raisons de détester une fête précise et d’étendre cela à toutes les autres, comme Kate Beringer qui détestait déjà Noël avant l’invasion de Gremlins (souvenez-vous, son père s’était coincé dans la cheminée en se prenant pour le Père Noël, le con). J’ai par exemple un ami qui a un jour déguisé son chien en renne et qui, ayant quelque peu abusé du vin chaud, lui a lancé une boule de neige que le cabot a pris pour sa baballe et qu’il s’est empressé d’aller chercher avant de finir tristement sous les roues d’un véhicule qui, croyez-moi, n’avait rien à voir avec un traîneau volant. Depuis ce jour, cet ami ne fête plus Noël, nous n’osons même plus le surnommer Rudolf comme nous avions coutume de le faire (rapport au nez rouge), il a considérablement réduit sa consommation de vin épicé et a définitivement cessé de porter des pull-over nordiques avec des rennes, ce qui est une perte immense pour nos apéros de décembre.

L’avantage d’avoir ce genre de personnes dans son entourage est qu’il constitue une parfaite solution de repli en cas de fête de famille qui tourne au vinaigre (comme ces repas où Tata Jeannine finit inévitablement par chanter Le Curé de Camaret après avoir inspiré de l’hélium dans les ballons des enfants) : il permet d’esquiver une fête ratée ou une ambiance familiale un peu lourdingue pour s’adonner à une activité bien plus distrayante et moins risquée, comme par exemple une bonne vieille partie de Cochon qui rit.

Les attention whores

attentionwhores Qui sont ces gens qui boycottent les fêtes ?

Les fêtes sont une occasion parfaite pour les attention whores qui, à coup sûr, sautent sur l’occasion pour scander ô combien les fêtes sont détestables. Certain-e-s brandiront leur haine des fêtes avec force pour trouver une occupation tellement plus remarquable et qui les mettra tellement plus en valeur. Ainsi fleurissent chaque année dans mon réseau (et j’espère dans le vôtre, ce serait tellement dommage de rater ça) des torrents de haine contre les fêtes (que l’on traduira par : « Hé les mecs, j’suis pas comme les autres, j’aime pas les fêtes, n’est-ce pas totalement décadent et remarquable ? »), hostilité qui se transforme, aux alentours du 20 décembre, en effusions de générosité avec moult projets d’engagement associatif pour le soir de Noël. Saluons ainsi Cindy qui, l’an dernier, nous gratifiait sur FB de ses intentions très louables de passer son réveillon à aider son prochain aux Restos du Cœur et qui, le lendemain, publiait des photos d’elle dans sa robe en lamé intitulées « moi pompette lol ».

Les solitaires

wilson Qui sont ces gens qui boycottent les fêtes ?

Les solitaires sont ceux qui ont bien pigé que faire la fête tout seul, c’est moins drôle. C’est un peu comme regarder un film marrant en solo, se gausser comme une loutre tout seul sur son canapé et tourner machinalement la tête pour dire « Hin hin, il est vraiment trop con Ben Stiller ! » avant de se rappeler qu’on est tout seul sur son sofa. Hurler le compte à rebours du Nouvel An et n’avoir personne à embrasser, c’est sûr que ce n’est pas ce qu’on a vu de plus fun, sans parler de la difficulté et de l’absurdité que représente le fait de s’auto-envoyer des cotillons trempés dans du vin (personne n’a envie d’auto-salir sa chemise blanche). Et la Saint Valentin, n’en parlons pas : être célibataire et faire ses courses du jour chez des commerçants qui proposent tous des spécialités telles que des pains en forme de cœur, ça donne envie de faire un feu de joie avec toutes les roses rouges de la ville. Ne pas aimer les fêtes quand on est tout seul, ça se comprend. Car tout le monde n’a pas la chance d’être inscrit sur le groupe Facebook « Faire la fête tout seul dans son coin et revenir complètement à l’Ouest » ni d’avoir l’inventivité de Macaulay Culkin pour s’organiser des teufs tout seul à la maison.

Un jour Bobby Freckles a dit « ne pas aimer le jardinage, c’est comme ne pas aimer l’amour ». Et j’aurais tendance à en dire autant concernant les fêtes (quant au jardinage, inutile de préciser que je suis aussi d’accord, never forget que je suis abonnée à Rustica). À moins d’avoir une raison aussi béton que celle de Kate ou de n’avoir aucun autre ami qu’un ballon baptisé Wilson, j’ai du mal à concevoir qu’on puisse ne pas aimer les fêtes. Attention hein, je ne juge pas. Je conçois qu’on puisse trouver détestable ces rituels imposés par la tradition, cette obligation de passer tout un repas entre sa tatie sénile et son grand-oncle incontinent, ces journées dites festives que l’on passe à se remplir le bide jusqu’à suer du gras par les pores, ce besoin d’acheter à tout va, les faux bons sentiments et la bonne humeur requise ces jours-là, bref, tout cela je comprends, et j’admets que de ce point de vue, les fêtes, c’est pas l’extase.

Alors voilà, peut-être suis-je tout simplement bon public, très bon public, au point de me commander des pulls moches clignotants pour le réveillon, de faire tellement de crêpes à la Chandeleur que je pourrais nourrir toute la rue, bon public au point de rire des blagues dans les papillottes (alors qu’aux dernières nouvelles, il n’y a jamais eu de vanne drôle dans ces trucs, enfin je crois), bon public au point de déguiser mon môme en citrouille à Halloween puis de l’envoyer quémander des bonbons avec ordre de pécho des Ferrero (même qu’il a pleuré le pauvre, il voulait être déguisé en courge butternut). Et puis vous voulez que je vous dise, au moment où j’écris cet article, nous sommes à sept jours de Noël. Du coup, je file, j’ai des festivités à préparer.

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  • Irima
    Irima, Le mardi 17 décembre 2013 à 15h43

    Noël est, me semble-t-il, un cas très très particulier. Je ne suis pas la dernière à faire la fête mais, pendant des années, j'ai passé Noël toute seule, chez moi, à attendre que tout le monde ait fini de rôter sa dinde et sa bûche pour pouvoir à nouveau avoir une vie sociale normale.
    Noël, c'est une fête familiale. Or, quand tu as une famille foutraque, c'est pas facile facile tous les jours (tu passes pour une fille indigne quand tu expliques que tes parents ne t'aiment pas et que tu préfères que ce soit réciproque, histoire de sauver ta peau). Mais alors, à Noël, c'est triple dose, au moins, de problèmes à gérer :
    - tu vas dans ta famille et tu attends que ça passe parce que, l'alcool aidant, les rancoeurs à ton encontre, les petites blagues pas drôles au sujet de ton manque cruel de sens de l'humour et les cadeaux pourris qui montrent bien à quel point, toi, au fond, tout le monde s'en fout, ça fait vraiment, vraiment mal (j'ai fait ça longtemps) ;
    - tu squattes la famille des autres (ton mec, une amie, j'ai tout fait au moins une fois) et tu mesures encore plus à quel point ta famille est VRAIMENT dingue de t'avoir choisie comme souffre-douleur ;
    - tu restes chez toi avec ton chat, un bon bouquin et tu attends que ça passe. Et finalement, c'est encore la meilleure solution.
    Bilan, pendant plusieurs années, et malgré l'envie que j'en avais, au fond, j'ai préféré ne pas fêter Noël. Je retrouvais des potes le 26 et on se faisait une sorte de déjeuner de "non-Noël". C'était pas mal.
    Maintenant, j'ai mon homme, ma fille, une belle-famille un peu foutraque aussi mais très aimante est Noël est à nouveau une fête formidable même s'il reteun petit rien d'amertume autour de l'absence des grands-parents maternels de ma fille dans sa vie et que cette absence est toujours un peu plus brulante à Noël.
    Bonnes fêtes à tous ! Prenez l'amour là où il se trouve, ne l'exigez pas de ceux qui ne peuvent vous le donner.

  • Kiha
    Kiha, Le mardi 17 décembre 2013 à 15h48

    C'est rigolo comme j'ai change vis a vis de Noel.
    Je me souviens d'aimer ca quand j'etais petite, j'adorais decorer le sapin, mettre des guirlandes au balcon et faire le tour du centre ville pour voir les decorations.
    Mais ca me plait plus, c'est dur a dire pourquoi.

    Il y a une raisons, c'est le fait de penser a toutes ces decorations ca me rend malade de penser a l'electricite gaspillee ^^' et au consumerisme ambiant.

    Je ne suis pas proche de ma famille, autant du cote de mon pere que de ma mere. Je le vis de plus en plus comme une obligation. Bien s'habillee, faire des cadeaux a des gens que tu n'apprecie pas specialement et de qui tu n'es pas proche. Devoir repeter "non je ne mange pas de fois gras et je vais bien" depuis que j'ai 10 ans (maintenant c'est meme "non je ne mange pas de viande et je vais bien") etc.
    Je trouve les gens super hypocrites en fait. C'est tout simplement pas une fete dont je me sens proche. Je le vis par obligation.

    Je serais par contre ravie de feter Diwali, Holi, (fete en Inde) ou Chuseok ou Seolal (fete en Coree du Sud) car ce sont des pays que j'aime et dont je me sens proche.

    Mais les fetes de tradition chretiennes, non merci.
    J'ai passe deux de mes Noels a l'etranger en Asie et en fait, c'etait un jour comme un autre c'etait tres raffraichissant.

    Et cette annee, je reste dans ma ville d'etude pour Noel car j'ai pas envie de rentrer specialement pour ca et j'ai deja eu le droit "mais tu vas etre toute seule ? mais c'est trop triste". Euh non, c'est pas triste, je l'ai choisi ~

    Voila Voila =]

  • I-Love-You
    I-Love-You, Le mardi 17 décembre 2013 à 16h02

    salvia;3807422
    J'avoue que je n'aime pas spécialement toutes ces fêtes programmées. Je suis très mal à l'aise à noël, durant mes anniversaire, le nouvel an... tout simplement parce que j'ai le sentiment de devoir jouer un rôle. A noël, tout le monde se doit d’être joyeux ou du moins de faire semblant, d'aller voir la famille dont on se fout royalement le reste de l'année, de sortir les beaux habits et de mettre les petits plats dans les grands... Je trouve cela très hypocrite.
    En fait j'ai le sentiment que noël n'a vraiment de sens que dans les yeux des enfants (et j'ai hâte d'en avoir et de redécouvrir ces traditions à travers eux).
    Exactement pareil.

  • Gray
    Gray, Le mardi 17 décembre 2013 à 16h49

    Je n'ai pas de famille qui vaille le coup, je n'aime pas particulièrement les fêtes de fin d'année (pour tout un tas de raisons) et cette fois ci, je suis bien contente de bosser à noël et au jour de l'an ce qui me permet d'esquiver les invitations des gens qui me pensent triste et seule.
    D'après cet article, vu que je cumule les tares, je serais donc une rebelle-rabat-joie traumatisée des fêtes et solitaire. Ça fait toujours plaisir :lol:

  • SmileSocks
    SmileSocks, Le mardi 17 décembre 2013 à 18h06

    J'en ai marre des images de Saez sous les titres des paragraphes genre "Le rebelle" ici, où "Le torturé" (dans un article sur les copains qui ont l'air cool mais en fait non), ça me fait beaucoup trop rire :'(

  • Missdusud
    Missdusud, Le mardi 17 décembre 2013 à 19h03

    moi je suis rebelle et j'ai des principes... mais j'adoooore les fêtes et surtout noël, vous voyez les enfants qui admire les illuminations des magasins des étoiles pleins les yeux ?

    ben maintenant imaginez une femme de 20 ans tout pareil et vous avez.... moi   :puppyeyes:  <-- voilà comme ça...

    je suis une vraie gamine et rien ne peut me détourner de la joie des fêtes, même pas les rabat-joie; en parlant de ça, j'en ai connu un, il y a quelque années, il me faisait le même coup à toutes; je dis bien TOUTES les fêtes, de noël, à la st-valentin, sans oublier pâques, la fête des pères/mères, ect... ce gars était un blasé de la vie, au début j'ai essayer de le convaincre que c'était pas si mal les fêtes (même si c'est commercial d'un côté, on peut quand même passer un bon moment) et puis après il m'a saouler et donc je l'envoyer gentimment ballader des qu'il commencer ses monologues: "c'est commercial; ça sers à rien, avec la vie qu'on a qu'est-ce qu'on a à fêter, ect, ect..."

    vous imaginer bien qu'au bout du moment...  :mur:


    mais bon même lui n'arrivera jamais à me dégouté de la magie de noël.

    [​IMG]
    à toutes les madz' !

  • Corcette
    Corcette, Le mercredi 18 décembre 2013 à 01h11

    Je trouve cet article bourré de clichés.
    Toutes ces raisons que tu donnes à ceux qui n'aiment pas les fêtes sont connotées de façon négative, comme si tu te moquais d'eux.
    Alors que justement les fêtes telles que Noel et compagnie prônent la tolérance et l'amour de l'autre, je trouve ça un peu contradictoire d'écrire un tel article.

  • Nanaelim
    Nanaelim, Le vendredi 20 décembre 2013 à 17h26

    Moi j'aime Noël: J'aime faire des cadeaux, faire des cadeaux c'est cool. J'aime faire à manger, faire à manger c'est cool!
    J'adore préparer des trucs pour les autres :)
    Et puis après manger c'est bien!
    Il y a tout le folklore de Noël: Faire le repas, un feu dans la cheminée, l'arrivée des invités que t'as pas vu depuis 3ans, l'apéritif... Tout ça jusqu'à la fin du repas où on se blottit dans le canapé avec un verre de vin chaud!
    Pourtant ma famille c'est pas toujours la joie mais je passe toujours un super moment! :snowman:

  • Hécate Lomëwen
    Hécate Lomëwen, Le samedi 21 décembre 2013 à 03h06

    Je suis comme Irima : les fêtes dans ma famille, on oublie.
    Entre une mère qui n'est pas venu au Noël de ma 4ème année (elle préférait se faire troncher par le connard avec qui elle a trompé mon père) ou qui filent des giffles gratos car éméchée à mon adolescence ; une belle-mère (femme de mon père) imbuvable ; une belle-famille avec des nièces certes mignonnes mais pourvoyeuses de migraines/des belles-soeurs remémorant des tas de souvenirs auxquels tu n'as pas participé ; des potes chez qui tu t'ennuies finalement ; etc. Bref je suis une traumatisée/rabat-joie.
    La solution pour cette année : un réveillon seule car je travaille très tôt le 25, volontairement, au moins mes patients sauront qu'on ne m'a pas forcé à venir. Le réveillon avec mes chats, un DVD de Doctor Who, ce sera très "planplan" et pas extraordinaire, mais je passerai une bonne soirée solo.
    Par contre, j'adore Halloween (que j'ai pas pu fêter à cause du boulot, snif !) et les anniversaires des amis. Et j'aime bien la Saint-Sylvestre que j'essaie de faire avec des amis et mon homme.

  • Flotsam
    Flotsam, Le samedi 21 décembre 2013 à 03h57

    Perso j'ai beau ne pas être famille, j'aime bien Noël. Même si c'est programmé et presque obligatoire, ça me plait de voir tous ces cadeaux sous le sapin, de bien bouffer, et de voir ma famille. Après chez moi c'est particulier, c'est tout petit comité : mes parents, mes sœurs, mon grand-père, et les éventuels conjoints de la fratrie. Du coup pas de tonton beauf ou de cousins qui braillent. Cette année on aura mon neveu, et mon vieux cœur se réchauffe à l'idée que les futurs Noël vont se dérouler avec un enfant, je trouve ça chouette.

    Le seul truc qui me brise le cœur, c'est de me dire qu'un jour on le fêtera sans mon grand-père.

    (Sinon mon chien est mort un soir de Noël, c'était top l'ambiance : on est revenues de la clinique où on l'avait fait euthanasier avec ma frangine, tout le monde avait les larmes aux yeux et on se relayait pour aller pleurer comme des veaux à la salle de bains.)

    Après j'comprends très bien les gens qui ne veulent pas le fêter, ou ne peuvent pas. Mais pour ceux à qui ça manque, franchement hésitez pas à vous faire un réveillon entre "solitaires", j'ai des potes qui font ça souvent, généralement ils s'amusent vraiment bien :chat:

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