Certaines personnes détestent les fêtes, ne veulent pas les célébrer, refusent la joie et l’amusement d’un sapin garni ou d’un Halloween dignement fêté. Eve s’interroge : pourquoi donc tant de tristesse ?
J’ai été élevée dans une famille qui a toujours mis un point d’honneur à fêter tout ce qui méritait de l’être (et parfois même ce qui ne le méritait pas). jean-Marc a décroché un nouveau job ? Super, faisons une fête ! Jean-Luc a eu son bac ? Cool, faisons une fête ! Jean-Mi a eu son permis ? Trop bien, faisons une fête ! Jean-Kévin a trouvé des biscottes en promotion ? Génial, faisons une fête !
Bref, chez nous, on a coutume d’organiser des fêtes à tour de bras et on cherche régulièrement de nouveaux prétextes pour organiser une bringue, sortir les Apéricubes et la boule à facettes.
Autant dire que dans ce contexte, chez nous, si tout est prétexte à se réjouir et à organiser une petite sauterie, les fêtes dites « officielles » suscitent quant à elles un engouement parfaitement délirant. Prenons Noël par exemple. Je suis fille d’un coupeur de sapins (je crois bien vous l’avoir déjà dit), ce qui montre à quel point j’étais prédestinée à aimer Noël. Chaque année, papa coupe des arbres de sa sapinière et se met à les vendre avec des arguments marketing peu communs, tels que « Ah ça pour sûr, c’est du bon sapin, de la bonne qualité, pas de la peau de zob comme on vous en vend sur le parking d’Ikea ! ».
Et pendant que mon père plante et vend des sapins, ma mère cultive sa névrose pour les décorations de Noël, choisissant chaque année une couleur et thématique différentes pour la déco de sa maison et de son arbre, ce qui nous a permis, ces dernières années, d’être tantôt admiratifs devant un sapin de Noël traditionnel, tantôt perplexe devant l’arbre psychédélique tendance trip sous LSD. Ajoutons à cela le frère cadet qui, pendant des années, a joué le Père Noël intérimaire dans les foyers des environs, ce qui lui a permis de se faire un peu d’argent de poche tout en prenant sur ses genoux des enfants effrayés et dégoulinants de morve, un job qu’il estime finalement plutôt mal payé (il paraît que celui de Mère Noël à domicile est drôlement plus rentable, j’avoue que je ne comprends pas bien pourquoi).
Quant à moi, je n’ai pas manqué de m’impliquer en participant, pendant mes dévotes années, à plusieurs crèches vivantes paroissiales lors desquelles j’ai tantôt incarné un berger, tantôt un Roi Mage, jusqu’à cette fameuse nuit de Noël où j’ai frôlé la consécration en incarnant l’ange Gabriel, vêtue d’une aube d’enfant de chœur et affublée d’une couronne en guirlande dorée en guise d’auréole. Une consécration mise à mal par la disposition malencontreuse de deux spots dans la chaire de l’église, lesquels furent disposés juste sous menton, à tel point qu’on ne vit rien d’autre ce soir là que mes deux naseaux méchamment éclairés, ce qui fit plus rire l’assemblée qu’autre chose. Ainsi s’achevait ma carrière d’actrice, Amen.
Bref, tout cela pour vous dire que chez nous, les fêtes sont une véritable institution et qu’il s’agisse de Noël, Pâques, Halloween ou du départ à la retraite de Jean-Jean, tout est mis en œuvre pour que chacune de ces occasions soit mémorable, comme cette fois où Mémé a bu trop de sangria, oublié son arthrose et dansé la zumba en faisant tourner sa serviette. Et cette interlude à base de petit Jésus étant faite, revenons-en au sujet qui nous intéresse aujourd’hui : par quel mystère certaines personnes détestent-elles les fêtes au point de les bouder voire de les boycotter ? Voilà une étrangeté qui nous taraude, mon esprit festif et moi. Comment ne pas aimer trinquer à tout va et danser la macarena en toute occasion ? Comment peut-on ne pas apprécier Noël et ses papillotes en chocolat, Halloween et ses lanternes citrouille, la fête des mères et ses colliers de nouilles ? Enquête sur les gens qui n’aiment pas les fêtes.
Le rabat-joie

Le rabat-joie n’aime pas les fêtes, quelles qu’elles soient, et met un point d’honneur, non seulement à ne pas les fêter, mais surtout à le faire savoir autour de lui. Sorte de Schtroumpf Grognon des festivités, il ne manque pas de rabâcher « J’aime pas Noël » entre la dinde et le dessert ou « J’aime pas Halloween, qu’on ne vienne pas me casser les bonbons » quand les enfants viennent sonner à sa porte en quête de friandises. Les plus coriaces vont bien entendu jusqu’à éviter tout contact avec leurs congénères les jours de fête, préférant manger du pâté de foie à même la boîte et n’hésitant pas à se terrer chez eux, tous volets clos, lorsque les festivités impliquent que l’on vienne leur rendre visite. Le rabat-joie est ainsi l’ennemi juré des enfants les jours de Carnaval ou d’Halloween puisqu’il préfèrera crever plutôt que d’avoir à lâcher un bonbec aux minots (qui finiront inévitablement par se venger en piétinant ses géraniums et en collant du chewing-gum sur le judas de la porte : c’est de bonne guerre).
Le rebelle

Le rebelle n’aime pas les fêtes car il n’aime pas être comme tout le monde, forcément. Son non-conformisme ne laisse évidemment aucune place à ce genre de distractions superflues et sans intérêt et il n’hésite pas à pointer du doigt tous ces cons qui fêtent en masse et sans aucune dignité des évènements qui, la plupart du temps, n’en valent pas la peine. Ce que le rebelle aime plus que tout, c’est dénoncer la société de consommation et s’indigner contre les dépenses liées aux fêtes en tous genre – et en cela, le rebelle n’a finalement pas tellement tort. Inutile de parler des fêtes avec le rebelle, il embrayera inévitablement sur son argument préféré : « Nan, j’aime pas les fêtes, c’est trop commercial », comme s’il croyait nous apprendre quelque chose, auquel cas il faudra somme toute éviter de rétorquer un « Sans déconner, t’as trouvé ça tout seul ? » car dans le fond, le rebelle a bien raison et lui au moins, n’aura pas à se plaindre d’enchaîner trois mois de découvert à la banque pour se remettre des cadeaux de Noël faits au 17 neveux et nièces.
Les gens qui ont des principes

Plus radicaux que les rebelles précédemment évoqués, les gens qui ont des principes font le choix de boycotter les fêtes pour des raisons bien précises et s’en remettent à leur connaissance de l’historique des évènements pour se justifier. Ainsi, les gens qui ont des principes refuseront poliment le collier de pâtes confectionné avec amour par Loana à la maternelle, car il est hors de question de célébrer une fête rendue populaire par Pétain, voyez-vous. Les gens qui ont des principes s’indignent, de la même façon, qu’outre-Atlantique, on fête Thanksgiving, car cela revient à célébrer le triste sort des Amérindiens. On pourrait débattre longuement sur ces raisons de boycott (les origines de certaines étant parfois plus compliquées qu’il n’y paraît), tenter de faire accepter que le fait de cuisiner une dinde pour Thanksgiving ne fait pas de nous des partisan-e-s des déportations d’Indiens (mais les complices d’un génocide de dindes ce qui n’est pas non plus très louable, admettons-le) et que l’offrande de broches en fimo ne fait pas de nos rejetons des enfants de collabos. Boycotter des fêtes que l’on juge à ce point discutables, c’est une chose mais tout de même, je suis peinée à l’idée que le collier de nouilles de la petite Loana soit ébouillanté et servi avec du pesto en guise de contestation.
Les traumatisés

Les traumatisés ont d’excellentes raisons de détester une fête précise et d’étendre cela à toutes les autres, comme Kate Beringer qui détestait déjà Noël avant l’invasion de Gremlins (souvenez-vous, son père s’était coincé dans la cheminée en se prenant pour le Père Noël, le con). J’ai par exemple un ami qui a un jour déguisé son chien en renne et qui, ayant quelque peu abusé du vin chaud, lui a lancé une boule de neige que le cabot a pris pour sa baballe et qu’il s’est empressé d’aller chercher avant de finir tristement sous les roues d’un véhicule qui, croyez-moi, n’avait rien à voir avec un traîneau volant. Depuis ce jour, cet ami ne fête plus Noël, nous n’osons même plus le surnommer Rudolf comme nous avions coutume de le faire (rapport au nez rouge), il a considérablement réduit sa consommation de vin épicé et a définitivement cessé de porter des pull-over nordiques avec des rennes, ce qui est une perte immense pour nos apéros de décembre.
L’avantage d’avoir ce genre de personnes dans son entourage est qu’il constitue une parfaite solution de repli en cas de fête de famille qui tourne au vinaigre (comme ces repas où Tata Jeannine finit inévitablement par chanter Le Curé de Camaret après avoir inspiré de l’hélium dans les ballons des enfants) : il permet d’esquiver une fête ratée ou une ambiance familiale un peu lourdingue pour s’adonner à une activité bien plus distrayante et moins risquée, comme par exemple une bonne vieille partie de Cochon qui rit.
Les attention whores

Les fêtes sont une occasion parfaite pour les attention whores qui, à coup sûr, sautent sur l’occasion pour scander ô combien les fêtes sont détestables. Certain-e-s brandiront leur haine des fêtes avec force pour trouver une occupation tellement plus remarquable et qui les mettra tellement plus en valeur. Ainsi fleurissent chaque année dans mon réseau (et j’espère dans le vôtre, ce serait tellement dommage de rater ça) des torrents de haine contre les fêtes (que l’on traduira par : « Hé les mecs, j’suis pas comme les autres, j’aime pas les fêtes, n’est-ce pas totalement décadent et remarquable ? »), hostilité qui se transforme, aux alentours du 20 décembre, en effusions de générosité avec moult projets d’engagement associatif pour le soir de Noël. Saluons ainsi Cindy qui, l’an dernier, nous gratifiait sur FB de ses intentions très louables de passer son réveillon à aider son prochain aux Restos du Cœur et qui, le lendemain, publiait des photos d’elle dans sa robe en lamé intitulées « moi pompette lol ».
Les solitaires

Les solitaires sont ceux qui ont bien pigé que faire la fête tout seul, c’est moins drôle. C’est un peu comme regarder un film marrant en solo, se gausser comme une loutre tout seul sur son canapé et tourner machinalement la tête pour dire « Hin hin, il est vraiment trop con Ben Stiller ! » avant de se rappeler qu’on est tout seul sur son sofa. Hurler le compte à rebours du Nouvel An et n’avoir personne à embrasser, c’est sûr que ce n’est pas ce qu’on a vu de plus fun, sans parler de la difficulté et de l’absurdité que représente le fait de s’auto-envoyer des cotillons trempés dans du vin (personne n’a envie d’auto-salir sa chemise blanche). Et la Saint Valentin, n’en parlons pas : être célibataire et faire ses courses du jour chez des commerçants qui proposent tous des spécialités telles que des pains en forme de cœur, ça donne envie de faire un feu de joie avec toutes les roses rouges de la ville. Ne pas aimer les fêtes quand on est tout seul, ça se comprend. Car tout le monde n’a pas la chance d’être inscrit sur le groupe Facebook « Faire la fête tout seul dans son coin et revenir complètement à l’Ouest » ni d’avoir l’inventivité de Macaulay Culkin pour s’organiser des teufs tout seul à la maison.
Un jour Bobby Freckles a dit « ne pas aimer le jardinage, c’est comme ne pas aimer l’amour ». Et j’aurais tendance à en dire autant concernant les fêtes (quant au jardinage, inutile de préciser que je suis aussi d’accord, never forget que je suis abonnée à Rustica). À moins d’avoir une raison aussi béton que celle de Kate ou de n’avoir aucun autre ami qu’un ballon baptisé Wilson, j’ai du mal à concevoir qu’on puisse ne pas aimer les fêtes. Attention hein, je ne juge pas. Je conçois qu’on puisse trouver détestable ces rituels imposés par la tradition, cette obligation de passer tout un repas entre sa tatie sénile et son grand-oncle incontinent, ces journées dites festives que l’on passe à se remplir le bide jusqu’à suer du gras par les pores, ce besoin d’acheter à tout va, les faux bons sentiments et la bonne humeur requise ces jours-là, bref, tout cela je comprends, et j’admets que de ce point de vue, les fêtes, c’est pas l’extase.
Alors voilà, peut-être suis-je tout simplement bon public, très bon public, au point de me commander des pulls moches clignotants pour le réveillon, de faire tellement de crêpes à la Chandeleur que je pourrais nourrir toute la rue, bon public au point de rire des blagues dans les papillottes (alors qu’aux dernières nouvelles, il n’y a jamais eu de vanne drôle dans ces trucs, enfin je crois), bon public au point de déguiser mon môme en citrouille à Halloween puis de l’envoyer quémander des bonbons avec ordre de pécho des Ferrero (même qu’il a pleuré le pauvre, il voulait être déguisé en courge butternut). Et puis vous voulez que je vous dise, au moment où j’écris cet article, nous sommes à sept jours de Noël. Du coup, je file, j’ai des festivités à préparer.








Le 19 décembre 2012 à 13:18
J'adore Noël mais je comprends que tout le monde ne soit pas dans mon cas ! Au final, Noël reste une fête assez casse burnes avec tous les préparatifs, les cadeaux, le diner, etc et toutes les personnes qu'on a pas envie de revoir ( "eh salut tonton pervers et tata verrue que je n'avais plus revu depuis l'année passée ! :bisounoel:"). Dans mon cas, Noël ne m'évoque que de bons souvenirs, c'est ma période préférée de l'année donc je vois pas pourquoi je devrais m'en priver !Par contre, la fête que je trouve un peu bête, c'est le nouvel an. Franchement payer une fortune pour faire la fête avec des inconnus, une ambiance pourrie et de la nourriture deg', je vois pas ou est le plaisir ! Enfin, cette année, on se retrouve en petit comité chez une amie donc ça devrait le faire !
Le 19 décembre 2012 à 13:43
J'ai toujours adoré Noel, surtout pour son atmosphère, pour les décorations dans la rue, le fait de monter son sapin, écouter des chansons de Noel et faire le décompte jusqu'au 25. En fait, pour moi, Noel c'est surtout les 24 premiers jours seulement…Quand j'étais petite, je passais le réveillon de Noel à manger à la maison avec mes parents et mon frère, et pour le 25 on allait chez mes grands-parents. Mais de nos jours, la magie a forcément disparue; mon frère ne revient plus pour les fêtes, on ne va plus voir la famille le 25, mon père va chercher le sapin de plus en plus tard…Fin bref, tout le monde a abandonné l'idée de Noel, sauf moi. Mais qu'à cela ne tienne, j'aime tellement Noel que le 25, je me prépare mon propre festin et je le passe devant tous les épisodes de Noel de séries, toute seule, et j'ai l'impression de fêter Noel quand même.
Pour ce qui est du nouvel an, c'est une autre histoire; j'ai passé les 20 premières années de ma vie à fêter le 31 tranquillement en mangeant avec mes parents et en regardant la télé pendant que le monde se bourre la gueule en soirée, et ça me va trèèèès bien, sachant que mes parents s'ignorent cordialement le reste de l'année, diner avec eux deux en même temps me fait déjà plus plaisir que n'importe quelle fête. D'autant que j'ai essayé le plan "on fête la fin de l'année comme il se doit cocktails qui coule à flot youpie tralala", mais c'est définitivement pas pour moi; en plus, appelez moi superstitieuse, mais ça a toujours résulté à des années pourries après, donc je ne tente plus le diable
S'il y a bien une seule chose que je n'aime pas, dans ces fêtes, c'est sa pression sociale; on se doit de se retrouver avec des amis, d'avoir un truc A-MA-ZIIIING de prévu pour le réveillon, d'ailleurs, pas besoin que ça soit amazing, il faut juste un truc de prévu parceque sinon c'est la lose, ça veut dire que t'es sans ami quoua… Je trouve ça ridicule. Chacune sa façon de fêter Noël (et oui, en solitaire, ça compte), comme de ne pas le fêter. Chacun fait ce qu'il veut !
Le 19 décembre 2012 à 14:27
Noël et Nouvel An j'essaie d'éviter d'en faire toute une histoire. ça oscille entre grosse fête et petite soirée, selon les aléas du moment.je garde un souvenir grandiose des Noël de mon enfance où ma mère jouait à fond le jeu de la déco selon un thème original et où on se réunissait à 15 !!
schéma classique ensuite : parents séparés = noël alterné… et considérablement diminué. Ma mère n'achète même plus de sapin. Mais ma grand-mère maintient la "flamme" du Noël traditionnel avec crèche de santons etc et je dois dire que c'est réconfortant
la plupart de mes réveillons de Nouvel an je les ai passés en petit comité familial: quelques bougies sur la table, on en profite pour ressortir des jeux de sociétés un peu oubliés… ou la fontaine à chocolat ^^
j'ai fêté Nouvel An 2 fois avec des amies et ça changeait agréablement (on ne se mettait pas trop la pression non plus). Mais une fois j'ai passé le réveillon seule devant mon ordi parce que j'étais à l'étranger, c'était bien tristounet… du coup je comprends l'amertume que certaines ont pu exprimer.
bref, il y a des hauts et des bas. Je ne prends pas les fêtes de fin d'année pour un dû.Qui sait si dans 10 ans ma famille ne se sera pas dispersée ou si je ne serai pas brouillée avec elle ? :s J'en apprécie d'autant plus les fois où tout le monde fait un effort pour partager un bon moment.
Le 19 décembre 2012 à 14:43
pour ma part je suis entre le grognon et le rebellej'aime pas spécialement noel et je ne sais pas pourquoi.. chez moi on l'a toujours fêté, je suis fille unique ça doit faire car du coup vu que notre famille n'est plus très soudé on a jamais fêté noel en super atablé depuis que j'ai 8 ans environ…
du coup noel c'était à 3 mais dans la bonne ambiance… puis après bah quand on prend son envol que l'on est seul on le fait encore avec ses parents puis avec son chéri et puis au final avec son ou ses enfants… j'ai fait des efforts depuis que j'ai un enfant pour le fêter donc ça fait environ 10 ans que je me mets un peu du mien mais bon honnêtement un truc un peu intime ça me va très bien ^^
Cette année on le fait avec la famille de chéri ça fait 3 ans que l'on a eu un vrai noel… l'année dernière je crois que ça été le pire à 3 couillons et faché avec mes parents lol
Bref c'est pas ma priorité noel, mais je tente je dis bien je tente de me soigner mais je pense que le mal est profond :p
Le 19 décembre 2012 à 15:02
Même en étant gamine, je me souviens pas avoir vécu ça comme quelque chose de magique. C'est juste super chiant.Le 19 décembre 2012 à 15:15
Moi aussi j'adore Noël, j'ai toujours adoré ça.Mais je peux comprendre ceux qui n'aiment pas, ils ont sûrement des raisons tout aussi valables que celles que nous avons nous d'aimer Noël.
Cependant j'aimerais simplement rappeller que Noël n'est pas une fête religieuse comme tout le monde le pense.. mais une fête paienne! autrefois célébrant le solstice d'hiver, tout simplement, bien avant la naissance du Christ..
Donc pas besoin d'être croyant!
Le 19 décembre 2012 à 15:26
Dans la partie "ceux qui ont des principes", il n'est pas trop mentionné la religion même si c'est un peu sous-jacent. Et pourtant ça fait partie de la liste et ce ne sont pas des gens qui "n'aiment pas" mais qui s'en tiennent à leurs principes. Si la religion leur interdit de manger de la salade de pois chiches (je dis n'importe quoi), ils vont pas déroger à la règle parce que tout le monde le fait et que la salade de pois chiches c'est super bon avec un peu d'oignon rouge. Noël c'est pareil.Moi j'aime bien le principe de se faire des cadeaux en mangeant des bonnes choses avec mon copain, parce que j'aime lui faire plaisir. Mais le sapin, ça me gonfle (leave les sapins alone ou faites des trucs en masking tape
Le 19 décembre 2012 à 16:47
Olala j'ai vu plein de commentaires assez secs, sur FB notamment, je voulais juste dire que moi j'avais surkiffé cet article, que je l'ai trouvé très bien écrit, et plutôt juste…Alors voilà, c'était peut-être un peu cliché, c'était une typologie qui ne se voulait pas exhaustive, je pense pas que l'auteure voulait faire une analyse psycho du "pourquoi du comment" de chaque personne qui n'aime pas les fêtes, donc bon au final…tout ça est à prendre avec le sourire quand même nan ??
Le 19 décembre 2012 à 16:59
Non mais c'est super intéressant ton pavé ! Du coup je comprend mieux ton point de vue. Il est vrai que pour moi Noël n'a en rien perdu de sa magie depuis que je suis enfant, elle s'est même renforcée depuis que je suis en âge de réfléchir correctement. En fait plus je grandissais, plus je trouvais des résonances à mes principes de vie, à ma manière de vivre. J'ai adapté mes croyances envers cette fête par rapport à mon âge (pas croyance dans le sens religieux, plutôt "folklorique" : j'ai comme croyance que l'esprit de Noël existe et qu'une de ses formes est donc, dans l'imaginaire enfantin, le Père Noël, que les cadeaux sont aussi une de ces formes (cadeaux dans toutes ces formes puisque pour moi un repas en famille, une photo ect, c'est un cadeau))(ça fait un peu grosse dingo dit comme ça mais je peux pas expliquer ça trop autrement
Effectivement, l'obligation de fêter Noël enlève complètement la magie que je considère qu'il y a dans cette fête.
Le 19 décembre 2012 à 20:24
Je suis croyante donc je fais une crèche, un sapin et avec mes parents et mon frère, je vais à la messe du réveillon voir les enfants jouer dans une crèche vivante. J'écoute le one-man show du curé déjà un peu pompette qui s'essaie à quelques blagues et je serre les dents quand l'harmonie du coin enchaîne quelques canards. A la sortie de l'église, on salue des gens que l'on connaît et que l'on a parfois pas vu depuis un an, on prend de leurs nouvelles, on discute. Quand on rentre, on se fait un bon repas fait maison. Pour moi, c'est ça Noel. Pas de cadeaux, pas de choses inutiles, juste un moment de partage et de détente en petit comité.Le 25, c'est autre chose. Je dois aller manger chez mes grands-parents, supporter des membres de ma famille que je déteste ( mes parents sont loin d'avoir été gâtés niveau famille). C'est juste une obligation familiale, ce n'est pas ça fêter Noel pour moi.
Pour le 31, je l'ai déjà fêté avec des amis mais, ça finit toujours de la même façon : les 3/4 des gens présents sont bourrés. Je n'appelle pas ça s'amuser. Et d'ailleurs, je ne comprends pas la nécessité de fêter ça. Donc maintenant, je travaille le 31 pour remplacer les gens qui fêtent la nouvelle année. D'ailleurs, pourvu que les gens continuent à la fêter autant. Pendant ce temps, je les remplace et je me fais des sous