Gee Whiz but this is a Lonesome Town (Moriarty)

Sortie de l’album le 09 octobre 2007 Il y a des groupes pour qui on a envie d’une longue et belle carrière. Quelque chose dans leur univers qui te pousserait presque à te transformer en femme sandwhich pour convertir les passants en fans. C’est ce que je me dis en écoutant le premier album de […]

Gee Whiz but this is a Lonesome Town (Moriarty)

Sortie de l’album le 09 octobre 2007

Il y a des groupes pour qui on a envie d’une longue et belle carrière. Quelque chose dans leur univers qui te pousserait presque à te transformer en femme sandwhich pour convertir les passants en fans. C’est ce que je me dis en écoutant le premier album de Moriarty, Gee Whiz but this a Lonesome Town (je sais, c’est long).

Sur son myspace, le groupe (un joyeux mélange de nationalités) décrit sa musique comme « un canapé en velours, une cathédrale de sel souterraine, la taïga russe, un train de campagne ». Ca me paraît une bonne introduction au bric à brac magique de Moriarty.

Ecouter leur album, c’est comme se faufiler dans un grenier quand on a 6 ans et qu’on cherche des passages secrets partout. Le bois du plancher grince, la poussière danse dans la lumière et on se lance à la chasse aux trésors. Tiens ? Un vieux tourne-disque. On prend un 33 tours, on lance l’antique machine et une voix à la couleur singulière jaillit : c’est celle de Rosemary Standley, puissante et douce, parfois comme échappée des années 20.

On continue l’exploration : on tombe sur un vieil album de voyage, plein de photos aux tons sépia. On y voit des paysages de poussière et d’herbe folle et on s’imagine un train qui file dans le Far West (c’est Whiteman’s Ballad, ses violons très country-blues, sa guimbarde et son banjo) ou un saloon écrasé de chaleur (Motel).

Et puis on repère dans un coin une vieille boîte à musique sur laquelle un petit couple d’automate prend la poussière. On remonte le mécanisme : une étrange valse lente commence. Et le petit couple de danser comme dans un conte de Tim Burton (c’est Animals Can’t Laugh ou bien Loveliness, avec ses jappements de chiot rigolos et son ambiance inquiétante).

C’est alors qu’on entreprend de déchiffrer le bout de journal qui traîne près de la boîte à zizik : on y trouve le témoignage d’une fille de 19 ans un peu désoeuvrée qui s’enrôle dans l’armée parce qu’au moins, ça paiera ses études (Private Lily).

On farfouille encore dans les malles et les boîtes à chapeau pour s’inventer d’autres histoires et puis fatigué par tant de voyages, on dégage le canapé en velour qui attend sous les cartons et on se laisse bercer jusqu’aux portes du roupillon (c’est Cotton Flower, qui apaiserait n’importe quelle brute ou Tagano*Ura, balade brodée de glace et de neige)

On peut alors rêver tranquille : avec toutes les époques et les lieux qu’on a trouvé dans le grenier joliment déglingué de Moriarty, y a de quoi.

Leur page myspace, où écouter Cotton Flower, Animals Can’t Laugh et Jimmy)


Moriarty interprète Jimmy en acoustique pour madmoiZelle.com

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Russell
    Russell, Le 24 juillet 2008 à 23h43

    Raaah trop bien. J'ai pris mon pied là :cupidon:

    Ils sont tous excellent dans leur gestuelle (mon rêve est également d'avoir une ceinture-à-ranger-les-harmonicas), et la femme est trop puissante et sa voix est sublime :heart:.

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