Fun House (The Stooges) – madmoiZelle.com
magazine féminin
mode MODE actus ACTUS vit sa vie VIS TA VIE
street style STREET STYLE culture CULTURE pour rire POUR RIRE
beauté BEAUTE custo CUSTO buzz CA BUZZ !
LECTRICES
Forums
BlogueuZ
Dressing-rooms
SOS Mode
T'chat
VIDEOS
Street Style
Acoustiques
Vaness'
BD de Pénélope
Interviews
SERVICES
Shopping
Radio
Bons Plans
Cadeaux
Jeux en ligne
BLOGS > La Rédac | Horror Movies | Blog BD | GameuZ
Hello ! Identifie-toi pour accéder à tes infos.
Tu es nouvelle, rejoins-nous, on t'aime déjà.
RECHERCHE >
Ou laisse le hasard faire les choses Actionne la madRoulette

Fun House (The Stooges)

the stoogesOuais, je viens de passer 3 jours à Londres, et l’album dont j’ai envie de vous parler après être rentrée, et pour commencer 2009, c’est Fun House, le second album des Américains The Stooges, sorti en 1970. Pourquoi précisément celui-ci… Je ne sais pas trop, peut-être parce que j’ai envie que 2009 soit une putain d’année, donc je la commence avec un putain de disque, du punk avant l’heure, du hard-rock garage, énervé, violent, à écouter très très fort. Peut-être aussi parce que mes examens approchent et qu’il faut que je me vide la tête de temps à autre et qu’il n’y a rien de mieux qu’un cri d’Iguane pour me griller les neurones.

Cet album m’a toujours fascinée. Évidemment, tout a déjà été dit sur Iggy Pop, un doux dingue à la voix modelée pour le rock, dont la rage incandescente se fait sentir sur tout le disque, grâce à la patte du producteur Don Gallucci qui a voulu que Fun House se rapproche le plus possible des performances live du groupe, ce qui n’avait pas été le cas sur le premier disque éponyme, un peu plus “propre”, et donc un peu différent, mais tout aussi bon. Pour apprécier pleinement l’Iguane, il faut le voir sur scène. J’aimerais parler un peu plus de Dave Alexander, Ron Asheton et Scott Asheton, les 3 autres piliers du groupe, tous les 3 étant considérés comme des champions de leur instrument, après avoir été considérés comme des amateurs pendant des années.

Ce sont eux les responsables de ce son dément. Je possède une version originale du disque et une version rééditée, et la seconde met plus en valeur les individualités du groupe ; la basse de Dave Alexander est à la fois bluesy et psychédélique à souhait, la frappe du batteur Scott Asheton est tout simplement parfaite, et la paire forme une section rythmique à vous faire retourner les morts dans leurs tombes. Ils sont le coeur du groupe, un coeur qui bat à cent à l’heure pendant des heures, avec un professionnalisme et une confiance en eux façonnés grâce à la scène. Terriblement à l’aise dans leur délire, voilà d’une certaine manière ce qui pourrait caractériser les Stooges.

Les riffs de guitare de Ron Asheton complètent le tableau. Ce n’est pas un album de punk pur. Voilà pourquoi il est tellement accrocheur. Dès les premières secondes de “Down on the Street”, on entre dans le vif du sujet : batterie et basse puissantes, riff accrocheur, hurlement primaire de Iggy Pop, du très, très lourd. Le précédent album commençait avec “1969″, où Iggy disait en gros qu’il allait se faire chier comme avant. Dans “1970″, la situation semble s’être améliorée puisqu’il répète plusieurs fois “I feel alright”, et l’on comprend pourquoi en comprenant ce qu’il veut dire par “all night, till I blow away”. Au-delà des paroles, ce titre est à mi-chemin entre l’improvisation totale et free-jazz (impression renforcée par le saxophone de Steve MacKay, et confirmée quand on sait que les frères Asheton et Dave Alexander étaient fans de John Coltrane), on ne sait pas trop quand ça peut s’arrêter, comme en concert, quoi.

Intéressant de savoir que les Stooges, qui ont en 1970 entre 23 et 21 ans, sont en fait de grands perfectionnistes. Il existe des tonnes de versions de “Loose” (Rhino en a rassemblé 32 dans le package de 6 CDs consacrés au groupe), des dizaines de version de “1970″, “T.V. Eye”… Difficile de discerner du perfectionnisme dans ces coulées de lave rock’n’roll, inarrêtables, brûlantes, sur lesquelles danse ce grand maniaque d’Iggy Pop. Tout dans ce disque est décadent, heavy, fun (les paroles de “TV Eye”, c’est vraiment du grand n’importe quoi), presque pop parfois, la répétition des riffs de guitare crée une ambiance paranoïaque, une folle tension (comme sur l’effrayant “L.A. Blues”, 5 minutes de pure démence musicale).

Tout ce qui avait était décrit comme “puissant” avant la sortie de ce disque doit être reconsidéré. Et tout groupe de musique qui définit son son comme “puissant” doit se réécouter ce Fun House pour être bien conscient de la force sonique qu’il faut atteindre pour utiliser ce terme. Il y aurait une infinité d’expressions pour tenter de définir ce disque : une bombe atomique, un largage de napalm sur un lac de pétrole, un gigantesque chaos organisé, un ravage auditif de 35 minutes…

Je n’ai pas utilisé les termes “culte”, “classique”, “indispensable” et “qui influencera des milliers de groupes par la suite”, mais je pense que vous l’aviez compris dès l’introduction.

Plus d’Eddie sur son blog le Choix de Mlle Eddie.

Piochés au hasard :

Partage cet article sur Facebook Tweete cet article Envoyer par email

Les 5 derniers commentaires dans le forum :

  • Eddie Eddie a dit :

    Citation:
    Posté par kinderwhore Voir le message
    ( trop de trompette à mon goût)
    C'est du saxophone !

  • debbiethegeek debbiethegeek a dit :

    Je ne sais pas si ça a été dit quelque part mais Ron Asheton est décédé aujourd'hui.
    Ca m'a fait bizzarre de voir votre chronique aujourd'hui justement, haha!
    Et sinon je suis fan de l'album, et des stooges en general!

  • kinderwhore kinderwhore a dit :

    Je suis en train d'écouter et j'aime moyennement ( trop de trompette à mon goût). Pour moi, il n'arrive pas au niveau de Raw Power.

  • Eddie Eddie a dit :


    Ce sujet est dédié aux réactions à Fun House.
    J'attends impatiemment ton opinion et tes réactions !
    N'oublie pas que tu peux également dire si tu es Fan (ou pas) depuis cette page.

Voir les 4 commentaires | Tu dois être inscrite pour commenter ! Clique ici, ça prend 3 minutes

La phrase des fois con, des fois pas : (propose la tienne)
"J'ai le transit au bord des lèvres" (Ratatouille)
Plan du site | Rédaction - Communiqués | Annoncez sur madmoiZelle | Informations légales
madmoiZelle est une marque déposée. madmoiZelle, un magazine qu'on pourrait croire qu'il s'écrit mademoiselle, mais en fait, non. © 2005-2010 ALJ Presse
Partenaires : Studyrama Futur Papa Livre Futur Papa Immobilier Lille