Chronique de la French Girl en voyage #2 – L’aéroport et l’avion

Dede la Frenchie est, comme son pseudo l’indique, une jeune française qui a décidé de se lancer dans une grande aventure. Suivez son récit tous les lundis !

Chronique de la French Girl en voyage #2 – L’aéroport et l’avion

Quand tu pars au bout du monde, tu dois souvent te taper au moins 10 heures d’avion avant d’arriver à destination. Si tu arrives à dormir, tu as de la chance. Moi je n’y arrive pas, et je me retrouve toujours à la pire place dans l’avion, à savoir au milieu de la rangée du milieu, entre un bébé qui pleure et une vieille agrippée à son sac qui ne parle pas un mot d’anglais. En gros, je souffre. La plupart des longs courriers sont équipés maintenant de VOD sur chaque siège, ce qui m’a d’ailleurs souvent sauvé la vie, même si mon espace vital reste compromis par la personne devant moi abaissant son siège au maximum, écrasant mes jambes et encastrant l’écran TV sur mon front par la même occasion. Manque plus qu’à être prise de diarrhée aigüe pour rendre ce voyage inoubliable (y’en a qui ont essayé, y ont eu des problèmes).

Malgré tout ça, je survis, et j’arrive enfin à bon (aéro)port après cette épreuve intense.

Là, soit je suis arrivée à destination, soit j’ai une correspondance, ce qui signifie que je dois bien souvent repasser par la sécurité sans aucune raison (évidemment). Un conseil : ne pas s’arrêter aux toilettes quand tu n’as qu’une heure de correspondance, parce que ça devient vite chaud patate. Courir dans les allées interminables avec mes deux bagages à main plein à craquer, mon passeport en bouche et ma ceinture qui pendouille parce que je n’ai pas eu le temps de me rhabiller une fois le portique passé m’est arrivé plus d’une fois.

Par ici la sécu !

Les joies du passage à la sécurité, tout le monde les connaît, pas la peine de s’étaler là-dessus. Ils te font tout enlever, ceinture, chaussures qui puent, méme si tu sais très bien que le portique sonnera quand même à cause de tes boucles d’oreille et de tes bagues. Deux choses que j’ai testées par inadvertance et que je déconseille à tout le monde : en période de règles, ne pas laisser des tampons dans votre poche, car la machine le verra et l’agent vous demandera alors ce que c’est : « You really want to know?”. Ça avait bien fait rire l’agent. La deuxième, checker toujours chaque poche de ses bagages, car une fois j’avais oublié un couteau dans ma sacoche de pc (vous avez le droit de me demander ce qu’il foutait là, mais je n’ai malheureusement pas la réponse à cette question). Ça n’avait pas fait rire l’agent.  Bref, de grands moments de solitude, ça peut arriver à tout le monde.

C’est pas fini : par ici la douane !

Arrivée enfin à destination par contre, je ne dois pas repasser par la case sécurité, mais par la case douane. Aussi redoutable et bien plus longue. A chaque fois que je vais aux States, je hais les American Citizen qui zappent la queue direct alors que moi j’attends bêtement avec mon papier vert I-94 entre les mains.

Je réponds préalablement à plusieurs questions plus drôles les unes que les autres : non je ne fais pas partie d’un groupe à caractère terroriste. Non je ne transporte pas plusieurs kilos de viande. Non je n’ai pas une valise pleine d’argent, vu ma dégaine et mon sac aux roues déglingués, ça se saurait sinon. Oui bien sur je compte quitter votre pays dans les temps (même si je mens).  Je ne sais pas encore où je vais vivre, mais je donne quand même l’adresse d’un hôtel dans lequel je ne mettrai jamais les pieds pour rassurer le gouvernement.

Si c’est pour une courte visite, une photo et une prise d’empreinte plus tard, je suis libre de faire ce que je veux pour un temps déterminé (enfin pas tout non plus hein, juste dépenser sans compter en fait). Si c’est pour plus longtemps, c’est quoi le next step ? Aller valider mon visa pardi ! Ce grand sésame qui donne le droit de travailler (quelle chance) et de faire fonctionner leur économie, mais qui est parfois impossible à avoir. Et qu’une fois le parcours du combattant fini et qu’il apparait fièrement dans les pages de mon passeport, je dois sans cesse veiller à le renouveler pour pouvoir rester dans un pays (je pense que l’expression « faire le tour du poteau » dira quelque chose à plus d’un).

En fait qui a eu l’idée débile de mettre des frontières sur la planète ? Le monde était supposé appartenir à tous, non? Non parce que je me demande parfois.

Après avoir vérifié une vingtaine de fois si j’avais bien tout pris pour la douane dans ma sacoche, je sais que mes papiers sont en règles et je passe sans aucun problème. Je vais chercher mes valises au carrousel, qui sont bien sûr toujours les dernières à sortir (enfin, quand elles ne se perdent pas en route). Je sors enfin de l’aéroport avec mes 50 kilos de bagages (deux valises de 23kg + bagages à main qui sont déjà pleins bien sur, ce qui me laisse super large pour le retour) et me voilà arrivée en terre inconnue.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Blackswan
    Blackswan, Le 3 avril 2012 à 16h28

    Pantaleon;3052832
    Par curiosité, c'est quoi le nom du médoc que tu prends ?
    Alors là tout de suite je sais plus, mais je vais te retrouver ça, ou sinon j'irais demander à ma pharmacienne (même si pour le coup je les avais pas pris chez eux mes médocs).
    Dans tous les cas, c'était entre deux vols à Paris et juste avant un vol que j'allais faire toute seule toute seule, donc je flippais trop, et ma mère est allée demander dans une pharmacie. Donc là j'en avais pris deux avant de me coucher, et deux le matin avant le vol. Et puis j'avais gardé une plaquette pour l'avion du retour, et cette fois-ci j'avais bien faire la "cure" de une semaine avant le vol, comme la pharmacienne nous l'avait dit.
    Donc évidemment à l'aller j'étais bien stressée, au retour beaucoup moins, j'ai pas du tout fait de crise de stress ni rien (celle où tu te mets à pleurer seule dans l'aéroport ou en passant la porte d'embarquement =D). Bon après y'avait surement d'autres facteurs qui jouaient, comme le fait que c'était mon 5ème vol des vacances etc, honnêtement je peux pas dire si c'est vraiment efficace ou non.

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