Foule sentimentale ?

Faut que je vous avoue un truc pas net. Y’a des jours où la foule me tape sur le système, mais alors bien comme il faut. Des jours où je voudrais effacer d’un trait de gomme virtuelle toutes les personnes qui se trouvent sur ma route, comme ça, pour rien, juste parce qu’elles ont le […]

Foule sentimentale ?

Faut que je vous avoue un truc pas net. Y’a des jours où la foule me tape sur le système, mais alors bien comme il faut. Des jours où je voudrais effacer d’un trait de gomme virtuelle toutes les personnes qui se trouvent sur ma route, comme ça, pour rien, juste parce qu’elles ont le malheur de me pomper un peu de mon oxygène et de mon espace vital à un moment où je voudrais être seulement peinarde. La « mouton attitude », parfois, très peu pour moi.

Là, vous me répondez (normalement) (et si vous êtes gentils) un truc du style « mais naaaaan attends, c’est totalement compréhensible, parfois on a besoin de se retrouver dans sa bulle, d’être seul, pour se retrouver, se ressourcer ». Ouais. Sauf que moi, c’est précisément dans des endroits où je ne peux pas être seule que j’aurais envie de l’être, seule, justement. Pas reloue, la fille, déjà.

En même temps, faut dire que parfois, y’en a qui n’y mettent pas du leur, franchement. Et moi, je voudrais bien qu’on m’explique certaines choses. Genre, au hasard :

  • Pourquoi c’est systématiquement le strapontin juste à côté de moi qu’on décide de prendre alors que quasi tout le wagon de métro est vide. Sièges inoccupés partout, choix quasi illimité, limite même au Zénith y’a moins de places. Ben nan… c’est là, juste où j’allais poser mon coude pour pouvoir lire le journal tranquille qu’ »on » est venu s’installer. A croire que le parfum de mon gel douche mélangé au déo a du lui chatouiller les narines et lui tournebouler les hormones.
  • Pourquoi, alors que je m’évertue à trouver le créneau de 2’16 minutes où les caisses du Monop’ sont vides (au prix d’une longue étude très poussée sur les us et coutumes des habitants de mon quartier en matière de ravitaillement du frigo), que je parviens à déposer tout mon barda sur le tapis roulant en me disant que je n’aurai pas à sprinter pour ranger mes Danone et mes Corn Flakes pour libérer la place au suivant, pourquoi, donc, y’a toujours une grogniasse qui vient se coller derrière moi, tout sourire, avec son caddie plein à craquer pendant que la caisse juste à côté est vide. V-I-D-E. Non mais je rêve ? No but I dream… Oui, je sais : « m’en fous, m’en fous, m’en fous, m’en fous ». Mais rien que pour le principe, quand même, je l’ai trouvée super pot de glue, la Ginette.
  • Pourquoi, dans un magasin Zara grand comme l’hippodrome de Longchamp (à deux trois mètres près) faut-il que certaines nénettes pistent les autres en regardant et triturant systématiquement les mêmes vêtements, sur les mêmes portants, au même moment. Ho, et pourquoi pas partager la même cabine d’essayage, tant qu’on y est, « copine », nan ? Tssss, cette boutique est trop petite pour nous deux, Calamity Jane.

Bon, ok, je caricature très légèrement, mais l’idée de base est là. Rassurez-moi, je suis vraiment une sale conne prétentieuse et égocentrique à tendance parano-névrotique ? Ou bien ça vous arrive de ressentir (un peu) la même chose ?

PS : j’oubliais… Je suis peut-être une sale conne prétentieuse bla bla bla (voir tiercé dans l’ordre ci-dessus), mais je suis aussi rancunière et très violente. Donc attention à ce que vous allez dire. :)

PPS : Raaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, ça fait du bien de râler… !

 

Ce billet est tiré du blog de GinFizz !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Zack
    Zack, Le 16 août 2007 à 19h06

    Je suis carrément pareille, et je crois que ça tient à la culture européenne. Une fois j'ai pris un bus qui allait du Népal à l'Inde, et pendant deux heures il y avait une vieille mamie assise à côté de moi, la main sur ma jambe, et chez eux c'est tout à fait normal de se coller aux gens, personne ne râle. C'est pour ça que je pense que c'est culturel, le besoin d'avoir son espace vital, sa tranquilité.

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