16/11/2010, 20h46
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#1 | | Tente de vivre. | Vous et la pudeur Comme je l'avais déjà un peu dit dans le sujet sur la Seinte Fresque, je trouvais intéressants les débats qui s'y déroulaient et, personnellement, je pense qu'ouvrir un sujet à ce propos peut permettre une discussion enrichissante.
Plus globalement, je me suis rendue compte que la pudeur était pour moi une question assez essentielle bien que je n'ai aucune réponse réelle. Je veux dire, quelle est la fonction de la pudeur? A quoi sert-elle? Est-elle handicapante, est-elle le fruit de complexes? Est-ce que si j'étais moins complexée je serai moins pudique?
Et puis je me posais aussi des questions sur le rapport que je peux entretenir avec la pudeur (ou l'impudeur) des autres. C'est une question qui s'était posée face a moi dans une discussion il y a peu de temps. Quelqu'un s'offusquait qu'un homme ait déjà vu la poitrine de sa belle-fille, ait déjà vu sa belle-fille nue. Je n'y voyais pas vraiment d'inconvénient (moralement parlant) et pourtant, mon propre père ne m'as pas vue nue depuis que je sais m'habiller toute seule, et je refuserai qu'il existe ce contact et cette intimité entre nous.
De la même manière, la pudeur est-elle liée à l'intimité? A-t-elle finalement comme fonction de sacraliser, en quelque sorte, notre corps et notre sexualité, pour la "réserver" a quelqu'un en particulier? Ne pas la montrer au grand public mais la réserver a quelques élus?
Comment gérez vous votre pudeur, vous gêne-t-elle, est-elle choisie, consciente et voulue, êtes vous pudique?
Ce ne sont que des pistes de questions, aucunement un questionnaire auquel vous vous devez de répondre  |
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16/11/2010, 21h55
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#2 | | | La pudeur n'est pas à mon sens uniquement physique, il y aussi le fait de dévoiler ou non sa vie, son moi, son intimité. Pour moi, une tendance à raconter sa vie dans les moindres détails est de la plus grande des impudeurs. Par là, oui, je suis plutôt impudique, mais je me contiens. Je pense que la pudeur est une sorte de censure sociale nécessaire. Peut-être pas une sacralisation de soi, dont le dévoilement serait réservé à quelques élus, mais un dévoilement de soi face à soi. Dans le sens où on ne considère pas faire un cadeau à l'autre en se dévoilant, mais un cadeau à soi en se "soulageant" face à quelqu'un en qui on a confiance. Et à mes yeux, tout le monde est pudique, la construction de soi, l'éducation exige la pudeur. Un nudiste peut être tout à fait pudique, dans le sens où il y aura toujours une part de soi "cachée", réservée à la ou les personnes dignes de confiance qu'il choisira. Idem pour ce que tu disais à propos de la pudeur vis à vis de la famille : j'ai toujours trouvé particulièrement choquant un parent qui voyait son enfant nu alors que celui-ci est adolescent (une connaissance disait "regretter" que son père n'entre plus quand il veut dans la salle de bain...), et je me disais que c'était une question de vision, de conception. C'est vrai dans un sens, peut-être que pour eux la nudité n'est pas chose impudique, mais l'absence totale de pudeur dans la famille relève à mes yeux d'un grave disfonctionnement, d'un problème sérieux pour le développement individuel des personnes : c'est nier l'individu face à la famille, de faire qu'un tout (la famille) où même le moi le plus intime est partagé par le collectif. J'ai du mal à entrevoir un développement sain dans un tel environnement.
(Edit : et par absence de pudeur, je ne parle pas seulement de la nudité, même si comme le rappelle Foxey il y a le tabou de l'inceste lié à l'amalgame nudité-sexualité qui pèse, mais la ce n'est que social et pas purement dans l'autoconstruction). Après, pour ce qui est des complexes, ça peut participer à une certaine conception de la pudeur physique (quelqu'un de complexé sera moins enclin à dévoiler son corps), mais ça n'empêchera pas de s'étaler sur sa vie privée, ce qui me semble être encore pire. Et puis, l'éducation peut aussi jouer : je n'ai pas de réel complexe, et aucune raison d'en avoir (du moins ce qui est de mon corps), pourtant je trouve que ce n'est pas "correct" d'imposer la vue de mon anatomie à d'autres… alors que peut-être cela ne leur poserait pas de problème outre mesure.
Modifié par .Amychu. 17/11/2010 à 06h58.
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18/11/2010, 01h41
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#3 | | Donnée aberrante | (ce message risque de ne pas être cohérent, MAIS BON)
La pudeur est avant tout une affaire de culture : nous grandissons dans une certaine culture, qui nous transmet ses lois, ses principes, ses droits et sa morale. Ce qu'un occidental trouve inadmissible sera jugé normal par un oriental et vice-versa. À quoi sert cette pudeur ? À garder un certain ordre social, une ligne de conduite, et résulte tout simplement du temps. Les occidentaux ne verront pas de problèmes à montrer leurs émotions en public, forts de leurs cours de psychopop et de « ezprimez-vous librement », tandis que les orientaux verront là un déshonneur, une exposition pure, simple et dégradante.
Ensuite, vient-elle des complexes ? De façon individuelle, oui. J'ai été très pudique dès la puberté m'atteignant, jusqu'à ce que j'apprenne à accepter mon corps et à me défaire de l'idée de « je suis laide, moche, informe » et bla bla bla. Elle vient aussi du micromilieu qu'est la famille : ma mère est très complexée et a donc, involontairement, fait rejaillir cette caractéristique chez ses enfants. Donc, la pudeur vient de l'influence des pairs et de la société dans laquelle nous vivons. Pourtant, mes parents sont du genre à se promener nus (genre), donc en même temps, nous avons toujours eu l'idée qu'un corps est un corps, sans plus.
DONC, traitons mon cas (ha ha). PHYSIQUEMENT Ado, j'étais d'une pudeur assez hallucinante. Quand mes seins ont commencé à pousser, je refusais catégoriquement qu'on en parle, que ma famille et le monde sachent que j'avais des seins, que je portais des soutiens-gorges et je ne voulais pas être vue en train d'en acheter. Même chose quand j,ai été menstruée pour la première fois : refus total. Alors, imaginez que quelqu'un me voit en train de me changer, ha ! Ça a duré de mes 10 à mes 15-16 ans, je dirais.
Ensuite, j'ai commencé à accepter mon corps et ça ne m'a plus vraiment dérangée d'être vue en sous-vêtements par les gens que je connaissais. Mais ce n'était pas fini : les garçons arrivaient dans ma vie.
Le premier gars avec lequel j'ai sorti sérieusement, je refusais qu'il me voit nue la lumière allumée. Refus total encore une fois. Ça a pris du travail avant que j'accepte d'être vue nue dans la lumière.
Et maintenant ? Je suis très à l'aise avec mon corps. J'ai une bonne vie sexuelle que j'assume, je vis bien avec ma personne, j'assume mes formes et voilà.
En même temps, je ne vais pas me balader en sous-vêtements partout, puisque je sais que ma liberté s'arrête où celle des autres commence et que le respect me dicte de ne pas imposer la vue de mon corps à tout un chacun. PSYCHOLOGIQUEMENT J'ai toujours été hypersensible. Du genre à partir en flammes et en larmes pour rien, tout comme j'ai le bonheur facile. Donc, ma pudeur psychologique a toujours été un sujet de bisbille avec moi-même ; généralement, j'en révèle plus que ce que je désire. Je peux être très triste, mais ne pas révéler pourquoi, tout comme je peux être très heureuse et ne pas le montrer nécessairement. J'ai appris à maîtriser mes émotions et à les doser, mais c'est encore une chose que je suis incapable de tenir totalement. Je vais confier ma vie aux gens auxquels je tiens, mais être très évasive auprès des inconnus.
Incroyablement, ma plus grande pudeur est liée à mes créations. Je n'aime pas qu'on voit mes dessins, qu'on lise mes textes, qu'on me commente, de dévoiler cet angle de ma personne. Pourquoi ? Peut-être parce que je me livre réellement dans mes créations.
En conclusion : la pudeur est culturelle.
__________________ « There are no happy endings because nothings ends. » |
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10/04/2011, 14h10
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#4 | | Rhume des foins. | Je me permets de remonter le sujet, il est assez intéressant  .
__________________ Elle déguise ses vers pour ne pas être comprise.
Pour ne pas être prise pour une terre à terre. All is white (même en été). |
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10/04/2011, 15h06
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#5 | | Nerd niaise | Pour moi la pudeur est quelque chose d'important. Je n'ai aucun problème à montrer mon corps dans des sous-vêtements,mais bon comme le dit une autre madz, ma liberté s'arrête ou commence celle des autres et que le respect et nos normes sociales aussi nous disent qu'on n'impose pas la vue de son corps à tout le monde.
La pudeur morale est pour moi très importante, c'est là aussi une sorte de respect pour les gens qui m'entourent de ne pas leur révéler tout mes états d'âme.
Et puis au sein de la famille je pense qu'il est important qu'il règne une certaine pudeur, cela montre encore une fois une forme de respect, oui nous faisons partie d'une famille mais nous ne partageons pas tout. Chacun à le droit à son jardin secret.
En fait pour moi la pudeur est une chose très importante, qui est très lié au respect, de l'autre et de moi-même. Cela dit je pense aussi qu'il ne faut pas tomber non plus dans un excès de pudibonderie sous prétexte de respect. |
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10/04/2011, 15h32
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#6 | | | Coucou,
Comme je le racontais sur le forum l'autre jour, Ma pudeur a été bien malmenée le mois dernier.
Je ne me considère pourtant pas comme qq un de pudique mais là j'étais pas super à l'aise.
C'etait en allant chez le dermato. La nenette qui m'a recue avant la visitedu medecin m'a fait mettre completement à poil pour faire un bilan.
Je vous laisse imaginer la situation.... |
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10/04/2011, 16h41
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#7 | | Une margarita a la main | Je n'ai aucune pudeur physique. Je peux me mettre à poil sans aucune gène. A la limite si je ne le fais pas c'est parce que si je le faisait on me regarderait bizarrement (et puis parce qu'il fait froid nue).
Pour moi un corps c'est de la barbaque, de la viande, pas vraiment un truc intéressant. Ca peut devenir un objet de désir mais il faut un contexte (genre je suis amoureuse, j'ai la libido en feu, il y a une nuit de sexe de prévu), un corps nu comme ça sans contexte je m'en fous, je vais juste le regarder du genre "ah il est joli, ah il est pas top", mais comme je vais regarder les cheveux, le visage de quelqu'un.
Par contre ce qu'il y a sans ma tête, c'est secret. Je vais être beaucoup plus pudique avec mes sentiments (genre embrasser mon copain devant mes amis me gène, car c'est l'intimité de mon couple que j'expose), je n'arrive pas à dire à une tierce personne que j'aime mon copain (ou alors je rougis à mort).
Si jamais il y avait un problème dans ma vie, je ne l'exposerais pas à tout va.
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Advienne que pourra...
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: Iaoranamoana (10/04/2011)
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