21/12/2009, 11h30
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#1 | | Guest | Quel est ton rapport à la mort ? Dans cette douce période de Noël, je viens casser le moral des troupes, aha.
Plus sérieusement, je me demande quelle est votre façon d'envisager la mort, les filles ? La vôtre (la plus lointaine possible ) , celles de vos proches, celles des inconnus, des jeunes et des moins jeunes, ... ? | |
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21/12/2009, 12h05
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#2 | | Guest | Ce n'est pas une question facile!
Ce que je peux dire c'est que je n'ai pas peur de la mort mais plus de la souffrance et la douleur qui va y conduire.
Je suis athée et je ne crois donc pas spécialement qu'il y a un après mais je ne suis pas non plus persuadée qu'il n'y a rien donc je me laisse vivre et je profite à fond.
Ma famille n'a pas été très chanceuse de ce point de vue là et les amis n'ont pas été épargnés non plus, je suis du coup bien consciente que ça peut arriver à n'importe qui, n'importe quand et ce quelque soit son hygiène de vie et les "bonnes choses" que l'on fait on peut clairement être rayé de la surface de la terre du jour au lendemain. Je le sais, on le sait tous et on vit avec parce qu'il n'y a ps grand chose d'autres à faire.
Bon ça c'est pour ma propre mort, en ce qui conderne celles des autres j'ai forcément plus de mal. Ce n'est pas toujours facile d'être celui "qui reste", ce n'est pas toujours facile de laisser la vie reprendre son court après un drame, on ne s'y autorise pas parfois.
Et pourtant il faut le faire, s'obliger à aller de l'avant. Bien sûr porter le deuil est important mais s'arrêter de vivre est selon moi pire que tout. Une vie a déjà disparue, est-ce vraiment nécessaire d'en mettre une dizaine d'autres entres parenthèses pour autant?
Je suis ne en 86 et mes parents ont perdu ma soeur aînée en 83 dans un accident de voiture, elle avait 14 ans. Ils se sont interdits de vivre pendant 2 ans, se sentant coupables d'êtres vivants alors qu'elle ne l'était pas. Du coup c'est mon frère et mon autre soeur qui en ont fait les frais. Au final ils auront tous les 4 "gâchés" 2 ans de leur vie...
Modifié par Pseudo inconnu 21/12/2009 à 12h13.
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21/12/2009, 13h04
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#3 | | Roule une pelle a la vie | Je trouve la mort très angoissante. Personnellement, je ne pense quasiment jamais à ma propre mort. Mais quand ça arrive, je ressens une immense angoisse, une sorte de vertige, comme si je me trouvais au bord d'un précipice et que je regardais en bas...
En revanche la mort des gens que j'aime me fait très peur et j'y pense assez souvent. Je suis capable d'éclater en sanglot rien qu'en "imaginant" la mort de mon amoureux, ma mère, mon grand-père,etc... J'évite d'y penser en fait car c'est vraiment un sujet douloureux pour moi.
En fait j'ai remarqué que plus que la mort en elle même, c'est la douleur de ceux qui restent qui me fait mal. Par exemple toutes ces personnalités mortes récemment, à un jeune âge, ça me fout le cafard pour leurs proches. Je pourrai pleurer rien qu'à imaginer la douleur d'Alice Taglioni qui vient de perdre son compagnon et père de son fils..
J'ai perdue une amie il y a deux ans. Elle avait 18 ans. J'y pense encore très souvent. Dès que je vis un moment difficile, je pense à elle et ça me force à relever la tête. Quand je vis un moment joyeux, je suis triste en pensant qu'elle ne connaitra jamais ça (les joies étudiantes, les amours, être diplômée...).
Alors aujourd'hui je vis à fond et j'évite de penser à la mort en général car sinon ça me boufferait la vie.  |
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21/12/2009, 13h38
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#4 | | Reine Sperme | Citation:
Posté par erzatz En revanche la mort des gens que j'aime me fait très peur et j'y pense assez souvent. Je suis capable d'éclater en sanglot rien qu'en "imaginant" la mort de mon amoureux, ma mère, mon grand-père,etc... | Je pourrais dire ça aussi. Parfois, j'ai des "flashs" de ça, et ça me fout le cafard.
Ma propre mort ne me fait pas vraiment peur. Je préférerais qu'elle arrive tard car j'ai encore beaucoup de choses à vivre, des choses que je veux vivre. Ce qui me fait davantage peur c'est de souffrir, et surtout de mourir étouffée, je crois que c'est ma grande peur vis à vis de ma mort, que ce soit par une allergie, une noyade etc ... |
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21/12/2009, 13h41
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#5 | | Reine Sperme | (Je suis désolée de poster en plusieurs fois mais sinon mon message ne passe pas, visiblement le site ne veut plus que j'écrive plus de 15 lignes à la fois, haha)
Par contre j'ai peur de perdre quelqu'un que j'aime. C'est pas omniprésent dans ma vie heureusement, mais quand j'y pense ça me fout le cafard, et plus je grandis plus j'y pense. J'ai la grande chance de ne pas avoir perdu de personnes dont je suis très proche, et j'espère que ça durera le plus longtemps possible. |
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21/12/2009, 13h42
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#6 | | Reine Sperme | (Encore désolée  , un dernier après celui et puis c'est bon)
Je sais qu'on est à l'abri de rien, à n'importe quel moment, et c'est ça qui me fait peur. Que là dans la minute il peut arriver n'importe quoi à quelqu'un que j'aime. Ça m'angoisse de ne pas pouvoir prévenir la mort des autres, les protéger. On ne peut rien faire, on est tous vulnérables. Alors j'essaye de me dire que de toute façon c'est comme ça, c'est pas en me rongeant les sangs que je vais changer cela. Alors j'essaye d'y penser le moins possible et de profiter un maximum. De toute façon je ne pense pas pouvoir m'y préparer en y pensant davantage. Si ça arrive, je devrais y faire face le moment venu, ce n'est pas la peine de gâcher nos vies d'ici là. |
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21/12/2009, 13h43
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#7 | | Reine Sperme | Par contre, dans mon inconscient je pense que c'est toujours présent. Car dès que quelqu'un de très proche ne donne pas de nouvelles de façon inhabituelle pendant un laps de temps trop long, je m'inquiète. Quand le téléphone sonne tard le soir, la nuit, ou tôt le matin, je m'inquiète.
Je ne pense pas qu'il y ait quelque chose après la mort, et ça ne me dérange pas. Mais je pense qu'une part de moi a peur d'être oubliée, et je tente de laisser le plus de traces de moi : photos, écrits, peintures, dessins, etc ...
(Fini, ouf !) |
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21/12/2009, 14h01
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#8 | | Et hop ! | Lorsque j'étais petite ce qu'il pouvait se passer après la mort m'angoissait beaucoup. Je n'arrivais pas à me faire à l'idée qu'il y avait une fin. J'en ai parlé à ma mère qui m'a rassuré et depuis j'évite de me poser des questions qui m'empêcheraient de dormir.
Quant à la mort de mes proches ça me fait peur forcément mais je n'y pense pas. J'ai plus tendance à m'imaginer morte pour essayer de deviner qui serait triste (c'est stupide je l'avoue.). |
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21/12/2009, 14h49
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#9 | | Guest | Citation:
Posté par powpy J'ai plus tendance à m'imaginer morte pour essayer de deviner qui serait triste (c'est stupide je l'avoue.). | ça me rassure parce que je fais la même chose dans les moments de doute intense où je crois que je suis transparente et inutile! | |
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21/12/2009, 14h54
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#10 | | Guest | Citation:
Posté par Lavana Par contre, dans mon inconscient je pense que c'est toujours présent. Car dès que quelqu'un de très proche ne donne pas de nouvelles de façon inhabituelle pendant un laps de temps trop long, je m'inquiète. Quand le téléphone sonne tard le soir, la nuit, ou tôt le matin, je m'inquiète.
Je ne pense pas qu'il y ait quelque chose après la mort, et ça ne me dérange pas. Mais je pense qu'une part de moi a peur d'être oubliée, et je tente de laisser le plus de traces de moi : photos, écrits, peintures, dessins, etc ...
(Fini, ouf !) | Moi aussi. Le pire c'est de se lever le matin, de voir trois appels en absence d'une personne en pleine nuit, qui n'a pas laissé de message. Je me fais des frousses incroyables avec ça !
Pour ma part, je suis assez terrifiée par la mort. Petite, ça m'obsédait même, jusqu'à ce que je cesse totalement d'y penser entre mes 15 et mes 20 ans à peu près. Quand j'ai eu vingt ans, ça m'a fait un "choc" et je me souviens avoir reçu une peluche "20 ans, tout feu tout flamme" qui m'a filé une crise d'angoisse mémorable. Je me suis pris dans la tronche le temps qui passe a une vitesse inconcevable et.. la mort au bout. Pendant un an j'ai passé des nuits blanches à essayer de comprendre le pourquoi, le comment. Je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'un jour il n'y aura plus rien (puisque je ne crois pas vraiment en la vie après la mort). S'en suivent les "à quoi bon alors?" et l'angoisse de voir ce moment de vide (?) arriver. J'ai peur de mourir, voilà, et je trouve fou de trouver rarement des gens qui diront : "j'ai très peur de la mort".
Un an après j'ai perdu mon grand père et contrairement à ce que j'aurais cru, ça a un peu apaisé ma crainte de mourir. J'ai toujours très peur, mais ça ne m'obsède plus. J'ai compris que le pire est pour ceux qui restent.
Quand j'imagine mes proches mourir, ça me fout en l'air. Ce "jeu" ne marche pas avec grand monde (et heureusement !) mais imaginer ma famille proche (parents+ma soeur) ou mon copain mourir est une torture infinie. Je ne m'imagine même pas pouvoir continuer à vivre après ça. Voir mes parents vieillir (tout est relatif ils n'ont que 45 ans) m'effraie énormément aussi. | |
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21/12/2009, 15h33
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#11 | | Reine Sperme | Citation:
Posté par karma_voice En soi, la mort, on ne peux pas y échapper, le seul truc qui me fait paniquer c'est la souffrance avant ou pendant. Quitte à mourir autant que ce soit sans s'en rendre compte? sans douleur.. | Sans souffrir oui, mais sans s'en rendre compte je n'aimerai pas (enfin je ne serai plus là pour aimer ou non).
Je préfère me dire "Et bah voilà, c'est la fin", plutôt que de m'endormir pensant qu'il y aura un lendemain et qu'en fait non. Je veux être confrontée. |
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: Fleur-Bleue (22/12/2009)
21/12/2009, 16h14
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#12 | | Reine Sperme | Citation:
Posté par Rock-Ambolesque Je m'inquiète aussi sur le fait de ne pas avoir assez montré à quel point j'aime mes proches. | Pareil ... |
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21/12/2009, 16h22
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#13 | | Guest | J'y suis plutôt indifférente, à ma mort. Enfin bon, j'ai déjà pensé mourir en même temps. Si je réfléchis à si je devais perdre quelqu'un, du style mes amies, ben, ce serait difficile mais pas insurmontable. J'ai un rapport à la réalité biaisé, et je n'ai jamais été confrontée directement à la mort, je ne suis pas sûre de comprendre réellement ce que c'est.
Il n'y a que pour en gros trois personnes que ça me ferait un gros choc, dont une plus que les autres. D'ailleurs c'est mon angoisse de tous les jours. Je me sens assez horrible, à dire ça. | |
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21/12/2009, 16h47
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#14 | | Fire Girl | La mort ne m'effraie pas, surtout la mienne. Je suis assez détachée par rapport à ça. Je pense à la mort de mes proches des fois, mais ayant été très peu en "rapport" avec elle (j'ai "seulement" perdu mes deux grands-pères, dont un que je connaissais à peine). Je n'ai jamais perdu quelqu'un de très proche, ça me parait abstrait, assez lointain.
J'ai bien plus peur des accidents et de la maladie que de la mort en elle-même. La mort n'est qu'une fin en soi mine de rien. J'ai été soulagé que mon grand-père meurt, c'était bien mieux. J'associe plus facilement l'accident et la maladie à la souffrance, sur le long terme surtout.
Bien sûr que la mort me fais et me fera toujours pleurer mais quand j'imagine quelque d'horrible à quelqu'un, c'est quelque chose de plus "long" qui me vient à l'esprit. J'imagine toujours la mort comme étant rapide.
J'ai du mal à m'exprimer et à tourner mes phrases. Mais tout ça pour dire que la mort ne m'angoisse pas, pas du tout. J'ai beaucoup plus peur de perdre géographiquement quelqu'un, que celle-ci soit malade ou ait un accident.
(Bon j'dis ça, mais si mes meilleurs amis ou même mon mec mourrait, j'en crèverai de douleur, mais maintenant, là, à y penser, la mort ne m'effleure jamais l'esprit)
__________________ Mais parfois y en a marre, de ce manque de tintamare ! On devrait se lacher, se laisser un peu aller. Mais putain qu'est ce que c'est bon, de perdre la raison ! Don't worry, be happy, |
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21/12/2009, 17h14
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#15 | | . | L'idée de la mort me donne envie d'essayer de faire tout ce qui me semble important le plus rapidement possible, ne pas tout laisser trainer.
__________________ Bla Bla Bla |
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Amy' (21/12/2009)
21/12/2009, 17h24
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#16 | | Knowledge is Power. | La vie est mon seul rapport à la mort...
__________________ We've been lucky maybe who knows Or have we just made some good choices |
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22/12/2009, 13h00
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#17 | | Dingue de son mec | La mort en tant que concept je m'en fou un peu parce que c'est quelque chose dont, par définition, je ne ferai jamais l'expérience.
La souffrance fait partie de la vie, mais la mort non (quand on est mort on est plus vivant quoi...)
Par contre quand je pense a ceux qui resteraient si je mourrai, mon copain, ma maman, la ça me fait peur, pour eux, parce que je sais qu'a l'inverse si l'un des deux mourrait je serai détruite.
J'ai beaucoup de mal a m'imaginer sans eux, et je pense que le jour ou je serai confrontée à ça ça me prendra bcp de temps pour admettre.
Cette année mon meilleur ami a perdu sa petite fille de 5 ans, elle etait malade, moi je ne l'avais jamais vu parce qu'elle vivait avec ses grands parents, mais ça m'a fait un choc, c'est pas normal de voir mourir un enfant, c'est pas dans l'ordre des choses comme perdre ses grands parents (même si les miens se font vieux et que je sais que ce sera douloureux, c'est différent).
Il est passé par une longue période ou il ne voulais pas accepter, il pleurait tout le temps comme si elle venait de mourir, et apres quelques semaines il est entré dans une phase de grosse déprime, il n'avait plus de raison de vivre (la maman n'est plus la non plus).. Maintenant il va mieux mais j'admire vraiment la force qu'il a eu et je ne sais pas si j'aurai été aussi forte.
Sinon il m'arrive aussi d'avoir les larmes aux yeux rien qu'en imaginant qu'il arrive qqchose a mon chéri, en même temps on a une relation tellement fusionnelle, je ne sais pas comment je ferai pour m'en relever, et je pense sans éxagérer qu'il faudrait que je sois vraiment bien entourée pour ne pas faire de conneries si ça arrivait.
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“Sois le changement que tu veux voir dans le monde”
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29/12/2009, 14h58
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#18 | | Voodoo child | Je crois que je ne suis pas trop effrayée par ma mort, puisque je la vois comme une sorte "d'expérience".
Mais celle des autres me terrifie, je veux dire, je n'aime pas le changement lorsqu'il n'est pas désiré, et une mort, forcément, ça chamboule toute une vie ...
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29/12/2009, 23h15
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#19 | | ¡Penistration Crew! | Citation:
Posté par Asgard J'dois vraiment avoir un grain parce que contrairement à vous , c'est ma propre mort qui me terrifie. J'arrive pas à m'imaginer à celles de mes proches , j'y pense parfois et ça me fait pas grand chose , j'arrive pas à définir le sentiment que j'ai mais ça me fout pas dans des états pas possible. Par contre la mienne , dés que je pense qu'un jour , tout sera fini , réduit à néant , ça me fait extrêmement peur , je fais des crises d'angoisse horribles à cause de ça. J'me dis que ça sers vraiment à rien de vivre si tout ce qu'on a construit disparaitra après nous , que l'être humain c'est finalement qu'une grosse blague. Mais d'un autre côté , j'ai peur de passer à côté de pleins de trucs , j'ai peur de gâcher ma seule et unique vie. Toutes ces pensées me pourrissent l'existence , au final. | Big-up parce que j'aurais pu écrire exactement la même chose. Je suis pas spécialement angoissée dans la vie mais je suis très phobique de la mort, rien que d'en parler ça m'angoisse. Comme toi j'arrive pas trop à définir ce que ça me fait, ça m'arrive d'y penser la nuit quand je n'arrive pas à dormir, ça me crée comme un trou noir dans la poitrine, c'est horrible.
Je suis athée, pour moi la mort c'est la fin de tout, y'a rien après, le monde continue à tourner et tout mais ne plus en faire partie, n'être RIEN, et rien à jamais, mais ça me terrifie. Généralement je pousse le truc jusqu'à penser qu'un jour la Terre n'existera plus (depuis le jour où j'ai lu un livre qui disait que le Soleil avait une durée de vie limitée), et là je ne vous explique même pas l'effet que ça produit, c'est comme si je mourais déjà un peu. Imaginer le néant, ah mais ça me donne des frissons.
Et du coup vivre "normalement" le quotidien, ça me paraît vraiment risible quoi, parfois j'ai envie de secouer les gens ou de me secouer moi-même, genre "mais on s'en fout d'acheter tels ou tels yaourts, merde, ça rime à rien tout ça, puisqu'à la fin y'aura RIEN !". Je sais pas si c'est très clair.
En plus depuis quelque temps j'y pense souvent, la nuit dernière je me suis réveillée à 2h du mat avec des palpitations bizarres, hop tout de suite j'ai pensé que j'allais faire une crise cardiaque quoi. N'importe quoi.
Quand je pense à la mort de mes proches ça m'attriste, ça me serre le coeur, ça me fait peur aussi mais pas de la même façon. C'est dur à imaginer, et surtout je me rends compte que je vais passer pour une grosse égoïste... Mais quand tout le monde dit que c'est dur pour ceux qui restent, ben moi je me dis toujours que non, le pire c'est pour celui qui est parti, il n'est plus là, il ne vivra plus rien... Comme vous j'ai aussi peur de la façon de mourir, mais pas plus que de la peur elle-même.
De la même façon, je crois que je ne pourrais jamais mourir pour quelqu'un (bon peut-être mes enfants si j'en ai) mais sinon ça me terrifie vraiment trop.
En me relisant avant de poster jme rends compte que ça ne sonne pas très sain tout ça... Et le fait de savoir que de toutes façons, y'a pas moyen d'y échapper, ça me déprime plus que tout, même si je détesterais l'immortalité je pense.
Pfiou jme suis mise le cafard toute seule là, haha.
Paye ton pavé de la mort (j'aime l'humour  )
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Bite-up et despesperos.
Modifié par Bleuenn 29/12/2009 à 23h18.
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Léopoldine. (22/02/2010)
29/12/2009, 23h29
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#20 | | Guest | L'idée de la mort, comme vous, Asgard et Bleuenn, ne me "touche pas" lorsqu'il s'agit de celle des autres - pas que je ne sois pas inquiète ou touchée, simplement parce que je n'arrive pas à me la représenter. Je n'arrive pas à imaginer ma mère et mes amis mourir, je n'arrive pas à les imaginer ne plus être, alors je n'arrive pas vraiment à être inquiète ou peinée en y pensant. C'est un évènement trop flou et que j'espère lointain, je le sens hors de moi, loin de moi, il ne peut rien avoir à faire avec mes proches.
En revanche, la mienne, loin de me terrifier, me rassure presque. C'est ce qui me pousse parfois à agir, lorsque j'hésite, que j'ai peur, que je crains de me mettre dans des situations inextricables et désagréables. Je pense que plus tard, de toute façon, toutes ces craintes n'auront plus de valeur lorsque je ne serai plus ; qu'elles n'ont donc que la valeur que je veux bien leur donner, et que par conséquent, cette importance (et l'anxiété qu'elle suscite alors) est toute relative. L'idée de ma propre mort m'aide à faire le tri, relativiser. C'est absurde car alors rien n'a d'importance, mais j'en arrive presque à conclure que si les conséquences de mes actes ne survivent pas à mes actes, alors ils ne peuvent être réellement importants. Bien sûr on trouve finalement peu de choses dont les conséquences survivront à sa propre mort ; ce qui par extension signifie alors que peu de choses ont des conséquences qui me poursuivront toute ma vie. En clair, si je rate maintenant, il n'est pas dit que je m'en souviendrai demain ni que mes erreurs présentes condamnent ma vie et mon bonheur à tout jamais.
Cette idée me pousse à agir sous l'idée que les conséquences de mes choix présents seront de toute façon éphémères et, pour les choix auxquels j'ai eu à faire face jusqu'ici, réparables. C'est rassurant, l'idée de mourir un jour, vue comme ça. Il n'est pas question de fuite, il est question d'une fin. | |
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