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Vieux 15/09/2009, 19h58   #21
Bookaholic
 
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Je suis très anxieuse, mais je crois que j'y peux plus rien. J'essaye toujours de me détendre et de relativiser, sans succès. J'ai une boule au ventre pour tout ce qui sort de mon train-train habituel, que ça soit un exam ou appeler le médecin pour prendre rendez-vous...
Et puis je stresse dès que quelque chose est légèrement anormal aussi, qu'on ne répond pas à mes textos ou que mes parents ont 5 minutes de retard en rentrant du boulot. J'imagine toujours le pire. C'est assez handicapant, j'ai toujours de quoi être angoissée, ça me gâche un peu la vie...
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"Il est des prisons pires que les mots". C.R.Zafon
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Vieux 16/09/2009, 21h56   #22
OrchestreuZ madmoiZelle
 
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Moi je suis toujours très calme : je ne m'énerve jamais (ou presque), je rigole de tout (ou presque), je suis très optimiste, je relativise tout, et du coup j'ai l'impression (et je donne l'impression) de ne jamais être stressée.

Sauf que mon corps n'est pas d'accord : maux de dos, de ventre, insomnies, états fiévreux, douleurs aux poumons, migraines, tremblements, évanouissements... J'ai eu successivement tous ses symptômes (le pire, ça a été ma rentrée en seconde).

A chaque fois je me crois malade jusqu'au moment où ma famille me fait remarquer que c'est peut être une crise d'angoisse. Et à chaque fois, soit en réalisant que c'est effectivement l'angoisse j'arrive à me calmer, soit je prend le remède de secours du Dr Bach (mon héro) et ça va mieux.

Je déteste ça, je préférerai que mon esprit comprenne avant mon corps que ça ne va pas.

Et là, je viens de refaire une crise (une crisounette plutôt), et je n'arrive pas à identifier clairement le problème, donc je ne peux pas le résoudre, et ça me gave.


(le pire, c'est que mon papa est exactement comme moi.)
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Vieux 17/09/2009, 00h22   #23
Eighteen-something.
 
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Oui, je fais la différence entre stress et angoisse. Le stress c'est un bouleversement lié à des choses précises qu'on vit dans le présent (ou futur immédiat, genre examens) tandis que l'angoisse est liée au futur, à l'inconnu, c'est une inquiétude imprécise. Je pense que c'est proche de la distinction "officielle" car c'était quasiment la même chez les trois psys que j'ai pu voir.
Je crois que j'ai toujours été angoissée, vraiment. Mon ex-psy disait que j'étais sûrement déjà angoissée dans le ventre de ma mère, j'irais pas aussi loin ( :rolleyes: ) mais quand j'étais enfant j'avais déjà des angoisses liées à la vieillesse, la mort, les contacts avec les gens... Je ne fais pas habituellement de crise d'angoisse ou de panique (même si ça m'est arrivé), ce n'est pas par "flashs", c'est une angoisse constante. Du coup, je ne peux pas vraiment dire comment ça se manifeste, puisque je ne connais rien d'autre. D'ailleurs j'ai mis longtemps à comprendre que cet état de crainte permanente n'était pas la norme, à comprendre ce que c'était qu'être détendu (et pas juste vaguement moins anxieuse). Ca m'ennuie beaucoup, je donnerais cher pour que comme la plupart des gens, cet état-là soit ponctuel. J'ai envie de leur dire "vous connaissez pas votre chance !".
Une de mes angoisses récurrentes est liée au coucher, c'est un truc qui remonte à mon enfance. Pendant assez longtemps, tous les soirs, je pleurais en disant que je ne voulais pas dormir car ça me faisait vieillir et ça me rapprochait de la mort (super gaie la gosse). C'est passé, mais j'en ai gardé une réticence à me coucher. Pourtant une fois que je dors, ça va, mais le problème c'est le passage de la veille au sommeil, je ne supporte pas l'idée. J'ai aussi très peur d'être seule, abandonnée, mais c'est pas du type "mon copain va me quitter", c'est plus métaphysique, genre "je suis seule au monde car je suis coincée dans mon esprit", bon je sais pas, je dis un peu n'importe quoi pour l'exemple hein.
J'ai pris des anxiolytiques à un moment où l'angoisse atteignait vraiment des sommets, et ça m'a bien aidée. Je n'en prends plus actuellement même si c'est envisagé. J'hésite car d'un côté même si j'ai appris à vivre avec mes angoisses, je serais soulagée qu'elles disparaissent, et d'un autre j'ai envie d'apprendre à les comprendre et à les mettre à distance, pour de bon et consciemment, et pas avec une béquille chimique temporaire. En fait j'attends beaucoup de ma thérapie qui ne concerne pas (seulement) mon anxiété à la base mais qui s'y attaquera quand même.
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Vieux 17/09/2009, 09h32   #24
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Mindalajinka, tu veux dire peux prendre ces anxiolytiques pour les crises d'angoisses ou l'angoisse elle-même? Parce que tu peux les prendre, tout en réfléchissant avec du recul, ça n'empêche rien, et réfléchir à comment les contrer, ne plus qu'elles reviennent (parce que si la crise d'angoisse doit absolument venir, l'anxiolytique ne fera que calmer le corps, elle viendra quand même, c'est ton mental qui va là régir). Par contre sur les angoisses elles-mêmes, là je pense que ce n'est pas approprié, un anxiolytique tout seul, c'est plus du côté des antidepresseurs (qui diminuent l'angoisse, la panique) avec ou sans anxiolytique (qui a un effet calmant sur le cerveau) et de la thérapie forcément.

Bon, je me retrouve evidemment dans beaucoup de ce que vous avez dit... moi aussi depuis petite je suis angoissée par la mort et l'idée de la mort, et j'ai toujours vécu envahie par des idées obsessionnelles, par l'anxiété et par les angoisses. Je suis quelqun qui ne sait pas lâcher prise et qui est dans l'hypercontrôle de tout, dixit mon psychiatre - et c'est exactement ça. Je suis à l'affût de tout, je pense à des tas de choses en même temps (surtout des choses noires évidemment) et résultant l'angoisse me pourrit la vie - et le pire, c'est que je m'y enfonce, comme si je voulais plonger vraiment dedans, comme si j'en avais besoin, qu'elle est au final une amie. En fait, être sereine, ce ne serait pas moi! Je suis comme ça, presque masochiste en fait, je me voudrais peut-être pas différente, c'est moi c'est tout.
Comme Mindalajinka, je me dis que les gens "sereins" ne savent pas la chance qu'ils ont. J'ai jamais connu ça.

Comme je suis sous traitement, je n'ai pas de crises d'angoisse - je touche du bois, elles peuvent venir quand même mais j'essaie à chaque fois de vite les ôter de ma tête et ça marche, il faut faire vite, dès que je sens le chaud au visage vite je me depêche - mais avant, sans antidepresseur, c'était très fort. Ca a commencé quand ma dépression a surgi. Moi qui ait une peur panique de m'etouffer, c'etait l'etouffement, forcément, les sueurs, l'impression de tomber dans les pommes ou que je vais mourir là à l'instant (j'ai peur de faire un malaise, j'en avais déjà fait un à l'époque et je veux plus revivre ça). Les crises d'angoisse (on appelle ça trouble panique maintenant, je crois, ils changent de terme tous les 20 ans quoi) il faut vraiment le vivre pour comprendre. Ce que je ne supporte pas à ce moment-là c'est de ne pas être vite rassurée, de devoir me parler toute seule à moi-même.

Je sais que s'il y a ma mère à côté, je vais pouvoir les arrêter. C'est elle, je sais pas pourquoi. C'est ma mère déjà, et puis elle a connu elle aussi, donc elle sait comment me parler. Avec quelqun qui ne connaît pas, c'est terrible, moi ça me fait peur, faire une crise d'angoisse seule, avec quelqun à côté qui te laisse te démmerder au lieu de t'aider. Enfin, au bout de dix vingt minutes, de toute façon ça se calme totalement. C'est le mental qui peut agir dessus. Je me parle, je me dis ne te laisse pas envahir, tu vas être plus forte, et ça marche, mais pas toujours, ça dépend de ce qui l'a déclenché (ce que j'ai vu à la télé, ce qu'on m'a appris sur le moment, ce que je vois devant mes yeux). En tout cas il faut absolument se dire que non, on va pas mourir, que c'est le corps qui dit que ça va pas, et que ça va se calmer, et surtout ne pas se laisser aller à la crise de panique, ne pas se laisser happer sinon elle va bien s'amuser, il faut la voir comme un ennemi à combattre et dont est le plus fort, puisqu'on peut l'aneantir par le mental.

Bon sinon que dire, en fait comme une mad', je dramatise tout, mon psychiatre me l'a dit la dernière fois, tout est vu d'une façon disproportionnée chez moi. Les gens vont penser à la mort une fois. Moi ça va être cinq cent mille fois dans la journée. On leur apprend que quelqun est mort: ils sont choqués sur le moment. Moi je vais tout imaginer, les circonstances, le visage du mort, le c*********** (je peux pas écrire ce mot de merde), les funérailles autour, quand on le met "en terre" (ah rien que d'en parler), son corps qui se décompose, enfin ça va être des jours et des jours à penser à ça, et puis d'autres pensées qui viennent parasiter mon esprit, de la culpabilité, surtout vis-à-vis du sexe, des trucs de mon enfance, mon père, la maladie, l'avenir du monde, je vais mourir jeune, moi aussi je me le dis, est-ce que je serai là demain (d'ailleurs j'ai horreur de parler de ce que je ferai le lendemain! Je me dis que si ça se trouve je serai plus là) en bref mon cerveau ne se repose jamais, je me pousse à penser, penser, penser, je crois que je détesterais aussi ne pas réfléchir, j'en ai besoin, ne plus penser c'est perdre le contrôle pour moi.


J'ai aussi une enorme angoisse, celle du corps. Bon dit comme ça ça veut rien dire. L'intérieur du corps, de mon corps. Quand je me regarde, j'ai peur de ce que j'ai en moi. Je ne vois pas, je ne controle pas: donc peur. Et peur des choses pouvant s'y developper sans que je ne sache, puisque je ne vois pas. Et les corps étrangers me sont insupportables. J'ai peur des maladies bien sûr. J'imagine toujours le pire, comme ça, je prévois, je ne serai pas étonnée; je dis toujours ça quand on me dit que je suis quelqun de pessimiste.

En fait, j'aimerais pas être comme beaucoup de gens qui ne réfléchissent à pas grand chose, qui travaillent, regardent la télé, vont au lit et se relevent. Je pense, constamment. Au monde, à l'être humain, la vie, la mort, d'où tout a commencé dans l'univers, à quoi on sert, pourquoi on a été créé, pourquoi je suis née, la société, les moeurs, et si tout avait été différent, nous mêmes on serait différent, l'éducation, le sexe, les maladies mentales, la psychiatrie, le mal fait aux animaux, le système professionnel que je deteste et toujours mes angoisses bien sûr s'y raccrochant.
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Que sont nos rêves devenus ?



Modifié par Tristana 17/09/2009 à 09h35.
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Vieux 17/09/2009, 10h03   #25
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Posté par Yana Voir le message
Moi je suis toujours très calme : je ne m'énerve jamais (ou presque), je rigole de tout (ou presque), je suis très optimiste, je relativise tout, et du coup j'ai l'impression (et je donne l'impression) de ne jamais être stressée.

Sauf que mon corps n'est pas d'accord : maux de dos, de ventre, insomnies, états fiévreux, douleurs aux poumons, migraines, tremblements, évanouissements... J'ai eu successivement tous ses symptômes (le pire, ça a été ma rentrée en seconde).

A chaque fois je me crois malade jusqu'au moment où ma famille me fait remarquer que c'est peut être une crise d'angoisse. Et à chaque fois, soit en réalisant que c'est effectivement l'angoisse j'arrive à me calmer, soit je prend le remède de secours du Dr Bach (mon héro) et ça va mieux.

Je déteste ça, je préférerai que mon esprit comprenne avant mon corps que ça ne va pas.

Et là, je viens de refaire une crise (une crisounette plutôt), et je n'arrive pas à identifier clairement le problème, donc je ne peux pas le résoudre, et ça me gave.


(le pire, c'est que mon papa est exactement comme moi.)
Exactement pareil ! Je ne ressens jamais de stress, je ne suis absolument jamais angoissée, même pour des moments assez "stressants" (entretiens d'embauche, oraux) pourtant j'ai souvent des manifestations physiques comme toi, surtout des insomnies et des maux de ventre et à la poitrine dans ces cas là.

Mais par contre, moi je préfère parce que j'étais une grande stressée avant (au lycée) et que ça me pourrissait la vie.
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Vieux 17/09/2009, 11h07   #26
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Mindalajinka, tu veux dire peux prendre ces anxiolytiques pour les crises d'angoisses ou l'angoisse elle-même? Parce que tu peux les prendre, tout en réfléchissant avec du recul, ça n'empêche rien, et réfléchir à comment les contrer, ne plus qu'elles reviennent (parce que si la crise d'angoisse doit absolument venir, l'anxiolytique ne fera que calmer le corps, elle viendra quand même, c'est ton mental qui va là régir). Par contre sur les angoisses elles-mêmes, là je pense que ce n'est pas approprié, un anxiolytique tout seul, c'est plus du côté des antidepresseurs (qui diminuent l'angoisse, la panique) avec ou sans anxiolytique (qui a un effet calmant sur le cerveau) et de la thérapie forcément.
Ce que je veux dire c'est que je veux être capable, grâce à la thérapie, de comprendre et repérer tout le processus depuis l'angoisse "profonde" jusqu'à ses manifestations physiques, en passant par les cognitions. Et j'ai le sentiment que si je prends des anxiolytiques, ce serait comme une interférence. Et en fait je ne l'ai pas dit mais je suis justement sous antidépresseurs. Ca je ne pouvais pas le refuser, ça n'aurait pas été raisonnable du tout vu mon état, tandis que les anxio je pense que c'est très faisable sans. Mais là je m'éloigne du sujet à savoir les angoisses seules.
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Vieux 17/09/2009, 11h27   #27
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D'accord je comprends tout à fait, oui, moi aussi, je me dis souvent que ça peut interférer...

Mais comment faire quand on va au plus mal et qu'il faut permettre au corps d'un peu se reposer... alors j'en prends encore, mais je vais diminuer peu à peu, mon psychiatre m'a dit qu'il fallait que j'en prenne uniquement désormais quand je sens l'angoisse vraiment monter, et moi ça faisait des mois que tous les soirs c'était la prise du Lysanxia. Alors que ça, ça se prend jamais sur du long terme et moi ça fait des mois :sick: Surtout que je sais que ça s'arrête pas facilement, alors j'ai peur, j'ai peur d'arrêter, parce que ça m'a tellement calmé le soir que je m'endors direct (d'ailleurs c'est bizarre comme ça m'endort si facilement, ça me fait peur, j'ai peur d'aller au lit, je me vois pas partir, c'est comme la mort) mais j'aurais peut-être peur de revenir en arrière, re-penser des heures avant de dormir, et m'agiter dans le lit, avec mes idées noires qui m'empêchent de me relaxer; tu vois comme je suis contradictoire.

Tu sais les anxiolytiques je ne suis pas très pour (pourtant j'en prends encore, mais je trouve que c'est très sournois comme truc, en fait, ça masque, ça endort) alors que les antidepresseurs je suis déjà plus ouverte là-dessus et je les accepte.


Enfin voui on s'eloigne du sujet
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Que sont nos rêves devenus ?
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Vieux 10/09/2010, 09h41   #28
Ridonkeylus
 
Avatar de Wayzea

Up de rentrée! C'est pas gai, mais c'est comme ça


J'ai fait une petite crise d'angoisse (je dis petite parce que je ne me suis pas vue à l'aube de ma propre mort) mais... c'est très désagréable quand même. J'ai essayé, pendant que je me calmais, de réfléchir à ce qui pouvait me provoquer ça, au beau milieu de la nuit, et... Rien. Le néant. Comme d'habitude, ça vient de nulle part.

J'ai vraiment pas envie que ça reparte comme en 40...
__________________
(Vide-Dressing) N'attends plus! Offre-toi un bout de Wayzea.
Everyone else has a purpose, so what's mine?
Waiting for Rhett Butler...
Wayzea est déconnectée   Réponse avec citation
Vieux 12/09/2010, 10h34   #29
Cacharel.
Guest
 

Je me rends compte, avec le temps, que la majorité de mes crises d'angoisses ont un lien avec mon père. Il a ce don de me foutre la pression, rien qu'en étant...là. C'est dingue.
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Vieux 15/09/2010, 16h49   #30
EcriveuZ madmoiZelle
EcriveuZ madmoiZelle
 
Avatar de kokeshi

J’ai une question qui peut paraître bête : quand vous faites une crise d’angoisse, c’est suite à une réflexion ?
Genre je pense à mon année d’étude, ça va être dur, j’ai pas le niveau, la compétition est rude = je vais pas y arriver et là, hop, le corps s’emballe ?

J’explique la raison de ma question : j’ai fait quelques petites crises (cœur qui bat très vite, malaise, fièvre, tétanie) que mon médecin a diagnostiqué comme des crises d’angoisse, mais jamais suite à une réflexion personnelle sur un sujet qui me fait flipper.

Alors je me demandais si c’était vraiment des crises d’angoisse (auquel cas c’est mon inconscient qui pédale tout seul) ou si ça n’avais rien à voir.
kokeshi est actuellement connectée   Réponse avec citation
Vieux 15/09/2010, 17h18   #31
Cours toujours
 
Avatar de Cocomilie.
 

J'ai du mal à en parler à mon entourage, alors merci pour l'initiative de ce sujet.

J'ai commencé à faire des crises d'angoisses il y a 4 ans environ. D'abord ça se mélangeait à des crises d'hypoglycémie: je n'avais pas suffisamment manger, j'étais fatiguée par un effort physique quelconque, et alors il ne suffisait que d'une petit contrariété pour que ça se déclenche.
Et puis cette année j'ai commencé à en faire de plus en plus, et seulement à cause d'une grosse angoisse. Il y avait souvent un membre de famille à ce moment, comme si inconsciemment je demandais de l'aide. Mais personne n'arrive à me calmer, je ressens la peur des autres, c'est limite pire. Je déteste cette sensation de faiblesse, d'insécurité, de ne plus pouvoir me contrôler mon corps: je suis paralysée, ma respiration s'accélère, j'ai l'impression d'étouffer, je n'arrive pas à m'arrêter de pleurer et à me concentrer sur le monde extérieur. Je me referme complètement. J'arrive de plus en plus à sentir la crise arrivée et à me calmer avant.
Mais depuis peu je développe une autre sorte de crise, qui se développe également à partir d'un détail dont la pensée m'angoisse. Je m'effondre en pleurs, je ne contrôle plus mes pensées et ça ne s'arrête qu'au bout d'une heure. Pour le moment, je n'arrive pas du tout à y faire face.
__________________
"J'ai truqué les toujours, désossé les déesses, goûté aux alentours, souvent changé d'adresse."
Cocomilie. est actuellement connectée   Réponse avec citation
Vieux 18/09/2010, 16h12   #32
Couvert de médailles
 
Avatar de Violette!
 

Ce topic est génial, et rassurant aussi, je ne l'avais jamais vu.

J'ai des angoisses de plus en plus régulières, qui vont en s'amplifiant ; je me souviens des toutes premières (vers 13-14 ans), des plus grosses, mais serais incapable d'en préciser la fréquence, l'intensité, la régularité. Je crois que ça peut paraître assez impressionnant, parce qu'après la crise, même violente, le lendemain ou les jours suivants je n'y penserai plus, je l'aurai oublié, c'est peut-être une mauvaise chose mais ça me semble naturel maintenant. Comme si ça faisait partie intégrante de moi.

Ca part vraiment de rien du tout, parfois une pensée parasite, fugitive, qui me fait partir au quart de tour ; j'y suis plus sujette les lendemains de cuite également. Parfois c'est vraiment handicapant suivant le contexte : je suis en soirée avec mon copain, tout se passe bien, on est juste les deux, au calme, mais je me mets dans tous mes états, je respire mal, j'ai les larmes aux yeux, voire, je pleure ; je ne supporte plus qu'on me touche, je me sens comme enfermée en moi-même, je me recroqueville et ne sais plus quoi faire.

Ces derniers temps, quand je sens que ça monte, j'essaie de me changer les idées : je sors faire un tour (efficacité moyenne, qui, suite à une balade nocturne sous la pluie, m'a valu d'être bien malade), je mange quelque chose, je regarde un film - mais je suis incapable de faire tout ça si je suis toute seule. Quand je suis avec mon copain et que ça arrive, je tâche de l'écouter, de réagir, d'aller un peu à contre-courant, mais ce n'est pas toujours facile. Si je suis toute seule, je me sens comme paralysée : je me couche dans un coin, sans plus bouger et j'essaie de me déplacer le moins possible. Ca peut durer une nuit entière comme dix minutes, c'est très variable.

(C'est étrange aussi, c'est la première fois que j'en parle quelque part, et même que j'identifie ce qui m'arrive...)
__________________
Seul et unique, objet, de tes, pensées.
Violette! est déconnectée   Réponse avec citation
Vieux 20/09/2010, 17h05   #33
Barney addict !
 
Avatar de Madmoizelle Fée
 

Je suis une angoisée de nature. Les véritbales crises d'angoisse (la peur de la foule, le coeur qui bat à 100 à l'heure, les tremblements, et j'en passe) sont apparus lorsque j'avais 11ans (peu après la séparation de mes parents, je ne sais pas si c'est vraiment dû à ça), un après-midi j'étais en ville avec ma mère, ma tante et d'un coup je me suis senti oppréssé, j'avais trop de mal à respirer normalement, je suis allée chez le médecin et le verdict "c'est de la spasmophilie".

Mon état s'est empiré, mes crises étaient de plus en plus forte et fréquente, un autre médecin m'a dit que c'était de l'angoisse/dépression. Je ne pouvais même pas aller au collège, c'était une vraie torture tous les jours, j'étais tout le temps absente. Je me sentais très mal dans ma peau, même chez moi je ne me sentais pas bien. A part ma mère (avec qui je vivais et avec qui je vis toujours) personne ne me comprennait, les gens pensaient que je fesais exprès de me mettre dans ces états là.

J'ai eu des troubles alimentaires assez grave, je ne mangeais presque plus, un simple oeuf au plat ne me disait rien. Alors tout de suite j'ai été jugé, "ohh elle est anorexique, c'est grave". Toutes ces remarques me faisaient plus de mal qu'autre chose. J'ai eu du mal à reprendre goût aux aliments, à me sortir de ce trouble là mais j'y suis arrivé. C'était déjà un bon début pour moi.

Je suis allée voir une psychologue pendant longtemps, ça m'a fait du bien d'extérioriser tout ce mal être. J'ai pleuré devant elle un certain nombre de fois mais j'ai beaucoup ri aussi.

Aujourd'hui les crisses sont toujours là mais moins forte et elles sont plus rare. J'aimerai m'en débarrasser complétement un jour, me dire que tout ça c'est fini, ça serait une belle victoire. Ma mère s'est fait beacoup de soucis pour moi, je ne veux qu'on subisse ça encore. C'est pourquoi maintenant je me force à aller de l'avant. Je sais gérer les crises aujourd'hui, au début ça m'étais impossible.
__________________


Je t'aime ... Moi non plus !
Madmoizelle Fée est déconnectée   Réponse avec citation
Vieux 23/09/2010, 21h20   #34
Cours toujours
 
Avatar de Cocomilie.
 

J'ai frôlé la crise d'angoisse aujourd'hui.
Trop de fatigue, pas assez manger, trop de pression. C'était horrible de sentir monter en moi les larmes aux yeux, les tremblements et la respiration qui s'emballe, alors que j'étais en plein cours. J'angoisse pour le lycée, le bac, l'après bac.. Je ne me sens Absolument pas à la hauteur.. Je ne contrôle plus rien..
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Cocomilie. est actuellement connectée   Réponse avec citation
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