Parce que des rituels gustatifs, j’en ai des tas, et parce qu’une de mes lectrices (sur mon blog, comment, vous connaissez pas mon blog ?) s’interroge et que je ne peux décemment aller rejoindre mon amant Morphée (je surnomme mon vibro ainsi, c’est plus discret) en la laissant dans l’ignorance, voici un addendum à ce billet ...
Comment manger un cuberdon ?
D’abord, c’est quoi un cuberdon ?
C’est un chapeau d’arlequin ou de clown triste, rouge plutôt que blanc, et sans les pompons.
C’est un cône de signalisation, plus dodu, et sans les rayures.
C’est un chapeau de sorcière, à bout arrondi, et sans les mauvais sorts.
C’est un sapin de Noël, tout lisse, et sans les épines.
C’est tout cela, en tout tout petit format.
Et le principal : ça se mange et keske c’est bon.
Comment manger un cuberdon ?
Le tenir par sa base, délicatement, du pouce et de l’index, afin d’éviter qu’il ne s’échappe. D’un coup de dent, lui ôter sa tête, suffisamment pour y passer le bout de la langue. Laper ensuite, avec la pointe de ladite langue, le liquide gélatineux, jusqu’à atteindre le fond du cuberdon. Bien racler les coins, c’est indispensable (si tant est que je puisse appeler le fond d’un cuberdon conique des « coins »). Dévorer ensuite sa « carapace ».
Ça a quel goût le cuberdon ?
Quelle question ! ça goûte le cuberdon, tiens.
Sauf que de nos jours (y’a plus de respect des traditions, ma bonne dame), on en fait de toutes les couleurs, des mauves à la violette, des verts à la menthe, des jaunes au citron, des noirs à l’anis.
Mais rien ne vaudra jamais le vrai de vrai.
Le rouge.
Au goût de cuberdon. (pour la photo du cuberdon original, faut venir sur le blog, je sais pas comment insérer des photos ici... ah peut-être avec cette petite montagne jaune ?) je tente (bon ça marche pas, chuis nulle)
