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Affichage des résultats du sondage: Bientôt "l'apocalypse économique" ? | |
J'en suis convaicue !
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Ce n'est pas impossible...
|    | 22 | 45,83% | |
Non, nous surmonterons la crise !
|    | 6 | 12,50% | |
Je n'en sais fichtre rien !
|    | 8 | 16,67% | |
Je m'en fous !
|    | 1 | 2,08% |
21/09/2011, 15h50
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#1 | | L'Ancêtre | Bientôt "l'apocalypse économique" ? Nous connaissons tous le Jean-Michel Aphatie plutôt bonhomme qui interviewe et éditorialise le matin sur RTL et le soir sur le plateau du Grand journal de Canal +. Il ne viendrait à personne l'idée de classer ce monument de modération parmi les exaltés gauchisants ou les kamikazes pourfendeurs de l'ordre établi.
D'où la surprise, ce matin, à la lecture de son blog. "Chaque jour nous rapproche de l'apocalypse économique" écrit Aphatie. "A la faillite qui approche de la Grèce, répond un ralentissement économique désormais observable dans l'ensemble des pays occidentaux, Etats-Unis compris, qui menace en retour les capacités de remboursement des dettes italienne, c'est pour cela qu'un agence a dégradé la note du pays, portugaise, irlandaise, peut-être bientôt française, engrenage mortifère qui menace l'ensemble du secteur bancaire européen, c'est-à-dire l'épargne des citoyens et les capacités d'investissement des entreprises.
La tempête qui se prépare est colossale, historique, potentiellement dévastatrice. Entendez-vous un discours d'homme public qui tente de nous en avertir, qui prépare les esprits à ce qui s'annonce à la manière de ces sacs de sable que l'on dispose dans les villes lorsque s'approchent les vagues démesurées de la mer en colère?" (....) Chacun des acteurs de la scène politique comprend bien sûr que c'est tout un système politique - construction européenne, financement du modèle social-, économique - manque de compétitivité de l'industrie occidentale - et monétaire -échec de l'euro- qui est en train de s'écrouler. Mais aucun ne cherche à le conceptualiser, à l'inscrire dans ces discours car pour l'instant, l'opinion publique parait toujours captive des discours creux et émollients."
Apocalypse économique; engrenage mortifère; tempête colossale; système politique en train de s'écrouler, Aphatie nous prédit le pire. Il ne manque que l'annonce du retour des chars allemands sur les Champs-Elysées pour plomber définitivement l'ambiance...
Texte illuminé d'un Cassandre fiévreux ou billet inspiré d'un visionnaire hyper lucide ? Qu'en pensez-vous ? Que vous inspire ce texte d'Aphatie ? Vous aussi vous flippez déjà au point de planquer vos euros sous votre matelas plutôt que de les laisser en banque ?
Modifié par Denis 21/09/2011 à 15h58.
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21/09/2011, 17h01
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#2 | | Bien-pensante | C'est affreusement crédible.
Il y a 6 mois de ça, la faillite et la sortie de l'euro de la Grèce était inimaginable.
A l'heure actuelle, c'est une des hypothèses les plus crédibles.
J'ai tout de même l'impression que personne ne sait ce que sera l'économie (et surtout la finance !) demain. Alors dans 6 mois, 1an, 10ans, ça semble le bout du monde. Chaque jour, le constat empire. C'est une impression terrible. J'ai l'impression que l'homme ne contrôle plus rien, mais que c'est l'économie et la finance qui contrôle l'homme.
Oui, la mort de l'euro aura des conséquences immenses. Politiquement, dans une période où l’extrémisme et la peur de l'autre font leur nid, ce serait un sacré engrais à ces maux.
Et je crois que je n'arrive même pas à percevoir les conséquences que cela pourrait avoir. Et ce sentiment d'impuissance d'arrange rien.
J'ai vraiment peur de l'avenir. |
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21/09/2011, 17h27
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#3 | | Guest | J'ai une formation économique. Ma licence d'économie.
Je me souviens que Jean-Michel Apathie il y a quelques années (deux ans je dirai environ, reprenez-moi si je me trompe) avait fait de la "lutte contre les déficits" son cheval de bataille. Par cela j'entends que moi qui regardait le Grand Journal de façon assidue, je me souviens qu'il disait souvent lorsque des politiques venaient qu'est-ce qu'ils comptaient faire de la dette qui se creusait, peu importe de quel bord ils étaient. A l'époque, aucun pays n'était menacé de faillite. Je me souviens aussi d'un de mes professeurs qui disait "l'Etat est éternel". Plus j'avançais en économie, plus je trouvais qu'il y avait un décalage croissant entre la discipline et l'état des choses à l'heure actuelle. Les enseignements que j'ai eu m'aident à comprendre et à avoir un oeil éclairé sur ce qui se passe aujourd'hui.
Je ne pense pas qu'il ait tort. Mais je crains que ce ne soit que ce qu'on l'on appelle communément en économie une "anticipation auto-réalisatrice". Exemple basique : je pense que le cours d'une action baisse, donc je la vends. D'autres pensent pareil et font de même. Effectivement, l'action va baisser...
Pour conclure, j'ai peur essentiellement du comportement moutonnier. Si tout le monde abandonne le navire, il aura d'autant plus de chance de couler. Et en même temps, s'il n'y a plus d'espoir il faut bien admettre les choses et prendre le courage politique de les affirmer. | |
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21/09/2011, 22h36
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#4 | | Avaleuse de livres | Citation:
Posté par Maäsh Bon. J'ose faire ma quiche. Bien que je m'intéresse à l'actualité, entre autre politique et économique, je dois avouer que je suis de plus en plus larguée par rapport à tout ce qui touche à la crise. Alors je me demandais si c'était possible qu'ici, quelqu'un rédige un article sur les pourquoi, les comment, les possibles conséquences d'un effondrement du système. J'aimerais savoir ce qu'il peut concrètement nous arriver. | +1 !
J'essaie de m'intéresser à l'actualité et au monde qui m'entoure, mais honnêtement, la finance me dépasse complètement et je n'y comprends pas grand-chose. J'aimerais bien un article pour y voir un peu plus clair. |
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22/09/2011, 16h03
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#5 | | L'Ancêtre | Citation:
Posté par marialicious +1 !
J'essaie de m'intéresser à l'actualité et au monde qui m'entoure, mais honnêtement, la finance me dépasse complètement et je n'y comprends pas grand-chose. J'aimerais bien un article pour y voir un peu plus clair. | Marianne2 a publié un article en trois volets de l'économiste Jacques Sapir, l'homme pour lequel, quoi qu'il arrive, l'euro est cuit. 1er volet 2ème volet 3ème volet
un article de l'Expansion : Les clés pour comprendre la crise financière
N'hésitez pas à publier ici les liens que vous jugez intéressants ! |
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: Samburu (22/09/2011)
22/09/2011, 16h48
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#6 | | Vieille Madame | Idem pour moi, j'ai du mal à comprendre ces histoires de sortir de l'euro, et pour aller ou?
Le franc, il n'a plus cours depuis presque 10 ans, donc à part changer le nom de notre monnaie, je ne comprend pas ce que ça change.
En fait je suis tellement nulle que je ne comprends pas en quoi utiliser une monnaie plutot qu'une autre change quelque chose à notre situation économique. |
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: Lennox (28/10/2011)
22/09/2011, 17h06
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#7 | | | Je trouve l'hypothèse crédible, mais j'ai quand même voté "non, nous surmonterons la crise".
Comme le dit @ Belladone plus haut, j'ai le sentiment que la crise, c'est surtout un comportement moutonnier, qui fait céder les marchés à la panique et où rien ne semble les arrêter...
Effectivement, la dette est énorme, mais pas plus qu'il y a 3 mois ou 1 an. Beaucoup d'économistes s'accordent sur un point : ce sont les plans de rigueur actuels qui font peser le plus de risques sur la croissance et donc qui empêchent la reprise. Je ne dis pas que le problème de la dette est inintéressant et en tant que jeune, j'ai tout intérêt à voir cette dette se résorber... mais je pense que ce type de discours annonçant l'"apocalypse" ne fait qu'accentuer le problème.
Puisque le diagnostic est posé, manque de compétitivité, faiblesse de l'enseignement supérieur, pas d'innovation... essayons justement de remonter nos manches et de combattre les vrais problèmes (économiques et sociaux) et pas de céder avec précipitation à la demande du "marché". Si c'est ce qu'Aphatie appelle de ses vœux de la part de nos politiciens, soit, mais s'il s'agit de faire trembler dans les chaumières et paralyser les gens qui vont encore moins investir et trembler de peur devant le JT, franchement je ne vois pas l'intérêt. |
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22/09/2011, 17h20
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#8 | | En colère | L'apocalypse économique, une surprise? Ah bon?
Ça fait des années qu'on tire les sonnettes d'alarme un peu partout en Europe (et ailleurs). Mais si personne ne veut les entendre et prendre les décisions qui s'imposent...
__________________ Connaissez-vous la stratégie du colibri? |
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22/09/2011, 17h56
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#9 | | Guest | Je trouve souvent les analyses de notre cher Aphatie vaguement fumeuses, je veux dire il avance jamais d'arguments concrets et vraiment tangibles. Je suis pour ma part assez fan des analyses d'Elie Cohen, parce que je les trouve pertinentes et raisonnées, pragmatiques, et il a l'air de dire que l'Europe tiendra, et je suis assez convaincue que ce sera la cas. On n'a pas le choix de toute façon.
Donc les prévisions d'apocalypse, non, bof. Après, rien n'est sûr, il faut pas dire jamais mais... | |
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22/09/2011, 18h22
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#10 | | "Enough for a lifetime." | Moi, je conseille de lire le blog de l'économiste Frederic Lordon ( à défaut de le voir, hormis sur @rret sur image, il accepte rarement de se rendre dans les médias.) par exemple son dernier papier sur la crise.
Après @ Van Kasteel, certains économistes ( Lordon Bis) avait dès la mise en place du plan de sauvetage de la Grèce expliqué pourquoi ça ne marcherait pas et pourquoi la situation serait toujours aussi grave dans un an. Il l'explique d'ailleurs très bien ici ( à partir de huit minutes pour l'échec du plan de sauvetage), et il avait au final, tout à fait raison |
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2 Filles ont envoyé un Big up ! à Caracallas :
: Navajo (30/09/2011), Samburu (22/09/2011)
22/09/2011, 18h32
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#11 | | L'Ancêtre | Citation:
Posté par Caracallas Moi, je conseille de lire le blog de l'économiste Frederic Lordon ( à défaut de le voir, hormis sur @rret sur image, il accepte rarement de se rendre dans les médias.) par exemple son dernier papier sur la crise. | Comparé à Lordon, Aphatie fait figure d'optimiste guilleret !
Merci pour le lien en tout cas ! |
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Caracallas (22/09/2011)
23/09/2011, 01h04
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#12 | | Guest | Citation:
Posté par Maäsh Bon. J'ose faire ma quiche. Bien que je m'intéresse à l'actualité, entre autre politique et économique, je dois avouer que je suis de plus en plus larguée par rapport à tout ce qui touche à la crise. Alors je me demandais si c'était possible qu'ici, quelqu'un rédige un article sur les pourquoi, les comment, les possibles conséquences d'un effondrement du système. J'aimerais savoir ce qu'il peut concrètement nous arriver. | Je pourrai le faire avec une recherche et mes propres connaissances, mais j'aurai peur de dire des bêtises, sans compter que je ne serai peut-être pas légitime pour le faire.
Mais je peux donner quelques clés ici, si ça peut aider quelqu'un à comprendre.
La crise que nous traversons en ce moment est une sorte de rebond de celle de 2008, elle montre que les pays ne sont toujours pas sortis de la situation dans laquelle ils sont empêtrés.
Au delà de la Grèce et de son incapacité à payer sa dette, cette crise est surtout une crise de confiance. La confiance est primordiale en économie. Lorsqu'on achète des actions, on le fait parce que l'on a confiance en leur valeur, leur sûreté. Pareil pour des obligations du type bon du trésor : cela signifie que l'on a confiance en la capacité dudit pays à rembourser sa dette.
Parlons de la Grèce. Pourquoi risque-t-elle un défaut de paiement ? Parce qu'elle ne pourra plus rembourser sa dette, donc elle tomberait en faillite. Pourquoi en est-elle arrivée à ce point ?
Parce que la Grèce est un pays qui a vécu pendant des années au delà de ses moyens : l'Etat ne surveillait pas ses dépenses, il y avait beaucoup de corruption (au niveau fiscal également), etc. Bref, un cocktail qui fait que l'on se retrouve au bord du précipice un jour. Donc on emprunte. Au début, le taux d'intérêt d'emprunt est bas. Et c'est là que les agences de notation ont un grand rôle : si elles jugent que le pays risque la faillite, elle dégrade sa note. La conséquence d'une dégradation ? Le pays entraîne à un taux plus fort, ce qui du coup le met encore plus en difficulté. Et oui c'est paradoxal... Et même un cercle vicieux : on emprunte à un taux plus fort, on paye plus, on fait des réformes, la rigueur, croissance en berne, obligation d'emprunter, dégradation de la note, etc. Et comme les banques françaises ont accepté d'acheter des bons du trésor de la grèce, elles sont également impliquées.
Nous, ce qu'on risque. Un exemple concret. Si à son tour, la note de la France est dégradée et que le pays emprunte à un taux plus fort, les taux d'intérêt réels, ceux que les banques nous font pour nos prêts augmenteront.
Si on perd l'euro, on risque une forte inflation. Il faut savoir que l'euro fait que l'on paie le pétrole moins cher grâce à la conversion.
Ensuite, sur l'effondrement du système. Comment dire... C'est théoriquement impossible. Pourquoi ? Parce que le capitalisme connait des crises systémiques : en gros, selon les auteurs on peut avoir des crises tous les dix ans, vingt, trente ans, etc. Donc on se relèvera toujours, et se relever signifie que la croissance repart d'elle même.
Si l'euro échoue, si l'union économique et monétaire en Europe échoue, on y perd, et pas qu'un peu. On perd une monnaie forte et considérée comme sûre, on galèrera plus au niveau des devises (coûts supplémentaires) et on risque également de perdre des partenaires au niveau des exportations.
Pour conclure, je dirai que le gros problème de l'Europe aujourd'hui, c'est que les dirigeants n'arrivent pas à se concerter. La banque centrale européenne reste coincée sur son objectif de maîtrise de l'inflation et ne veut pas faire de geste, les dirigeants européens ne veulent rien concéder et des pays se retrouvent à la traîne, ou avec une situation qu'il faut résoudre d'urgence.
En clair, si on veut pouvoir sauver l'euro, il faut une sorte de gouvernement économique européen qui s'exprime d'une seule voix pour tous. Chose impossible aujourd'hui, puisque les vingt-sept ne peuvent pas se mettre d'accord.
Voilà, j'espère que mon pavé aura aider certaines à comprendre un peu ce qu'il se passe  | |
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23/09/2011, 09h43
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#13 | | 42 | Sur un ton plus léger, Méfions-nous des prévisions des experts (: Citation:
Dan Gardner s'est appuyé sur les travaux de Philip Tetlock, professeur de psychologie de l'université de Berkeley en Californie, qui a lancé en 1985 une vaste expérience consistant pendant 20 ans à valider les prévisions faites par près de 300 experts politiques et économiques. Conclusion, après des dizaines de milliers de cas étudiés: la plupart des experts auraient été surpassés par un chimpanzé lançant des fléchettes sur un tableau couvert de scénarios aléatoires.
Tetlock a trouvé que les experts dits optimistes prévoyaient dans 65% des cas des scénarios roses qui voyaient le jour 15% du temps et que les experts dits pessimistes s'attendaient dans 70% des cas à des scénarios catastrophes qui se matérialisaient seulement 12% du temps.
| (oui, je sais, ça fait pas franchement avancer le débat, mais ça soulage un peu)
__________________ Hippies.They're everywhere. They wanna save the earth, but all they do is smoke pot and smell bad. Eric C. |
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27/09/2011, 10h20
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#14 | | East of Eden | Citation:
Posté par Belladone. Pour conclure, je dirai que le gros problème de l'Europe aujourd'hui, c'est que les dirigeants n'arrivent pas à se concerter. La banque centrale européenne reste coincée sur son objectif de maîtrise de l'inflation et ne veut pas faire de geste, les dirigeants européens ne veulent rien concéder et des pays se retrouvent à la traîne, ou avec une situation qu'il faut résoudre d'urgence.
En clair, si on veut pouvoir sauver l'euro, il faut une sorte de gouvernement économique européen qui s'exprime d'une seule voix pour tous. Chose impossible aujourd'hui, puisque les vingt-sept ne peuvent pas se mettre d'accord. | Cet immobilisme me rend DINGUE. J'ai l'impression qu'on est comme des lapins tétanisés par les phares d'une voiture qui nous fonce dessus.
Ca fait des mois qu'on entend parler de ça, que l'euro est menacé, qu'il faut consolider l'Europe, etc., et résultat: rien, le statut quo.
Si l'Union Européenne se fissure, c'est la fin d'un idéal né il y a un demi-siècle, qu'est ce que les bouquins d'histoire diraient de nous dans 10, 20, 30 ans, si on laissait faire ça? |
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: ewelina (16/10/2011)
27/09/2011, 14h16
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#15 | | Guest | Citation:
Posté par Opium. Cet immobilisme me rend DINGUE. J'ai l'impression qu'on est comme des lapins tétanisés par les phares d'une voiture qui nous fonce dessus.
Ca fait des mois qu'on entend parler de ça, que l'euro est menacé, qu'il faut consolider l'Europe, etc., et résultat: rien, le statut quo.
Si l'Union Européenne se fissure, c'est la fin d'un idéal né il y a un demi-siècle, qu'est ce que les bouquins d'histoire diraient de nous dans 10, 20, 30 ans, si on laissait faire ça? | C'est dur à dire, mais l'agrandissement de l'Europe est en partie responsable de cet immobilisme. Chaque pays compte pour une voix, alors que le nombre d'habitants au sein de ces pays n'est forcément pas le même. De plus, l'Europe a vingt-sept a été formée malgré le fait qu'il manquait encore à l'Europe précédente un gouvernement économique et monétaire.
Je pense que la plupart des dirigeants se rendront comptent de leurs erreurs une fois qu'il y aura eu des conséquences dramatiques. Mais je suis défaitiste en affirmant cela. | |
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30/09/2011, 11h59
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#16 | | L'Ancêtre | Un peu d'oxygène !
Les députés allemands ont approuvé à une écrasante majorité jeudi le renforcement des pouvoirs du Fonds européen de stabilité financière (FESF) chargé de financer les plans de sauvetage des pays de la zone euro en difficulté, comme la Grèce. NouvelObs.com |
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: Opium. (30/09/2011)
12/10/2011, 10h13
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#17 | | L'Ancêtre | La Slovaquie met en péril le sauvetage de l'Euro La Slovaquie a voté mardi soir contre le renforcement du Fonds de secours financier des pays de la zone euro, risquant ainsi d'aggraver la crise de la dette.
Les députés slovaques se sont prononcés contre le renforcement du bras armé de l'Union monétaire destiné à faire face à la crise, ce vote négatif résultant des divisions au sein de la coalition au pouvoir.
Un parti membre de la coalition gouvernementale, le mouvement Liberté et Solidarité (SaS), a en effet refusé de soutenir l'élargissement de ce Fonds FESF, privant ainsi la coalition d'une majorité pour un vote favorable au Parlement.
Estimant que les Slovaques sont trop pauvres pour payer les erreurs des autres, Richard Sulik, le chef de ce parti, s'opposait au FESF, à moins que la Slovaquie ne soit dispensée de payer son écot, une éventualité balayée par Bruxelles.
Les dirigeants européens ont décidé le 21 juillet de doter le FESF de nouveaux pouvoirs en augmentant notamment sa capacité de prêts à 440 milliards d'euros. Une enveloppe qui pourrait servir à recapitaliser les banques européennes.
Mais pour entrer en vigueur, ces mesures devaient être entérinées par les Parlements des 17 pays de la zone euro, qui s'étaient fixé jusqu'à mi-octobre.
Seize pays ont déjà approuvé ces modifications, la Slovaquie est le seul à refuser de le ratifier. L'Express.fr |
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12/10/2011, 11h53
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#18 | | L'Ancêtre | Intervention magistrale et passionnante de l'économiste Frédéric Lordon hier soir sur le plateau de "Ce soir ou jamais" sur le thème : "comment sauver les banques et à quel prix" (à partir de 45' 00")
Comme le fait remarquer Daniel Schneidermann ce matin sur le site @rrêt sur image : Lordon fait "l'effort de poser sur le chaos de la situation les mots les plus justes, les moins jargonneux, et les moins timorés (menace des queues aux boulangeries, et du retour au potager). D'être le seul que l'on comprenne, comme si tous les autres s'efforçaient avant tout de masquer la déroute de leurs convictions".
A voir absolument ! |
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: Samburu (12/10/2011)
18/10/2011, 11h43
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#19 | | L'Ancêtre | L’agence de notation financière Moody’s a donné hier un premier coup de canif à la sacro-sainte note «Aaa» de la France.
«Au cours des trois prochains mois, Moody’s va surveiller et évaluer cette perspective stable (de la note du pays), au regard des progrès effectués par le gouvernement pour mettre en oeuvre» les mesures annoncées de réduction du déficit budgétaire, souligne l’agence de notation.
La France bénéficie actuellement de la meilleure note possible de la part de Moody’s (un «Aaa»), comme de la part de ses grandes concurrentes Standard & Poor’s et Fitch Ratings. Cette note élevée lui permet d’emprunter sur les marchés dans des conditions très favorables pour financer ses déficits budgétaires. Si la perspective de cette note devait être revue à «négative», cela impliquerait que Moody’s serait susceptible de l’abaisser à moyen terme (le plus souvent à une échéance de trois à douze mois). Et la France deviendrait ainsi le nouveau grand pays, après les Etats-Unis, à perdre le précieux talisman financier. Libération.fr |
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21/10/2011, 16h19
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#20 | | L'Ancêtre | En voyage officiel en Corée du Sud, François Fillon a déclaré : "Nous sommes maintenant au pied du mur".
Pour notre premier ministre, "depuis sa création, jamais l'Union européenne n'a été autant menacée. Jamais l'épreuve de vérité n'a été aussi brûlante". "Nous sommes devant une alternative simple et brutale. Ou bien les égoïsmes prennent le dessus et la grandeur du projet européen rejoint les oubliettes de l'histoire, sous les coups de quelques spéculateurs. Ou bien nous sommes capables d'affirmer notre attachement à cet héritage historique qui nous est commun." |
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