Salut Leynamie!
Le sujet que tu évoques est complexe et intéressant, mais je constate que c'est ton premier post sur le site, et que celui-ci est pour faire la pub d'un article brut de décoffrage sans nous livrer ton avis, c'est un peu dommage.
Ensuite, je ne doute pas un instant que les faits évoqués dans l'article soient vrais, mais que d'imprécisions et de poncifs!
Rien que dans le chapeau, plusieurs expressions sont agaçantes et réductrices: "la plupart de nos jeans"... C'est quoi, la plupart? ça fait quel pourcentage de la production mondiale de jeans? Pourquoi s'arrêter aux Etats-Unis? par rapport à quelles entreprises? quelles filières?
Ensuite, "consommateurs occidentaux, friands de jeans chics et peu chers." Tu ne trouves pas que ça arrache les yeux, dans le genre pseudo culpabilisation et simplisme à la pelleteuse?
Le problème ne concerne d'ailleurs pas que les jeans, ni la Chine.... la question de la production à bas coût avec une forte pollution ne se réduit pas aux vilains occidentaux dont l'avidité détruit la nature chinoise. Tout le monde doit se couvrir les fesses d'une façon ou d'une autre, et beaucoup de gens seraient d'accord sur le principe pour porter des vêtements qui ne polluent et n'exploitent personne, mais quand il s'agit de mettre la main au portefeuille en conséquence, il n'y a plus grand monde. On ne peut pas leur en vouloir vu la gueule du pouvoir d'achat depuis quelques temps.
De plus, le gouvernement chinois fait le maximum pour attirer les investissements et sait qu'il serait contreproductif de réguler, dans cette optique. J'ai d'ailleurs lu quelque part que suite aux revendications de plus en plus nombreuses, les salaires des ouvriers chinois ont été augmentés globalement et que maintenant, les entreprises ne se gênent pas pour aller voir plutôt au Bangladesh et dans ce type de pays avec de la main d'oeuvre à bas coûts qui n'est pas (encore?) revendicatrice.
Et côté entreprises exploitantes et polluantes: qui prend les décisions dans les boîtes? pourquoi? comment faire pour réduire les coûts dans un contexte économique mollasson? quel degré de pression des actionnaires? si on dit merde aux actionnaires on fait quoi après? comment faire bouger le système (au sens littéral du terme)? Quid du lobbying des industries polluantes?
Tout ça pour dire que le reportage reste beaucoup dans le visuel et le chiffre sans réflexion.
C'est plutôt intéressant, cela dit, mais ô combien biaisé et très Greenpeace-No Logo et tout le délire.
En fait, Greenpeace s'est tellement radicalisé qu'on s'attend forcément à des comptes rendus dramatiques pour tout et n'importe quoi. Le problème est qu'en face, les industries minimisent. Restent les organisations vaguement indépendantes tiraillées à droite et à gauche. On n'est pas sortis de l'auberge! (dans le genre conclusion utile, ne me cherchez pas je suis déjà sortie)
Oui il y a des choses "pas clean" (pitié les titres en franglais infâme...), mais tout n'est pas juste "sale" ou "propre".