07/03/2011, 13h37
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#1 | | L'Ancêtre | IVG : hausse de 22% chez les mineures ! Trente-cinq ans après l'adoption de la loi Veil, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse pratiquées en France est globalement stable (227 000 en 2009).
En revanche, le nombre de jeunes filles de moins de 18 ans qui ont eu recours à l'avortement est passé de 11 000 en 2002 à 13 500 en 2009, une hausse de 22% !
Intolérable pour le professeur Israël Nisand, gynécologue obstétricien au CHU de Strasbourg interrogé par France Soir :
Israël Nisand : ces petites vivent leur première histoire d'amour et finissent les quatre fers en l'air sur la table d'opération. Elles en sont encore meurtries dix ans plus tard. Les mineures sont la seule classe d'âge chez laquelle le taux d'IVG augmente, avec une hausse de 1 % par an. Je ne peux pas l'accepter.
France-Soir : Comment l'expliquez-vous ?
I. N. Parmi les mineures, la moitié ont recours à l'avortement à la suite de conduites à risque. L'autre moitié, par peur d'informer leurs parents de leur sexualité. La sexualité des ados reste un tabou : faire l'amour serait un crime, et faire l'amour avec une contraception un crime avec préméditation. En tant qu'adultes, notre sexualité se nourrit de l'ombre. Pas celle de nos jeunes. De quel droit ? En France, l'IVG est anonyme et gratuite. La pilule du lendemain est anonyme et gratuite. Mais la vraie contraception, elle, ne l'est pas. On marche sur la tête !
F.-S. Comment enrayer cette hausse des avortements chez les ados ?
I. N. Il faut renforcer la prévention et mieux informer, en appliquant enfin la loi de 2001 qui oblige les établissements scolaires à assurer l'éducation à la sexualité. Et surtout, nous devons rendre la contraception gratuite et confidentielle. En Alsace, avec le dispositif Info-Ado, qui permet de délivrer la contraception anonymement, on a divisé par deux en douze ans le nombre d'IVG chez les mineures. En sept ans, on l'a divisé par quatre dans la vallée de la Bruche, dans les Vosges. Ce n'est donc pas une fatalité ! J'ai proposé à Jacques Chirac, puis à Nicolas Sarkozy, d'étendre ce dispositif à la France entière. Tout le monde est d'accord : mieux vaut prévenir, que consoler des jeunes filles en salle d'opération. Mais quand il faut passer à l'acte, personne ne bouge, de peur de perdre des voix. Quand Roselyne Bachelot me répond qu'il faudrait expérimenter le dispositif, je m'étrangle : le modèle existe, il fonctionne, il suffit de le copier.
Obsolète et ringard le combat féministe ?
Modifié par Denis 07/03/2011 à 13h43.
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: San Francisco. (07/03/2011)
testbigup
07/03/2011, 13h56
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#2 | | Reine Sperme | C'est vrai que c'est pas évident d'accéder à la pilule sans que les parents soient au courant.
C'est là que je remercie les plannings familiaux parce que c'est grâce à eux que j'ai pu aller voir des gynécos et me faire prescrire la pilule (une remboursée) sans payer de consultation, sans que ma mère ne le sache (et à presque 22 ans je ne me vois toujours pas parler de sexualité, de pilule ou de gynéco avec ma mère, donc à moins de 18 ans ...).
Et en général il y a plein de préservatifs gratuits dans les plannings (parce qu'acheter des préservatifs, c'est pareil, il faut un budget, et il faut assumer le regard des autres au supermarché ou au distributeur) (mais bon après, entre en prendre 2 et pouvoir en avoir à sa disposition tout le temps, gratuitement et anonymement c'est différent. Enfin c'est le cas mais j'imagine mal un/une jeune se rendre au planning toutes les semaines pour faire son stock de préservatifs).
Après rendre la pilule et les préservatifs gratuits pour les mineurs (puisque si je ne me trompe pas ce sont les deux contraceptifs les plus utilisés), ça coûterait extrêmement cher, et c'est clair qu'aucun politique (de droite en tout cas) ne veut prendre cette décision pour ne pas choquer leur électorat qui, pour certains, verraient là une incitation à la "débauche" avant 18 ans. |
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07/03/2011, 14h09
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#3 | | L'Ancêtre | Citation:
Posté par Lavana C'est vrai que c'est pas évident d'accéder à la pilule sans que les parents soient au courant.
C'est là que je remercie les plannings familiaux parce que c'est grâce à eux que j'ai pu aller voir des gynécos et me faire prescrire la pilule (une remboursée) sans payer de consultation, sans que ma mère ne le sache (et à presque 22 ans je ne me vois toujours pas parler de sexualité, de pilule ou de gynéco avec ma mère, donc à moins de 18 ans ...).
Et en général il y a plein de préservatifs gratuits dans les plannings (parce qu'acheter des préservatifs, c'est pareil, il faut un budget, et il faut assumer le regard des autres au supermarché ou au distributeur) (mais bon après, entre en prendre 2 et pouvoir en avoir à sa disposition tout le temps, gratuitement et anonymement c'est différent. Enfin c'est le cas mais j'imagine mal un/une jeune se rendre au planning toutes les semaines pour faire son stock de préservatifs). | Bien vu la pub pour le planning familial ! Voici le lien vers l'annuaire où vous trouverez les adresses de tous les centres en France (outre-mer compris). |
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07/03/2011, 14h30
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#4 | | Reine Sperme | Je pensais à quelque chose. Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux que ça vienne des parents. Si les parents font savoir à leurs enfants qu'il y a des préservatifs à tel endroit de la maison si jamais besoin, et qu'ils sont totalement ouverts à emmener leurs filles chez le gynécologue ou le médecin de famille pour se faire prescrire la pilule, qu'ils parlent du planning familial si jamais ils ne veulent pas parler de sexualité à leurs parents. Est-ce que ça fonctionne ? Bon il faudrait déjà que les parents le fassent, et j'imagine bien les réactions gênées des enfants "Mais laisse-moiii !". Mais au fond après ça ils savent qu'il y a un endroit où ils peuvent avoir des préservatifs, ils savent qu'ils ne vont pas avoir droit à une réaction horrifiée s'ils demandent la pilule à leur parents, etc ... |
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07/03/2011, 14h41
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#5 | | Vieille Madame | Lavana, je pense que tout le problème vient de là : dire que les "pubs" pour la contraception sont des incitations à la débauche. Or c'est une incitation à rien du tout, aujourd'hui on couche jeune, c'est un fait. A vouloir taire l'évidence sous couvert de "non incitation" on retrouve plus de jeunes en sallle d'IVG? Qu'on arrête ce discours pudibond rétrograde et qu'on vante les mérites de la capote. |
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07/03/2011, 15h06
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#6 | | Tout plaquer et partir élever des chèvres naines dans le Béarn. | Les problèmes sont nombreux, je n' en citerai que quelques uns :
* les médecins qui refusent de prescrire la pilule si on ne se dit pas "en couple" (choquant mais véridique)
* les ados qui ne savent pas utiliser la pilule et dont la seule source d' information c' est le forum de doctissimo (peuplé de filles qui ne savent pas non plus comment on fait les bébés)
* les filles qui croient que la pilule du lendemain se prend comme un bonbon
* le manque d' accès au préservatif
* la déresponsabilisation des garçons : "bah, oui quoi, pas besoin de capote, ya la pilule du lendemain" (véridique aussi)
* la débilité de certains parents qui pensent que si leur fille prend la pilule, c' est qu' elle couche avec tout ce qui passe
* le "mythe" de l' examen gynéco obligatoire pour la pilule
* la réticence de certains gynéco à pratiquer l' IVG médicamenteuse (qui se veut moins traumatisante)
Je pense qu' il faudrait plus d' informations, donnée par des personnes plus jeunes, dont les ados se sentiraient plus proches (pas forcément l' infirmière scolaire quinquagénaire mère la morale) avec un effort notamment dans les zones rurales où l' accès à la contraception est difficile avec pourquoi pas une visite médicale obligatoire (vers 15/16 ans) pour parler contraception en privé.
Il faudrait une sorte de charte éthique pour les médecins avec des devoirs concernant l' information, la prise en charge et le suivi.
Enfin, on ne peut pas remplacer l' éducation que doivent assurer les parents... et la contraception, ça fait aussi parti de l' éducation !
__________________ Dans la vie rien n' est à craindre, tout est à comprendre. Marie Curie
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07/03/2011, 15h22
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#7 | | Reine Sperme | Citation:
Posté par Aalia Lavana, je pense que tout le problème vient de là : dire que les "pubs" pour la contraception sont des incitations à la débauche. Or c'est une incitation à rien du tout, aujourd'hui on couche jeune, c'est un fait. A vouloir taire l'évidence sous couvert de "non incitation" on retrouve plus de jeunes en sallle d'IVG? Qu'on arrête ce discours pudibond rétrograde et qu'on vante les mérites de la capote. | Non j'ai dit que rendre la contraception gratuite aux mineurs pouvaient être considéré comme une incitation à la débauche, je n'ai pas parlé de publicité. Mais ce n'est en aucun cas ce que je pense (je crois que c'est ce que tu as compris quand je lis ton message), bien au contraire. |
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: Aalia (08/03/2011)
07/03/2011, 16h43
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#8 | | Ne soyez pas triste | Je vais parler de mon cas personnel et de ce que je connais de mon entourage proche.
Lorsque ma mère a su que j'avait un copain (vers 16-17ans), elle m'a dis que l'on allait prendre RDV chez une gynéco et elle m'a aussi donné un boite de préservatifs.
Puis pour des amies ça a été pareil, dès que leur parent savaient pour leur copain, en général, RDV pour avoir une pilule.
La mère d'une amie laissé aussi toujours des pilules du lendemain dans un bocal chez elle. Pour sa fille mais aussi pour les amies de sa fille qui n'oserait pas aller en pharmacie ou demander à leur parent.
Donc je pense que l'évolution majeure se fera par l'éducation. Via les parents, l'école etc. Mais pour cela il faudrait que tout le monde se décoince un peu l'arrière train... |
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07/03/2011, 17h26
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#9 | | Fire Girl | Contrairement à vous, j'aurai détesté que ça vienne de ma mère. C'est ma vie perso, ma mère n'a pas à savoir quand j'ai commencé à coucher et compagnie. Je sais qu'elle ne se serait jamais opposé, mais on en a jamais clairement parlé et heureusement. Ce dialogue n'est pas obligé de se faire entre parents-enfants et ça n'est pas forcément parce que les parents sont rétrogrades, c'est une notion de pudeur qui peut venir de l'enfant ou du parent.
Je verrai plutôt la présence réelle d'une infirmière en collège-lycée (et non pas un jour par semaine parce que la pauvre se tape tout les bahuts du coin), pour créer ce dialogue, un espace où on peut en parler, où l'infirmière pourra les diriger vers les différents plannings. De plus, pas forcément une contraception gratuite mais en tout cas moins chères (j'ai un doute mais il me semble que certaines pilules sont horriblement onéreuses).
__________________ Mais parfois y en a marre, de ce manque de tintamare ! On devrait se lacher, se laisser un peu aller. Mais putain qu'est ce que c'est bon, de perdre la raison ! Don't worry, be happy, |
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07/03/2011, 18h11
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#10 | | Ne soyez pas triste | Citation:
Posté par Iaoranamoana Contrairement à vous, j'aurai détesté que ça vienne de ma mère. C'est ma vie perso, ma mère n'a pas à savoir quand j'ai commencé à coucher et compagnie. Je sais qu'elle ne se serait jamais opposé, mais on en a jamais clairement parlé et heureusement. Ce dialogue n'est pas obligé de se faire entre parents-enfants et ça n'est pas forcément parce que les parents sont rétrogrades, c'est une notion de pudeur qui peut venir de l'enfant ou du parent. | Je suis très très pudique vis à vis de ça. Et je n'aime pas du tout en parler avec mes parents, je ne suis pas du genre à me confier etc.
Mais je ne me serai pas vu prendre un rdv avec un gynéco pour prendre la pilule, donc dans le fond ça m'a bien arranger que ma mère le fasse (puis de toute façon avec la sécu, elle l'aurait découvert).
Donc même si je suis pudique, et que ça me gênera surement d'en parler avec mes enfants, je préférerai leur mettre une boite de préservatifs dans leur placard, plutôt que de les emmener chez un médecin pour une IVG (ou faire un test de dépistage du VIH). |
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2 Filles ont envoyé un Big up ! à Lethal Submission :
: Alizuko (28/03/2011), Antigone. (07/03/2011)
07/03/2011, 18h29
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#11 | | Tout plaquer et partir élever des chèvres naines dans le Béarn. | Concernant la question des parents, de la pudeur, etc...
Mes parents sont très cathos, pour eux, je n' avais pas besoin de contraception vu que je n' avais pas le droit de faire l' amour avant le mariage. J' ai eu mon premier copain sur le tard, donc, ça ne m' a pas dérangé vu que j' ai pu me débrouiller et que j' étais relativement mature. .
Alors, même si je comprends que certains parents ne veulent pas en parler, c' est leur devoir de parents, c' est tout ! On ne leur demande pas d' acheter à leurs enfants 'le petit kamasutra illustré", juste de les prévenir des risques, d' arrêter de diaboliser le sexe et d' apprendre le respect de soi et des autres.
__________________ Dans la vie rien n' est à craindre, tout est à comprendre. Marie Curie
Modifié par Temperance 07/03/2011 à 22h42.
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07/03/2011, 18h39
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#12 | | Petite pour tout cela. | En fait, je comprends que les enfants se sentent mal à l'aise, mais à mon sens, pudeur ou pas, c'est un devoir parental d'informer ses enfants.
Après, reste aux parents à se poser la question de savoir si préserver leur pudibonderie est plus important que préserver la santé de leurs enfants.
(parce que bon, je crois qu'il vaut mieux accompagner sa fille pour prendre la pilule que l'accompagner chez le gynéco pour un avortement qui la traumatisera peut-être pour dix ans)
__________________ Et ta peau, plus que n'importe quels autres mots,
Me montre le visage des amours sans rivaux. |
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07/03/2011, 18h48
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#13 | | Manger. Maintenant. | C'est sur qu'il y a un problème de prévention d'une part, par exemple on parle des cours d'éducation sexuelle obligatoires pourtant je n'ai pas souvenir d'en avoir reçu ni au collège, ni au lycée (et je ne suis pas bien vieille). Ca a déjà été dit, je crois, mais il est vrai que les jeunes ont des rapports sexuels de plus en plus tôt il faut donc les renseigner lorsqu'ils sont jeunes. Y a un gros soucis pour moi au niveau des contraceptions également, qui plus est pour la pilule du lendemain qui est beaucoup trop souvent évoquée, ou prise à la légère, il faut quand même préciser qu'elle peut mener à la stérilité si prise trop souvent. La prévention du SIDA, et l'importance du préservatif me semble quand même relativement bien faite, et pourtant je connais (trop) de filles qui couchent ou qui ont déjà couché avec des inconnus, sans. Je sais pas trop si le problème vient du fait que les jeunes se sentent invinscibles, ou si la prévention n'est pas suffisante, si le rôle des parents n'est pas bien joué....
__________________ Embrassez vous sur moi. |
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07/03/2011, 19h09
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#14 | | Moral au beau fixe | Toujours concernant le rôle des parents, et la pudeur.
On voit déjà deux groupes se dessiner : celles qui pensent que les parents doivent en parler, et celles qui pensent que ce n'est pas forcément leur rôle (je caricature, parce qu'en vrai, on ne peut jamais faire rentrer tout le monde dans deux cases...). Pour moi ça dépend vraiment, à la fois des parents et de l'enfant. J'aurais été très gênée d'en parler à mes parents, et j'ai été bien contente que ma mère ne m'en parle pas... Par contre, elle m'a fait comprendre que je pouvais lui en parler si besoin (même si elle aurait sans doute été gênée, mais elle l'aurait fait parce que c'est son rôle), et elle m'a discrètement tendu un ou deux petits bouquins sur le sujet. Et je trouve que c'était une bonne idée, parce que mine de rien on y apprend des trucs, ça dédiabolise la chose, et ça respecte la pudeur de tout le monde.
D'ailleurs je trouve que d'un point de vue purement théorique, les informations qui sont données en cours de biologie et lors des pseudo-cours d'éducation sexuelle au collège sont suffisantes pour savoir ce qui se passe et pourquoi il faut se protéger et comment. Mais j'ai l'impression aussi que les élèves oublient tout, vu les questions que je vois et entends parfois !
EDIT : je viens de voir une madz plus haut qui dit qu'elle n'a pas eu de cours semblable ! Donc il y a déjà du boulot là dessus pour que tous aient accès à l'info...
Au niveau de l'accès à une contraception.
Pour que ça marche vraiment, il faudrait d'abord que ça se passe dans l'établissement. Comment voulez-vous qu'un jeune se déplace au planning familial à la campagne ?? Moi je savais que ça existait mais c'était juste impossible d'y aller. Donc : à l'école (collège, lycée). C'est pas évident, parce que l'infirmière n'est jamais là, il faut quand même un médecin pour prescrire la pilule, il y a peut-être le regard des autres...
Bref, c'est chaud quoi...
(Sinon, pour se marrer quand même un peu sur le sujet :
Avec mon chéri, on prend toujours les plus grosses boîtes de capotes qu'on trouve. Et on rigole en les appelant "format familial", parce que c'est quand même un peu contradictoire. Mais on imagine bien la grosse boîte dans la salle de bain accessible à tous, celui qui prend le dernier va l'écrire sur la liste de courses  )
Modifié par Bigle 07/03/2011 à 19h12.
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Dies Irae (09/03/2011)
07/03/2011, 19h38
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#15 | | Manger. Maintenant. | Pour en revenir puisque tu y fait allusion, on a étudié le sujet effectivement, en cours de biologie, en terminale. Mais en terminale, je pense que y a déjà pas mal de jeunes qui ont une vie sexuelle, ça me parraît un peu tard... C'est au collège qu'on devrait proposer ces cours là, il me semble que c'est déjà en vigeur mais que ce n'est pas appliqué partout...
__________________ Embrassez vous sur moi. |
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08/03/2011, 07h41
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#16 | | Vieille Madame | Citation:
Posté par Temperance Les problèmes sont nombreux, je n' en citerai que quelques uns :
* les médecins qui refusent de prescrire la pilule si on ne se dit pas "en couple" (choquant mais véridique)
! | Franchement, à la place du médecin moi aussi j'aurais un cas de conscience! A cause des MST. |
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08/03/2011, 09h12
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#17 | | Reine Sperme | Même s'il y a une pudeur enfant/parent, et même si quasiment aucun n'enfant n'aimerait/n'aime que ses parents lui parlent sexualité, capotes, MST et compagnie (on est d'accord, non ? C'est plutôt gênant, on a envie de se tirer en courant), pour moi c'est nécessaire de le faire une fois, qu'une bonne fois pour toutes les parents posent les bases. Nécessaire que même s'il est gêné et hyper réticent, l'enfant sache où trouver des contraceptifs (capotes à la maison, où il y a un planning s'il veut demander la pilule sans avertir ses parents, etc ...). C'est pas en restant dans un silence sur ce sujet qu'on va pousser les ados à se protéger, mais alors pas du tout (dans l'état actuel des choses). Parce que malgré la gêne, la pudeur, ce que vous voulez, au fond ça le met en confiance (le sexe n'est pas diabolisé, je n'ai pas à avoir honte de faire l'amour, si j'ai un problème je peux en parler ...) et surtout ça l'informe (je dois me protéger, je sais où trouver des contraceptifs ...). |
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2 Filles ont envoyé un Big up ! à Pantaleon :
: Dies Irae (09/03/2011), Pavlova (08/03/2011)
08/03/2011, 09h41
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#18 | | Fire Girl | Mes parents ne m'en ont jamais parlé (ah si, ça faisait deux ou trois mois que j'étais avec mon mec elle m'a juste glissé en chuchotant "vous vous protégez hein ?") et c'est pas parce qu'ils diabolisaient le sexe  C'est comme, disait Igel, adapté à mon caractère et à mon envie de gérer mon vagin toute seule. Ma mère ne sait pas par exemple que je suis passée au stérilet.
Je comprend ce que vous voulez dire mais je crois que quand j'aurai des enfants, je n'en parlerai pas de manière frontale (à part si je me rends compte qu'il est trop teubé haha), mais de manière détournée, genre si on regarde un film en famille et qu'il y a une occasion de glisser "mais elle devrait aller au planning, moi je lui donne l'adresse si elle veut !".
Et hop  Bref, ce que je veux dire c'est que je ne me vois pas en tant qu'enfant en parler à mes parents et en parents c'est pareil. A part s'il vient me chercher avec des questions bien évidemment.
__________________ Mais parfois y en a marre, de ce manque de tintamare ! On devrait se lacher, se laisser un peu aller. Mais putain qu'est ce que c'est bon, de perdre la raison ! Don't worry, be happy, |
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08/03/2011, 10h02
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#19 | | Reine Sperme | Citation:
Posté par Iaoranamoana Mes parents ne m'en ont jamais parlé (ah si, ça faisait deux ou trois mois que j'étais avec mon mec elle m'a juste glissé en chuchotant "vous vous protégez hein ?") et c'est pas parce qu'ils diabolisaient le sexe  C'est comme, disait Igel, adapté à mon caractère et à mon envie de gérer mon vagin toute seule. Ma mère ne sait pas par exemple que je suis passée au stérilet.
Je comprend ce que vous voulez dire mais je crois que quand j'aurai des enfants, je n'en parlerai pas de manière frontale (à part si je me rends compte qu'il est trop teubé haha), mais de manière détournée, genre si on regarde un film en famille et qu'il y a une occasion de glisser "mais elle devrait aller au planning, moi je lui donne l'adresse si elle veut !".
Et hop  Bref, ce que je veux dire c'est que je ne me vois pas en tant qu'enfant en parler à mes parents et en parents c'est pareil. A part s'il vient me chercher avec des questions bien évidemment. | En fait je parlais pas vraiment après 18 ans, mais genre bien plus tôt vers 15 ans. A 14-15 ans, je sais pas si tu penses à avoir envie de gérer ton vagin toute seule, il faut déjà connaître les bases de la protection et tout ça (qu'on apprend pas forcément à l'école, et on parle pas encore forcément avec les copines à cet âge là). Bien sûr que tu savais te débrouiller toute seule, mais ce n'est pas le cas de tout le monde, et comment les parents peuvent deviner que c'est le cas ou non. Dans le doute pour moi c'est un devoir d'en informer une fois au moins leurs enfants.
(et j'ai jamais dit que les parents qui ne faisaient pas ça diabolisaient le sexe attention  d'ailleurs mes parents ne l'ont jamais fait)
Je vais prendre un exemple complètement HS et con. Quand j'ai eu 10 ans, la fille d'une collègue à ma mère (qui avait le même âge que moi), a eu ses règles. Complètement paniquée à l'idée que ça ait pu déjà m'arriver, elle m'en a parlé, un peu en catastrophe, elle m'a expliqué que si jamais j'avais du sang dans ma culotte je ne devais pas avoir peur, penser que c'est une maladie ou quoi que ce soit, mais venir lui en parler, car c'est normal, blablabla. Et bien je n'avais jamais entendu parler de règles ! J'étais gênée, mais je n'ai jamais oublié cette conversation. Et quand j'ai eu mes règles à 12 ans (et personne ne m'en avait parlé entre temps, ni l'école ni quoi que ce soit), je savais ce que c'était et ce qu'il fallait que je fasse.
Tout n'est pas évident pour tout le monde. C'est pour ça que je trouve que c'est important d'en parler au moins une fois avec ses enfants (de la protection), parce que tu n'es pas certaine qu'ils en entendront parler ailleurs, il faut pas trop se reposer sur les autres. Et si l'ado couche à 14 ans, il ne saura pas forcément que ça entraîne des risques, qu'il existe des protections, etc ... |
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08/03/2011, 11h06
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#20 | | Trop de boulot | Je peux comprendre que les parents puissent être gênés, et les enfants aussi, mais ça fait partie de l'éducation! Sans avoir une discussion frontale, il y a plein de façons de faire passer l'information à ses enfants en évitant LA discussion qui peut mettre très mal à l'aise et que beaucoup (trop) de parents évitent! Il y a des bouquins hyper bien faits adaptés aux jeunes ados, avec dessins et tout le toutim à l'appui, fait de manière légère et drôle mais où tout est dit (pilule, règles, capotes, MST, planning familial). Informer son enfant de choses naturelles, quelle que soit la manière, c'est quand même fondamental, et je suis la première à regretter que mes parents ne l'aient pas assez fait!
__________________ On est une bande de jeunes
On est cool, on est fun,
On est une bande de jeunes
On est rise, on est sun
On est une bande de jeunes
Et on se fend la gueule Les Betteraves. |
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