08/03/2011, 11h50
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#21 | | Energie à revendre | IVG et histoire Se termine en ce moment, sur LCP, un très bon documentaire sur l'évolution de l'IVG par le procès de Bobigny (jeune fille violée, emmenée devant un tribunal pour avoir avorté).
Comme nombre d'entre vous l'ont dit, la contraception est avant tout un problème d'éducation. Certaines parlent de gêne vis-à-vis de leurs parents ce que je conçois, pour l'avoir aussi vécue. Leur rôle reste néanmoins fondamental: s'ils n'ont pas à s'immiscer dans la vie privée de leurs enfants, n'ont pas à connaître les détails (qui?où?quand?comment? etc.), ils faut qu'ils comprennent que parler de contraception est un moyen d'assurer la protection de leurs enfants contre une grossesse indésirée et contre l'étape douloureuse et marquante (psychologiquement) d'une IVG.
Je crois que l'un des problèmes est le manque d'information des jeunes. En me rappelant mes cours d'S.V.T. de seconde, je me souviens l'abstraction volontaire faite par la professeure : "les hommes", "les femmes" présentés simplement comme on présenterait une espèce différente de la notre, alors qu'objectivement les sujets du cours, c'était nous, tout simplement. Nous les filles risquions de tomber enceinte. Nous, filles et garçons étions concernés par tout ça. Enfin, peut-être que c'était simplement ma prof qui n'était pas terrible pour parler de cela...
Quant à "l'incitation à la débauche", personnellement, je crois que contraception ou pas, les plus jeunes vivront leur sexualité de la même manière. Alors pour moi, la contraception, même gratuite, n'est qu'un moyen supplémentaire de protéger ceux qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas y avoir accès autrement.
Modifié par instead_0f 08/03/2011 à 11h53.
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08/03/2011, 15h35
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#22 | | une lumière dans la brume | Je pense comme d'autres que cela est du à un manque accessibilité à une contraception régulière car les préservatifs et la pilule surtout reste encore peu abordable voir pas du tout pour de nombreux jeunes.Certes il y a des distributeurs automatique et action sida en distribue dans les lycées mais ca reste encore rare.Je me souviens quand j'étais au lycée certains jeunes volaient des préservatifs à l'infirmerie parce qu'une boite ca coute trop cher, ou qu'ils n' osaient pas en acheter (e suis sure que certains pharmaciens doivent juger certains jeunes garçons ou jeunes filles qui en achètent).
Il y a aussi beaucoup qui utilise mal,car on a beau être informé il y a beaucoup de choses qui ne sont pas mentionnés.
Il y a aussi le problème de la pilule ou de l'implant qui sont plus fiables que le préservatif mais aussi inabordable, seules certaines qui ne sont pas très bonnes sont remboursées par la sécu le reste c'est à toi de débourser.
Déja que je connais beaucoup de jeunes filles majeures qui galèrent pour se la payer,je me demande ce que c'est pour une jeune ado.
Pour celles qui dissent que les parents doivent forcément s'impliquer je ne suis pas trop d'accord, personnellement je parle pas de ma vie sexuelle à ma mère (je peux aborder le sujet de façon libre mais je suis très mal à l'aise quand il s'agit de moi en particulier).
Ado j'aurais été incapable d'aller voir un gynécologue car pour voir un spécialiste je devais toujours avoir l'accord de ma mère et même encore maintenant je n'oserais jamais demander à ma mère d'aller voir la sienne ou de me payer la pilule.
Pourtant ma mère a déjà essayer de me parler contraception et elle a déjà posé des capotes dans ma valise une fois en me "disant protège toi".
Cependant j'aime pas mêler ma mère à ca, en fait j'aimerais qu"on est la réelle possibilité de pouvoir avoir une vie sexuelle saine et protégée sans en mêler ses parents.
Pour ce qui est du fait que ce soit uniquement les filles jeunes,je pense que même si certaines filles sont prêtes biologiquement,je ne sais pas si elles sont vraiement prêtes pour prendre tous les risques du sexe et gérer la contraception (mais là je pense à moi car je sais qu'à 15 as j'aurais été incapable de pouvoir gérer une contraception).
EDIT:Je viens d'apprendre qu'on va surement faire rembourser la pilule 3 éme génération il était temps!
Modifié par Mitchie 08/03/2011 à 19h01.
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08/03/2011, 23h32
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#23 | | Energie à revendre | Citation:
Posté par Menteuse (très intéressant de vous lire mais je suis fatiguée alors ce sera bref)
J'ajouterais juste que le jour où ma mère m'a discrètement glissé 'Au fait, si un jour tu as besoin de prendre la pilule ou quoi que ce soit.. dis moi" alors que j'avais nous n'en avions parlé, ça a beau m'avoir foutu sacrement mal à l'aise sur le moment, après je me suis sentie soulagée à l'idée que si un jour je venais à lui parler d'un quelconque problème lié aux relations sexuelles, elle ne tomberait pas des nues. Ca gène, mais ça rassure. Et pareil, elle m'avait glissé un petit bouquin dans ma chambre qui parlait de sexe/protection et tout ça, ça voulait en quelque sorte dire "Je sais que tu grandis, on va pas en parler parceque c'est génant mais je me fais pas d'illusion, ça t'arriveras bien un jour", et oui, du coup, le jour où j'ai voulu aller chez le gynéco, j'avais ce poids en moins. |
Si au moins tous les parents faisaient ça... Les miens m'avaient acheté "le guide du zizi sexuel" de Zep (Titeuf) quand j'étais gamine -_-"
En y repensant, ça me fait bien rire :xp: |
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08/03/2011, 23h52
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#24 | | Accrochée a son ordi | pour ma part, je suis pour les cours + les infirmières dispo au collège, et le dialogue parents/enfants. bon ok c'est gênant, mais je préfèrerai (perso hein) que mon gosse me fasse la tronche à un moment ou rougisse plutôt qu'il/elle se sente seul(e) au monde si un jour l'accident arrive. de la même façon que je lui dirai de ne pas suivre les inconnus avec des bonbons, je lui dirai de mettre des préservatifs + pillule. |
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09/03/2011, 15h54
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#25 | | Musique Addict | En discutant un jour avec un ami (qui a l'âge de mes parents, et des enfants de mon âge...), il me disait que quand l'ainé a été ado, il a mis un bocal dans le placard de la salle de bain, avec des préservatifs dedans. Et il en remet régulièrement, parce que le niveau baisse.
Je trouve ça cool, comme façon de faire, je crois que si j'avais été un mec j'aurais apprécié que mes parents en fasse autant.
Bon, je suis une fille, j'ai eu mon premier copain sérieux à 20 ans passés, et j'ai jamais eu besoin de ma mère pour avoir la pilule, je me suis débrouillée comme une grande avec mon médecin.
A 15 ans, ma mère m'a sorti un grand discours sur le thème "coucher avec un garçon c'est important, on ne le fait pas avec le premier venu", et "quoi qu'il arrive je veux que tu m'en parles et on fera le nécessaire, même si tu dois prendre la pilule à 16 ans".
Ca m'a plus gênée qu'autre chose (je crois que quand j'y repense, je suis encore gênée !), d'autant plus qu'à l'époque j'avais même jamais embrassé un garçon...
Mais il y a un manque sérieux d'information des ado au sujet de la sexualité (et tout ce qui va avec, contraception, maladies, etc) en France. Perso, si je n'avais pas eu Internet pour m'informer, c'est pas avec les bouquins de la bibliothèque que j'aurais fait mon éducation sexuelle, pas plus qu'avec les cours de SVT... |
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09/03/2011, 18h06
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#26 | | Avaleuse de livres | Ben moi, contrairement à vous, je ne pense pas que le problème vienne d'un manque d'information. Mes parents ont toujours été ouverts là-dessus, ma mère en tout cas, elle m'a toujours fait comprendre que si je voulais en parler elle était là, même si ça me gêne d'en parler avec elle, je sais que je peux le faire. En 4ème, on a étudié la reproduction en SVT ; en 3ème, on a eu un cours d'éducation sexuelle avec l'infirmière qui nous a parlé du Planning Familial, de contraception etc ; en seconde pareil...
Bref, j'ai toujours été très bien informée, je suis allée au Planning Familial, je fais attention. Après j'habite en Alsace, peut-être que ce n'est pas pareil dans les autres régions (je dis ça après avoir lu le premier message), mais pour moi le problème ne vient pas du manque d'information.
A mon avis, le problème, c'est qu'il y a des gamines inconscientes qui prennent ça trop à la légère, et c'est juste de la connerie je trouve. Je connais quelques filles qui ont fait l'amour sans protection (déjà ça c'est con, mais bon ça peut arriver) et n'ont pas pris la pilule du lendemain, parce qu'elles pensaient que ça irait, qu'elles avaient trop peu de chances de tomber enceintes. Bref, il ne faut pas tout rejeter sur le manque d'information... |
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09/03/2011, 19h14
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#27 | | Accrochée a son ordi | Citation:
Posté par marialicious A mon avis, le problème, c'est qu'il y a des gamines inconscientes qui prennent ça trop à la légère, et c'est juste de la connerie je trouve. Je connais quelques filles qui ont fait l'amour sans protection (déjà ça c'est con, mais bon ça peut arriver) et n'ont pas pris la pilule du lendemain, parce qu'elles pensaient que ça irait, qu'elles avaient trop peu de chances de tomber enceintes. Bref, il ne faut pas tout rejeter sur le manque d'information... | hum, si elle sont persuadées d'avoir raison, c'est qu'il y a là clairement un manque total d'informations, je ne vois pas quoi d'autre.
si elle font tout ça en te répondant : je m'en fous, je connais les risques et de t'façon je peux avorter", là oui c'est de la connerie. sinon, heu..... |
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09/03/2011, 19h46
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#28 | | | Citation:
Posté par Domé hum, si elle sont persuadées d'avoir raison, c'est qu'il y a là clairement un manque total d'informations, je ne vois pas quoi d'autre.
si elle font tout ça en te répondant : je m'en fous, je connais les risques et de t'façon je peux avorter", là oui c'est de la connerie. sinon, heu..... | Ça peut être aussi tout simplement que "ça n'arrive qu'aux autres de toute façon"... c'est très irresponsable et très bête, comme discours, mais pas du tout lié à un manque d'information. Au contraire, ça peut très bien être un comportement en réaction à une grosse dose d'infos en mode "attention à ça, et attention à ça, et super-attention à ça, c'est grave, c'est dangereux, etc" pour dédramatiser un peu le tout...
Mais c'est très con. |
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09/03/2011, 19h51
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#29 | | Mélange instable | C'est intéressant de lire vos différentes réactions. Je vais pas être originale, mais concernant le gros débat sur l'IVG, je pense qu'il y a pas mal de points à améliorer.
En premier lieu, je dirai que le planning familial mérite beaucoup plus de publicité. C'est chez eux que je suis allée pour me faire prescrire ma pilule car je ne voulais vraiment pas en parler à ma mère, en plus c'est quoi, 13€ la consultation par un gynéco là bas, ça reste très accessible!
Secondo, puisqu'on parle de gynéco, il y a un gros besoin de désacralisation de la première consultation chez le gynéco. J'ai des amies qui n'y sont jamais allées car ont entendu tout et n'importe quoi sur la visite chez le gynéco. Alors non, la première fois qu'on y va, et qu'on est vierge, il n'y a pas de frotti, pas d'insertion de doigt, etc. Car c'est vrai que ça peut rebuter.
Et il y a tellement de choses à travailler, les cours d'éducations sexuelle à l'école sont insuffisants, quand je vois certaines nanas qui trouvent que les risques de grossesse et MST sont trop minimes pour mériter une protection toute particulière. Instaurer un dialogue avec une infirmière, ou pas forcément, une nana de 20-25 ans qui irait dans les collèges pour dire les bases, stopper les idées reçues (non non, si on boit du coca après un rapport sexuel, ça ne tue pas les spermatozoïdes...). |
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09/03/2011, 20h29
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#30 | | Accrochée a son ordi | Citation:
Posté par Dies Irae Ça peut être aussi tout simplement que "ça n'arrive qu'aux autres de toute façon"... c'est très irresponsable et très bête, comme discours, mais pas du tout lié à un manque d'information. Au contraire, ça peut très bien être un comportement en réaction à une grosse dose d'infos en mode "attention à ça, et attention à ça, et super-attention à ça, c'est grave, c'est dangereux, etc" pour dédramatiser un peu le tout...
Mais c'est très con. | hum, je n'avais pas vu cela sous cet angle. oui en effet, s'il s'agit bien de ça, c'est irresponsable. |
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09/03/2011, 21h54
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#31 | | Avaleuse de livres | Bon alors moi je vais y aller de mon témoignage perso. Depuis le collège j'ai toujours eu des cours d'éducation sexuelle, au moins 2 au collège puis une au lycée + distribution de préservatifs et panneaux d'affichage le 1er décembre. Bon après comme l'a dit Miracilious ça dépend peut être des régions et des académies. Je viens de Strasbourg et le professeur Nisand se mobilise beaucoup pour ça. Par exemple le site info ado est génial. On peut poser des questions en ligne et des professionnels répondent dans les 24h. Un centre info ado existe également en plus du planning familial et les consultations sont gratuites.
Lorsque j'étais au lycée, j'ai demandé à ma mère si je pouvais prendre la pillule. Elle m'a pris un rdv chez la gynéco. Nous n'avons jamais eu trop de problème à parler des règles ect même si on en parle d'un point de vue strictement médical.
J'ai une petite soeur qui est actuellement en seconde. on a 4 ans de différence et j'ai l'impression que le fossé entre ce qu'elle est (ou plutot ses copines) et ce que j'étais moi au même âge est énorme. Une de ses copines a déjà fait une fausse couche, deux autres ont couché plusieurs fois avec leur copain sans aucune protection en prenant la pillule du lendemain comme si c'était une solution permanente (voir rien du tout). Ma soeur n'a eu aucun cours d'éduc sexuelle. Alors on peut dire qu'en 4 ans la politique de prévention et d'éducation a clairement moins d'empleur qu'avant. Mes copines et moi au lycée, on prenait toutes la pillule si on en avait besoin, on avait toutes notre stock de capotes et idem pour les garçons. Je penche plutot du côté de ce que dit Miracilious comme quoi c'est juste de la connerie. Les copines à ma soeur dont je parle et que je connais quand même un peu ont des parents qui sont plutôt ouverts donc je ne pense pas que le problème vienne de là.
Après le problème est surement différent dans les milieux ruraux, dans les familles à l'éducation plus stricte, ect... C'est pour ça que je pense que le fait de passer par le collège ou le lycée pour informer est primordial. J'aime bien l'idée de passer par des jeunes de 20 25 ans, pas forcément des professionnels, pour parler aux ados. On est plus proche d'eux et des questionnements qu'ils peuvent avoir.
Tout est une question de moyen de toute façon. Et ce n'est pas en coupant les subventions des associations qu'on va s'en sortir.
Modifié par alabama song 09/03/2011 à 21h57.
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: instead_0f (09/03/2011)
09/03/2011, 22h39
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#32 | | Avaleuse de livres | Citation:
Posté par Domé hum, si elle sont persuadées d'avoir raison, c'est qu'il y a là clairement un manque total d'informations, je ne vois pas quoi d'autre.
si elle font tout ça en te répondant : je m'en fous, je connais les risques et de t'façon je peux avorter", là oui c'est de la connerie. sinon, heu..... | Non comme Dies Irae l'a dit c'est plus dans l'optique "ça n'arrive qu'aux autres". Et puis pour les MST, limite, mais pour tomber enceinte, désolée mais on sait toutes comment les bébés se font et même si les chances sont faibles, il y a toujours un risque et on devrait systématiquement se protéger ! |
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09/03/2011, 23h45
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#33 | | Guest | Mes parents ne m'ont jamais parlé de sexualité, même au niveau le plus sommaire. Je n'ai pas envie de dévoiler ma vie privée ici, mais je sais qu'on ne peut pas compter toujours sur les parents.
Donc je trouve que le rôle de l'école est très important. J'ai eu un cours sur l'éducation sexuelle au collège et j'ai appris beaucoup de choses (surtout que mes parents comme ils ne me parlaient pas sexualité, ils ne me parlaient pas protection).
Je pense qu'il devrait y avoir plus de visites médicales (au moins 1 tous les 2 ans), où les infirmières lors de ce moment (ou l'ado est seul face à l'infirmière) abordent le sujet général (j'insiste sur le général car ce sujet est très intime et ce serait déplacer de poser des questions intimes) de la sexualité, reparler de protection, de risques. Peut être que les infirmières pourraient prescrire la pillule et je pense aussi que les préservatifs devraient être gratuits dans les collèges, lycées. Ils seraient délivrés par l'infirmière. Je trouve ça vraiment choquant qu'il n'y ait pas plus de visites médicales, et surtout que les infirmières ne soient pas plus présentes dans les collèges, lycées.
Je dis ça mais je ne sais pas si la hausse des IVG est du à un manque d'information, je le suppose. | |
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28/03/2011, 16h04
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#34 | | Ready, full & loaded >:) | Pour ma part j'ai pris la pilule très jeune pour raison médicale donc j'étais avec ma mère qui étais au courant de plus j'ai dû en changé parce que je supportais etc bref impossible à cacher dans mon cas.
Après pour la prévention au collège lycée moi je me souviens qu'au collège ma prof de SVT nous avait les cours d'éducation sexuelle, ça durait un mois je crois pendant 2h on a pu aborder tous les sujets parce qu'elle n'était pas pudique. Donc elle nous parlait ouvertement et nous répondait normalement sans nous cacher les choses et je dois que jusqu'à aujourd'hui je m'en rappelle et même si parfois il y avait des gênes dans la classe c'était un cours plus qu'appréciable. Donc c'est avec elle qu'on appris comment marchait la pilule dans le corps, le préservatif de quoi il protège etc. Elle nous a aussi raconté des faits graves, les avortements, les MST et VIH. Elle nous a même raconté qu'une mère de famille pour s'assurer que toutes ses filles soient sous pilule et bien elle mettait la sienne dans la soupe le soir et la servait au dîner! Là je me suis dis quand même y'a des gens qui font ça?
Tout ça pour dire que des profs comme ça et plus particulièrement dans les cours de SVT pourraient aider à appréhender ce "monde" car c'est un autre monde quand même si des infirmières ne peuvent le faire car pas présentes dans l'établissement. Et puis peut-être qu'en parler ou en entendre parler à plusieurs peut aider à surmonter une peur, un stress etc. Je me souviens que quelques filles de ma classe en avaient parler à leur mères et ça s'était bien passé parce que voilà elles "savaient" de quoi elles parlaient grâce au cours et donc pouvaient avoir un vrai dialogue avec les mères etc.
Ensuite je trouve ça regrettable un telle montée en flèche des IVG, ça m'a rappelé qu'il n'y a pas longtemps une amie m'a appris qu'elle avait subit une IVG, elle m'a dit qu'elle était tombé enceinte parce que son mec et elle n'avaient pas mit de capote. J'étais attérée parce que je trouvais son comportement totalement irresponsable! Elle m'a dit qu'elle avait confiance en son mec (qui est soldat en Afghanistan) etc et donc qu'elle risquait pas se chopper quelque chose. Je suis tombée des nues vraiment, en gros pour elle capote= pas de maladies. Alors qu'il n'y a pas que ça mais je sais pas j'ai eu du mal à la comprendre et à me dire qu'elle a un peu cherché ce qui lui était arrivé (bien sûr une IVG est toujours une lourde épreuve etc surtout quand on a prit toutes les précautions pour ne pas en arriver là, mais dans le cas présent c'était loin d'être le cas). Après quand je lui ai fait part de ma pensée j'ai l'impression que pour elle c'était rien, genre "oué je me suis faite avorté et alors?" Je suis toujours un peu choquée pour vous dire alors que c'était y'a des moins de çà maintenant.
Tout ça pour dire: je me demande si ces jeunes ado qui subissent tout ça ne pense pas elles aussi que la capote c'est principalement pour les MST et VIH mais que si la confiance et là et bien elle ne sert à rien. C'est une question qui me taraude en fait (et n'ayant pas d'ados sous la main je ne peux pas la poser). Alors est-ce que vous avez déjà entendu des discours dans ce genre? |
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29/03/2011, 10h45
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#35 | | NutellAddict | perso, j'ai eu une conversation très gênée avec ma mère sur la contraception etc... mais je l'en remercie aujourd'hui. j'ai eu une fois un accident où j'ai été obligée d'aller au planning familial prendre la pilule du lendemain (mon copain n'a pas pût se retenir !!) mais j'ai été obligée de prendre le bus et sécher des cours, car j'habite en campagne.
je pense que l’accessibilité à la contraception doit être facile. je bosse à coté du point information jeunesse et l'animatrice me raconte des trucs des fois qui font bondir ! et on se dit "mais où sont les parents pour faire l'éducation sexuelle des ados ?"
on le sait tous les ados regardent des pornos. pour eux c'est la norme alors pourquoi dans ces films ils mettent pas de capotes ????
je suis pour le dialogue parent-enfant et leur mettre à dispo des capotes etc.. j'ai un fils et je le ferait ça c'est sûr !! (bon il a que 18 mois donc j'ai le temps !!)
__________________ A quoi rêvent les personnes qui nous font vivre ce monde ? |
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29/03/2011, 17h49
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#36 | | Accrochée a son ordi | Citation:
Posté par tcia on le sait tous les ados regardent des pornos. pour eux c'est la norme alors pourquoi dans ces films ils mettent pas de capotes ???? | dans les films dits "pros", la capote est obligatoire et systématique, afin de protéger les acteurs et de "donner le bon exemple". mais il est vrai que dans les films amateurs, très nombreux, la capote est quasi inexistante. |
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29/03/2011, 18h27
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#37 | | "Am Stram Gram" | Mes parents étaient un peu mal à l'aise lorsqu'il a fallu ouvrir le sujet "contraception" avec moi (surtout que je suis l'aînée...).
Je les avais déjà entendu en parler avec certains de leurs amis qui avaient des "plus grands que moi", j'imagine qu'ils se demandaient comment faisaient les autres pour ne paraître ni ringards, ni "je m'en foutistes". Ma mère m'a donc un jour prévenue qu'avec mon père, ils avaient acheté une petite boîte, posée sur une étagère de la maison, dans laquelle ils avaient mis une dizaines de capotes. Que c'était là de façon à ce que je n'ai pas "la peur de la pharmacie", et qu'ainsi, ils ne s'inquièteraient pas me sachant en soirée, car j'avais alors aucune excuse pour me trouver dans une situation délicate.
La pilule, je l'ai d'abord prise pour des raisons médicales, donc ce sujet a été évacué fissa. Par contre, je sais que ma mère met un point d'honneur sur les MST. D'ailleurs, ce WE, je lui ai avoué ne pas utiliser de préservatifs avec Chou, car nous avons fait le test tous les deux, j'ai la pilule...
Je pense que l'éducation en matière de contraception n'est pas seulement une question d'ouverture d'esprit. Je me dis que ça ne doit pas être un sujet simple à aborder en tant que parents, car c'est arriver à admettre que nos enfants ont des rapports adultes, c'est "prendre un coup de vieux", et ça implique des risques, comme la grossesse.
Pour ma part, je sais que si je tombe enceinte avant la fin de mes études, j'avorterai. Car je ne trouve pas ça raisonnable, de garder un enfant en étudiant. Déjà, ça me freinerai, et puis...je pense que ce n'est pas extra' pour le développement du bébé. (Mais je respecte et admire celles qui arrivent à concilier études + bébé)
Et juste une remarque : beaucoup d'entre vous ont parlé du planning familial, et j'avoue que c'est bien beau, mais moi qui étais en campagne, on n'avait aucun moyen de se procurer quoi que ce soit, d'avoir un RDV discrètement... C'est certainement un grand point faible.
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