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Affichage des résultats du sondage: L'égalité des chances dans l'Enseignement | |
Elle existe, j'en profite (ou j'en ai profité) !
|    | 7 | 11,86% | |
C'est une fable pour endormir le bon peuple
|    | 24 | 40,68% | |
C'est un idéal qu'il faut chercher à atteindre !
|    | 24 | 40,68% | |
Sans opinion
|    | 4 | 6,78% |
19/01/2011, 15h57
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#1 | | L'Ancêtre | l'enseignement supérieur toujours plus inégalitaire Le dernier rapport en date de l'Observatoire de la Vie Etudiante plombe un peu plus encore le mythe de l'égalité des chances.
En 2006, 35% des étudiants étaient issus des classes populaires. En 2010, ils n'étaient plus que 31%.
En l'espace de quatre ans, la proportion d'enfants d'agriculteurs, d'employés et d'ouvriers est passée de 19% à 18% dans les classes préparatoires, de 21 à 20% dans les filières de santé, de 42 à 34% en Institut universitaire de technologie (IUT) et de 53 à 49% dans les Sections de techniciens supérieur (STS).
Dans le même temps, les rejetons des classes aisées (cadres et professions intellectuelles supérieures) sont passés de 32% à 36% de l'ensemble des étudiants.
Ils constituent la moitié des effectifs des classes préparatoires aux grandes écoles, des écoles de management ou d'ingénieurs et des filières de santé.
Les filles sont toujours plus nombreuses que les garçons dans l’enseignement supérieur : 56% contre 44%. Mais la féminisation est très inégale selon les filières et le niveau d’études. Les filles sont nettement minoritaires en écoles d’ingénieurs (27%) et largement majoritaires en instituts de formation en soins infirmiers (85%), en IUFM (73%) ainsi qu’à l’université en lettres et en sciences humaines et sociales (71%). Elles restent minoritaires en Doctorat (47%) alors qu’elles représentent 56% des inscrits en Licence toutes filières confondues.
Sources : NouvelObs.com, Observatoire national de la vie étudiante
Modifié par Denis 19/01/2011 à 16h10.
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19/01/2011, 18h03
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#2 | | "Am Stram Gram" | Citation:
En 2006, 35% des étudiants étaient issus des classes populaires. En 2010, ils n'étaient plus que 31%.
En l'espace de quatre ans, la proportion d'enfants d'agriculteurs, d'employés et d'ouvriers est passée de 19% à 18% dans les classes préparatoires, de 21 à 20% dans les filières de santé, de 42 à 34% en Institut universitaire de technologie (IUT) et de 53 à 49% dans les Sections de techniciens supérieur (STS).
| Très sincèrement, je pense qu'une égalité parfaite pour l'enseignement supérieur est une utopie. Et c'est bien triste.
Je ne suis pas une fille d'une famille "populaire", mais...si je n'avais pas ma bourse (qui est donnée par mon conseil général, car je suis échelon 0), mes parents auraient franchement du mal. Car aller en études, ça demande l'inscription, le logement, le transport, la nourriture, les fournitures... C'est un investissement énorme que beaucoup ne peuvent pas faire, et ce malgré les aides proposées.
__________________ Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. |
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19/01/2011, 18h17
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#3 | | Touch-a Touch-a Touch me | Citation:
Posté par -Loreleï- Je me demande alors si ces statistiques sont vraiment liées à une "égalité des chances", indéniable certes, mais que je pense qu'il faut minimiser. Je crois que selon les milieux les aspirations ne sont clairement pas les mêmes. | Je me suis dis la même chose. Si on donnait un accès libre à telle formation dans tel milieu, je ne pense pas qu'on arriverait à une parité parfaite filles-garçons. Ça n'a rien d'inégalitaire, c'est juste des aspirations différentes.
Bon, ça c'était juste pour la parité sur les sexes. Après concernant le CSP, je m'y connais pas vraiment... Y'a plusieurs facteurs qui entrent en compte. |
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19/01/2011, 18h53
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#4 | | Soudainement optimiste | Citation: |
Mais la féminisation est très inégale selon les filières et le niveau d’études. Les filles sont nettement minoritaires en écoles d’ingénieurs (27%) et largement majoritaires en instituts de formation en soins infirmiers (85%), en IUFM (73%) ainsi qu’à l’université en lettres et en sciences humaines et sociales (71%).
| Déjà sur le site, combien de filles font/veulent faire des études scientifiques? On ne peut pas forcer les gens à faire quelque chose qui ne les intéresse pas.... Je suis quasi sûre qu'aucune des filles qui font des études de lettres ou de sciences humaines ne s'intéresse aux sciences dures. Ce n'est pas qu'une question de classe sociale ou d'ambition.
Et ça m'énerve qu'on parle des études supérieures comme du Saint Graal. Il faut encore des gens pour faire des métiers manuels (maçon, électricien, peintre en bâtiment...) Ce sont certes des métiers difficiles mais ils sont parfois plus recherchés que certains bac +3/+5.
Alors oui, il faut rechercher l'égalité (aussi bien du fait des origines que des classes sociales), mais ne poussons pas des gens à faire des études tout court ou des études qu'ils n'aiment pas juste pour équilibrer des statistiques.
__________________ Everytime I try to fly I fall
Without my wings I feel so small
I guess I need you baby |
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19/01/2011, 18h57
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#5 | | L'Ancêtre | Citation:
Posté par amy.in.the.sky Et ça m'énerve qu'on parle des études supérieures comme du Saint Graal. Il faut encore des gens pour faire des métiers manuels (maçon, électricien, peintre en bâtiment...) Ce sont certes des métiers difficiles mais ils sont parfois plus recherchés que certains bac +3/+5.
. | Le sujet est : les travaux manuels dont tu parles sont-ils obligatoirement et définitivement dévolus aux seul(e)s fils et filles d'ouvriers et d'employés ? Pourquoi les enfants des classes aisés ne les choisissent quasi jamais ?
Modifié par Denis 19/01/2011 à 19h01.
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19/01/2011, 19h04
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#6 | | Soudainement optimiste | Citation:
Posté par Denis Le sujet est : les travaux manuels dont tu parles sont-ils obligatoirement et définitivement dévolus aux seul(e)s fils et filles d'ouvriers ? Pourquoi les enfants des classes aisés ne les choisissent quasi jamais ? | Je me suis mal exprimée, mais en général dans ce genre de sondage, on dit que seul X% des étudiants venant de classes populaires font des études supérieures. Ce que je veux dire, c'est que sur le pourcentage qui n'en fait pas certains ne veulent pas en faire et s'en portent très bien, et ne devraient pas être dévalorisés.
Mais sinon, je ne pense pas que les métiers manuels doivent être réservés aux enfants d'ouvriers.
Si les enfants de classe aisée ne les choisissent pas c'est je pense d'une part à cause d'une pression parentale; d'autre part parce que certains vont dans des écoles privées ou "bien vues" et qu'on ne leur parle pas des formations professionnelles. Et c'est sur que c'est dommage, parce que d'expérience, j'ai vu des élèves comme ça galérer dans le supérieur alors que clairement ils auraient aimé faire quelque chose de manuel.
Et puis autant certains pourcentages montrent clairement des différences, autant des variations de 1% peuvent ne pas être représentatives.
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Modifié par amy.in.the.sky 19/01/2011 à 19h06.
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19/01/2011, 22h03
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#7 | | It's real for us | Citation:
Posté par Deetz Je pense qu'il est faux de penser qu'il y a peu de filles en sciences parce que ça ne les intéressent pas =/ Il y a plutôt une peur du genre féminin à y aller, parce que ça représente l'élite (entendons, je ne dis pas que c'est la vérité, c'est ce que la société veut croire) et qu'elle est associée au genre masculin, que ce n'est pas ce que l'on attend d'une fille (car oui, on voit plutôt la fille en psycho ou en lettre). Et ce genre de discours contribuent à pousser les filles dans les sciences humaines et sociales.
Bref, ce n'est pas le propos du sujet | Je ne pense pas qu'on pousse les filles à aller en lettres, j'ai un bac S, j'étais plutôt bonne élève et je peux te dire que mon prof de maths avait l'air déçu que je ne continue pas dans les sciences, et plus généralement quand je disais que je me dirigeais vers les langues les gens avaient presque l'air de me repprocher mon parcours, combien de fois on m'a dit que j'étais "trop bonne pour finir prof"? Sans aucun doute les sciences sont privilégiées, mais je ne penses pas qu'on en exclue les filles, mais plutôt qu'on y pousse les mecs (parce qu'au contraire, les mecs en L étaient très peu dans mon lycée par exemple, et généralement j'ai l'impression qu'il y a pas mal de préjugés) Citation:
Posté par Maäsh C'est vrai ce que tu dis, je me demande dans quelle proportion ça joue sur ces statistiques.
J'ai grandi dans un quartier défavorisé et aujourd'hui, quand je fais le bilan de l'immeuble dans lequel j'habitais et de ceux qui étaient autour, très peu ont obtenu un bac. Qu'il soit général, technologique ou professionnel. Et la cause de tout ça, je me refuse à croire que c'est de la faute de l'Etat via les structures d'enseignement et les professeurs. J'ai rarement vu des profs aussi impliqués pour les élèves que lorsque j'étais au collège.
Pourtant, à la fin de la troisième, sur 25 élèves, on était 4 à aller en seconde générale. Une dizaine a poursuivi vers un CAP/BEP et les autres n'ont rien fait. Certains parce qu'ils n'en avaient pas l'opportunité (mauvais dossier scolaire) mais d'autres parce qu'ils n'en avaient pas envie. Comment avoir envie de s'intéresser au monde, aux études, à ces multitudes de choses quand on a pour modèle des parents chômeurs non diplômés qui n'ont rien fait de leur vie à part faire des enfants (et ne même pas les éduquer un minimum) ? Comment avoir de l'ambition quand autour de soi un nombre trop élevé de jeunes filles sont enceintes ou avec des enfants à 16 ans ? Pourquoi vouloir faire quelque chose de sa vie quand on peut être assisté gratuitement par l'Etat ?
Ces enfants ne grandissent pas dans un modèle qui pousse à aller plus loin, à faire quelque chose dont on a envie.
Bref, j'ai un peu eu l'impression de digresser mais c'est ce que je ressens quand je vois ces chiffres. | La façon dont tu le dit fait un peu raccourcis facile, j'ai l'impression que beaucoup de gens font le raccourcis facile "pas beaucoup d'argent, les gens s'en foutent de leur boulot, ce sont des ignards sans diplomes", mes parents n'ont peut-être pas fait d'études supérieures et on ne roule peut-être pas sur l'or mais ils travaillent pour nous assurer de bonnes conditions de vie, et ils n'ont jamais dévalorisé les études, le supérieurs a toujours été une évidence pour nous. Entre les bourses et le reste tout le monde ne peut peut-être pas se permettre de faire des études à l'autre bout de la France, mais je pense qu'aller dans la grande ville du coin est à la portée de tout le monde (je rentre chez moi tous les soirs et ma bourse couvre largement toutes mes dépenses, pourtant je n'ai pas le pire échelon). Pour pour le problème n'est vraiment pas l'état.
( Maäsh je ne dis pas que c'est exactemment ce que tu voulais dire, mais je voulais rebondir sur ça) |
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2 Filles ont envoyé un Big up ! à Delgnat :
: Denis (19/01/2011), Golden Brown (27/03/2011)
19/01/2011, 22h44
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#8 | | Mélange instable | A défaut de savoir quoi faire moi-même, je suis pas mal intéressée par le sujet ! Citation:
Posté par Neïa. Très sincèrement, je pense qu'une égalité parfaite pour l'enseignement supérieur est une utopie. Et c'est bien triste.
Je ne suis pas une fille d'une famille "populaire", mais...si je n'avais pas ma bourse (qui est donnée par mon conseil général, car je suis échelon 0), mes parents auraient franchement du mal. Car aller en études, ça demande l'inscription, le logement, le transport, la nourriture, les fournitures... C'est un investissement énorme que beaucoup ne peuvent pas faire, et ce malgré les aides proposées. | Ouaip ... Je rejoins cet avis qui me paraît expliquer pas mal de choses. Je fais partie, comme beaucoup, de la classe moyenne, pas assez riche pour financer les études facilement, pas assez "pauvre" (je n'aime pas cette formulation) pour pouvoir espérer des aides de l'Etat. Trois ans d'études vont être compliqués à assumer financièrement pour mes parents et une grosse partie des sous stockés sur mon compte va y passer. Bon, c'est le budget préparé depuis des années, donc je m'y attendais et je devrais pas être (trop) à découvert. Citation:
Posté par amy.in.the.sky Je me suis mal exprimée, mais en général dans ce genre de sondage, on dit que seul X% des étudiants venant de classes populaires font des études supérieures. Ce que je veux dire, c'est que sur le pourcentage qui n'en fait pas certains ne veulent pas en faire et s'en portent très bien, et ne devraient pas être dévalorisés.
Mais sinon, je ne pense pas que les métiers manuels doivent être réservés aux enfants d'ouvriers.
Si les enfants de classe aisée ne les choisissent pas c'est je pense d'une part à cause d'une pression parentale; d'autre part parce que certains vont dans des écoles privées ou "bien vues" et qu'on ne leur parle pas des formations professionnelles. Et c'est sur que c'est dommage, parce que d'expérience, j'ai vu des élèves comme ça galérer dans le supérieur alors que clairement ils auraient aimé faire quelque chose de manuel.
Et puis autant certains pourcentages montrent clairement des différences, autant des variations de 1% peuvent ne pas être représentatives. | Les variations me paraissent peu représentatives aussi.
Les métiers manuels ne me semblent pas réservés aux enfants d'ouvriers, mais je crois qu'il y a une pression familiale sur les études (en plus du financement). J'ai rencontré il y a peu un notaire qui m'a avoué n'avoir rien fichu pendant ses premières années de fac de droit ... Mais comme on avait envie qu'il ait un beau métier plus tard, il a été aidé par ses parents jusqu'à la fin du cursus (ce qui représente pas mal de temps) : pas de job à côté, pas l'idée de se réorienter. D'après ce que j'ai pu comprendre, il ne semblait même pas envisageable pour la famille qu'il puisse faire des études courtes ou une filière pro, quelle infamie !
A l'inverse, j'ai pu remarquer que mes ami(e)s qui désirent faire un cursus professionnalisant ont des parents qui ont des études plus ou moins courtes. Infirmiers, électriciens, cuisinière ... La disparité est flagrante. Je pense qu'en ayant fait un métier qui leur plaît / évolué professionnellement, ces études valorisent moins les sacro-saintes études avec fac et tout ce qui s'en suit. Citation:
Posté par Deetz Le but du sondage n'est pas de dévaloriser les jeunes qui décident de ne pas faire d'études supérieures. Ce n'est pas le propos.
Les études supérieurs sont un privilèges - parfois un choix. Le but du sondage est de voir si les jeunes de milieux "défavorisés" semblent avoir un accès facile à l'enseignement supérieur.
Il n'y est pas forcément cas de placer les études supérieures sur un piédestal.
De plus, je te répondrais que je suis en sciences humaines et je viens d'un parcours scientifique et je m'intéresse à la science pure et dure dans certains domaines. Ton discours me fait un peu peur :o
Je pense qu'il est faux de penser qu'il y a peu de filles en sciences parce que ça ne les intéressent pas =/ Il y a plutôt une peur du genre féminin à y aller, parce que ça représente l'élite (entendons, je ne dis pas que c'est la vérité, c'est ce que la société veut croire) et qu'elle est associée au genre masculin, que ce n'est pas ce que l'on attend d'une fille (car oui, on voit plutôt la fille en psycho ou en lettre). Et ce genre de discours contribuent à pousser les filles dans les sciences humaines et sociales.
Bref, ce n'est pas le propos du sujet | J'en avais entendu parler par un journal ... Il y a une certaine façon de "genrer" les centres d'intérêts, dès l'enfance je crois. Les poupées d'un côté, les jeux de construction de l'autre, en caricaturant. Même si mon lycée est majoritairement féminin (65%), il y a presque autant de garçons en filière S. Dans ma classe (littéraire option arts plastiques), ils sont ... Deux.
Modifié par Tardigrade 19/01/2011 à 22h46.
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19/01/2011, 22h52
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#9 | | Thank you for being born | Je ne suis pas surprise par les résultats... La crise est passée par là, donc les plus pauvres ont du sacrifier leurs études, une conséquence qui me semble logique. Les écoles d'ingénieur, les écoles de management et les filières de la santé ont un coût en général plus cher que les autres, donc ça me semble logique que ceux qui ont les moyens y soient plus nombreux.
Quant à la disparité des sexes, je suppose que c'est une question de culture, et de stéréotypes, mais c'est tellement dur d'en faire abstraction que je pense qu'on a le temps de voir plusieurs générations passer avant d'arriver à une égalité parfaite.
Je pense aussi que le fait que les filles soient moins nombreuses en études longues résulte du fait qu'on ait envie de vite en finir avec les études pour pouvoir se consacrer à la naissance de ses enfants. Je sais que ce n'est pas le cas pour toutes les femmes, mais c'est un ressenti que j'ai, et d'ailleurs je pense que si j'étais un homme j'aurais sûrement envisagé des études plus longues et plus prestigieuses.
__________________ Where are the plans we made for two ? |
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20/01/2011, 09h37
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#10 | | Soudainement optimiste | Citation:
Posté par Deetz Le but du sondage n'est pas de dévaloriser les jeunes qui décident de ne pas faire d'études supérieures. Ce n'est pas le propos.
Les études supérieurs sont un privilèges - parfois un choix. Le but du sondage est de voir si les jeunes de milieux "défavorisés" semblent avoir un accès facile à l'enseignement supérieur.
Il n'y est pas forcément cas de placer les études supérieures sur un piédestal.
De plus, je te répondrais que je suis en sciences humaines et je viens d'un parcours scientifique et je m'intéresse à la science pure et dure dans certains domaines. Ton discours me fait un peu peur :o
Je pense qu'il est faux de penser qu'il y a peu de filles en sciences parce que ça ne les intéressent pas =/ Il y a plutôt une peur du genre féminin à y aller, parce que ça représente l'élite (entendons, je ne dis pas que c'est la vérité, c'est ce que la société veut croire) et qu'elle est associée au genre masculin, que ce n'est pas ce que l'on attend d'une fille (car oui, on voit plutôt la fille en psycho ou en lettre). Et ce genre de discours contribuent à pousser les filles dans les sciences humaines et sociales.
Bref, ce n'est pas le propos du sujet | Je sais que le but du sondage n'est pas de dévaloriser les formations professionnelles. Mais c'est un fait que ces formations sont parfois dévalorisées dans les classes aisées juste pour le fait que ce n'est "pas assez bien". Et c'est ça qui m'énerve.
Pour le problème de la mixité dans les filières scientifiques, je parlais de mon expérience quand je disais que certaines préférais partir dans des filières littéraires parce que c'est ce qui leur plaisait. Et dans ce cas précis, je ne pense pas que c'est l'enseignement supérieur qui soit inégalitaire (uniquement en ce qui concerne la part homme/femme hein), mais la société. Personnellement je n'ai connu que des profs qui m'encourageaient à suivre la filière scientifique et je sais que c'est le cas pour beaucoup d'autres filles en école d'ingé.
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20/01/2011, 14h00
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#11 | | Petite pour tout cela. | Citation:
Posté par -Loreleï- Je me demande alors si ces statistiques sont vraiment liées à une "égalité des chances", indéniable certes, mais que je pense qu'il faut minimiser. Je crois que selon les milieux les aspirations ne sont clairement pas les mêmes. | J'ai plutôt l'impression que justement, une grande partie du problème vient de là. L'intêret est de savoir pourquoi cette frange de la population aspire moins aux études que les autres ? Et mettre en relation l'aspect financier (qui joue au moment du choix d'études, mais a joué tout au long de l'enfance dans le choix des loisirs, les possibilités de voyager, d'apprendre, parce que tout a un prix), l'aspect social, aussi. Pour caricaturer un peu (j'écris en douce depuis ma permanence entre les clients) : comment s'étonner que ces jeunes "défavorisésé" ne soient pas intéressés par la perspective des études ? Chez eux, autourd d'eux, personne n'en a fait. L'école est un frein à la mise au travail rapide. Et elle représente une certaine forme d'élite qu'ils n'ont jamais été et sont partis pour ne jamais devenir.
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: Ptit_Biscuit (20/01/2011)
20/01/2011, 14h27
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#12 | | Reine de glace | Je me permets d'apporter mon propre témoignage. Je suis fille d'agriculteur. J'ai vu mon père galérer pour me payer la cantine quand j'étais au collège. J'ai toujours su que je ne pourrai jamais avoir le beau Levis de mes copines et je n'ai jamais demandé à en avoir. (J'explique le contexte) J'ai fait un bac+2, un BTS pas vraiment passionnant, qui ne m'apporte rien niveau connaissance dans mon travail actuel. Je m'ennuyais tellement que j'ai failli arrêter au cours de ma première année. Si j'ai terminé ce BTS, c'est grâce(ou à cause) de mes parents. Je ne pouvais pas me permettre de faire autre chose, je savais qu'ils n'auraient jamais les moyens de me payer d'autres études plus longues. Je ne leur en ai jamais parlé car ils m'auraient répondus qu'ils se seraient débrouillés, ils auraient fait un prêt (de plus) Bref, je ne voulais pas infliger ça à mes parents, J'ai continué mes études, eu mon BTS, maintenant je gagne très bien ma vie. En mon âme et conscience, je n'aurai jamais pu faire de longue études par exemple médecine, je n'ose pas imaginer ce que cela aurai couté à mes parents. Mais ce sont mes choix, et je ne regrette pas. En comparaison, je connais quelqu'un qui fait des études de médecine et dont les parents lui ont carrément acheté un appartement, pour qu'elle se consacre à fond dans ses études. Y'as quand même deux poids de mesure. |
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3 Filles ont envoyé un Big up ! à Ptit_Biscuit :
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#13 | | Ex-Tokyoïte | Le conditionnement social ne date pas d'hier... Chaque personne (enfin, l'immense majorité) fait des choix en fonction de sa classe sociale. Ce n'est ni un jugement, ni quelque chose à déplorer: c'est un fait.
Et je pense que malgré ça, une certaine forme d'égalité des chances existe. Elle n'est probablement pas suffisante, mais j'en ai bien bien profité et je pense que je n'étais pas prédisposée pour ça, alors pourquoi pas les autres? Aucun de mes deux parents n'a le bac, ni n'ont de bagage culturel important. J'ai pu aller à la fac grâce à ma bourse du crous. Je me suis inscrite pendant plusieurs années à 2 cursus pour 4,57€ par an... Certes il fallait encore que j'aligne l'argent pour le logement et si mes parents n'avaient pas beaucoup d'argent, ils pouvaient quand même payer ça (le minimum), et je sais qu'il y a des gens qui ne le peuvent pas. Mais ensuite, en cours, il n'y avait que des polycopiés ou des livres empruntables à la bibliothèque: quasi pas de frais de ce côté. Au Japon, pendant mon année d'échange (intégralement payée par la fac, encore une fois, sinon je serais pas partie) je râlais contre les prix des manuels à acheter. Grâce aux réactions de mes potes allemands, américains ou suédois, j'ai appris que dans presque tous les pays il faut payer beaucoup plus qu'en France pour étudier, et que c'est normal d'acheter des tas de manuels qui coûtent cher.
Après pour le truc "les filles en lettres, les garçons en sciences", effectivement, c'est toujours vrai. Mais le plus flippant c'est que même en lettres ou sciences humaines, quand on regarde les profs, maitre de conf, chercheurs en poste, là, il y a plus d'hommes! Donc ce sont des "études de filles", avec une forte proportion d'étudiantes filles, mais à la tête de la hiérarchie, une majorité d'hommes! Je pense que c'est parce que ces hommes ont entre 50 et 60, et sont entrés dans le monde de la recherche en sciences humaines et sociales quand on pouvait encore en vivre pas trop mal et subvenir aux besoins d'une famille comme ça. Alors qu'aujourd'hui, ce sont des filières qui ne mènent plus vraiment facilement à un poste où l'on pourra subvenir aux besoins d'une famille. Donc on y trouve des jeunes femmes... qui se font entretenir par leurs maris. C'est une situation fréquente parmi les chercheuses qui ont la trentaine. Il y a beaucoup de filles doctorantes en sciences humaines et sociales qui ne sont pas gênées par le manque de financements, tout simplement parce qu'elles n'ont pas besoin d'avoir de l'argent. Et on est regardé comme un extraterrestre quand on dit "bah moi j'ai besoin d'un salaire pour vivre"...
Sur cette base, m'est avis qu'il faut pas trop compter que ça change très vite, cette situation.
__________________ Rescue me from the unnecessary luxury of being calm |
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: Zèbra (21/01/2011)
20/01/2011, 18h57
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#14 | | | Je suis fille d'agriculteurs en école d'ingénieurs, je suis exceptionnelle !
Pour ma part je m'en sors très bien avec les aides du Crous, mais c'est sans doute parce que mes parents sont tellement dans la merde que j'ai l'échelon maximum, ce qui me permet de ne jamais avoir à leur demander quoi que ce soit.
A propos de l'accès aux études, mon cas est proche de celui de Maäsh. Je viens d'un coin de campagne relativement reculé, et sur les 50 personnes qui étaient avec moi en 3ème, on doit être 4 à avoir eu le Bac, alors que bien d'autres auraient eu le niveau de le tenter. Mais la plupart voyaient l'exemple de leurs aînés qui bossaient à l'usine pour le SMIC, qui restaient chez leurs parents et qui du coup pouvaient sortir, flamber et s'acheter une belle moto, et de là ils se disaient OK, pourquoi j'irai galérer à faire des études qui me donneront pas forcément un job si avec juste un poste d'intérimaire je peux me payer une vie tranquille. Le problème étant qu'ils voyaient tous à très court terme, et que bien souvent les parents n'étaient pas derrière pour leur dire "Ohé mon petit, moi c'est ce que j'ai fait et regarde comment je galère !".
A l'autre extrême, un de mes potes de lycée était issu d'une famille de politiques très connue de la région, ses parents l'ont forcé à faire S alors qu'il voulait faire L, il s'est planté en médecine, il s'est planté en droit ensuite, alors qu'il aurait pu très bien réussir dans un autre domaine mais qui ne correspondait pas à sa "classe".
A mon avis tout ça n'est pas une question d'aides de l'État mais plutôt un effet social. |
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: Tardigrade (22/01/2011)
20/01/2011, 22h08
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#15 | | Petite pour tout cela. | Citation:
Posté par Maäsh Je ne mets bien sûr pas tout le monde dans le même lot. Mes parents n'ont pas fait d'études supérieures non plus. Ma mère est employée à mi-temps car elle ne peut pas avoir plus, elle peine à gagner plus de 900€ par mois (au passage c'est d'ailleurs bien moins que ce que peuvent toucher ceux qui touchent les allocations mais c'est un autre débat). De même que tes parents, elle a toujours tout fait pour que nous ne manquions de rien et elle n'a jamais dévalorisé les études bien qu'elle n'ait jamais insisté pour qu'on choisisse une voie plutôt qu'une autre. L'important était de faire quelque chose qui nous plaisait, mais quelque chose quand même.
Et c'est ça le problème j'ai l'impression, c'est que les parents d'une part ne poussent pas aux études quelles qu'elles soient. Ce n'est pas absolument nécessaire de pousser son enfant à aller en prépa, cela suffirait simplement de le pousser à poursuivre un minimum ses études même si c'est pour décrocher des diplômes dévalorisés tels que les CAP et BEP.
D'autre part, c'est toujours un modèle qui se répète (cf Bourdieu et sa thèse de la reproduction sociale) d'où ma phrase que tu as mise en gras. Honnêtement, si j'avais eu une mère amorphe, qui ne faisait rien de ses journées, qui ne travaillait pas et qui ne me poussait pas à m'ouvrir sur le monde, je ne sais pas si j'aurais eu envie d'aller plus loin dans mes études. C'est donc là que je voulais en venir.
Et sinon je ne disais pas que c'est la faute de l'Etat mais ta phrase n'avait peut-être pas de lien avec mes propos. | Je ne peux parler que pour la Belgique, mais ici, je connais très peu de personnes bénéficiaires d'aides diverses qui dépassent les 900 euros. Ca tourne entre 300 et 800 euros. Seuls les chefs de famille avec enfant(s)/personne(s) à charge touchent des allocations plus fortes, et encore : +- 1000 euros pour faire vivre une famille, c'est très peu
Sinon, je suis plutôt d'accord avec tes propos.
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