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Affichage des résultats du sondage: Coucher pour ne pas avoir à dire "non" | |
ça m'est arrivé...
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ça pourrait m'arriver un jour...
|    | 26 | 19,12% | |
ça ne m'arrivera jamais !
|    | 66 | 48,53% |
13/12/2010, 23h40
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#21 | | Touch-a Touch-a Touch me | Citation:
Posté par GrandeMarine Je suis HS mais ça c'est vraiment ce qui me choque:
"j'adore vraiment baiser avec elle
mais elle entretiens mon fantasme du viol et j'ai peur que ça soit dangereux.. bon j'arrête de me poser des questions, si ça se trouve c l'inverse elle me soulage de cette pulsion." | Il y a une différence entre fantasme et réalité. Là, la fille est consentante, c'est quand même une différence assez importante. Je vois ça plus comme des rapports où la domination est importante (domination qui peut faire penser au viol dans l'imaginaire du fantasme, mais c'est assez extrême quand même d'aller jusqu'à parler de viol pour ce genre de pratique). |
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14/12/2010, 11h01
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#22 | | Tente de vivre. | Citation:
Posté par Queen Bitch Justement je suis en train de lire King Kong Théorie de Virginie Despentes et le chapitre où elle raconte son viol montre bien ce fantasme masculin de la fille qui dit non pour qu'on la force, elle le dit mieux que moi mais c'est vrai qu'inconsciemment c'est ancré dans les esprits qu'une femme qui se fait violer, si elle avait vraiment pas voulu elle aurait tué ou se serait tuée (Dit par moi c'est un peu nul mais dans le bouquin c'est bien dit).
Et ça rejoint un peu le sujet de l'article de Rue89, est-ce qu'on n'hésite pas à dire non parce qu'au fond on sait bien qu'on ne sera pas crue dans notre refus? Est-ce que notre oui réticent n'est pas aussi une façon de se protéger du viol en se disant qu'au fond on était consentantes? | Je trouve ça vraiment intéressant, ça me donne envie de lire le bouquin (alors qu'à la base je ne suis pas vraiment attirée par Virginie Despentes).
Après, je trouve aussi que ce que tu dis est très juste, peut-être qu'on dit oui parce qu'on sait que notre non ne sera pas entendu c'est dire oui c'est une manière de se convaincre soi-même du fait qu'on est consentante. Mais la question est : comment faire changer les choses?
Ces habitudes et ces conceptions idéologiques sont tellement profondes, elles datent de plusieurs siècles où la pensée culturelle a été formée ainsi, et pour ma part je n'aperçois aucune manière de faire comprendre que le "non" est un "non réel", mis à part en passant par le fait d'avoir une assurance à toutes épreuve (à l'inverse de l'image de la femme qui veut être rassurée par l'homme, qui a besoin de lui, qui se sent incomplète sans lui, image pourtant très répandue et pas qu'en "image", dans les faits aussi).... Mais comme ce manque d'assurance vient aussi de la conception que l'on donne de la femme... C'est un cercle vicieux ! |
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14/12/2010, 13h45
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#23 | | . | Citation: Citation:
Si pour obtenir ça tu es obligé de les attacher c'est que la limite est dépassée !
bah justement avec celle qui à provoqué ce questionnement j'étais obligé de lui tenir les 2 mains pour faire quoi que ce soit, elle serrait les jambes, se débattais et tout.. | Citation: |
elle c'est rassise, m'a dit que j'étais vraiment con, qu'elle m'avait pourtant dit d'arrêter, comme elle est pas partie et m'a dit ça en souriant j'ai recommencé direct, ce coup la sans scrupule j'avais compris que ct un petit jeu pour elle... mais c'est pour le premier coup ou je me demandes comment j'ai su que je pouvais y aller.
| .... Franchement, je n'arrive pas une seule seconde à être compréhensive, à essayer de me mettre à sa place ou tenter de comprendre. Juste envie de gerber, ou de pleurer. J'hésite encore. J'ai d'horribles frissons dans le dos en lisant ça.
__________________ Bla Bla Bla |
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14/12/2010, 14h41
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#24 | | Roule une pelle a la vie | Citation:
Posté par gilda J'avoue que je suis surprise de lire ça.
Je suis restée 5 ans avec mon ex, il ya eu des dizaines de fois ou il voulait et pas moi, mais j'ai toujours dit non. Et les rares fois où il a insisté lourdement, j'ai été très claire, et je l'ai menacé de me barrer. | Ce n'est pas si facile , du moins dans certaines situations. Mon ex était quelqu'un d'extrèmement manipulateur (ce que l'on peut appeler "pervers narcissique" même si je n'aime pas employer ce mot parce que beaucoup de filles l'emploient aujourd'hui à tort et à travers) , et avec ses paroles , la pression qu'il exerçait sur moi , je ne pouvais pas dire non. J'avais très peur des réactions qu'il pouvait avoir, parce que je savais que si je disais non ça provoquerait chez lui une crise , et qu'il me harcèlerait pendant plusieurs jours à la suite de ça. J'étais sous sa coupe , j'avoue que c'était la peur qui me conduisait à me laisser faire mais je n'avais en quelque sorte pas le choix, j'essayais de me protéger le plus possible émotionnellement parlant . Alors je me doute bien que vu de l'extérieur beaucoup de filles pourraient se dire "mais c'est une attitude faible que de dire non" mais je pense que pour beaucoup de cas c'est bien plus compliqué qu'il n'y paraît. Edit: Merde je viens d'aller voir le forum que vous avez cité , mais c'est horrible sérieux oO
Modifié par Hello Brooklyn 14/12/2010 à 14h56.
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Tristana (22/12/2010)
14/12/2010, 15h02
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#25 | | | Citation:
Posté par Aleth. J'ai l'impression qu'il y a une différence entre dire "non" à son copain et à d'autres. Je pourrais parfaitement lui dire non si je n'en ai pas envie sans la moindre parcelle de crainte, tout comme je pourrais décider de lui dire oui 'juste' pour lui faire plaisir alors que sur le coup, je n'en crève pas d'envie. Je trouve qu'en couple, la notion change. (enfin, là, j'imagine un couple ou la confiance absolue règne, évidemment ) |
Je suis assez d'accord avec ça, je suis avec mon copain depuis 7 ans et je l'aime énormément là-dessus je n'ai aucun doute. Mais je dois avouer que je ne suis pas une fana de sexe et c'est plus ça que je n'assume pas plutôt que la peur de dire non. Lui dire non ne me dérange pas outre-mesure par contre lui dire non trop souvent ou trop de fois de suite là c'est autre chose. C'est la pression sociale qui me fait peur pas lui, je me dis que si à mon âge je n'ai pas fait l'amour avec lui depuis 1 semaine ou 2 ce n'est pas normal...et j'ai peur qu'il se dise que ce n'est pas normal en comparant avec ses potes par exemple...et c'est typiquement le genre de moment où je dis oui alors que je n'ai pas spécialement envie, pour être dans la "norme".
Je crois que c'est la 1ère fois que je l'exprime consciemment et j'ai terriblement honte.... |
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14/12/2010, 15h52
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#26 | | Si tu savais... | Mais en fait, j'essaie de comprendre ce que le mec du topic veut dire et de contourner ma réaction première : "quel enculé".
Il pense (Dr Driller là) que quand la fille fait mine de ne pas être consentante, c'est uniquement par barrière de principes ou, rien à voir, par comportement savamment étudié =>désir d'être brusquée, donc jeux de rôle.
Donc pour lui, dans tous les cas, l'envie est là, planquée ou jouée. Il explique d'ailleurs que cette fille qui s'est débattue, qu'il a tenue, est devenue par la suite son plan cul régulier. Donc on peut dire qu'il ne s'est pas foiré. sur ce coup.
Mais là où il se foire c'est qu'il classifie toutes les réactions de ce type dans une seule et même colonne, celle de la baise comme finalité voulue.
Il met toutes les meufs dans le même panier.
Il passe complètement à côté de ce qui est justement dit dans l'article, du fait d'accepter par peur de dire non et par volonté d'être débarrassée, ou de juste vouloir autre chose, etc.
Il se fie qu'à son ressenti en fait. Peut-être que ça l'arrange aussi, de croire que c'est comme ça et que donc c'est bon. (quelle phrase forte de sens)
Il s'interroge quand même beaucoup et a peur de forcer la main à une fille "qui ne voudra vraiment pas" alors que ça s'trouve depuis, il est déjà tombé sur une fille qui disait non, puis qui s'est laissée faire pour les raisons évoquée dans l'article, et lui comme un con, il aura pensé que c'est parce qu'elle avait peur de passer pour une fille facile ou parce qu'elle avait envie de se faire "brusquer" 
Mais bon, toutes ses interrogations au final, je trouve que c'est sincère.
Pour moi ce mec a plus besoin d'être éclairé sur l'arsenal psychologique sexuel féminin, et d'arrêter de tout catégoriser et de voir une grosse frontière sexuelle entre femme et homme, que d'être vu comme un semi-violeur.
Il dit avoir beaucoup de discernement mais bon au final il a pas capté grand chose non plus quoi.
Bon je suis peut-être passée complètement à côté des propos du topic je sais, peut-être que c'est véritablement un énorme salaud et que, avec ce que je viens de dire, je suis une connasse immonde moi aussi et que vous voudrez me brûler?  |
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2 Filles ont envoyé un Big up ! à Masha :
: Lady Dylan (20/12/2010), Leech (14/12/2010)
14/12/2010, 21h37
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#27 | | Reine Sperme | Citation:
Posté par Masha Pour moi ce mec a plus besoin d'être éclairé sur l'arsenal psychologique sexuel féminin, et d'arrêter de tout catégoriser et de voir une grosse frontière sexuelle entre femme et homme, que d'être vu comme un semi-violeur. | Ok pour du côté du mec, ok pour des intentions pas mauvaise à côté de la plaque, peut-être (moi je ne me prononce pas, mais je réfute pas ce que tu dis).
Mais du côté des filles ? Il y en a sûrement, beaucoup peut-être, qui l'ont bien vécu (je ne sais pas comment dire ça). Mais et s'il y en a qui ont été traumatisées, des cris qui étaient réels, une peur réelle, s'il les a vraiment forcé, s'il leur a écarté les jambes de force et fait sa petite affaire et qu'à elles ça leur a foutu leur vie en l'air ou presque ? Qu'est ce qu'on fait pour ça ? On laisse au mec le bénéfice du doute que ouais peut-être c'est qu'un jeu, je sais pas trop. Ok y a peut être une fille là-dedans qui va se vomir de cet """"incident"""", qui va devenir dépressive, qui ne pourra plus avoir de relations sexuelles, ou autre ... mais peu importe, faudrait quand même pas que monsieur ne puisse plus s'amuser s'il doit vraiment se poser la question si la fille ne veut vraiment ou si elle s'amuse ... Tu vois ce que je veux dire ?
Moi c'est ça qui me fout la trouille, qui me donne envie de vomir. Être violée c'est une de mes pires frousses, et même si là ce n'est pas considéré comme un viol, ça l'est à partir du moment où la fille se considère violée. Pour moi elle est là la frontière, dans la tête de la fille. Donc ouais peut être que le mec n'a pas l'âme d'un violeur, qu'il n'a pas de mauvaises intentions, qu'il ne savait juste pas. Mais ça me rend malade de savoir que dans le lot y a peut-être une fille, ou plusieurs, qui le vit comme un traumatisme. Je sais qu'on a pas tous la même sensibilité et que certaines d'entre vous se disent juste "Mouais bof", mais j'ai vraiment du mal à vous lire être aussi détachée face, par exemple, aux propos que Mindfulista a cité. Ce n'est pas un jugement, pas une critique, même pas une incompréhension parce qu'au fond je peux comprendre, mais moi j'y arrive pas. |
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14/12/2010, 22h18
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#28 | | Si tu savais... | Citation:
Posté par Lavana On laisse au mec le bénéfice du doute que ouais peut-être c'est qu'un jeu, je sais pas trop.
Être violée c'est une de mes pires frousses, et même si là ce n'est pas considéré comme un viol, ça l'est à partir du moment où la fille se considère violée. | Oui je cautionne complètement tes propos. (j'ai mis en gras deux phrases très justes) j'ai simplement voulu me mettre dans sa peau, parce que je pense pas que ce mec manipule les meuf pour aller au but, simplement qu'il est convaincu (ou peut-être qu'il se convainc inconsciemment) de tout ce qu'il avance.
Pour le point où certaines se sont peut-être vraiment senties violées, peut-être aurait-il évoqué une réaction post-coïtale non attendue (une fille qui s'est véritablement sentie forcée doit pas afficher un large sourire après...), puisqu'il semble vraiment s'interroger pour le futur et se baser que sur des réactions physiques. 
Je me dis pas "mouais bof", je ne suis pas insensible à ce que cette "limite" pour le citer, peut engendrer.. Je suis une fille, aussi. Disons que y'a tellement à dire que que j'ai juste voulu examiner 2mn la psychologie du mec (pas des autres qui répondent) ..
Modifié par Masha 14/12/2010 à 22h23.
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14/12/2010, 23h53
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#29 | | Troll de qualité | J'ai appris à dire non au fil du temps, à comprendre que non, je ne suis pas nulle au point que la moindre contrariété du mec puisse lui donner envie de me jeter. Je l'ai laissé m'utiliser comme une poupée, pas souvent hein, sûrement deux fois en presque deux ans de relation. Dans le noir il ne m'a pas vue au bord des larmes, il ne m'a pas vue serrer les dents, il n'a jamais su. J'y pense pas, c'était il y a longtemps mais pendant un moment ça m'a travaillée, je me suis sentie comme un objet, un déversoir à foutre. Je me suis régulièrement retrouvée avec des doigts dans la chatte en pleine nuit, et me suis réveillée alors qu'il essayait de me pénétrer comme ça. Ca a quelque chose de marquant. (rien que d'y repenser.... :'()
Maintenant je dis non, même si l'actuel ne m'en donne pas souvent envie  (il a même réussi à me "sauver" d'une grosse fatigue, c'est dire!) parce que je n'ai aucune envie de ressentir ce que j'ai ressenti à nouveau. Maintenant je supporte aussi beaucoup moins bien les attitudes insistantes, les mains invasives, et ça me rend méchante presque violente dans ces cas-là "Arrete putain tu me prends pour une poupée gonflable? J'ai pas envie lache moi maintenant ça soule, tu comprends? putain." et je lui ai jamais expliqué pourquoi je pouvais réagir comme ça. Très bientot je pense.
Temperance, ton témoignage m'a filé une sacrée gerbe :s |
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20/12/2010, 17h30
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#30 | | Trop de boulot | Jamais je n'aurais pensé un jour que je me forcerai au lit. Je me disais que ça n'arrivait qu'aux filles "fragiles", qui avaient peu d'estime elles-mêmes, en gros, les filles un peu "faibles". Moi, je pensais qu'il suffisait de dire non,tout simplement. Et puis avant de faire ma première fois, j'étais tellement obsédé par le cul que je ne pensais pas que je pourrai refuser de le faire avec mon copain.
Et puis j'ai fait ma première fois. C'était atroce. Ce n'est pas de sa faute, c'est juste que la douleur était horrible. J'avais l'impression qu'on me brûlait avec un briquet ou qu'on m'écarter une plaie avec un cutter.
J'ai change de copain. Je ne lui ai pas expliqué tout de suite le problème, pour ne pas l'effrayer, et qu'il était un peu obsédé du cul. Il vénérait son ex, qui avait l'air d'être un très bon coup, une bonne suceuse, qui ne lui refusait rien. Au début, je lui disais souvent d'arrêter en cours, de me laisser. Mais très vite, j'ai eu peur de le perdre, j'en étais vraiment amoureuse. Même s'il pourrait passer pour un connard dans cet article, c'est quand même quelqu'un de bien. Quand je ne pouvais pas avoir de pénétration à cause de la douleur, je le branlais, je le suçais, je me forcer par peur de ne pas le satisfaire. J'étais consciente d'être un mauvais coup, j'avais peur qu'il aille voir ailleurs (ce qu'il a faillit faire plusieurs fois). Je ne comprenais pas pourquoi les filles autour de moi prenaient leur pied au lit, suçaient sans problèmes. Je comprenais pas pourquoi sucer ne m'intéressait pas (ça ne me dégoute pas trop au début, mais j'en avais pas envie non plus). Je détestais mon corps, il m'empêchait d'avoir du plaisir, et de satisfaire mon copain.
Il a commenceé à me dire qu'il m'en voulait, que je ne faisais rien pour que ça change. Je savais que je le décevais beaucoup, alors je faisais tout pour "compenser" ses demandes: je suçais, ça finissait par me dégouter, il me demander de continuer encore. J'exécutais. J'avais l'impression que ça durait des plombes.
Je me suis fait "violée" aussi une fois. Il a commencé à me pénétrer, puis ça me faisait de plus en plus mal. Je lui ai dit d'arrêter, il a continué. Je l'ai supplié, j'ai pleuré de honte et de douleur. J'ai essayé de l'arrêter, il m'a replaqué contre le lit. Je priais qu'il se "finisse" au plus vite. Il s'est arrêté enfin. C'était un tel soulagement. Puis il s'est direct endormi, la bite à l'air, c'était assez pathétique. Je n'ai jamais porté plainte parce que je pense que ça servirait à rien, (ça s'est passé y'a trop longtemps, je n'ai pas de preuve), et puis je ne sais pas si la justice considérerait ça comme un viol. J'ai certes dit non, cette fois ci. Mais j'aurais du le frapper, j'aurais du l'arrêter, j'aurais du lui cracher dessus. Et j'ai juste pleurer. J'ai même pas eu l'idée de me débattre. J'ai tellement honte.
Aujourd'hui je ne suis plus avec lui. Mais j'avoue que je fais partie de ces filles "faibles" qui n'ont pas oseé dire non à chaque fois, par peur de décevoir leur partenaire, par peur de ne pas passer pour une fille libérée et pas prise de tête.
Voilà, après libre à vous de juger ou non ces filles là.
Modifié par Barbie Lou 20/12/2010 à 17h33.
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Tristana (22/12/2010)
20/12/2010, 19h08
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#31 | | Angoisse, Stress et Envie de vomir, mes nouveaux amis jusqu'aux exams. You-pi. | Déjà je voudrais dire que, comme écrit précédemment, je trouve chacune de vos interventions (ici ou dans un autre topic) très intelligente et que vous lire me fait vraiment avancer dans ma réflexion. Je veux dire aussi que vos témoignages, votre vécu sont très forts, que ce que vous écrivez ici est très fort, tout ça me touche énormément.
J'ai eu la chance de n'avoir couché qu'avec des mecs que j'aimais, avec qui j'étais dans une relation stable, sur une base de respect et de confiance.
La première fois que l'on a commencé à me caresser, j'ai été surprise, choquée, et extrêment mal-à-l'aise, pétrifiée. J'ai réussi au bout d'un moment à articuler un "stop", je me suis sentie salie, mal, je ne comprenais pourquoi il avait eu envie de faire ces choses là. Bon petit à petit forcément on progressait sur le chemin sexuel, et j'ai à plusieurs reprises dit "stop" (oui pour moi ça passait mieux que "non").
Je comprends parfaitement que ce ne soit pas chose facile, j'étais à chaque fois mal à l'aise, j'avais peur de sa réaction (qui n'a jamais été négative), mais aussi soulagée et fière de moi.
Je pense aussi qu'il y a une différence entre dire oui, et ne pas dire non. Je veux dire , ces filles dont on parle... elles n'ont pas forcément dit qu'elles étaient d'accord. Mais pas non plus affirmé le contraire.
Bon je me rends compte que j'ai beaucoup de choses à dire, je repasserai.
__________________ le bonheur n'est vrai que s'il est partagé
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22/12/2010, 20h56
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#32 | | Des étoiles au plafond | Citation:
Posté par Hello Brooklyn Ce n'est pas si facile , du moins dans certaines situations. Mon ex était quelqu'un d'extrèmement manipulateur (ce que l'on peut appeler "pervers narcissique" même si je n'aime pas employer ce mot parce que beaucoup de filles l'emploient aujourd'hui à tort et à travers) , et avec ses paroles , la pression qu'il exerçait sur moi , je ne pouvais pas dire non. J'avais très peur des réactions qu'il pouvait avoir, parce que je savais que si je disais non ça provoquerait chez lui une crise , et qu'il me harcèlerait pendant plusieurs jours à la suite de ça. J'étais sous sa coupe , j'avoue que c'était la peur qui me conduisait à me laisser faire mais je n'avais en quelque sorte pas le choix, j'essayais de me protéger le plus possible émotionnellement parlant . Alors je me doute bien que vu de l'extérieur beaucoup de filles pourraient se dire "mais c'est une attitude faible que de dire non" mais je pense que pour beaucoup de cas c'est bien plus compliqué qu'il n'y paraît. Edit: Merde je viens d'aller voir le forum que vous avez cité , mais c'est horrible sérieux oO | Exactement! C'est beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît et je pense que les raisons de cette impossibilité à dire non sont certainement aussi diversifiées que l'est chaque fille...
Je pense également qu'accepter "parce qu'il faut coucher pour être bien vu" ne doit pas être une raison si fréquente que ça, lorsqu'on parle de rapport non consenti réellement (je ne parle pas par exemple d'une fille qui veut perdre sa virginité et se sent obligée de le faire). Il s'agit, à mes yeux, plus exactement d'une pression exercée par une personne (l'homme, en l'occurrence) sur l'autre, pression exercée répétitivement et/ou intensément, de façon à ce qu'on ne puisse pas refuser, dès le départ ou au bout d'un moment, par crainte, par peur, par soumission ou par influence. En ce sens oui, on peut appeler cela une sorte de viol. Comme l'écrit une Mad plus haut, le viol est c'est une relation sexuelle non consentie qui arrive avec violence, contrainte, menace ou surprise. Le terme contrainte est assez approprié à une situation où un homme ne force pas explicitement (quoique... des fois, malheureusement, si), ne violente pas physiquement, mais on en est pas loin... Il va amener à ce que la personne dise oui, même si elle ne le veut pas. Elle est contrainte, oui. Psychologiquement et physiquement. C'est une sorte de manipulation, de violence morale. Et je pense que cela peut arriver à n'importe quelle fille, même celle qui se pense toujours pouvoir être maître dans toutes les situations et savoir toujours dire non. Il y a des individus qui savent très bien arriver à leurs fins, qui "usent" le libre-arbitre des autres.
Par contre, là où je me pose une vraie question, c'est au sujet de ces mecs qui emploient cette technique de "forçage" sexuel: Réalisent-ils qu'ils obligent en vérité une fille à subir leur violence? Réalisent-ils qu'on se rapproche du terme et de l'acte de viol? Que c'est véritablement grave?
Je garde un sale souvenir d'une relation que j'ai eu il y a plusieurs années maintenant. Pour moi, cela s'est apparenté un viol, oui. J'ai connu le cas de dire "oui" alors que tout en moi disait "non" jusqu'à mon corps, me forcer, et dire également "non" et que ce non ne soit pas entendu. Et je comprends totalement les filles qui se disent salies, violées parce que c'est en effet cela. Il n'existe pas un viol type, il en existe des milliers...
__________________ Que sont nos rêves devenus ?
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22/12/2010, 21h11
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#33 | | Des étoiles au plafond | Citation:
Posté par Harleen Quinzel Edit : Et je ne comprends pas comment on peut "approuver" lorsqu'une femme qui n'a pas su dire "non" avance qu'il s'agit donc d'un viol. Et pourtant beaucoup approuvent ! Ca me parait illogique : elle n'a pas su dire non, parce qu'elle ne s'estime pas assez pour cela : ça doit être "corrigé", il doit y avoir un travail sur soi pour ne plus se laisser faire par les "gros lourds". Dire "le gros lourd est responsable et tu n'as rien à te reprocher, il t'a violée" c'est dire "tu as bien agis c'est lui le méchant" alors que je ne peux pas considérer qu'agir pour de mauvaises raisons en ignorant sa propre volonté ça revient à "bien agir"... | Il y a le NON que l'on dit de vive voix à l'autre et le non implicite. Le langage du corps peut parler à la place des mots. Et c'est sur cela que je me questionne: ces hommes qui couchent avec des filles qui ne voulaient pas en vérité, l'ont-ils ressenti, l'ont-ils réalisé à un moment donné? Ou couchaient-ils juste avec eux-mêmes? A la base cela me paraît dingue qu'on ne le voye pas, quand quelqu'un se force pour l'autre, ou se sent forcé. Mais tout le monde ne vit pas de la même façon son rapport à l'autre dans la sexualité...
Le "gros lourd" est peut-être responsable d'une grosse pression sur la fille. Il l'a peut-être manipulée, il a peut-être nié la personne qu'il avait en face de lui. Il a sa part de responsabilité. Il n'était peut-être pas méchant, mais il a couché avec quelqu'un qui ne le voulait pas, il a imposé son désir en quelque sorte, voire son pouvoir. Je ne dis pas qu'on doit porter plainte pour viol dans ce cas-là, parce que c'est très complexe comme situation, et chaque situation est unique (suivant le non explicite ou non, le oui qui voulait dire non, le oui mais non) mais je comprends que l'on se sente violée dans certains cas, oui, clairement (c'est souvent avec le recul qu'on le réalise, d'ailleurs).
__________________ Que sont nos rêves devenus ?
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2 Filles ont envoyé un Big up ! à Tristana :
: Florilège (26/12/2010), Louis (30/12/2010)
26/12/2010, 01h48
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#34 | | Tente de vivre. | Tristana : je comprends mais je pense aussi qu'il est plus facile de se dire "j'ai été violée" que de penser "j'avais ma part de responsabilité, j'ai choisi de ne pas dire non (c'est le titre du topic) mais j'ai dit oui parce que je n'avais pas envie de me défendre, de "lutter"".
Mais nous parlons dans le vide car chaque situation est unique, comme tu le dis. Et ces questions de responsabilité sont complexes : a partir de quand peut-on juger que le "pouvoir" que l'autre exerce sur nous nous enlève notre propre responsabilité? Si je suis fascinée par quelqu'un ou simplement amoureuse et que je me dis "si je ne couche pas avec lui je vais le perdre" (ce qui est peut-être faux d'ailleurs, c'est une projection personnelle sur les intentions de l'autre, rien n'est prouvé) suis-je responsable de ma fascination ou est-ce lui qui parce qu'il me drague est responsable du fait que je sois amoureuse?
Je crois que oui, ces questions sont complexes, mais je pense que chacun peut "se rendre compte" et que bien souvent on est responsable du fait de "ne pas dire non". |
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Violette! (26/12/2010)
27/12/2010, 11h04
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#35 | | | Je viens de lire Différence entre refus catégorique et besoin d'être séduite : Sexe Je suis comment dire... outrée.
"Conclusion : une fille qui dors dans ton lit tu peux y aller, si tu le fait bien elle t'en seras reconnaissante, à cause de la forte pression sociale elles ont parfois besoin de ça pour se lâcher."
Une fille qui dort dans ton lit, ne peut pas seulement vouloir un peu de tendresse? Dormir dans les bras de quelqu'un, innocement, vouloir un peu de réconfort? Faut-il toujours que TOUT ait un rapport au sexe? On est pas des animaux bordel! Ce type m'exaspère et me met hors de moi. Il m'est arrivé à de nombreuses reprises de dormir avec des garçons, même inconnus, et je crois que s'il avaient ne serait-ce que tenté de coucher avec moi après que je leur ait dit non, je leur aurrait craché au visage et je serai parti aussitôt (dans la mesure du possible, je ne me prend pas pour wonderwoman). Il dresse un portrait très réducteur des femmes en emmettant l'hypothèse qu'elles ne pensent qu'à ça mais que certaines ne le savent pas, ou ont besoin d'être violentée. C'est très très réducteur, on sent que le sentiment d'infériorité de la femme par rapport à l'homme demeure encore chez certaines personnes. Les choses ne changeront donc jamais? Et ce n'est pas parce que cet individu a visiblement un problème avec le sexe, que tout le monde ne recherche que ça. Je suis vraiment en colère de lire ce genre de chose vraiment! Est-ce trop difficile de concevoir un échange entre deux personnes même inconnues qui ne fasse pas référence au sexe?
Ca m'exaspère (je crois que vous l'aurrez compri) cette surenchère du sexe, n'y a t-il que ça qui compte? Je suis tout autant choqué lorsque je raconte à des copines que je suis sortie avec quelqu'un et qu'elles me répondent "ah non, tu la juste embrassé c'est pas pareil..." Et je persiste à dire que si les relations amoureuses étaient basées uniquement sur le sexe, ce serait bien triste. Il faut arrêter un peu sérieusement... et pour moi là ce type va trop loin: " CE TYPE DE PRATIQUE EST TRES BORDERLINE"
et qu'il en soit conscient c'est encore pire. |
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12/01/2011, 21h48
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#36 | | Trop de boulot | Citation:
Posté par Jolene Je viens de lire Différence entre refus catégorique et besoin d'être séduite : Sexe Je suis comment dire... outrée.
"Conclusion : une fille qui dors dans ton lit tu peux y aller, si tu le fait bien elle t'en seras reconnaissante, à cause de la forte pression sociale elles ont parfois besoin de ça pour se lâcher."
Une fille qui dort dans ton lit, ne peut pas seulement vouloir un peu de tendresse? Dormir dans les bras de quelqu'un, innocement, vouloir un peu de réconfort? Faut-il toujours que TOUT ait un rapport au sexe? On est pas des animaux bordel! Ce type m'exaspère et me met hors de moi. Il m'est arrivé à de nombreuses reprises de dormir avec des garçons, même inconnus, et je crois que s'il avaient ne serait-ce que tenté de coucher avec moi après que je leur ait dit non, je leur aurrait craché au visage et je serai parti aussitôt (dans la mesure du possible, je ne me prend pas pour wonderwoman). Il dresse un portrait très réducteur des femmes en emmettant l'hypothèse qu'elles ne pensent qu'à ça mais que certaines ne le savent pas, ou ont besoin d'être violentée. C'est très très réducteur, on sent que le sentiment d'infériorité de la femme par rapport à l'homme demeure encore chez certaines personnes. Les choses ne changeront donc jamais? Et ce n'est pas parce que cet individu a visiblement un problème avec le sexe, que tout le monde ne recherche que ça. Je suis vraiment en colère de lire ce genre de chose vraiment! Est-ce trop difficile de concevoir un échange entre deux personnes même inconnues qui ne fasse pas référence au sexe?
Ca m'exaspère (je crois que vous l'aurrez compri) cette surenchère du sexe, n'y a t-il que ça qui compte? Je suis tout autant choqué lorsque je raconte à des copines que je suis sortie avec quelqu'un et qu'elles me répondent "ah non, tu la juste embrassé c'est pas pareil..." Et je persiste à dire que si les relations amoureuses étaient basées uniquement sur le sexe, ce serait bien triste. Il faut arrêter un peu sérieusement... et pour moi là ce type va trop loin: " CE TYPE DE PRATIQUE EST TRES BORDERLINE"
et qu'il en soit conscient c'est encore pire. | je suis complètement d'accord avec toi. Je ne comprends pas les gens qui pensent qui si tu dors un soir avec un tel, c'est forcément pour du cul et qui si t'as envie de calins, de tendresse, de flirter:AH bah nan c'est pas possible, ça ne leur traversent même pas le cerveau. et en plus tu te fais traiter d'allumeuse, de chaudasse et ce que tu veux. |
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